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En une du journal du 17 août 2040 dans le journal « Presse pour tous »

« La situation de notre monde ne va pas en s'arrangeant, en effet, la fonte des glaciers ne fait qu'accélérer le phénomène du réchauffement climatique. D'après les dernières informations des scientifiques, on estime que certaines îles vont être submergées d'ici quelques mois.

Depuis 2020 la température a augmenté de 5°C ce qui est dramatique pour de nombreuses espèces animales ainsi que pour nos banquises. Alors, une question : notre monde pourrait-il survivre au changements que nous lui faisons subir ? »

Dans l'édition du 13h du 21 août 2040 dans le journal télévisé « El mondo »

« La situation semblerait s'aggraver cette dernière semaine, les fortes pluies ainsi que la fonte des glaciers accélèrent à vitesse grand V la submersion des îles. »

En une du journal du 31 août 2040 dans « l'Eco Citoyen »

« nous lançons l'alerte rouge sur toutes les îles du Pacifique,ne prenez que le strict nécessaire, des bateaux viennent vous chercher»

Nous sommes le 31 août 2040, et vous êtes bien en train de lire mon journal de bord.
Je suis Lexa, j'ai fêté mon 14ème anniversaire le 18 mai.
C'est la panique à la maison, tout le monde se prépare à partir mais je me demande s'ils pourront tous nous sauver et encore si par la suite ils pourront tous nous hébergés.

Nous arrivons vers le port de l'île presque avant tout le monde. J'ai très peur, je ne peux le nier, tous ces gens qui arrivent qui nous bousculent et qui crient partout. Ils sont comme fous!

Nous embarquons sur le bateau, mais le nombre de personnes maximum est rapidement atteint. Nous sommes si nombreux que nous devons nous entasser comme des bêtes.

Puis soudain, nous sentons une énorme secousse qui fait chavirer le bateau, une partie des personnes tombe à l'eau. Je cherche ma famille du regard, mais à mon grand désarroi, je vois ma sœur rouler sur le côté et rejoindre la mer, le courant l'emporte dans le sens inverse. A ce moment-là, je suis anéantie, je ne sais plus quoi faire ni quoi penser. Je veux me lever pour la sauver, mais je sais que je cours à ma perte, c'est trop tard.

Nous sommes le 2 septembre. Nous n'avons plus de vivres. Le voyage est affreux, le manque d'hygiène et de nourriture se fait ressentir. Lors de notre départ, nous étions environ 250 personnes, à ce jour, nous ne sommes plus que 200 sur le navire d'après mon estimation.

