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Les Marcheurs

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Avant d'aller à son travail, Richard Gordon aimait courir quelques kilomètres. De préférence dans des endroits pas trop fréquentés. Il n’aimait pas être distrait par quoique et qui que ce soit. De toutes façons rien ne pouvait le déconcentrer quand il courait, sauf la sphère d’une cinquantaine de centimètres qui clignotait au dessus de lui, ce matin là ! Troublé, il brandit lentement sa main tremblotante pour toucher l’objet. Un drone ?   

Quand Betty Gordon entra dans l’hôtel de Police, elle ne s’attendait pas à voir autant de personnes. Elle pensa que décidément ce monde vivait dans l’insécurité, mais aussi que son affaire était plus importante, et qu’elle n’avait pas le temps d’attendre.
― Mon mari a disparu ! tonna-t-elle dans le hall. Il est parti courir hier matin, et je ne l'ai pas revu !
― Mon Albert aussi ! dit l’une.
― Ma femme également ! surenchérit un homme agité, et ainsi des dizaines de témoignages venaient s’ajouter à celui de Betty Gordon. Dans les mêmes circonstances, des coureurs et des marcheurs disparaissaient !

Les Commandeurs.

Une planète artificielle, d'un système solaire et d'une galaxie inconnus des Terriens. Le lieu d'exil des Commandeurs, au diamètre de 12000 km, tournant autour de son axe en 24 heures.
Période : l'Exil +10 000 ans.

Les expériences menées par les savants Commandeurs avançaient à grands pas. Les premiers spécimens tenaient leurs promesses. Il faut dire que les expérimentateurs avaient mis toutes les chances de leur côté. De bons sujets, du bon matériel, et des méthodes de management bien musclées. Les résultats étaient là. Toujours plus de prototypes, un matériel plus grand, les mêmes façons de commander et de diriger, et le grand jour ne sera plus très loin. Le Premier Commandeur sera content.

Le Conseil.

La salle était baignée d'une couleur rouge, preuve que la nervosité gagnait les Commandeurs. Le Premier d'entre eux les avait convoqués pour un conseil extraordinaire. Une information de la première importance justifiait cette convocation.
― Vous ne le regretterez pas ! s'était-il exprimé en clignotant d'une lumière orange, signe d'une certaine satisfaction.
Le Premier Commandeur arriva, irradiant une couleur mauve, parure de la fonction suprême. Lorsque celui-ci s'installa devant le podium, le spectre lumineux de l'assemblée se modifia en absorbant la fréquence souveraine. Le calme et la sérénité s'installèrent. Et alors les pulsations du langage lumineux commencèrent.

― Comme vous le savez, mes frères, il y a 10 000 ans nous avons quitté la planète de nos origines qui était devenue hostile. Nous ne pouvions plus rester. Pour survivre, nos ingénieurs ont construit cette base artificielle, zone de repli pour notre peuple. Depuis nous rêvons de revenir sur notre terre. En 10 000 ans nous avons visité et surveillé des milliers de planètes abritant des milliers de races différentes. Celles-ci ne correspondaient pas à nos attentes. Mais... maintenant notre quête est récompensée. Après toutes ces années, je peux vous affirmer que nous avons trouvé un produit fiable que nous pouvons maîtriser...

