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Le temps mon amour, j'ai envie de mourir pour enfin te toucher et qu'il n'y ait plus toutes ces heures qui nous séparent. Il parait que tout est écrit, je crois depuis des années, mais je n'ai plus cette force aujourd'hui d'avancer.

Comme fixée au mur, je ne sais plus. Moi, qui courais pour aller à notre rencontre de ce baiser. S'embrasser, te sentir m'aimer, comme l'on m'a jamais aimé.
J'ai frappé à toutes les portes, quelques mauvaises clés m'ont fait pleuré. Pourquoi ne pas te trouver aujourd'hui. Je le décide, je le veux. Oui, je veux t'épouser et te garder en moi à jamais, pour que nous puissions s'entraider, se relever de chutes invertébrées.
Avec toi, à présent je suis avec toi. Je suis là devant toi. Je me présente. Mise à nue, me dévoiler et te faire confiance.

Voyageant de monde à l'autre, ne débouchant pas toujours sur celui des autres. Une sensibilité bafouée et non explorée et pourtant ne demande qu'à être épurée.
Mais cette peur de ne pas être considérée. Cette peur d'être vu comme le désir d'un sombre inconnu. Rayonner de beauté d'une naïveté à en crever.
De voir chaque individu comme une âme. D'un respect prolongé et de trop vouloir donner.

Je t'en supplie, ne me condamne pas à détourner notre chemin. Je ne peux plus continuer sans tes caresses, sans cette paresse à se sublimer. J'ai besoin de te regarder, d'y voir cette fierté et t'entendre me dire merci. J'ai besoin de partager avec toi des jours de paix, de silence à s'écouter.

Un miroir de révérence, un entonnoir de préférence. Si infime soit-il, existe-t-il ?

J'ose à aimer que tu sois incarné, toi aussi désespéré à ne plus savoir comment nous retrouver. Doit-on lancer une course au trésor, muni d'indices et de mystères à percer ?

Tu ne m'as jamais regardé dans les yeux pour me dire que tu m'aimes. Je
t'ai regardé dos tourné à crier que je t'aime.

Des années perdues, des années à s'épuiser.
Pardon. Pardon de ne pas t'avoir écouté, mais les profondeurs de mes secrets me font parfois perdre pied. Je ne les connais pas assez pour pouvoir les écrire, ni même me les dire.

Toute cette brutalité me coupe sans arrêt, dans ma volonté à se pencher. Ils déversent chaque jour, une multitude de haine et d'images sans douceur. Il faut pouvoir vivre avec eux, avant de vivre ensemble.
Non stp, ne me dis pas que nous serons séparés à jamais, par l'univers qui n'appartient qu'aux individus sans mains. Je dois encore rester enfermer, mais je te lance les signaux de fusées. Dans le ciel une lance pour exploser. Nous sommes faits pour nous aimer, je fais le pas, reviens à moi.

Tous ces moments d'une vie à joindre les deux bouts, se chercher du regard et préparer chaque moment d'avant. Il y a peu d'hommes aimant faire l'amour à une femme, bien trop occupés à faire la guerre, à militer pour un travail bien payé. L'acte sacré de deux corps qui s'élèvent au rang d'enfants, à l'âge mûri de fleurs à se libérer.
Ces instants précieux de deux âmes, au chevet d'une bougie luisant, sur les marquants des draps recouvrant. Une nuit à ne plus dormir pour y observer chaque grain de beauté à les compter d'un horizon de dunes sauvant les
marques du passé.
Il s'y passe des heures à s'effleurer et se rassurer d'un amour réciproque, d'une époque sans poids lourd. La taille fine, d'une bouche caresseuse aux mots fluctuant mes reins de tes mains. Ses mains si douces à prévoir chaque délit, aux saveurs de nos torpeurs.
D'une intense liberté, passant d'une immense menotté. A ne plus savoir comment la vie pourra me garder de t'être éloigné. Ne plus savoir quel corps nous est donné, du mélange de nos sucres pardonnés. Des années à rêver cet instant de lueur, imaginant que seuls les menteurs avaient le droit d'y toucher.

La vérité éclatée d'or, descendante au centre de mon coeur.
De sourires échangés et de rires posés, pour désamorcer les catacombes des tunnels délaissés.

