Les Premières Fois

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Bonjour à vous ! Merci pour vos visites et vos commentaires même négatifs, argumentés, non pas pour démolir, et ceci pour avancer dans l'écriture... J'aime aussi, en fonction de mes  [+]

Noir dans la salle, le film commence.
Absence de générique, un carton comme au temps du muet :
Début des années 1980, Havrecourt, petite ville de la Haute-Saône à une heure de Besançon...

Douceur au piano, lumière estivale, la caméra fixée sur le capot d'une auto nous fait sa petite visite.
Des bandes d'étourneaux, ciel dégagé, vaches à marguerites, champs cultivés, le maïs, le colza et les meules de foin déjà en bobines.
Une zone d'activités, la laideur incarnée, verrues béton armé, les boîtes en tôles, les boîtes à grolles, les boîtes à fringues, à boustifaille ; espace discount.
Dos-d'âne, le « Grand Ensemble » pour les pauvres, les immigrés, appartements à l'identique, les volets, les balcons aux couleurs primaires, entassement, ennui.
Dos-d'âne, l'habitat pavillonnaire : jardins-potagers, piscines gonflables, les tables et les chaises en plastoque posées sur du gazon.

Une pancarte :
HAVRECOURT
Ville jumelée avec Göttingen (R.F.A.)

Corps de fermes gonflés par le temps, les faubourgs, les belles demeures du XIXe, le lavoir, la halle médiévale ; ruelles étroites, maisons de style Renaissance franc-comtoise, les plus élégantes agglutinées dans La Grande Rue ; silhouettes à cabas, La Poste, les petits commerces de proximité, un bar-PMU et cette pharmacie qui affiche vingt-huit.
Un bout de cette Rue : l'église, sa façade romane, son clocher en bulbe d'oignon.
Au milieu : un bâtiment safran Art déco, la salle obscure, Le Majestic.
À l'autre bout : la place de la mairie, l'obélisque sur socle qui fait cocorico, les ailes de Chantecler au sommet ; apaiser les âmes des morts, médaille !

Le soir, sur cette place, des jeunes qui font Vroum ! Vroum !
Des marioles taillés S adeptes de rodéos. La clope au bec, cheveux en bataille, jeans délavés, chemises entrouvertes, et à tour de rôle un décollage sur la roue-arrière.
Des filles spectatrices, assises sur des mobylettes, point mort.
Ados libérés de chez Drucker, pétarades de pétrolettes, pots non conformes.
L'été, les gendarmes de la commune d'Havrecourt les tolèrent jusqu'à minuit.

Entre documentaire et fiction, le cinéaste, Tom Gallois, explore durant l'année 1983, les tourments liés à cette période de transition qui nous fait passer de l'adolescence à la vie d'adulte.
Djeff, Thierry, Delphine (leurs prénoms dans la vraie vie) pour les personnages principaux. Un petit rôle pour Jacquotte, une simplette à casquette qui passe son temps à nettoyer la Grande Rue ; propre la rue car balayée par le vent.
Et d'autres encore qui traversent ce rectangle blanc.
Tous âgés entre seize et dix-neuf ans, désœuvrés, l'air grave, accusant leurs parents d'avoir renoncé à leurs rêves et tous dans la découverte du sexe.
La libération sexuelle a touché le cinéma. On aperçoit des seins, des fentes, des fesses de femmes. Et pour les mecs, leurs culs mais toujours pas de queues sur l'écran.

Au cinéma Le Majestic, autre échappatoire, Le Djeff, grand échalas mélancolique qui se cherche, vient de prendre place tout au fond de la salle. Secrètement amoureux de La Delphine, la seule fille qui pour lui a du chien, une légère ressemblance avec Adjani lors de ses débuts au Français. Mais Delphine a les yeux marron et Delphine fréquente le sportif du lycée qu'elle a baptisé "Son Homme" et qui s'appelle Thierry.
Profiter de sa jeunesse, se faire son poêle d'hiver pour supporter cette vie jalonnée de joies, de bouses, de croix.
Au Majestic, Djeff a donc trouvé refuge dans les bras d'une pimbêche à chewing-gum.
Il lui retire sa boule et lui roule une pelle, les yeux rivés sur son Isabelle installée trois rangs plus loin ; la star dans les bras de son copain d'enfance.
Ça ne prend pas, n'y est pas, sa langue dérape sur un palais trop lisse, Djeff ne va pas s'attarder dans les "prélis", cela pourrait lui couper ses envies.
« Tiens, reprends ton chwoing ! »