Dans la nuit du 2 au 3 septembre je suis soudainement réveillée par des cris. Le courant est trop fort, le bateau devient incontrôlable. Je ressens une grande secousse, et le bateau chavire lentement. A ce moment je me sens défaillir, je suis certaine de mourir, je ne ressens que la peur qui prend le dessus sur tout le reste. Mais je reprend rapidement mes esprits. Je saute pas-dessus bord, comme beaucoup de passagers. Le courant m'emporte tandis que j'essaie de trouver ma famille. J'aperçois seulement mon petit frère. Il se débat contre le courant sans grand succès. Je réussi à l'attraper et au loin j'entrevois quelque chose qui flotte sur l'eau. Nous essayons tant bien que mal de nous diriger vers notre dernier espoir. l'eau est glacial, nous risquons d'être en hypothermie avant d'arriver. après de longues minutes à nager dans le froid, nous arrivons sur ce qui semble être une immense décharge à perte de vue. je crois en avoir déjà entendu parler, c'est le 7ème continent...
Nous ne sommes pas les seuls sur cette étendue synthétique, d'autres encore arrivaient petit à petit. Je fais un tour sur moi-même complètement perdu. Je suis horrifié, je vois des corps flottants à la surface de l'eau, ou échoués, sans vie. Je distingue une femme debout dont je ne connais pas le nom. Elle a l'air de prendre les choses en mains et fait le bilan des survivants. Ce chiffre me glace le sang.
Nous étions 250 mais désormais nous ne sommes plus qu'une cinquantaine.
3 septembre 2040 1er jour sur cette nouvelle terre, je reprends peu à peu espoir.
Tout le monde essaie de se rendre utile, on essaie de trouver de la nourriture ou une technique Pour filtrer l'eau. Mais malheureusement, il fait trop sombre, nous ne parvenons à rien.
Un groupe d'adultes se forme pour parler, Je tente de m’y intégrer pour savoir ce qui se dit. Je les entends parler de la couche de plastiques, ils disent que le continent doit être très épais car il le trouve suffisamment stable.
4 septembre 2040
Ce matin, un trésor! Un de nos compagnons d'infortune a trouvé un sac presque intact avec un dispositif de filtration, un couteau et un livre de survie. Un passager du bateau avait vu le coup venir ! L'eau, c'est crucial. Un jour de plus sans eau potable, aurait été fatal pour nous tous. Maintenant, il faut trouver à manger, nous sommes tous affamés et tout ce plastique ne se mange pas !
7 septembre 2040
Tous les jours, nous nous regroupons pour étudier quelques notions scolaires. C'est un jeune homme qui s'est porté volontaire pour nous instruire. Mais c'est très loin du cadre scolaire idéal : pas de bureau, de Manuel ni même de quoi écrire. Notre esprit est entièrement tourné vers la reconstruction d'un semblant de société, indispensable à la survie de notre groupe. Finalement, l'école me manque je ne pensais pas dire ça un jour. Que c'était agréable de retrouver ses amis et apprendre de à réfléchir. Désormais nous apprenons un distinguer les débris utiles ou non à notre nouvelle vie. Ce n'est pas facile tout se ressemble, tout est en plastique. Désormais nous nous rendons compte que le plastique était omniprésent dans nos vies malgré les nombreuses mises en garde. Et maintenant nous sommes condamnés à vivre dessus.
22 Novembre 2040
Les jours passent et se ressemblent, la vie du camp se met doucement en place. J'apprends petit à petit à connaître les gens du continent. J'ai rencontré un garçon très gentil il s'appelle Bellamy et a perdu lui aussi sa famille. Nous reformons un Noyau familial Bellamy, mon petit frère et moi-même, liés à jamais par notre histoire.
Il m'a fait une confession à ce sujet... Il m'a dit qu'il était homosexuel et que ses parents le baptême pour cette même raison. C'est étrange, en 2040 que chaque enfant ne sois pas libre de ses choix de vie...
Nous sommes les préposés aux algues, parce que nous savons différencier des bonnes des non comestibles. Nous formons une bonne équipe à nous trois, on recommence même à faire des blagues. Je ris mais ça réveil la douleur. Ma blessure ne se voit pas encore mais je souffre de plus en plus. Il va falloir que je leur dise.
18 mai 2041
J’essaie de prendre un peu de temps pour écrire ce journal à toi mon frère, car je sais que je n'en ai pas plus pour longtemps. Je regarde mon nouveau continent increvable dérivé sans fin. L'horizon change presque toutes les semaines. Une rumeur circule à propos d'un journal trouvé en mer et qui relate les mêmes événements que ceux que nous avons vécu mais aussi de la submersion de tous les continents. Sommes-nous les seuls survivants ? Et les autres bateaux, ont-ils dérivés sans fin sans arriver à bon port ? J'ai tellement de questions...
Je veux que tu saches que je n'ai pas peur, je n'ai pas peur de mourir non, j'ai peur d'oublier. Toute notre vie d'avant, les moments de bonheur simple, nos parents, toi mon frère qui m'a tant t'aider à supporter cette tragédie. Malgré tous les malheurs que nous avons pu vivre, je ne changerai rien mise à part le mal que les humains ont fait, mais une seule personne ne peut pas changer le monde. Maintenant je m'en veux, je m'en veux tellement de n'avoir rien fait, est-ce réellement de ma faute ? Ou celle de la société qui m'a fait grandir?
J'aurais aimé pouvoir constater les changements de la société nouvelle que nous avons réussi à procréer.
20 mai 2041
Lexa, ma sœur, depuis que tu n'es plus là je ne suis plus pareil. Je me sens tellement seul. Je ne sais pas ce qui a causé ta perte, mais te voir flotter sur l'eau là où je voyais d'autres corps d'inconnu, suite il y a 1 ans de cela. J'écris ces mots dans l'espoir que tu me répondes, mais ce serait une bonne chose ?
31 août 2071
Depuis le temps, je n'osais pas me replonger dans ce journal. J'ai maintenant 39 ans, et beaucoup de choses ont changé. J'ai dû revivre une perte traumatisante, mon meilleur ami, Bellamy. Malgré des conditions de vie acceptable, l’espérance de vie a nettement diminué. La qualité de l'hygiène n'est plus la même sur ce continent de plastique. Ces déchets émettent des vapeurs peu à peu toxique pour nous mais nous n'avons pas d'autre endroit pour vivre. Nous apprenons à faire avec et à accepter une vie plus courte... Nous sommes plus d'une centaine maintenant, nos habitations sont plutôt confortable pour cette île et la nourriture est nettement plus variée. Et je sais que c'est mon tour de partir...
Je veux finir ce journal avec des mots que tu aurais sûrement prononcés, il vaut mieux prendre le changement en main avant qu'il ne le fasse de lui-même.
« le journal que je viens de vous lire est un journal de bord qui relate quelques années de vie de trois personnes ayant survécu à la submersion d'une grande partie de la planète de 2041.
C'est le 3 avril 2086, que le continent de plastique s’est raccroché à la dernière terre propice à la vie. »
L'ombre des flammes reflétées sur le visage du lecteur, donnait un effet tragique à l'histoire. Nous souhaitons en savoir plus mais malheureusement la suite n'est pas écrite, c'est désormais à nous que revient cette tâche.
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