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sève

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En compétition

Fatigués de lutter contre les forces d’inertie, nous roulions soudés vers la nuit, subissant l’odeur aigre des corps entremêlés. Le bruit sourd et saccadé de l’acier sur les rails étouffait les soupirs.
Nous étions là depuis des heures, les uns contre les autres. Le silence assourdissant de nos angoisses rendait nos corps moites, transpirants, sans aucune place pour un éventuel mouvement qui n’aurait fait qu’accentuer la douleur de nos muscles endormis. La nuit défilait, sans que l’on sache où nous étions. Seule la destination nous importait. Il fallait arriver avant lui.

Au fond de la cale du bateau, la chaleur étouffante et humide le laisse immobile, incapable de faire un geste. Le front en sueur, il essaie de dégager sa jambe coincée sous une autre. Les veines de son corps sont tendues, il tire, se tourne, certains cris provenant du fond étouffent sa douleur. Il n’est pas tout seul. Les autres il ne les voit pas. Il sent leur respiration, ils sont plusieurs entassés, les uns à côtés des autres. Les uns sur les autres. Ses muscles sont tétanisés, il sent les gouttes de sueur longer sa colonne vertébrale, il respire à peine. Son corps placé au bout de la rangée, déposé en dernier, sera le premier jeté à terre. L’odeur pestilentielle pénètre ses narines, le sol n’est plus qu’un tas d’excréments où chaque corps ne se distingue plus.
Il sait qu’il ne sera pas jeté à terre vivant.

Nous avions profité d’un arrêt en pleine nuit pour monter dans le wagon de marchandises. En queue de train la carcasse de cette boîte d’acier avait déjà recueilli ceux qui partageraient notre voyage. Quelques minutes pour trouver une place avant que le train ne redémarre au milieu d’un tas d’enveloppes charnelles que nous ne distinguions pas. Enjamber sans trébucher, s’asseoir entre les uns et les autres et déjà le son d’un roulement bruyant nous avait condamnés à ne plus bouger. Rester là et attendre. Nous savions ce vers quoi nous nous engagions. Il fallait être prudent. Nous devions agir vite. Lorsque le train s’arrêterait nous n’aurions que très peu de temps.

La mer s’acharne, elle se déchaîne, les fonds de cale sont immergés par une eau salée, entamant davantage les plaies de son corps. La coque en bois grince, l’eau s’infiltre partout dans les sillons des blessures, pénétrant la chair meurtrie. La douleur de l’homme dégage une odeur nauséabonde, il gémit, se débat, son souffle s’accélère, son haleine puante se mélange à celle des autres. Il faut qu’il sorte. Il sait qu’il ne sera pas jeté à terre vivant.
Il réussit par dégager sa jambe. Un son déchirant se répandit dans la cale. Combien pouvaient-ils être, il n’en n’avait aucune idée. Les corps se touchaient, s’entassaient, se collaient. Les cris d’un silence funeste résonnaient à chaque fois qu’un corps bougeait. Un bras, une jambe, une main et c’était des lamentations qui bourdonnaient dans tous les coins. Il n’avait aucune idée du temps que devait mettre le bateau pour traverser. On les avaient jetés à bord, sans eau sans nourriture. Il ne savait qu’une seule chose, c’était l’escale prévue avant l’arrivée.