Le Premier Commandeur ralentit ses pulsations ce qui provoqua dans l'auditoire un kaléidoscope d'impatience et d'incompréhension de toutes les couleurs. Il aimait cultiver le suspense. Il appuya sur un bouton et subitement une série de planètes défila à toute vitesse sur le dôme hémisphérique qui dominait la salle du conseil. Le rythme ralentit pour s’arrêter sur une boule bleue avec des continents et des mers. Quelques faibles nuances dans le rayonnement électromagnétique lumineux parcoururent la salle. Les Commandeurs connaissaient bien l’univers . Ils avaient l’habitude de ce genre de planètes qui promettaient beaucoup, mais donnaient si peu. Néanmoins, l’image insista sur cette sphère qui remplissait de plus en plus le dôme. Les mers et les continents grossissaient et des foyers d’habitations apparurent, des villes, des cités grouillantes de vie et de mouvement. Des mouvements rapides et fluides. Ils n’avaient jamais vu cela en 10 000 ans. On avait des bipèdes avec de longues jambes qui leur permettaient de se déplacer facilement dans tous les sens. Jusqu'ici ce n'était qu'un rêve mais maintenant c'était vrai. L'assemblée n'en croyait pas ses couleurs. Quelle puissance à l’œuvre ! Quelle énergie ! C’en était presque effrayant !
― Notre quête est terminée, reprit le Premier Commandeur. Après des mois d'étude, je peux vous affirmer que le produit de cette planète une fois canalisé est fiable. Nous avons déjà commencé la cueillette. Nous allons bientôt retrouver notre terre après 10 000 d'exil !
L'assistance réagit dans une hystérie de clignotements multicolores, à l’idée du Grand Retour !

Où étaient Richard, Albert, John, Karl, Dimitri, Cheng, Li Ming, Akira, Yasmin, Sumai, Gabriella, Luciano, Esteban, Jacques, leurs enfants, leurs parents, leurs amis ?...pop pop disparus comme aspirés de la surface de la Terre ! Qu'étaient-ils devenus ?

Ils marchent... souvenirs... d'un autre monde... fatigués... ils marchent....

Ils marchent... un pied devant l'autre , un pied devant l'autre , un pied devant l'autre ...

Ils marchent... dans un endroit sans ciel... que de la roche, en haut, en bas, sur les côtés...

Ils marchent toujours... dans la même direction ... affamés et assoiffés... le dos de plus en plus voûté...

Ils marchent... les pieds en sang... la peur au ventre... complètement hagards... ils marchent en enfer...

Ils titubent... ils tombent... des ordres brutaux lumineux... des éclairs violents... ils se relèvent... ils marchent à nouveau...


Le premier Commandeur continuait sa démonstration au milieu des images.
― Comme vous le voyez, ces bipèdes sont de bons marcheurs. Regardez leurs grandes enjambées ! Mais ils ont un défaut, ils se fatiguent vite. Nous allons donc étendre notre champ d'action à l'ensemble de la population. Surtout que leur qualité première, c'est leur nombre !
Le Conseil rit jaune, de “ bon cœur ”dans son langage, à cette remarque...

― Où est mon fils ? s'écriait la mère... Où est ma mère ? s'écriait le fils... Où est mon frère, mon ami, mon ennemi, ma femme, ma maîtresse, mon mari, mon amant, mon père, mon pote, mon voisin d'à côté, du dessus, du dessous, mon prof, mon élève, mon médecin, mon malade, mon sdf, mon patron, mon employé, mon policier, mon pompier, mon président, mon roi, ma reine, mon dictateur ?  Où suis-je ?

Ils veulent s'arrêter... mais ceux qui hurlent des couleurs ne leur permettront pas, des couleurs brutales... gutturales...  qui terrorisent... obligent à marcher, toujours marcher... toujours dans la même direction... ils n'ont pas le choix... ils doivent obéir... autrement ils souffriront encore plus... ils ont peur... ces couleurs qui font mal...

Avec une délectation chromatique, les Commandeurs voyaient en direct la boule bleue se vider de sa population et leur Terre se remplir, le principe démographique des vases communicants.

De nouveaux marcheurs... le dos encore droit... les chairs des pieds pas encore meurtries... A perte de vue des marcheurs...  devant... à côté ... à côté d'à coté... à côté d'à côté d'à côté... mettant un pied devant l'autre... toujours dans la même direction... des colonnes de marcheurs...  toujours les couleurs, les pulsations brutales, la faim, la soif...