Les deux du fond redevenus sages, dos appuyés sur le dossier, yeux grands ouverts ; place au cinéma.
Il va falloir qu'il assure Djeff ce soir. Encore puceau à dix-neuf ans, ça le turlupine. No stress, no stress ! Y aller étape par étape pour ne pas passer pour "un gros naze".
Plan serré sur la Deneuve, un rôle de suceuse dans Les Prédateurs. Arrivée d'un ange noir aux yeux vairons, Bowie et ses incisives ; la mise en condition reportée à plus tard.

Plus tard dans le film.
Le générique qui défile, lumière dans la salle, écran devenu tout blanc, se lever, rentrer, retrouver sa vraie vie.
Le Majestic vidé de ses spectateurs et que l'on ferme à présent, un rideau métallique bouche son accès pour la nuit.
La Grande Rue, illuminée par les lampadaires, déjà déserte, balayée par le vent, la Jacquotte au loin, encore absorbée par du nettoyage.

« Tu viens faire un tour de moto avec moi ? J'ai pas de cadeau pour ton anniv., mais je vais me rattraper. »
– Okay Djeff ! Mais juste une heure. Sinon mes vieux vont commencer à flipper. »
Réponse de la pimbêche qui, elle, n'a toujours pas de prénom.

Une pause à l'orée d'un bois ; la moto couchée sur le talus, fondu enchaîné, le Grand Soir pour Djeff. Ils empruntent un petit chemin au clair de lune, main dans la main ; et tout au bout, la fin de leur innocence.
Un arrêt suivi des pelles automatiques ; à mort le romantisme !
« Du calme, y aller étape par étape et ne pas les mélanger les étapes. »
Le conseil avisé d'une voix inconnue qui tourne en boucles dans la tête de Djeff, en voix off sur la bande-son.
Une canicule dans ce sous-bois, vêtements en accordéons sur les tongs, soustingue suspendu à une branche pour faire déco. La main de Djeff directe sur sa fente. Réaction légitime de l'intéressée :
« Tu m'as pas fait de cadeau et tu voudrais me mettre en cloque ! Mais t'es malade ?»
Il va l'avoir ou pas son bac cette année ?
L'apprenti-sorcier la ramène chez elle, pose sa pétrolette dans l'écurie et monte dans sa chambre sans faire de bruit.
Une image l'empêche de dormir : le soutif en suspension sur la branche. Il ira aux aurores le décrocher mais ne le lui rendra pas. Premier trophée, pour frimer auprès de son pote Thierry devenu rival.

La sexualité des ados au cinéma.
Le rapport physique à l'autre avec ou sans les sentiments, l'espoir de perdre sa virginité et la découverte hésitante du langage des corps.
Avant les années sida, avant la multiplication des écrans, avant le jus du porno, des rapports abrégés dans des lits qui grincent, des gouttes de sang sur une banquette en simili-cuir, des coïts interrompus dans une tente surchauffée.
Pendant l'acte, une jeune fille en larmes parce que ça lui fait mal, une autre s'impatiente parce que ça ne fait que la chatouiller ; gros plan sur les visages des hommes en devenir, perles de sueur sur le front, tous embrigadés dans un va-et-vient théorique ; en quête d'expériences pour faire grands.
Une place pour le plaisir au féminin ? Pour le plaisir au masculin ?
Et après l'acte, éviter de perdre la face. Le mâle espère le 10/10 et la miss ne veut pas passer pour une coincée.
Ce n'est donc que ça la sexualité des ados en 1983 ?
Gros plans sur les rougeurs, boutons blancs et points noirs ; oui, tous en guerre aussi contre l'acné.

