Lettre à Madenn

il y a
11 min
666
lectures
51
Qualifié

Ecrire des lettres, c'est se mettre nu devant les fantômes ; ils attendent ce moment avidement. Les baisers écrits ne parviennent pas à destination, les fantômes les boivent en route. Kafka ! A  [+]

Image de Hiver 2021
Province du Manitoba le 21 juin 1876

Cent douzième lettre à ce jour et presque autant de tables où je pose mes feuilles et où je m’empare de cette plume rebelle qui écrit d’autres mots que ceux que je lui dicte, des mots trop cruels, ou trop secs, ou trop longs, ou trop noirs, des mots qui voudraient me faire haïr de toi pour adoucir ta peine et ta colère. Les cent onze précédentes, écrites au fil de mon périple, ont toutes été offertes aux flammes d’une bougie. Elle est là, devant moi, qui brûle en tremblotant sous l’effet d’un courant d’air. C’est ton cadeau, le seul, avec la plume que je tiens dans ma main et qui me vient de ma mère, qu’il m’ait été donné d’emporter dans ma précipitation. T’en souviens-tu ? Tu l’avais fabriqué toi-même et peinte à nos initiales. Elle est bien fatiguée aujourd’hui et il ne reste plus rien de ces deux lettres entrelacées qui s’aimaient tout autour d’elle. Elle se meurt et cherche pourtant à se tenir droite. Elle n’éclaire guère plus à présent que cette feuille et quelques mètres cubes de la triste cabane de trappeur où mon errance a fini par me conduire. Me voilà si loin… au bout du monde… si toutefois ce monde a un bout, ce dont je doute à présent. Mais pas assez loin Madenn, pas assez loin pour que la douleur de ta perte, tel le dard d’une abeille, encore relié par son abdomen au fluide de notre amour brisé, ne m’ait poursuivi jusqu’ici en m’injectant ce venin qui tue les amoureux trop lâches. Je ne suis pas si lâche finalement, pas au point en tout cas de m’arracher à ce manque de toi qu’il me faut respecter et chérir.

Oui Madenn, je le chéris ce tourment. Je le chéris parce qu’à travers lui, lorsqu’un mauvais alcool m’a presque assommé, je retrouve l’odeur qu’avaient tes cheveux sur les remparts de Saint-Malo, ce dimanche pluvieux où nous nous étions évadés ensemble. Je te désignais les navires et nous rêvions d’embarquer pour fuir le destin que ton père se proposait de t’offrir. À travers lui encore, ce tourment, lorsque le froid me tue presque, je retrouve la douceur de ton sein sous mes doigts avides. À travers lui, lorsque le jour se lève sur mes nuits sans sommeil, je sens mon sexe s’éveiller et hurler à la lune pour appeler ta main qui aimait tant à le caresser avec cette douceur qu’ont les mains des filles lorsqu’elles caressent un oiseau blessé pour le ramener à la vie.

Je garde comme un trésor le souvenir de chaque seconde passée avec toi dans cette remise où les cordages entreposés sentaient le large et l’infini de l’océan. Je revois ton sein, toujours le même, que tu m’autorisais à libérer et à agacer du bout des lèvres. Je revois ta peau tendue sous le petit mamelon brun. Oui Madenn, ta peau si blanche que la feuille où je trace ces mots paraît grise, comme est gris à présent tout ce qui n’est pas ce sein rond. Je revois même la rougeur à tes joues, le jour où tu as enfin accepté de t’en saisir, de ce sexe maintenant orphelin, ce sexe qui t’effrayait et te fascinait tant, ce morceau de moi auquel tu m’as un jour avoué avoir donné un nom. Un nom que jamais, malgré mon insistance et nos fous rires à ce propos, tu n’as accepté de me confier. Un nom gentil je suppose, un nom plein de voyelles rondes comme ton sein ou de consonnes rudes comme le sont nos sexes aux yeux des innocentes. Ce sexe qui t’obéissait et que tu avais appris seule à faire jouir sur notre lit de cordes et dans cette odeur de varech qui imprégnait notre nid. Je revois aussi ce sourire que cette jouissance, qui s’échappait de mon corps, te faisait monter aux coins des lèvres. Mais je ne revois pas tes yeux à cet instant précis, car toujours tu me dérobais ton regard tandis que je gémissais de plaisir et de cette frustration qui me montait du ventre. Car lui en voulait davantage encore que ta main, aussi douce fut-elle. Il réclamait ton asile et son droit à créer la vie, droit que tu lui promettais, sans doute, en l’appelant par ce petit nom secret. Ce droit que pour notre malheur tu as fini par lui accorder, la veille de ce jour terrible où je dus m’enfuir.