― Nous avons un stock de jambes et de pieds en grande quantité, reprit la couleur mauve, et la cueillette ne présente aucune difficulté technique. Continuons les prélèvements, continuons à les faire marcher dans la même direction. Ne sentez-vous pas les premières vibrations, mes frères ? Elle recommence à bouger,  nous sommes près du but !
― Oui, s'écrièrent-ils dans une orgie de couleurs. Nous allons bientôt revenir !
Ils commencèrent à se lever, à se bousculer, à tomber... La première fois dans leur histoire depuis l'exil qu'ils perdaient leur sang froid ! Leurs couleurs n'arrivaient plus à se stabiliser .
― Calmez vous, ne gâchez pas ce merveilleux moment ! Le Premier Commandeur fut obligé d'irradier de la couleur violette, qui n’était plus utilisée depuis 10 000 ans, pour calmer l'assemblée. Le calme revint enfin...

Des marcheurs tombent... décharnés... vite remplacés... d'autres veulent tomber aussi... veulent que tout s'arrête... des images anciennes de camps, des regards perdus, de la souffrance à l'état pur, des pleurs, ils sont à nouveau tout cela...

Je ne marche plus... les souvenirs reviennent... la Terre... mes frères humains, ma famille... que sommes-nous devenus... ? Des marcheurs... je sais maintenant, une planète creuse et immobile... nous sommes à l'intérieur, et nous marchons comme... des hamsters... pour la faire tourner... je tombe... enfin... me reposer... plus de lumières brutales... plus de souffrance... Je n'ai plus faim, je n'ai plus peur...

La Terre se vide des humains, mais elle s'en moque ... la flore va pouvoir se développer à son aise, et les animaux redevenir sauvages... Il ne restera plus personne pour se souvenir... de qui déjà ?

L’assemblée prit la parole. Elle adopta la couleur grise, signe d’humilité et de respect.
― Mon Premier Commandeur, nous voyons la planète bleue se vider, et les marcheurs à l’intérieur de notre patrie trébucher et ne plus se relever. Nous avons peur de l’avenir, car faute de marcheurs nous  allons être obligés de repartir à nouveau.
― Notre planète tournera éternellement autour de son axe, clignota-t-il.
Le Conseil, à ces mots, ne sut plus à quelle couleur se vouer. Le gris était parsemé de rouge et de vert, signe d’une grande interrogation.
C’est alors que les images du dôme basculèrent pour laisser place à un étrange spectacle. Sur une vaste plaine, des sphères transparentes de différentes tailles tournaient autour de leur axe. A l’intérieur d’entre elles, des humains marchaient inlassablement.
― Ce que vous voyez là est le résultat final d’un vaste programme d’élevage de bipèdes créés in vitro par génie génétique. Nous avons actuellement une centaine de fermes de plusieurs milliers d’unités.
Avant même que les conseillers réagissent, la caméra quitta la plaine pour rentrer dans un vaste hangar. A l’intérieur, une perspective ahurissante d’aquariums remplis de solution aqueuse. La caméra s’approcha d’un de ces réservoirs...rien... ? Non ! Petit à petit, des formes se dessinaient, une jambe s’approchait, qui s’éloignait pour laisser place à un bras, qui s’éloignait  pour laisser place à un torse, qui s’éloignait pour laisser place à une tête, qui s’éloignait pour laisser place à un...corps humain entier ballotté par la solution aqueuse.
― Les réservoirs que vous voyez sont remplis de solutions d’adn à prise rapide. 1 unité par heure est produite. Ensuite une fois formée, nous passons directement à l’éducation et c’est là que les sphères vues précédemment rentrent en jeu.
Alors un événement d’une grande rareté survint. Un des conseillers se découpla du collectif de l’assemblée, et utilisa une modeste couleur gris pâle quelque peu tremblotante pour s’adresser au Premier Commandeur.
― J'ai remarqué chez les marcheurs des signes...je n’ose pas le dire...d’intelligence bredouilla t-il. Rassurez-nous Grand Commandeur, ils ne sont pas intelligents, nous sommes bien les seuls à l’être dans tout l’univers !
Une fluctuation de mauve accompagna une hésitation dans la réponse.
― ...il ne s’agit que de réflexe, fut la réponse. Aucune attitude chez eux ne prouve un quelconque processus de pensée.
― Et leurs bouches ?
― Leurs bouches ?
― On les voit ouvrir leurs bouches, comme pour communiquer ! Les spécimens de la ferme le font-ils aussi ?
― Arrêtons là je vous prie ! riposta le Commandeur d’un éclair lumineux. Les bipèdes de la planète bleue ouvraient bien la bouche en effet, ceux en élevage le font aussi, mais il est évident qu’on ne peut pas efficacement communiquer de la sorte. Voyez là plutôt la preuve de leur inintelligence.
Le Conseiller devant cette réaction se reconnecta à nouveau au groupe. Tout était rentré dans l’ordre. Le Premier Commandeur choisit ce moment pour conclure.
― Vivez heureux, profitez maintenant de la béatitude orange mes frères ! Et il s’éloigna inquiet.