Dans le wagon de marchandises, nous étions à l’affût du moindre bruit. Il faisait nuit mais de toute façon peu importait, nous étions dans le noir, incapable de discerner si le jour se lèverait bientôt.
Je me suis recroquevillée, appuyée contre la tôle froide. Des images défilent. Je me souviens.
Appartement 32, quinzième étage. Vue sur rien. Un quartier où se côtoient mille couleurs, mais où le nationalisme a pris d'assaut chaque immeuble, chaque foyer. Le mien ne dérogeait pas à la règle.
Mon père ne comprenait pas. Ma mère ne le contrariait pas. J’avais pris ma décision. J’ai quitté le quartier un jour de mai. Ma mère me faisait des signes du 15e étage. Je voulais découvrir autre chose. Vivre autrement. L’opportunité de partir pour l’Afrique s’est présentée, je suis partie.
Lorsque la porte de l’avion s’est ouverte sur l’asphalte chaude, une bouffée d’air colorée, épicée s’est emparée de mes narines. L'odeur de l'Afrique, si particulière, si présente.
Rien ne se précise, tout est mélangé, le vent transporte l'odeur de la mer, qui, à son passage, prend dans un tourbillon quelques poussières, agrémentées de relents de cuisine. Une extraordinaire combinaison salée, sucrée. Alchimie magique qui a changé le cours de ma vie.
Cinq heures de bus pour rejoindre la ville.
Le goudron, une longue route droite au milieu d'une terre aride, sèche, rouge, où par moments quelques villages formés de briques en terre surgissent. Sur le bord, des enfants avec des ânes transportent du bois, des femmes chargées de fagots sur la tête.
Il n'y a qu'une seule halte. Dix minutes pour manger. Avant même de descendre, les vendeuses s'agglutinent devant le bus. Elles offrent chacune des boissons, de l'eau en sachet, des mouchoirs, du pain, du sésame, des fruits. Leurs appels forment un concert dans l'air rempli d'arômes exotiques.
Il faut se frayer un passage pour approcher les hommes qui font griller la viande. La fumée des barbecues improvisés se disperse dans l’air lançant une odeur de mouton aromatisé de saveurs appétissantes. Un délicieux mélange d'oignons, de piments et d'épices enveloppés dans du papier.
Pour le pain pas besoin d'aller bien loin, il n'y a qu’à tendre la main. Les enfants attendent. Il faisait déjà très chaud, je me suis mise à l’ombre d’un arbre près d’une femme qui vendait des arachides. Assise sur une natte, un bébé dans les bras, elle m’a sourit en m’invitant à côté d’elle.
Le klaxon du bus annonça le départ. Dans la foule des tâches blanches se frayaient un passage pour rejoindre leur siège. Deux heures plus tard je découvrais la gare routière située en ville. Personne ne m’attendait, j’avais relevé une adresse sur internet, une auberge pas très loin du centre qui avait des chambres à un prix raisonnable.
Les rues sont larges, poussiéreuses, de chaque côté de nombreuses boutiques proposent une restauration rapide, des cigarettes, des cartes téléphoniques, des vêtements, des bijoux, des objets d’art Africain... Tout le monde circule avec un masque sur le nez pour éviter la poussière, les vélos, les voitures, les camions, les motos se croisent, se dépassent. Les marchands ambulants se mélangent à ce flot qui ne cesse pas du matin au soir. La musique dans chaque boutique, la viande fumante au bord de la route sur une grille aménagée, les enfants avec leur boîte en fer qui réclament quelques pièces.
Chaque regard offre une « Bonne arrivée », une poignée de main, un « bonjour soyez les bienvenus ». Odeur de feu, de fruit, de riz cuisiné à toutes les sauces, d’encens, de poussière, de pot d’échappement, le sifflet de l’agent qui surveille la barrière, le train qui passe.
L’auberge était située dans une rue à l’écart de la route principale qui conduisait en ville. Le taxi emprunta un large chemin de terre rouge. Contraste saisissant avec le goudron, le bruit, la circulation, l’effervescence qui régnait dans les rues de la ville. La chambre était simple, agréable, et donnait sur une cour intérieure dont le jardin très fleuri diffusait un parfum sucré. De grands arbres accueillaient sous leurs branches des tables et des chaises recouvertes d’un tissu africain. Un lieu paisible avec un accueil chaleureux. J’ai tout de suite adoré cet endroit. J’ai déposé mes bagages.
J’ai pris une douche et je me suis assise à une table dans le jardin.
Oublier le temps. Se contenter d’être là, observer, rencontrer, savourer les sourires, les couleurs, les odeurs. Se laisser bercer par la douceur de la nuit qui approche ou par le jour qui se lève.

Je ressentais les odeurs, j’arrivais à sentir le vent sur ma peau, j’avais dans la bouche le goût de l’Afrique, lorsque je me suis sentie tout d’un coup ballottée et malmenée par ce train qui semblait freiner. Nous nous sommes tous levés d’un coup pour ne pas tomber les uns sur les autres. Il ne fallait pas parler. Nous étions encore loin de notre destination. Nous devions attendre le signal. Ce n’était qu’un ralentissement. En prenant soin de ne pas tomber sur quelqu’un nous nous sommes rassis sans parler en faisant le moins de bruit possible.