Ma perle, on n’imagine pas là-bas, chez nous, à quel point ce monde est vaste. On ne voit que cet océan gris qui ondule jusqu’à la nausée et on imagine des terres, au-delà, presque semblables aux nôtres, avec juste un peu plus de soleil pour les illuminer. Après une courte escale sur une île dont j’ai perdu le nom, j’ai débarqué à Port-Au-Prince où j’ai fui mes amis de l’équipage comme j’avais fui la colère de ton père. Imagine, il fait si chaud, dans ces coins-là que la pluie, lorsqu’elle se décide à tomber, cherche à étouffer le monde comme pour l’empêcher de crier. Les gens y sont blancs, marron ou même tout noirs. Et plus ils sont sombres, plus ils sont malheureux. Ce pays lui plairait à ton père, on peut sans risque y tuer ses domestiques comme des mouches importunes. On ne le fait pas, du moins pas trop souvent, uniquement parce qu’ils valent leur prix tant qu’ils possèdent des bras et des mains au bout de ces bras. Songe un peu, ma fleur, que moi-même, tout indigent que j’étais en débarquant sur cette île, j’avais là-bas un jeune garçon qui me servait et m’appelait monsieur. Dans ce pays, la pire canaille à peau blanche est en droit de se faire appeler monsieur et de battre ses employés. Le mien valait à peine le prix d’un repas, car un peu idiot et amputé d’une main par son précédent propriétaire, mais il me faisait rire et riait lui-même, d’un rien, comme si la vie lui était particulièrement douce.

Cet Haïti était bien trop coloré pour un breton comme moi. Imagine encore ça, si tu en es capable, là-bas, les sons eux-mêmes sont faits de couleurs. Les jours de marché, ils sont rouges et violets au point qu’on finit par ne plus savoir si ce sont nos oreilles, ou nos yeux, qui entendent ce raffut de couleurs et qui demandent grâce. Je n’en ai pas vu, mais on raconte qu’un vent fou vient parfois ici arracher tout ce qui dépasse du sol, qu’il emporte jusqu’aux vaches et qu’il s’accompagne de pluies capables de vous noyer sur place.

En août, j’ai quitté cette île en remplaçant un matelot trop ivre au goût du capitaine et j’ai débarqué à Bâton Rouge. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que tout le monde ou presque y parlait français, mais un français légèrement mutilé, qu’il me fallut apprivoiser. Sans ressource, je me suis vendu comme soutier sur un bateau étrange propulsé par une sorte de roue géante reliée à une locomotive amputée de ses roues et enchaînée dans la soute. Une machine insatiable, que je devais nourrir de charbon et qui me fixait d’un œil rouge et brûlant en réclamant son dû. J’ai remonté et descendu le Mississippi cent fois au moins. Je plaisais au capitaine par mon sérieux. J’ai fini, avec un beau costume, par servir à table des messieurs à cigares et des dames couvertes de tant de tissus, qu’elles en semblaient affligées comme d’une punition divine.

