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Les pensées autour.....la continuation

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Olessya

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Mes mains ont attendu ce contact avec le stylo toute la semaine. Si je n’écris pas, je deviens nerveuse. Ce contact avec le stylo et le papier – c’est en effet bien plus que ça – c’est le contact avec moi-même car juste en écrivant je me sens apaisée, bien, je suis avec moi-même. C’est un grand soulagement.

On sent la joie dans l’air depuis le matin : c’est jeudi ! Et pour la plupart de gens est le dernier jour de travail dans la semaine. Vendredi et samedi c’est le week-end en Israël. Alors, quand je sors de la maison et je descends la rue pour arriver à l’arrêt de bus – je sens la joie – la mienne mêlée aux milliers d’autres personnes qui habitent ma ville et toutes les autres villes du pays.

Il y a tellement de gens qui passent plus de 40 heures par semaine dans les bureaux à accomplir les tâches tout à fait différentes : cela peut être un programmeuг ou un ingénieur ou bien un médecin ou encore quelqu’un d’autre. Et ils n’aiment pas leur travail. Pour les raisons diverses mais ils n’aiment pas.

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Ça pique dans mon cœur et j’ai envie que ça s’arrête. J’ai envie de ne plus jamais avoir mal. Et je peux le faire d’ailleurs, j’en suis certaine. J’ai envie écouter ma voix toujours, ma voix intérieure, parce qu’elle a toujours raison.
Arriver jusqu’au bout, de nettoyer tout à l’intérieur, pour qu’il ne reste rien du passé.

Je ne sais pas quoi faire, c’est pour cette raison que je vais à gauche et à droite, je cherche ici et je cherche là. Mes pensées se réalisent rapidement, alors je dois faire attention à mes pensées, et plus j’y pense plus je n’arrive pas. Pourquoi ? Il faut libérer tout ça.

Où il est mon énergie ? Qui le prend ? Quand je vais dire « au revoir » à toute ma douleur ? Je ne sais pas.

Il faut que je revienne faire la charte le soir pour mieux suivre les évènements de ma vie.

Aimer et d’être aimée, c’est ça que j’ai envie le plus au monde.

Ça vient et ça repart – les sentiments, ce n’est pas statique. Ça bouge et ce n’est pas moi. Je suis bien là. Je fais des choses que j’aime. Je profite de la vie. Je vis comme une millionnaire et je la suis en fait ; au moins je me sens comme si je l’étais. Une femme doit s’occuper d’elle : faire des exercices, du sport, le spa, les méditations, - pour faire plaisir à son homme.

Bien sûr que la plupart des femmes modernes qui travaillent tant d’heures, fatiguées, stressées – comment peuvent-elles donner du plaisir à leurs maris ?

Attraper ces quelques instants à écrire – que-ce qui peut être du mieux ?

C’est étouffant aujourd’hui – il n’y a pas de vent, il fait chaud et sent la pluie malgré le mois août où les pluies ne se produisent jamais même si on peut voir des gros nuages menaçants dans le ciel.

J’ai envie de respirer !!! C’est mon dernier jour aujourd’hui, au moins je l’espère, car ça suffit. J’ai envie d’être là où ça me plait.

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J’aime bien me réveiller samedi matin à l’heure dont j’ai envie. Boire une boisson chaude, et aujourd’hui même manger du chocolat. Faire des choses que j’aime, écrire, lire, m’occuper du français, rêver, voir ma Josy.

Que-ce que c’est l’Amour ? Pourquoi on a tant envie d’elle ? Pourquoi on ne peut pas s’en passer ? Et pourquoi cela ne s’arrange pas toujours ?

Parfois cela vient dans les heures différentes. Par exemple, aujourd’hui j’ai envie me marier, mais il y a six ans je n’avais pas envie. Et aujourd’hui je ne rencontre personne qui est normal. Normal pour moi.

Et voilà, c’est terminé pour le bon. Le dimanche je commence à chercher un autre job, celui où je me sens bien. En fait, le travail c’est comme le mec – un bon travail il faut chercher comme un homme.

Un petit chat noir est apparu soudain devant moi. Il m’a vu d’asseoir près de banc sous l’arbre ; de l’autre côté se trouvait le grillage entre les barres duquel un petit chaton pouvait passer facilement.

