Les péripéties d'une domestique

Toute histoire commence un jour, quelques part. Si seulement elle pouvait connaître l'avenir, elle ne monterait pas dans cette voiture ce matin.
En classe 4eme à l'âge de 16 ans, elle quitta le village pour rejoindre la ville sous les fausse promesses d'une bonne dame Françoise. Elle était nouvelle dans une famille de quatre personne. Françoise, sa patronne, son mari Grégoire, leur fils aîné Serge de 18 ans et le cadet Jonas de 11 ans.
-Alors tu en es où avec la domestique? Demanda Joël, le meilleur ami de Serge depuis toujours.
-De quoi tu veux parler? Fit-il d'un air innocent.
-Tu es amoureux de cette fille et tu hésites. Il avait raison. Depuis quelques temps, Serge regardait Fatimata autrement. Il ne la voyait plus comme une simple domestique mais il essayait d'être plus gentil et plus attentionné avec elle. Mais sa fierté l'empêchait de faire ce qui pouvait être bien pour lui.
-C'est toi qui vois. Moi, si j'étais à ta place, je mettrai ma fierté de côté pour foncer tête baissée. Ajouta son ami.
Toute la journée, Fatimata était prise dans des corvées domestiques et dormais tardivement. Elle pouvait profiter du calme et de la fraîcheur de la nature pour se reposer la nuit. Profitant de cette tranquillité, Grégoire passa sa main sous le drap pour toucher les parties sensibles de sa femme. Sachant qu'il était sur le point de faire bruler en elle un feu de désir, elle l'arrêta.
-Non s'il te plait. Pas cette nuit, je suis esquintée. Rétorqua Françoise.
-Encore ça cette nuit? S'enquit Grégoire stupéfait de sa réaction.
-De quoi tu parles?
Et cette sempiternelle dispute repris. Françoise fatiguée par son travail se trouva dans l'incapacité de lui procurer un plaisir sexuel. Alors il s'énerva et passa sa nuit dans le canapé.
La nuit fut longue et Françoise fut la dernière a se réveillée. Fatimata avait servi du thé avec du pain accompagné d'œufs grillés. Toute la famille se régala à table avant l'arrivée de Françoise. Elle les salua mais Grégoire joua le sourd.
-Les enfants faites vite, je vais vous deposer. Fit Grégoire avant de partir prendre les clés dans dans sa chambre.
-Tu penses que m'ignorer est la meilleure solution ? Lui demanda-t-elle. Chéri, il faut qu'on parle.
-Cela ne servira à rien mais on peut toujours essayer. Il la laissa seule et elle se sentit vide. Sa velléité de rester prêt de sa famille était obstruée par son travail. Il rejoignit la maison après ces courses. La maison était presque vide, et il ne restait que la jeune Fatimata qui arrangeait le salon. Grégoire n'alla pas au boulot et resta à la maison. Fatimata finit ses travaux et pris une douche. Elle recouvrit son corps nu de pagne qui s’était mouillé à cause due l’eau sur son corps. Elle rentra dans sa chambre pour prendre sa serviette. D'un seul coup, elle sentit une chaleur étrangère derrière elle. Elle se retourna d'un geste et se retrouva nez à nez avec son patron M. Grégoire. Mal à l'aise, et confuse elle tint très fort le nœud du pagne pour l'empêcher de tomber.
-Désolée monsieur, je ne vous ai pas entendu arrivée. Balbutia-t-elle le regard baissé. Le regard de ses yeux sur ses seins à travers le pagne lui fit peur.
Il émit un sourire du coin de sa bouche avant de s'approcher d'elle d'un pas lent tout en l'admirant et la contempla. Clouée au sol, elle ne pouvait se déplacer. Il s'approcha d'elle et caressa sa joue avec sa grande main. Il la pousse de force sur le lit. Le pagne tomba et elle se retrouva nue. Elle voulut se relever pour courir mais son poids était déjà au dessus d'elle l'empêcha de faire un mouvement.
-S'il vous plait Monsieur, ne faites pas ça, je suis encore trop jeune pour. Je vous en prie. Le supplia-t-elle mais ces paroles n'avaient pas d'effet sur cet homme grand qui le tenait entre ses jambes.
