Les Hommes sont-ils si dénués d'Humanité ?

il y a
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J'ai toujours été passionnée de lecture et de danse puis j'ai découvert quelques temps plus tard que j'adorais écrire. Pour moi, écrire est un voyage. Je me lance donc dans ce voyage dont la  [+]

Certains pensent que les migrants ne sont que des personnes brisées, dont il faut recoller progressivement les morceaux. D'autres qu'ils ne sont que des clandestins qu'il faut repousser. Je ne suis là, moi, journaliste, que pour vous exhorter à changer d'avis : les migrants ne sont pas leur malheur, ils ne sont pas non plus les envahisseurs tant redoutés, ce sont simplement des êtres humains avec leurs croyances, leurs ambitions, leurs rêves et tant de connaissances !

Siem devrait avoir 45 ans aujourd'hui. Pourquoi la citer ? Parce qu'elle a écrit un journal, un petit carnet noir aux pages désormais jaunies. Comment l'ai-je trouvé ? Combien de personnes l'ont-elles tenu dans leurs mains ? Quel incroyable destin protège-t-il ? C'est ce que je vais vous conter...

Tout a commencé le jour où sa mère, Abby, à peine adolescente, a été mariée de force à Fahad LAMAÏA ; une coutume effroyable mais somme toute traditionnelle dans cette partie de l'Orient. Fahad était un homme froid et hostile issu d'une noble lignée désormais bannie et pauvre. Abby vivait telle une esclave, très courageuse, elle se levait tous les matins, déjà fatiguée du lendemain, courant faire ses pénibles tâches quotidiennes. Abby a donné très tôt un enfant à son mari, une fille, à la grande déception de ce dernier. On la nomma Siem.

Siem LAMAÏA avait des yeux d'un étonnant bleu profond, des cheveux presque noirs et un esprit vif. La jeune Pakistanaise a donc vécu dans la ville de Sargodha huit années plus ou moins tranquilles, tolérée par son père pour l'aide ménagère qu'elle lui apportait. Des journées laborieuses rendues plus supportables par l’intérêt qu'elle portait à quelques ouvrages philosophiques et religieux, ultime héritage de sa famille paternelle, une source de fascination qui occupait la totalité de son temps libre et une partie de ses nuits.

Après une longue période, sa mère finit par donner à nouveau la vie à deux faux jumeaux : une petite fille ; Inaya, et un petit garçon ; Ismaïl. Siem les prit tout de suite sous son aile, tentant de leur transmettre ce qu'elle avait de plus précieux : la lecture et l'écriture. Siem semblait avoir enfin trouvé un sens à sa vie : fille, sœur, écrivaine. Voila ce qu'elle était. Mais cet équilibre était fragile...

Le jour où la guerre a éclaté, Siem n'avait que dix ans, sa sœur et son frère tout juste deux. Elle ne comprit jamais la cause, le but inepte de toute cette violence. De toute cette inhumanité. « Les Hommes, ont un don pour s’entre-tuer. » écrira-t-elle dans son journal. Leur pauvreté s'accentua, le pays était au bord du précipice. Abby et son mari n'eurent plus assez d'argent pour faire vivre leur famille et Fahad fût obligé de partir au front. Juste avant, il donna la main de Siem à un homme de cinquante ans, dans l'espoir que cela allégerait le fardeau d'Abby. Malgré son cœur de pierre, il aimait sa femme : étonnant pour un homme qui vend sa fille au premier venu...

Le mariage de Siem eu lieu peu après le départ de Fahad, avec un homme répugnant, qui la violait avant de la battre. Elle avait juste douze ans... Ce n'était qu'une enfant... Sa mère, sa sœur et son frère vivaient dans le dénuement le plus total. Fahad, quand à lui, était devenu un soldat très réputé : une figure de la résistance pakistanaise. Traqué, on finit par le retrouver et l'exécuter.