« Alors ? Raconte, c'était comment avec Thierry ? Un bon coup ? T'as pris ton pied ?"
– Oh..., je trouve pas les mots pour en parler..., laissez-moi déjà respirer. »
Après le départ de son hidalgo qui était venu dans sa chambre pour lui faire l'amour pour la toute première fois, la toute toute première fois, Delphine est devenue la Reine des abeilles. Des copines bordent sa couche ; bouches en culs de poules et têtes d'ampoules qui clignotent à l'écoute d'une fable sur les plaisirs de la chair en compagnie de ‘‘Son Homme''.
« Vous savez quoi ? J'ai encore une odeur de framboises et de fourmis mortes dans la bouche »
L'hidalgo lui, ne fait pas le fier sur son Solex mobi-tech.
« J'ai pas pu. Je n'ai pas pu. »
Thierry n'est pas parvenu à la pénétrer. La panne c'est dur à gérer alors place aux interrogations :
« Elle m'a pas assez chauffé ? Je l'aime Delphine ou pas ? On peut aimer une personne sans la désirer ? Faudrait pas qu'elle dise la vérité à ses copines. »
Un porc-épic dans sa tête.
« Ce qu'il faut avant tout Djeff, c'est lui plaire, donc retarder le plus possible la conclusion. »
La voix de l'inconnu en off.
Un retour chez sa mère sous une pluie battante.
Et pendant qu'il se refaisait ce film, la Jacquotte, le balai, La Grande Rue, bien lessivée la rue par cette forte pluie.

Ces jeunes ont un QG, le bar-PMU : Le Lion Vert, tenu par Sammy. Cheveux blonds longs filasses, bonnet en coton pour cacher sa calvitie. Ex-voyageur, « ayant eu un souci avec les Américains », et qui a préféré faire un break pour s'occuper de sa « Moman ».
Se déplace en 4L, des mains, des pieds, peints en quadrichromie sur les quatre portières.
Un regret dans sa vie : ne pas savoir peindre.
Personnage fédérateur, écouté, lui au moins, parce qu'une belle carrière d'aventurier, parce que toujours pas rangé ; du crédit auprès de ces petits mecs qui galopent sur la toile et qui boivent, boivent entre deux parties de flipper, et qui boivent beaucoup entre deux parties de baby-foot.
Sammy ose les réprimander et même leur interdire un soir l'entrée de son troquet. Une meute ayant humilié La Jacquotte en tentant d'abuser d'elle à l'arrière d'une Coccinelle.

Il a toujours vécu seul Sammy, des maîtresses en mode cheptel composé de femmes matures pour la plupart ; ça circule la nuit chez lui.
« Mais pourquoi tu t'es pas marié ? Question de Thierry Puceau.
– Le mariage c'est triste, seulement huit fois sur dix. Mais peu importe, c'est mon choix et je ne vais pas juger les autres. Vieillir, ça..., c'est vraiment idiot. »
La voix inconnue en off, en fait c'est lui.

Et puis nous sommes en France, alors avoir dans les dix-huit ans, c'est passer son bac et son permis pour partir en virée et se bécoter à l'arrière d'une bagnole.
« Tu montes dans ma caisse ? »
Djeff, un an de retard à l'école, mais opérationnel en voiture et c'est un garçon gentil qui aime rendre des services.
Un jour, pour sécher le cours d'instruction civique, il accepte de conduire la femme du maçon chez le médecin.

La Danielle, la femme au foyer, la mal fagotée, la sans enfants. La quarantaine cheveux longs, cheveux blonds détachés Bardot période Protection ; des larmes qui ne demandent qu'à couler chez Danielle, perles maintenues au garde-à-vous ; des digues-paupières contrôlées par les petites pilules bleues, elles agissent secrètement à l'intérieur de son cerveau.
Dépressive des seins jusqu'à ses doigts de pieds.
Dans la caisse de Djeff, guiboles à collant qui flageolent, léger tam-tam sur le plancher ; faire avec. Danielle doit récupérer son ordonnance, direction l'hôpital psychiatrique de Saint-Rémy.
Lui, timide, le cocktail maladresse/délicatesse qui transforme ses mots en bulles de savon ; se tourne parfois vers elle, des sourires en bouquets, tenez Danielle ! C'est mon cadeau ; apparition de deux fossettes sur son menton, façon brioche galuchon.
Un chevreuil au galop sur la route départementale de "La Lanterne".
« Attention ! Faites attention au gibier Djeff ! »