-Tu es très belle tu sais? Susurra-t-il très excité.
-S'il vous plait monsieur.
-Arrête de grimacer. Tu n'auras pas mal je te promets. D'un geste, il descendit sa culotte tout en bloquant ses deux mains. Il l'embrassa de force avant d'enfoncer son sexe en elle. Elle essaya de crier quand il l'empêcha avec sa main. Un peu de sang prouvant sa virginité tâcha le sexe de Grégoire. Ne pouvant plus lutter, elle fondit en larmes. La douleur, qu'elle ressentait lui fit fermé les yeux. Son cœur battant très fort et sa respiration allant plus vite, elle pleura. Elle avait l'impression de vivre un cauchemar. Elle le supplia mais il refusa de l'écouter, elle pleurait mais il resta indifférent. Il allait et revenait tout en la tenant de force. Elle avait fournis tous les efforts de son corps et s’épuisa sans obtenir gain de cause. Il poursuivit son manège jusqu'à ce qu'il ne déverse sa semence. Il se releva rapidement et mis sa culotte.
-Ne parle pas de ça à personne, c'est compris. Ordonna-t-il avant de disparaître dans le couloir. Fatimata, ayant du mal à se lever resta immobile sur son lit et pleura. Elle souhaiterait que ce soit un cauchemar mais hélas, c'était vrai. Elle fut terrorisée, déboussolée et paralysée.
Le soir, Serge ayant réussi à lire cette tristesse sur visage s'introduisit dans sa chambre à 23h. Prise de peur, Fatimata voulu crier :
-Ne crie pas, c'est moi. Chuchota-t-il en referma la porte derrière lui.
-Tu fais quoi ici à cette heure ? Elle avait toujours peur.
-Quoi tu n'es pas contente de me voir ? Dire oui serait mentir. Cela lui faisait un grand bien.
-Non, je n'ai pas dit cela. Oublions ça il y'a quoi ? Elle avait fini par s'attacher à ce jeune homme attentionné et gentil avec elle.
-Je veux juste savoir ce qui te rend si triste parce que je l'ai remarqué. Tu peux me parler tu sais ? Je suis la pour toi.
Lui dire la vérité ou lui mentir ? Elle avait besoin de se libérer de ce poids sur sa conscience. Comment faire ? Songea-t-elle avant de répondre:
-Rien, juste que mes parents me manquent. Mentir était le mieux à faire pour le moment.
-Ah je comprends. Il essaya de trouver des mots pour la réconforter et la faire sourire. Il était devenu son ami.
Il se cacha pour se rejoindre sa chambre après un long moment de discussions et de rigolades. Un mélange dont Fatimata avait besoin pour passer une bonne nuit. Au petit matin, toute la maison fut alertée par les cris de Mme Françoise qui pestait le nom de Fatimata. Elle la rencontra au salon avec une gifle qui la fit tomber par terre. Elle ne savait pas la cause de cette gifle matinale.
-Où sont mes boucles d'oreilles que j'ai déposées sur la table? Tu étais la seule à y entrer et ce matin, je ne les retrouves plus. Fulminée, elle lui jetait un regard menaçant.
-Madame, je ne sais pas de quoi vous parler. Nia-t-elle.
-En plus tu oses me mentir. Tu es privée de nourriture jusqu'à ce que je les retrouve. Les enfants suivaient la scène pendant que les larmes dégoulinaient de ses beaux yeux.
-Il se passe quoi ici ? Dit Grégoire qui venait de sortir de la douche.
-Mes boucles d'oreilles. Je les avais laissées sur la table et je ne les retrouve plus. Maugréa-t-elle.
-Ah, tes boucles, je les ai rangées dans l'armoire. Déclara Grégoire. Une petite honte s'abattit sur son visage. Elle poussa un juron avant de rejoindre sa chambre. Pour une fois, Fatimata avait apprécié l'intervention de son patron.
Son potentiel agresseur qui revint à l'action après deux semaines de silence. Elle avait cru que c'était fini mais fut surpris ce jeudi. Il alla au travail mais revint très vite quand la maison était complètement vide. Il se dirigea dans la chambre de Fatimata et la vie entre les bras de Morphée. Une belle opportunité. Il la saisie de force avant qu'elle ne se réveille.