Deux ans plus tard, j’ai encore tout quitté pour rejoindre le Texas. De là, j’ai conduit, en compagnie d’une douzaine d’hommes, un troupeau gigantesque jusqu’au nord du pays. Je ne suis pas sûr que la France tout entière possédât jamais autant de bêtes. Elles faisaient comme un océan de viande en mouvement sur les plaines et même les puissants bisons leur cédaient le passage. Il me faudrait écrire trente nuits d’affilée pour raconter ce voyage, les bandits, les voleurs de bétail, les Indiens, féroces comme des loups affamés ou plus placides que nos vaches, sans oublier les six morts que nous avons dû déplorer dans nos rangs et remplacer au fil de cette improbable expédition. J’ai tué sur ces plaines, à la nuit tombée, mon premier homme, un de ces voleurs de bétail, d’un coup de fusil presque à bout touchant. Il était maigre comme un roseau et devait avoir quinze ans. Il a gémi et pleuré une bonne heure avant de rendre son âme à Dieu. J’ai vu des milliers de bisons écorchés qui nourrissaient des milliards de mouches. Elles étaient si grâces et repues qu’on pouvait les saisir au vol. Si j’ai bien compris, on tue ces pauvres bêtes pour ne pas avoir à tuer les Indiens qui ne vivent que d’elles et les vénèrent comme des Dieux. C’est le spectacle le plus horrible qu’on puisse imaginer. Le troupeau, paniqué ou respectueux, s’est refusé à passer parmi ces charognes et nous avons dû faire un large crochet pour contourner cette abomination.

Je ne saurais dire quand exactement s’est produit, la substitution, mais le Kénan qui est arrivé dans le Dakota n’avait plus grand-chose de commun avec celui débarqué trois ans plus tôt à Port-Au-Prince. Il savait maintenant l’odeur de la mort, du sang et de la poudre. Il savait même reconnaître celle d’une pouliche en chaleur. Il savait aussi la fraîcheur de la nuit du désert et il avait compté toutes les étoiles du ciel. Mon corps lui-même a commencé là, sur ces plaines presque aussi vastes qu’un océan, cette lente métamorphose qui fait qu’aujourd’hui (cette idée me fait horreur), je ne suis pas vraiment sûr que tu me reconnaîtrais. Oh… je t’imagine bien lire ces mots et faire non de ta jolie tête, certaine que tu es qu’un tel prodige est impossible et que mes yeux, au moins, n’ont pas dû changer tant que ça. Détrompe-toi, mes yeux sont maintenant aussi glacés que ce pays d’où je t’écris, et si durs que peu d’hommes osent soutenir mon regard.

J’ai quitté le Dakota où nous avons vendu à l’armée une bonne partie du troupeau et gagné Winnipeg, de l’autre côté de la frontière, dans la province du Manitoba. Je croyais naïvement, après avoir chevauché l’océan et les plaines, tout connaître en matière de grands espaces. Je dus revoir cette prétention. Ici, tout est si vaste que les hommes semblent s’y engloutir comme dans une bouche avide pleine de forêts sans fin et de lacs sans fond. Certains se regroupent dans des bourgades et même quelques villes, mais beaucoup, comme moi, préfèrent s’isoler. J’ai rejoint ces vastes forêts où je récolte des peaux. Elles valent dix à cinq cents fois leur prix en cartouche. J’ai vécu deux années chez les Blackfoot et j’ai combattu d’autres Indiens avec eux. Je serais bien en peine de te dire ce qui les oppose, sans doute, comme les Européens, ne font-ils que chercher à se venger d’anciennes défaites.

Ces gens sont surprenants, ils paraissent appartenir à une autre espèce que la nôtre. Ils font la guerre en criant et se couvrent, pour l’occasion, de drôles de peintures censées les rendre plus forts et plus effrayants. Ces peuples, par-delà leurs querelles, s’accordent pour s’accrocher à leurs étranges croyances. C’est ainsi qu’ils s’opposent à notre arrogance et à nos stupides leçons. En général, ils s’efforcent de rester aimables envers les missionnaires qui les harcèlent. Ceux-là (pardonne-moi) sont pourtant leurs pires ennemis, obstinés qu’ils sont à leur arracher leur spiritualité pour leur offrir la nôtre. Mais tout ça doit te sembler bien nébuleux.

Sais-tu que chaque nuit je revis ma fuite ? Et que chaque fois, dans mes rêves, je renonce au dernier moment et redescends du bateau pour m’en aller affronter ton père et t’enlever à lui. Quand j’ai entendu ses trois hommes de main hurler en bas de chez ma mère, quand je les ai vus par la fenêtre frapper à sa porte, quand j’ai vu leurs armes, j’ai compris que ton père les envoyait pour me tuer et que tu lui avais avoué notre amour et notre péché de la veille. C’est lui, ton abominable géniteur, qui tient lieu de cerveau à ces trois brutes. Il court sur ces trois-là de telles histoires, que beaucoup changent de trottoir lorsqu’ils s’arment pour rendre la justice du « directeur », comme ton père aime à se faire appeler.