Je me suis assise avec mon grand sac, j’ai sorti mon petit déj. – des tartines grillées, épicé d’une bonne partie de tehina et de silane – et j’ai commencé à manger. C’est là qu’il est apparu – tout noir, maigre, mais pas maladive, avec des yeux brillants qui contemplaient avec avidité la nourriture laquelle se dirigea dans ma bouche. « Tu ne manges pas ça » - je lui ai dit. Mais il a continué me regarder comme s’il n’avait rien compris. « D’accord » - j’ai arraché un morceau minuscule du pain et l’ai mis parterre. Il avait peur de s’approcher, alors il l’a fait successivement : quelques pas et encore quelques pas, il tendait la tête pour respirer profondément et de comprendre que-ce que c’était là – un bout grisâtre de quelque chose d’inconnu et si on peut le manger. Non, il n’avait pas envie de mon tehina et du silane, mais il ne bougeait pas, il restait sur place, tranquille, m’a continué de regarder en dévorant mon sandwich. A chaque bruit il trahissait comme un feuille d’automne tombée et s’enfuyait dans le jardin ; je voyais ces yeux boutons illuminés. Ensuite il sortait de nouveau et ça continuait jusqu’à mon départ. Il ne s’est pas laissé à caresser, mais il m’a dit « au revoir » avec son expression de sa frimousse.

Peut-être, je vais le voir un autre jour aussi. J’aurais donc plus de plaisir prendre mon déj dans la compagnie d’un chat noir.

Les jardiniers sont passés au nouveau dans notre demeure et ont éliminé les restes des arbres et des fleurs. Il n’y a plus rien qui nous protège de chaleur israélienne !

7.6.2015
Ces gens-là qui parlent sans arrêt, c’est énervant en fin compte. Je suis venue ici pour être seule en fait, mais ça ne marche pas. Dès que je suis arrivée, de ma droite a atterri une femme avec son portable et commençait à expliquer à son interlocuteur que-ce qu’il faut prendre en vacances avec soi. Comme s’il ne savait pas. Elle ne s’est pas arrêté une seconde. J’espère qu’elle s’en ira bientôt.
De l’autre côté s’est atterrie une autre, dans une robe noire, courte, elle est en silence au moins, Dieu merci.

Ecrire une nouvelle sans thème imposé. Des idées ? C’est une bonne idée en fait de venir ici à la plage, écrire dans bon air et pas à la maison.

« Le véritable courage consiste à être courageux précisément quand on ne l’est pas ». 60 pages. Il faut y réfléchir.

Je nettoie mes douleurs et mes peines : tout ça partira bientôt et je vais ouvrir une nouvelle page blanche. En fait, je l’ai déjà ouvert et j’y note, alors il faut bien faire attention à mes pensées. Oui, surtout à mes pensées, mais aussi à la nourriture, au sport, aux gens. L’effet de pensées est extraordinaire, il se ressent presqu’immédiatement. Il faut mieux de bien penser.

Dans mon nouvel livre j’écrirai un bon travail qui me satisfait totalement sur tous les niveaux (créative, financière, environnement), un homme qui m’aime et lequel j’aime et c’est du vrai. De bons amis qui sont optimistes, heureux, réussis, riches. C’est comme ça que j’ai envie. Amen.

Je bois du thé vert avec de la confiture et ça me fait penser de Karlson qui habite au toit, ce petit bonhomme avec hélice qui venait voir Malish et éliminait les stocks de la confiture que sa mère préparait.

Il faut que je parte d’ici, je suppose. Parce qu’il faut changer. Changer. J’y peux rien y faire, juste partir, car j’ai besoin de l’argent, j’ai envie de continuer mon écriture, j’ai besoin de surmonter cette boule dans ma gorge. J’ai envie de vivre dans le bonheur, dans le succès, dans l’optimisme. J’ai envie de vivre !!!Vivre !!! Laisser tout le passé derrière moi. Pêle-mêle dans ma vie. J’ai envie de me marier et d’avoir les enfants, j’ai envie de réussir mon écriture.

Je ne sais pas que-ce que j’allais chercher à bituah leumi (la sécurité sociale) ce matin, non mais vraiment – il y a rien là-bas, sauf pauvres gens qui se plaignent – ce n’est pas comme ça qu’ils arrivèrent à leur bonheur.

Il y a des choses aussi que l’on ne peut pas décrire. Les sentiments, les émotions, qui sont tellement profonds qu’il n’y a pas de mots...C’est la soirée, passée au bord de la mer, avec un bon livre, avec ses projets ; le soleil couchant, les vagues brisantes, les gens qui papotent autour, les mères avec leurs bébés dans les poussettes, le vent embrasse ma peau et joue avec mes cheveux dans tous les sens. Et ensuite la soirée zumba à la plage ; l’énergie nouvelle qui rentre dans le corps. Se débarrasser, se libérer, c’est ce que j’ai envie.

« Le véritable courage consiste à être courageux précisément quand on ne l’est pas ».