C'est elle qui en profite pour l'attention.
Djeff dégage tant de charme que Danielle va rapidement reprendre goût à la vie.
Elle va lui apprendre ce qu'est l'extase, l'orgasme et cela tombe bien, lui aussi a besoin de noyer sa tristesse, même si la tristesse ne coule pas, elle flotte. Thierry ayant officiellement fait l'amour avec Delphine, celle qu'il aime.
Non, pas de crête iroquoise ni d'héro, même pas un petit chichon pour protester, juste les bras rassurants de Danielle.
Ils se déshabillent et font tout le reste en silence ; draps blancs, draps lourds et râpeux, et là ça fait crr, crr ; crr, crr dans la bande-son.
Expression dubitative de Djeff qui se retrouve rapidement dedans sans aucun préliminaire.
Gros plan sur le visage de Danielle, surprise qu'elle en pleure ; les yeux de Djeff cachés à l'aide de ses deux mains.
« Excusez-moi de pleurer mais je ne peux pas m'en empêcher.»
Après l'acte.
« Djeff, tu crois qu'un jour tu pourras m'aimer ? ».
Et pendant qu'ils se rhabillent, Djeff qui la soumet aussi à la question.
« Qu'est-ce que tu fous avec un gris, gras, gros et râleur par-dessus le marché ?
– On ne m'a pas élevée pour quitter mon mari, jeune homme !»
Durant cette première étreinte, la Jacquotte continuait de passer son balai dans La Grande Rue.

Et puis tout s'accélère dans ce film, dans leur vie, dans la vraie.
Le bac en poche, tous en mode gambades durant l'été.
Sammy, lui, parti trop vite, « Arrêt cardiaque... », version officielle, son bar-PMU définitivement fermé à leur retour.
Sa mort, la fin de l'été, le devoir de faire des choix ; sortir du cocon, grandir, se trouver ou pas et, à terme : se caser, au mieux un CDI, faire des gosses, les crédits, les sous ; emprunter ce rail ? Ou partir en vrille sur des chemins de traverse ?

Delphine ne croit déjà plus aux miracles de l'amour, à la fusion avec un homme. Considère Djeff comme son frère de cœur point barre, une totale absence de désir pour lui, des études en archi sur Paris.
Djeff, lui devenu un pro dans les activités ‘‘bricolage'' avec une femme. Aime toujours Delphine, désire encore Danielle, du droit à Lyon sans grande conviction.
Thierry, dépucelé dans un bordel de l'Afrique, bléno. Pas de blé pour la fac, le service à Djibouti et nouveau projet : troufion à vie. Oui, Delphine l'a quitté ; « Il est pas fini ce Thierry et il est vraiment trop loin » selon elle ; vraiment trop pauvre selon ses « remps ».

Delphine, pour la fin.
Coquette, robe à talons, pucelle, mais encore pour peu de temps.
Un garçon issu d'une famille riche dans son viseur qui vient juste de se marier ; faut bien qu'elle se console.
De passage à Havrecourt, Delphine propose à Jean, le maçon, le mari de Danielle, l'amant de sa mère, d'aller faire un billard dans le bar de Sammy à présent fermé.
Il dispose d'un jeu de clés, il y fait des travaux avant l'ouverture d'une supérette.