J’ai fui Madenn, fui comme un lâche par la petite fenêtre de derrière avec mes économies, cette bougie et trois maigres affaires rassemblées à la va-vite. J’ai gagné Saint-Malo et sauté dans le premier navire qui a accepté de m’accueillir à son bord. Je sais bien que cette fuite est l’acte le plus lâche qu’un homme puisse commettre envers celle qu’il prétend aimer. Mais tout est dans ce mot « homme ». Je m’en rends bien compte à présent, c’est un enfant qui s’est enfui ce jour-là. Mes vingt ans et tes seize printemps n’étaient pas de taille à l’affronter. J’ignore si ces hommes m’auraient vraiment tué, peut-être se seraient-ils contentés de me briser tous les membres pour faire de moi un infirme. C’est ce qu’ils avaient fait subir au pauvre Samuel, lorsque ce dernier, trop saoul pour tenir sa langue en laisse, s’était répandu partout en ville en affirmant que le directeur volait ses ouvriers.

Le jour maintenant est tout à fait levé. Il va faire très beau. Le printemps ici est si pressé qu’on jurerait que l’automne, écartant l’été au passage, le menace déjà. Ce pays te plairait, il est parfois blanc comme la peau des nuages, puis devient si vert et si majestueux que même le temps semble s’y prélasser et que ces minuscules printemps paraissent durer une éternité. Ce pays, au fond, ne manque que de toi Madenn.

Angust est venu frapper à ma porte. Il s’est dirigé droit vers la cuisinière et s’est servi un café. En voyant cette lettre sur laquelle j’étais courbé, il m’a interrogé d’un mouvement de sourcil. Je lui ai répondu d’un petit rictus. Lui et moi parlons peu, sauf certains soirs, quand l’alcool et le ronflement du vent au-dehors, nous rendent nostalgiques des vies que nous n’avons pas eues. Il s’est penché sur mon épaule pour la lire en mâchouillant mes mots. Il y a longtemps qu’il est au courant de ma correspondance avec la flamme de cette bougie. Nous vivons tous les deux si loin du reste du monde que nos secrets, veillée après veillée, se sont enfuis dans les bois. Angust triche un peu, il en garde quelques-uns par-devers lui, mais il est pour moi une autre sorte de bougie et je lui confie tout ce qui me passe par la tête.

Je me dois quand même de te décrire un peu le personnage. Imagine un ours, ou du moins un homme aussi grand qu’un ours et couvert d’un manteau en peau d’ours qui lui descend presque jusqu’aux pieds. Imagine une barbe qui couvre tout le visage de cet homme, à l’exception de deux petites billes noires. Imagine encore que tout ça marche un peu courbé… et tu as mon Angust. Je suppose que tu l’as compris, Angust est mon ami et mon voisin. Sa cabane se trouve (même si personne n’aurait l’idée de la chercher) à moins de deux cents mètres de la mienne, ce qui, rapporté aux proportions locales, la met sur le pas de ma porte. Il nous faut, d’ici, parcourir plus de cinquante kilomètres pour trouver un agglomérat de planches qui pourrait presque prétendre au titre de hameau. Le voilà qui rit à ma description de lui et qui me charge de t’embrasser de sa part... Je m’en garderai bien.

Madenn, crois-le ou pas, mais ce monstre humain et toi avez un point commun. Cet ours collectionne les timbres. Une marotte qu’il appelle d’un nom savant que je ne retiens jamais. Cette collection nous a valu il y a deux mois de ça, une de nos rares disputes. Il m’a presque forcé à lui donner une adresse où te joindre. J’ai fini par céder et je lui ai lâché celle de ton cousin Pierrick. Angust va t’envoyer à travers lui un grand nombre de timbres qu’il reçoit de France et du monde entier. Je me demande bien qui les lui envoie à lui, nous sommes là dans un de ces mystères Angustien que j’ai renoncé à résoudre. Il m’avait fait la promesse, en échange de cette adresse, qu’il ne joindrait aucun billet à son envoi contenant des informations me concernant. Mais je sais trop bien qu’il l’a trahi cette promesse et qu’il t’as transmis les coordonnées de la poste de Thompson où il reçoit son courrier.