Période : fin de l'Exil + 1 an.
Tous les Commandeurs sauf un vivaient heureux, baignés dans une béatitude orangée, sur une planète tellurique au diamètre de 12 000 km qui tournait autour de son axe en 24 heures. Le un restant était le Premier d’entre eux qui pensait que la planète recommençait à ne plus tourner aussi rond.

La visite

Le Premier Commandeur descendait de son vaisseau amiral. Il était venu seul. Le spectacle désolant qui s’offrit à ses yeux confirma ses craintes. Des sphères transparentes erraient sur la plaine au gré du hasard et de la gravité, d’autres, encore fixées à leur portique, oscillaient au gré du vent. Des globes abandonnés dont la carcasse gémissait... Ils étaient vides.
C’est alors qu’il les vit ! Des bouches qui s’ouvraient et se refermaient ! Et des jambes par centaines qui avançaient un pied devant l’autre, dans toutes les directions ! Affolé, il se dirigea vers le hangar. La porte était ouverte . Il rentra...les réservoirs... des formes se dessinaient, une petite patte avant qui apparaissait, et s’éloignait pour laisser place à une petite patte arrière qui s’éloignait, pour laisser place à une minuscule tête au museau allongé qui s’éloignait, pour laisser place à une queue qui s’éloignait, pour laisser place à un corps de rat ! Le Premier Commandeur comprit. 
― Celui-ci, terrorisé, chercha un endroit où se cacher, où se terrer. Comme ses lointains ancêtres. Quand ceux-ci se cachaient dans les caves, les égouts, des endroits inaccessibles. La peur et la nécessité déclenchèrent un processus de régression chez le Commandeur, une chute dans le temps de plusieurs millions d’années. Il ne fallut pas longtemps pour qu’il redevienne un petit rat. Il ne communiquait plus au moyen du spectre lumineux. Il couinait tout simplement, et ses seuls objectifs étaient de se cacher, de retrouver ses congénères, et de manger...
Le groupe des bipèdes investit le hangar. Celui-ci résonna d’ondes sonores.
― Et maintenant Richard, que faisons-nous ? s’adressa un des humains à celui qui semblait être leur guide. Tu viens de la Terre, tu nous as éduqués, nous les sans-culture, nous les sans-mémoire.
― Le vaisseau, mes frères, prenons le vaisseau. Apprenons à l’utiliser. Et nous irons rendre une petite visite à nos bourreaux. Avez-vous vu leur réaction ?
Un sourire fut la réponse du groupe à cette réflexion. Mais avant tout il fallait croître en nombre, grâce aux matrices aquariums une fois vidées. C’est ainsi que des milliers de nouveaux Richard, d’Albert, de John, de Karl, de Dimitri, de Cheng, de Li Ming, d’Akira, de Yasmin, de Sumai, de Gabriella, de Luciano, d’Esteban, de Jacques furent produits en quelques jours.