Cependant, Serge, content à cause de la suspension des cours de l'après-midi était décida de rentrer pour passer un bon moment avec sa copine. Il appela le premier taxi moto qu'il vit et monta sans discuter le prix. Plus il s'approchait de la maison, plus son cœur battait. Il avait choisi ce jour pour lui déclarer sa flamme pendant qu'elle autre vivait un cauchemar sous la douleur et la méchanceté de cet homme qui était devenu son bourreau. Se procurant un plaisir forcé, il était aux as.
Après plusieurs minutes de courses, Serge était enfin chez lui. Il paya le taxi moto qui disparut au son de sa moto. Serge rentra et vit la voiture de son père dehors. Pour une fois il était mécontent de le voir à la maison parce que tout ce qu'il avait prévu ne pouvait se tenir. Il poussa un soupire de regret et rentra au salon. Il ferma la porte du salon quand il vit son père venant du couloir. C'était la que se trouvait la chambre de Fatimata. Grégoire croisa son fils et son cœur se mit à battre très fort. Il transpira et sa gorge se noua. Plusieurs questions traversèrent son esprit en une seconde.
-Tu fais quoi ici? Dit-il confus.
-Les cours sont suspendus. Lui informa son fils.
Même s'il était sûr de le voir sortir de la chambre de Fatimata, il ne se posa aucune question. De son côté, la jeune Fatimata se mit à genoux au pied du lit et pleura. Si seulement elle pouvait retourner en arrière, elle ne serait jamais venue dans cet enfer.
-Pourquoi la vie décide de me punir de la sorte ? Qu'ai-je fait pour mériter tout ceci? Pourquoi moi? Trop de questions mais pas assez de réponses. Elle se laissa désormais mangé la laine sur le dos parce que sa force était trop inférieure. Indignée plus d'une fois, elle se laissa au sort de la vie.
Un mois plus tard.
Un vendredi matin, Fatimata manqua à l'appelle pour ses travaux managers. Françoise se fulmina et envoya Serge la chercher. Serge frappa la porte mais elle ne répondait pas. Il n'y avait aucun signe de vie à l'intérieur mais comme il avait pris l'habitude, il pénétra dans la chambre tout en se posant un tas de questions.
Il rentra dans la chambre et la réponse à sa question se trouva devant lui. Le corps de Fati inerte au sol sans mouvement. Son cœur battait, signe qu'elle était en vie. Serge prit peur et appela sa mère qui arriva en courant.
-Elle a quoi? Fit-elle.
-Je ne sais pas. Je l'ai vu ainsi en entrant. Elle était tombée dans les pommes. Sa peau était toute pâle et sa respiration n'était pas normale. Madame Françoise s'en pressa d'appeler son docteur qui arriva aussitôt. Il arriva et après quelques prise de tension, il conclut :
-Sa tension est en baisse. Je vais lui faire quelques injections. Mais elle aura besoin de repos.
Il fit quelques combinaisons qu'il offrit au corps de Fatimata. Elle expira et revint à elle.
-Je vous appellerez dans la soirée pour les résultats de l'analyse. Elle observa cet homme qui venait de lui sauver la vie sortir de la chambre accompagné par ses partons.
À 17h, le téléphone de madame Françoise sonna et c'était le docteur.
-Allô madame Françoise. Lança-t-il depuis l'autre côté du téléphone.
-Oui allo docteur! Fit-elle.
-En fait, j'ai déjà les résultats de l'analyse. Et il parait que votre soit enceinte d'un mois. Elle attend un bébé. Déclara-t-il d’une voix posée.
-Quoi? Comment? Elle fut surprise. Elle serra les dents et raccrocha après avoir remercié le docteur.
Sans attendre, elle cria le nom de Fatimata qui était allongée sur son lit. Dans son état, elle couru pour rejoindre le salon pendant que toute la famille sortit également. Grégoire venait à peine de rentrer du boulot et Françoise également. Elle était toujours dans son costume noir suivi d'une jupe noire. Sans transition, elle lui donna une paire de gifle. Serge écarquilla les yeux et se sentit touché.