J’imagine parfois te retrouver, telle que tu étais cet après-midi de septembre où nous nous sommes aimés. Cette idée creuse en moi une sorte de tanière où elle cherche à s’installer et d’où je me vois forcé de la chasser pour ne pas m’abandonner à une coupable torpeur. Tu dois bien, toi aussi, avoir changé un peu. Sans doute es-tu devenue l’esclave d’un sinistre armateur, de vingt ans ton aîné, auquel le directeur t’aura mariée de force pour te punir de nous. Sans doute, même, as-tu dû faire à ce monstre quelques enfants. Je n’arrive pas à concevoir que tu puisses donner mon sein blanc à la petite bouche avide d’un petit fils du directeur. Pour me venger de ces pensées, il m’arrive aussi de t’imaginer déshonorée avec un fils qui me ressemblerait. Pardonne-moi, voilà que je redeviens désagréable.

J’ai moi-même été marié plus d’un an, même s’il s’agit là d’un de ces mariages de sauvages que l’église réprouverait. Elle s’appelait Kwanita. Sa peau ressemblait à du cuivre et son sourire à un ciel d’été. C’est la maladie qui me l’a prise, elle et l’enfant qu’elle portait. Un chaman algonquin m’a affirmé un jour que les blancs transportent des miasmes invisibles et que ceux-ci tuent les indigènes du peuple ancien plus sûrement que des balles de fusil. Je les aurais donc assassinés, elle et notre enfant. Je suis sans doute maudit, trop de blasphèmes et de péchés alourdissent mon âme.

Kwanita te dispute mes songes. Elle s’entoure de son propre décor et ne met jamais les pieds dans notre abri de pêcheur. Tu n’as pas ces scrupules et, le croirais-tu, tu fais parfois du canoë sur les innombrables lacs qui parsèment ce territoire. Une lune bleue se reflète dans l’eau et, si toujours tu viens vers moi en pagayant et en me souriant, jamais tu n’accostes à mes pieds avant mon réveil. Tu rirais de te voir ainsi, habillée comme une squaw et colorée du bleu de cette lune.

Je n’écris pas à Kwanita, je ne sais trop pourquoi. Peut-être simplement parce qu’elle ne savait pas lire et qu’elle ne m’a pas offert de bougie. Voilà que la douleur me reprend. Pourquoi suis-je condamné à faire le malheur de celles que j’aime ?

Bien sûr, dans d’autres rêves, tu me rejoins parfois pour jouer à nos retrouvailles. Tu cherches à me le cacher, mais tu n’y aimes pas trop la brute que je suis devenu. Ta bougie vacille Madenn, elle n’a plus de carburant. Elle va, avant de s’éteindre tout à fait, briller une dernière fois de tous ces mots d’insomnies.
51

Un petit mot pour l'auteur ? 3 commentaires

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Camille Berry
Camille Berry · il y a
J'ai déjà lu cette nouvelle il y a un bon moment et j'y reviens avec le même enthousiasme. J'aime le côté épique et romanesque de ce texte empreint d'émotion et dont le héros nous emporte dans ses tribulations... Je verrai bien un film à partir de cette histoire...
Image de Ombrage lafanelle
Ombrage lafanelle · il y a
Ce texte c'est quelque chose! On se laisse envahir par plein d'émotions en même temps. J'ai beaucoup aimé ce passage là en particulier : "Imagine encore ça, si tu en es capable, là-bas, les sons eux-mêmes sont faits de couleurs. "
En tout cas, je reviendrais vous lire. Hop je m'abonne!

Image de James Wouaal
James Wouaal · il y a
Un grand merci pour cette visite et ravi de voir ce texte trouver une nouvelle (c'est bien une ?) lectrice.

Vous aimerez aussi !