Désévolution

Des dizaines de milliers de Commandeurs levèrent leur museaux et aperçurent le vaisseau amiral. Des couleurs arc-en ciel exprimèrent leur contentement. Le Premier Commandeur revenait ! Mais leur joie fut de courte durée.
Des dizaines de milliers de bipèdes humains atterrissaient sur différents lieux de la planète. Ils ouvraient leurs bouches pour exprimer leur liesse, tout en marchant et courant dans toutes les directions, librement et sans servitude. Ils étaient ivres de liberté. Des milliers de jambes se croisant et s’entrecroisant qui terrorisèrent les Commandeurs. Ceux-ci détalèrent dans tous les sens. Ils perdirent leur spectre lumineux, et pour pouvoir exprimer leur terreur ils couinèrent à nouveau , pour pouvoir se cacher ils redevinrent petits, et pour ne pas devenir fous ils durent oublier des millions d’années d’évolution, et redevenir des rats.


La Terre prospérait avec ses milliards de nouveaux humains et leur nouvelle civilisation. Celle- ci était fondée sur le respect et la tolérance. La violence était bannie et tout problème était réglé d'une manière pacifique...enfin presque tous les problèmes...
― Eh le nouveau, je te montre le matériel ! Garde bien tes protèges oreilles, n'enlève pas ton masque et reste devant ton bouclier.
Albert prit une grenade à poison et la balança sur des rats qui vivaient dans le corridor principal des Grands Egouts de la ville. Un nuage orangé teinta l'atmosphère.
― La grenade, en plus de l'onde de choc, libère un poison plus puissant que la mort aux rats, expliqua Albert. Les bestioles meurent quasi instantanément. Nous sommes des dizaines de milliers, avec autant de grenades, à faire le ménage dans les égouts de toutes les grandes villes de la planète. N'oublie pas petit, ce rongeur est le pire ennemi de l'Homme ! Cette guerre, nous devons la gagner !
Albert raconta alors pour la centième fois l'attaque à laquelle il avait participé, celle menée contre une planète qui avait la particularité de ne plus tourner autour de son axe.


L'intérieur de la planète immobile résonnait de millions de couinements incessants qui indiquaient une profonde inquiétude. Les rats détalaient dans toutes les directions. Un danger mortel approchait. ..ils avaient chaud, de plus en plus chaud...ils étouffaient...la pression augmentait...les écrasaient...ils brûlaient... les roches rougissaient et fondaient...
L'équipage du vaisseau "Richard Gordon" vit la planète entière s'embraser et se fragmenter en des millions de débris qui fusèrent dans l'espace. Les missiles à fusion nucléaire avaient fait leur œuvre de dératisation. Mission accomplie. Il était temps maintenant de continuer le travail sur Terre.


Le silence... au milieu de fragments rocheux... de minuscules flashs lumineux très courts... hésitants... maladroits ... d'une teinte mauve très clair... clignotaient...
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Keith Simmonds · il y a
Bravo pour cette jolie œuvre de science-fiction ! Une invitation à lire et soutenir mon “Isère en Mouvement” qui est en Finale! Merci d’avance et bonne journée !
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Elena Hristova · il y a
La terre a beaucoup de chance avec cette nouvelle génération d'hommes que vous lui avez fabriqué. après les souffrances les récompenses..
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Miraje · il y a
De la grande et belle S.F où l'on apprend aussi qu'il est dangereux de courir ... !
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Sylvain Le Loarer · il y a
Merci de votre gentil commentaire
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Sylvain Le Loarer · il y a
Merci Jean pour le commentaire
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Jean Calbrix · il y a
Un très bon texte de SF qu'il convient de lire deux fois pour en saisir toute la subtilité (le refus du comité de lecture pour le prix été tient peut-être à une lecture rapide - il y a tant de texte à lire - qui ne lui a pas permis d'en pénétrer le sens). J'ai adoré le mode de communication des Commandeurs par les couleurs et les couinements qui révèlent leur nature ! Bravo, Sylvain, et merci pour le plaisir suscité !
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