Grosse couche de poussière sur le flipper, plus personne à l'intérieur ; et là, le grain de l'image y est vraiment très beau, des lumières et des ombres, lumières sur les visages, ombres sur les corps, jamais l'inverse.
Devant le billard débarrassé de sa housse, Jean aiguise sa canne, change d'avis ; la partie se fera plus tard.
Delphine se laisse embrasser, dominer, tout en étant active.
Jean retire les boules, range les deux cannes, sort sa queue. Pas un mot, un corps qu'il dépose sur le tapis en feutrine, l'acte se déroule dans un silence total.
Delphine écarte ses bras et enfonce ses mains dans les trous.
Sa Toute Première Fois.
Fondu enchaîné.
Il la raccompagne chez ses parents, reflets de visages amers sur le pare-brise, la séparation dans une grande froideur.
Fin du film.

Douceur au piano, le générique qui défile.
La lumière dans la salle, l'écran devenu tout blanc, se lever, rentrer, retrouver sa vraie vie.
Le Majestic vidé de ses spectateurs et que l'on ferme à présent, un rideau métallique bouche son accès pour la nuit.

La Grand Rue, illuminée par les lampadaires, déjà déserte, balayée par le vent, le bruit du vent, un vent qui souffle très fort, de gros nuages de poussière, les buissons qui roulent, qui roulent comme dans les westerns.
Coup de klaxon, freins qui grincent, boum ! Jacquotte, la fille simplette à casquette n'est plus, Elle vient de se faire renverser par une bétaillère alors qu'elle passait son ultime coup de balai dans La Grande Rue.
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Pierre-Yves Poindron · il y a
Je retrouve là votre style qui trace son sillon et laisse une empreinte forte chez le lecteur. Bravo.
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JL DRANEM · il y a
On les a connues ces tranches de vie... aimer sans désirer, désirer sans bander ou peut être l'inverse ... le cinéma c'est la vie disait Godard ; c'est fou ce qu'on se faisait du cinéma en ce temps là !
Bravo pour ce texte sans fioriture !

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M. Iraje · il y a
Un story-board à la hauteur, et un découpage "puzzle" façon Claude Lelouch ... !
Toujours la même effécicacité pour retenir les spectateurs que nous sommes.

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Camille Berry · il y a
Une nouvelle découpée comme un scénario de film. Tout y est... L'émotion, la tristesse, la jeunesse, les indécisions, les espoirs, les baisers volés... et une chute toute triste... C'est la vie, c'est du cinéma... C'est réussi!
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Atoutva · il y a
Un film ? Des instantanés bien réalistes.
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Viviane Fournier · il y a
On ne peut qu'aimer .. tout y est et les émotions murmurent sur le bord de vos mots, je suis partie ailleurs... peut-être dans un film ... et il m'a plu !
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Daniel Nallade · il y a
Un bon retour.
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Ninn' A · il y a
quel souffle dans les mots, dans les phrases, le bouts de phrases. des vérités, des séquences de vies mises à plat. j'ai beaucoup aimé.
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Julien1965 Dos · il y a
Merci à vous Jeanne d'avoir pris un peu de temps pour aller au ciné Le Majestic à Havrecourt (Haute-Saône).
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Ninn' A · il y a
Du coup j'ai google-isé et n'ai pas trouvé de Havrecourt ni Havrecout (attention les 2 dans le texte) en Haute-Saône. Une piste à me fournir ? Bonne soirée !
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Julien1965 Dos · il y a
Oups erreur de frappe... je vais corriger. Havrecourt n’existe que dans mon cœur...
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Ninn' A · il y a
:-) du coup j'ai survolé Bzançon
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Julien1965 Dos · il y a
Pour info : Havrecourt, c'est un peu Vesoul et Luxeuil les bains réunis... Un bon survol Jeanne...
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Randolph B. · il y a
Quel bon texte ! Le rythme des phrases, les dialogues, la sensibilité qui se faufile entre les lignes...Bravo et merci Julien.
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Julien1965 Dos · il y a
Merci Randoph ! Oui, le cinéma, la vie, il est parfois difficile de faire la part des choses..
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Françoise Cordier · il y a
Contente de vous retrouver avec ce texte émouvant à la construction originale, que j'avais aimé.
Image de Julien1965 Dos
Julien1965 Dos · il y a
Merci Françoise, la cyber-attaque m'a donné l'occasion de le travailler davantage. Bonne fête du cinéma à vous.