L’escale prévue avant l’arrivée. C’était la seule chose à laquelle il pensait. À force d’essayer de soulager la douleur de son corps, épuisé de combattre la chaleur, il cessa tout mouvement, se laissa tomber sur un autre qui ne réagit pas. Il s’évada. Un instant. Juste le temps de saisir une image. C’était un jour comme un autre. Le village, son village, s’éveillait avec le lever du soleil.
Le chant des coqs, la fumée des premiers feux pour préparer le déjeuner, les femmes balayant leur cour, les ânes attendant de porter leur fardeau. La vie reprenait là où les hommes l’avait laissée.
Il préparait sa voiture. Un taxi qu’il avait réussi à louer pour gagner un peu d’argent et aider sa famille. Sa journée commençait très tôt et se terminait très tard. Il se rendait en ville, là où il avait plus de chance de trouver des touristes. Il lui arrivait parfois de transporter des personnes en dehors de la ville, ces jours-là c’était des bonnes journées, car bien souvent le groupe souhaitait qu’il reste avec eux.
Ce matin-là en partant de très bonne heure, il avait pris le temps de boire un café en ville, l’occasion de discuter avec des amis. En reprenant son taxi, il prit la direction de la gare routière, espérant trouver les premiers clients de la journée. La saison n’était pas propice au tourisme. La chaleur se faisant de plus en plus torride, seuls quelques vacanciers ne connaissant pas l’Afrique au mois de mai se traînaient encore dans les rues de la ville. Très tôt le matin, il pouvait faire de petites courses, des trajets qui ne dépassaient pas le centre ou quelques fois aux abords de la ville. Cette période de l’année était très dure. Parfois il gagnait juste assez pour rembourser la location de son taxi.
Et tous les jours sauf le dimanche il conduisait sa voiture. Quand il rentrait au village, la nuit était déjà tombée. Il dormait dans une case qu’il partageait avec son grand frère. Sa mère lui gardait une part du repas et chaque soir il s’asseyait dans la cour, mangeait et discutait avec son père. Il savourait la tranquillité du village, la fraîcheur du soir. Assis sur une natte posée à même la terre, c’est lui qui était chargé de faire le thé. L’occasion de partager un moment avec sa famille, de discuter avec les amis qui venaient le saluer.

L’autre se mit à bouger d’un coup et il fût brutalement renversé sur le côté. La douleur de son corps se réveilla en un éclair, il était en sueur. La sienne et celle de l’autre qui lui collait à la peau.
Ils étaient tous là pour la même raison. Ils avaient tous décidé de prendre ce bateau, mais c’était sans connaître les conditions du voyage. Un premier rendez-vous donné sur la plage à l’écart des côtes pour payer le transport. Un deuxième rendez-vous pour prendre le bateau. Le prix de voyage lui avait coûté plusieurs trajets pendant plusieurs mois, entre la ville et les villages aux alentours.
Il avait même dû travailler le dimanche pour réunir la somme nécessaire. Lorsqu’il se retrouva à bord avec les autres il n’eut pas le temps de réagir. Des hommes, des femmes, des enfants n’en finissaient plus d’embarquer, on les poussait, les pressait de descendre dans la cale. Il ne savait pas combien ils pouvaient être, en tout cas bien trop nombreux pour cet espace restreint à quelques mètres carrés. Alors que tous étaient poussés au fond, il resta devant l’entrée, collé aux parois pour ne pas être bloqué. Il devait pouvoir sortir le premier quand le moment se présenterait. La traversée ne devait durer que quelques jours avec une escale prévue afin de ne pas attirer l’attention à l’arrivée. Un arrêt pas très loin de la destination finale mais qui était nécessaire car il fallait accoster la nuit.
Il devait donc rester vigilant et réagir dés qu’il sentirait que le bateau stopperait le moteur. Il essaya de s’éloigner de celui qui s’était réveillé pour se retrouver contre une femme qui serrait son enfant dans les bras. Pas de mot, pas un geste, elle était immobile attendant elle aussi que la bouche de cet enfer recrache ses proies.

Nous avions réussis à nous assoupir, quand le crissement des freins nous pris par surprise.
Je me suis levée d’un coup, les autres ont fait de même toujours sans parler. Nous étions presque en apnée, j’entendais les respirations étouffées, je ne bougeais plus, j’étais dos à dos avec un autre, face à face avec un tel. Immobile, tendue, à l’écoute des bruits extérieurs. Et puis ce fut le signal. Trois coups à la porte. La faible lumière du lever du jour nous éblouit mais une voix nous pressa de descendre tout de suite. Je me sentis tout d’un coup dégagée, libre de mes mouvements, je descendis du train en suivant les autres. Nous suivions celui qui était venu nous chercher, et nous embarquions dans une camionnette bâchée. C’était l’escale prévue. J’allais dans peu de temps le retrouver.
Tout comme les autres allaient embarquer à bord d’un bateau pour rejoindre l’autre côté de la côte.
Ils étaient clandestins et voulaient passer la frontière. Ils avaient entendu dire qu’un bateau accosterait une journée avant de repartir la nuit. Ils voulaient tenter leur chance. Je voulais le retrouver.
Lui. Le chauffeur de taxi qui un jour m’avait fait découvrir son village, rencontrer sa famille. Je ne pouvais pas rester plus longtemps que prévu ; il ne pouvait pas partir avec moi. Une correspondance par internet dura plusieurs mois. Nous étions malheureux de ne pas être ensemble mais il n’y avait pas beaucoup de solutions qui s’offraient à nous. Lorsque les premiers bateaux de clandestins arrivèrent sur les côtes, nous avons eu tous les deux la même idée.
C’était risqué, mais le fait d’avoir une escale prévue rendait les choses un peu plus facile. La camionnette longeait la côte et je pus découvrir les visages de mes compagnons de voyages.
Des hommes, des femmes, des enfants, marqués par la fatigue mais avec dans le regard un espoir de vie meilleure. Je ne les connaissais pas. je ne savais pas d’où ils venaient. Je ne les avais jamais rencontré dans mon quartier, alors que c’était là, au pied de mon immeuble que j’ai pu partir avec ce groupe.