-Tu vas me dire tout de suite le bâtard qui t'a fait ça? Maugréa-t-elle en indexant son ventre.
-Qui lui a fait quoi ? Explique. Grégoire s'empressa de se mêler de l'histoire qui devenait intéressante.
-Cette garce tombe enceinte dans ma maison?
La cravate qu'il avait mit lui serra la gorge et son souffle se coupa d'un seul coup. Il desserra la cravate avant de jouer l'étonné.
-Quoi?
Serge resta bouche bée en l'observant. Cependant, son cœur refusa de croire ce qu'il entendait. Il était confus.
-Tu vas me dire le nom du père du bébé, sinon je te jette dehors cette nuit même. Abrutie. Pesta Françoise.
Fatimata, fondit en larme le bec cloué. Sombrée dans la déception, elle se laissa au désespoir. L'heure était venue de dire la vérité. Elle était dans l'impasse.
-Chérie, allons nous reposer, on en reparle demain. Il était sur le point de se faire démasquer.
-Non, je veux savoir la réponse tout de suite. Répliqua-t-elle très sûre d'elle.
-C'est Monsieur Grégoire, le père de l'enfant. Contre toute attente, elle laissa échapper de sa bouche la vérité sans se soucier des conséquences. Le cœur de Grégoire fit un bond et son visage devint tout sombre. Serge se redressa pour fixer son père avec un grand étonnement.
-Quoi? S'étonna Françoise? Et en plus, tu veux briser mon foyer.
La réaction de sa femme le soulagea beaucoup.
-Je te l'avais dit. Une discussion dans une telle tension ne pouvait aboutir. Demain on en reparlera. Il réussit enfin à la convaincre.
-Qu'est-ce qu'elle voulait dire en appelant ton nom ? Demanda Françoise quand ils montèrent.
-Ne me dit pas que tu la crois. Le jeu risquait de ne plus tourner en sa faveur.
-Non comment tu as pu penser ça ? Il fut soulager et l'emmena dans la chambre.
Fatimata se laissa tomber sur son lit monoplace. Toute sa vie était détruite. Pour une fois, l'idée de se donner la mort lui effleura l'esprit. Les yeux ouverts jusqu'à minuit, elle se redressa quand Grégoire entra.
Elle le considérait toujours comme son patron et avait peur de lui faire tête.
-Vous avez détruit ma vie, qu'est-ce que vous m'en voulez encore? Fit Fatimata
-Je viens t'apporter la solution. Il s'approcha d'elle et elle essaya de reculer.
-Ce bébé ne viendra pas au monde. Sur cette idée d'avortement, elle ne dit rien.
-Mais puisqu'on est encore seule ici, on pourrait s'amuser. Refoulant l'idée qu'il le viole à nouveau, elle cacha un couteau. Confuse et se laissant guider par son émotion, elle le lui enfonça dans l'abdomen deux fois quand il essaya de se jeter sur elle. Il émit un petit cri étouffé avant de tomber par terre. Il tourna sur le sol et Fatimata le vit se vider de son sang.
Elle se leva du lit, les mains couvertes de sang et tremblant. Son cœur battait très fort. Elle enfila une robe et partie de la maison en courant.
Le matin Françoise fut retirer de son sommeil par les cris aigus de Jonas qui avait vu du sang coulé de la chambre de Fatimata. Elle descendit descendit en courant.
Elle poussa la porte. Son souffle se coupa, un frisson parcouru son corps et elle reçut une décharge, retrouva le corps inerte de son mari sur le sol, vidé de son sang. Ils l’appelèrent mais il ne se réveilla pas de son sommeil profond. Elle tomba a terre et fondit en larmes.
Remplie d'un désir de vengeance, elle proféra des paroles méchantes contre Fatimata, qui, après quelques heures fut retrouvée pendue à une corde dans un arbre à quelques mètres de leur maison. Elle partie avec toute cette douleur et sa conscience dérangée. Plus jamais, sa vie ne serait tranquille alors elle s'en alla.
Toute la maison resta en deuil et un grand vide s'installa aussi bien chez Françoise que chez les garçons.