J'ose admirer la façon si délicate de me susurrer chaque mot bienveillant, nous dirigeant dans les profondeurs des abysses de bonheur. Cette marine de troupeaux, avançant aux narines de mes seins à transpirer les heures défilées.

A se retourner pour se regarder et se combler des fissures tricotées.
D'une laine de tendresse et douceur vive, aux chagrins désamorcés. Pleurer de plaisir, mêlant du désir, aux gourmandises de notre dîner. Un nez à nez de sages, au mas de Provence à la cigale accompagnant nos souffles de pages.

Respirant les corps retrouvés à évacuer le parfum d'un avenir commun.
Les silences lourds sont aussi pesant que les ombres légères. Enfant à piétiner d'impatience, à marcher sur la vie. A ne pas pouvoir mettre des mots, mais à garder le temps de respirer.
Enfance à jouer, à profiter de l'air du temps.
On a préféré me gérer en m'emprisonnant, alors que je savais déjouer système après journées. Savoir arrêter le temps en profitant de chaque moment. Ouvrir émerveillée les yeux remplis de modestie. Pourquoi ont-ils voulu me tuer ?

Une renaissance assurée pour celle qui détiendra la porte d'une réalité. Celle du chemin à tracer.
A tout valdinguer de toute part et cotés. Ils ont voulu aimer le reflet, à vouloir y déceler une vie ratée. Se libérer, garder toujours pour seule idée de se libérer.
Trouver cet oxygène qui me laisse voguer sur l'univers qui m'est ouvert. Laissez moi retrouver mes préférés. Laissez moi déchaîner les chroniques de dégoût à vouloir pendre tous ceux qui m'ont critiqué.

J'ai tout garder en silence. Une odeur d'abondance, une messe au cloche parfumée. Petite fille secrète qui n'attendait que je t'aime à donner. A ressentir que la voie n'est qu'un voyage. A ressentir que la voix n'est pas sans gage.
Mêler poésie avec vie en dent de scie. Se rattacher à soi, courage d'une parfaite enfante à s'immoler du moindre feux follet. Des verres de bonne conduite à protéger. Ne plus savoir, d'une quête de vérité avec à la clé, la sérénité.

On m'a tout donné et j'ai tout donné. On ne m'a rien appris et j'ai tout appris. J'ai vu qu'un voyage abandonné m'a ouvert les portes d'une sensibilité. Une désespérante tradition à foutre en l'air d'argent et de guerre. Quand vont-ils arrêter de me glisser que le temps doit s'arrêter dans les moments de tourments ?

Une âme blessée de regard et de blagues sans respect. Une âme de faux interdits qui franchit chaque marche d'épis.
Se sentir abandonnée est une marque de fabrique des états au tic. Cette horrible sensation de ne pas être à sa place. De ne pas trouver dans la dimension donnée le réconfort de l’appendice coupé.

Ronger à chaque état de grâce par un bonheur secret non partagé. L'instant d'illusion d'un temps sans vent ni horaire dicté par le moindre fossoyeur des rues à balayer. Je le vois à chaque coin de mes trépas, toujours à guetter si je prends le mauvais chemin pour y apporter sa petite touche du matin. Glissant sous mon oreiller une liasse de billet pour me faire renifler toute ma vie la portée d'une mêlée.
Pourquoi ne pas être pied à terre et la tête dans les voiles ?

A quoi bon vouloir rester animée par le mensonge de ceux qui disent oui en chuchotant non au creux d'une oreille à se fermer de pieds vacillant.
Mon coeur en écoutant le silence d'une sonnerie qui se fait tirer des draps lavés ne bat plus au rythme de pli carré. Il fixe mes sombres idées d'adolescente à vouloir arrêter.
Arrêter de jouer au parc mètre distribuant sucette et bonbon sucré pour carier le requin de dents fissurés à ne plus savoir comment frétiller pour dissimuler le peigne à couper. Descendre l'escalier un à un au marche de savoir que le plus bas reste la face égalée à l'horreur d'y découvrir dés à jeter et roulette à tourner

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Grenelle · il y a
J'aime bien ces vies sages même si elles ne sont pas si sages
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