Lorsqu’il entendit l’arrêt du moteur, il se leva d’un bond. Le reste du groupe fit de même. La trappe s’ouvrit et une voix les somma de sortir. Il monta en premier, aida la femme et son enfant et sauta du bateau. L’eau salée sur ses plaies comme la lumière aveuglante ne l’empêcha pas de marcher et de se diriger vers la plage. L’escale enfin. Il allait la retrouver ; Elle. La jeune femme qui voulait visiter son village. Sa disparition à bord ne se remarquera pas. Personne ne se préoccupera de savoir s’il manque un passager. Ces passeurs de têtes se contentent de prendre l’argent, le reste leur est bien égal. Ils vont continuer leurs traversées, livrer leurs cargaisons, et en charger d’autre.

Ma main dans la sienne, nos odeurs réunies, m'encouragèrent à appuyer sur le bouton pour monter au 15e étage. Ils ne savaient rien.
Sur le pallier de la porte, j'écoutais les bruits dans l'appartement, les battements de mon cœur se mélangeaient avec la voix de ma mère, que je crus entendre très loin. Des morceaux de phrases, des bruits de plats, d'assiettes ; mes mains étaient moites.
Ce fut comme un coup d'éclair, mon doigt appuya sur la sonnette, la porte s'ouvrit.
Le temps resta suspendu. Cela semblait être une éternité, les regards se croisèrent, le silence me rendit sourde.
Une phrase dans ma tête, « Je vais compter jusqu'à cent, si ce silence continue, je le prends par la main et nous nous mettrons à courir.».

PRIX

Image de Printemps 2019

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Samia.mbodong · il y a
Un récit de voyages entremêlés, de migrations. Des images dures et émouvantes.
Bravo et merci je soutiens

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Julia Chevalier · il y a
Beaucoup de plaisir à lire votre texte où amour côtoie l’horreur
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Artvic · il y a
Je crois que j'ai lu un texte rare comme jamais je n'ai vibré ! C'est une atmosphère si... Pesante, émouvante surtout
Je vous remercie et vous donne mes voix 5* bonne réception et bonne continuation

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sève · il y a
Ha ! votre commentaire me laisse sans voix ! Merci beaucoup. j'aime également votre page, j'ai pas tout lu !! mais j'envisage ! Merci
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Ginette Vijaya · il y a
Une histoire d'amour dans les turbulences de l'histoire . Un voyage qu'on n'oublie pas .
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sève · il y a
Merci. Oui un voyage turbulent ! Merci j'irais découvrir votre page.
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Parfumsdemots · il y a
Très belle histoire d’amour ,où le parfum des cœurs se mêlent à ceux des corps .
Je ne peux que vous soutenir et vous invite à découvrir Alzheimer en écho à votre nouvelle .

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sève · il y a
Oui merci... Très beau texte aussi qu'Alzheimer !
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Patrick Peronne · il y a
Excellente construction pour un voyage qui ne peut laisser aucun lecteur passager indifférent. Mon plein soutien.
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sève · il y a
Merci beaucoup pour votre commentaire et votre soutien. Il faut que je prenne quelques heures pour lire les pages de tous !
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Daniel Nallade · il y a
C'est beau !
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sève · il y a
Merci. j'irais lire votre page.
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De margotin · il y a
J'ai aimé
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sève · il y a
Merci. A moi de découvrir vos textes aussi.
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Dominique Coste · il y a
J'en ai les larmes aux yeux ! Quelle terrible histoire, si bien écrite..Mes voix avec le coeur ! Je vous invite sur ma page..
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sève · il y a
Bonjour Dominique. Non désolée !! Merci beaucoup, avec plaisir je vais lire votre page.
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Abdoux · il y a
Mes voix pour ce texte qui m'a transporté et plongé dans une réalité hélas atroce mais emplie de sèves humaines. Bravo.
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sève · il y a
Merci. Je pensais pas soulever autant d'émotion. C'est vrai que quand on est dans le texte le recul est parfois plus difficile ! Merci
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