Il y a tellement de gens qui sont malades. Malades mentalement, je veux dire, et moi je suis parmi eux puisque je souffre. Tout genre de souffrance est une maladie. J’ai envie de me libérer complètement, je n’ai plus envie de cette peine et cette douleur, j‘ai envie que ça se dissipe. J’ai envie d’oublier que j‘ai souffert une fois. Je peux comprendre que-ce que je vis maintenant – c’est la période après le... Oui, il faut accepter. Alors je l’ai refusé, je les ai enfouis, ces sentiments d’une angoisse profonde, mais là, ça ressort, et les pensées positives je ne suis plus sûre qu’ils peuvent aider dans ce cas. Une chose terrible, déguelasse qui était cachée tant d’années dans le dépôt de l’inconscience ressort aujourd’hui. Quand tout repartira – je vais être enfin libre. Ce dont j’ai besoin maintenant – c’est accepter, pardonner, libérer, m’aimer sans aucune condition. M’aimer juste tout court. M’aimer sans attendre. J’ai envie de vomir et ça ne sort pas, mais ça viendra et ça sortira complètement et je vais être libre tout à fait. Et pour l’instant la seule chose que je peux faire c’est d’être là pour moi. D’être là tout le temps, de me soulager, de me soutenir, de me dire des gentils mots. Ça me rappelle Zochenko – il a décrit aussi les peines intérieures afin de trouver la cause, et il s’est libéré à la fin. J’ai envie aussi ! Mon Dieu, aide-moi, s’il te plait !

Une nouvelle histoire à raconter, alors que-ce que je veux de raconter ? Une histoire sur mon père ? Sur ces deux fillettes insouciantes à côté ? Sur la mer qui l’amène ses vagues, sa douceur, son apaisement. Ce soleil qui chauffe une minute et l’autre repart se cacher sous les nuages ? Sur les nuages-mêmes qui se promènent dans le ciel avec les formes différentes, toutes blanches, transparentes, apesanteurs. Je vais parler de ce vent qui me caresse les cheveux, le visage, les mains, les pieds. Sur ce chemin ? Mon chemin. Parfois j’ai tellement mal à l’intérieur que je voudrais que tout se termine. Pourtant, je sais que ça partira, ça finira et j’aurai que du bonheur. Il faut croire et continuer, il faut patienter encore et rester toujours optimiste.
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Ils disent, ces éclairés que le vrai amour n’a besoin de personne, de rien du tout en fait, mais moi, je n’y crois pas. J’ai envie d’une présence : d’un homme, des amis, des proches. Non, pas tout le temps, mais assez souvent pour ne pas sentir seule et abandonnée. Parce que quand je me sens comme ça, je commence à bouffer du chocolat afin de combler le manque. Le manque de l’amour. Et ça ne suffit peut-être pas de dire : ‘Olessya, je t’aime, je t’aime ». J’ai envie d’une autre personne à mes côtés. C’est mieux comme ça pour un être humain. Et même si je suis spirituelle, je n’ai pas vraiment le désir de vivre un orgasme cosmique. Un orgasme à deux ça me satisfait totalement.
Et là, ce sentiment d’Amour et de tendresse, je sais que c’est après la conversation avec mes grands-parents. Parce que je les aime.

J’aime voir le feu, il y a quelque chose de magique en lui. Ça calme.
Rien n’a de l’importance que de l’Amour. Les connaissances, les découvertes, les études, les bonnes postes, l’argent. Mais l’Amour est par-dessus de tout. Les gens avec leurs maîtrises et leurs doctorats et quoi non. C’est drôle parfois de voir leurs discussions, ils se montrent – qui est plus intelligente. Mais que-ce qu’on s’en fout ! L’orgueil est une maladie de 20ème siècle, elle tue les gens qui ne réalisent pas une simple chose – les études acquises resteront là, sur cette Terre, on ne les prendra avec nous, mais l’Amour si. L’Amour à soi-même et à l’autrui. L’Amour c’est ça qui compte, et la vérité est que tout ce que l’on fait c’est pour l’avoir.

Et quand j’entends mon grand-père à raconter que demain il ira à la datcha, pour voir comment poussent les petits pois, ça me rend heureuse. Je ressens cet Amour à l’intérieur.

Je n’arrête pas à m’étonner jusqu’à quel point Dieu accomplisse mes désirs. Yoga – voilà, une bouteille d’eau – s’il vous plait, un travail – oppe-là, un homme...oui, les hommes viennent aussi, mais ce n’est pas ce qu’il me faut. J’ai envie un homme spirituel, riche, optimiste.

...Et cette fillette de 5-6 ans qui est à mes côtés, dansant zumba avec un air sérieux. Je l’ai regardé quelques instants et ça m’a touché le cœur, j’avais envie de pleurer de tendresse qu’elle m’a évoqué, cette petite. J’ai envie d’avoir un enfant. Oui, j’ai envie, ça vient du fond. Je suis prête à ça.

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Alain Adam · il y a
Merci pour ce voyage intérieur Alessya qui m'a bouleversé! Ma Chlom er? Hé oui je suis un ancien du Kibboutz (dans ma période idéaliste) il y a quelques années déjà! Si le coeur vous en dit ma poésie L'ERDRE est finaliste du prix Automne 2016... ;- ))
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Dolotarasse · il y a
Une nouvelle sous forme de journal intime. De la réflexion dans ce texte. Des idées jetées en vrac mais qui ont du sens.
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Olessya · il y a
Merci pour votre attention!
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