Siem en avait assez d'être une esclave pour son homme immonde. Elle voulait rentrer chez elle, retrouver sa famille maintenant en danger après la mort de son père. Son mari ne se méfiait pas d'elle ; sans doute à cause de son jeune âge, il ne soupçonnait pas le courage et les facultés exceptionnelles qu’elle possédait. Laissant derrière elle une série de souffrances, Siem prit la fuite. Effectivement, cet homme était ignoble avec elle. Son journal peut en témoigner : « Parfois, il lève la main sur moi et j'ai beau pleurer, cela ne change jamais rien. J'implore sa pitié, en vain. La pitié n'est pas une valeur sûre. »

La famille fût à nouveau réunie. Ils étaient vivants. Enfin... Autant qu'on a pu l'être en ces temps de troubles. Recherchés par le mari de Siem et les ennemis de Fahad, ils étaient condamnés à fuir pour sauver leur liberté et leur vie. Abby n'avait plus de solution, elle décida de rejoindre son vieil oncle Bilal, expatrié en France. Elle jugea qu'il fallait quitter le pays en partant du port de Karachi. Quoi qu'il en soit, elle était bien loin d'imaginer ce qui les attendait. L’embarcation était un misérable bateau de pêche. Abby prit tout de suite peur : comment pourront-ils traverser l'océan Indien jusqu'au Yémen sur ce... radeau ! Pas même approvisionné en eau potable ! Et les consignes de sécurité ne firent que confirmer ses craintes : pour ne pas que le bateau coule, les bagages étaient interdits.

Néanmoins, Siem était rebelle. Elle glissa son journal et deux à trois crayons dans ses multiples poches. Le bateau a levé l'encre très tôt le matin, rempli à craquer de pakistanais voulant fuir la misère de leur pays en guerre. Les deux faux jumeaux ne comprenaient pas vraiment ce qu'il se passait : à quatre ans, comment saisir la cruauté de la vie ? Son injustice omniprésente ? Ils se sont donc juste contentés de suivre leur mère et leur grande sœur, pensant que tout irait bien, pensant que leurs aînées savaient ce qu'elles faisaient. Mais la traversée fût rude : des morts, la famine, la maladie, la soif malgré toute cette eau qui les entourait... Les conditions étaient inhumaines, si dures... Inaya, la plus grande des deux jumeaux, n'y a pas survécu. Siem en fût dévastée. Elle n'a pas même eût le temps de terminer de lui apprendre l'écriture. L'adolescente a juste réussi à l'apprendre à son frère, le plus petit, le plus jeune et le plus fragile de la famille. Ismaïl avait des yeux verts et un regard vif. Ses cheveux bruns en bataille semblaient bien imposants face à son petit corps maigre. Sensible, Ismaïl était fragile. Timide, il essayait de se faire le plus discret possible. Intelligent, le petit était très modeste et mature. Généreux, ce garçon était particulièrement tolérant.

Les survivants finirent par atteindre le Yémen. Mais la France était si loin... Ce n'était que la première partie du voyage et ils étaient déjà épuisés et malades. Mais, pire que les douleurs physiques, ils y avait les souffrances morales : la perte d'un membre de leur famille leur a fait mal, si mal. Et puis, ils étaient si découragés, si abattus.

Abby a voulu rester une nuit au Yémen, pour se remettre de ce long périple sur l'eau, avant le suivant. Elle a donc fait du porte à porte en espérant trouver des personnes assez généreuses pour les accueillir. Elle reçu plusieurs insultes en retour. Parfois, les habitants ont regardé les enfants dans les yeux avant de fermer leur porte. « Les Humains n'ont donc aucune pitié pour leurs semblables ? La fraternité n'existe-t-elle plus ? La générosité, ce terme a-t-il été retiré du dictionnaire ? J'ai lu dans les yeux de ces citoyens du mépris, un dédain si profond qu'il m'a déchiré le cœur. Il n'ont pas même été attendris en voyant mon petit frère, pourtant en larmes » a écrit Siem dans son journal.
Ils trouvèrent finalement un lieu où se reposer pour la nuit. Siem en témoigne : « -Venez, mes pauvres petits, entrez, et vite, la nuit est déjà tombée ! nous a dit notre hôte. J'ai été heureuse de voir qu'il existait encore un peu de compassion dans ce monde où c'est toujours... Chacun pour soit ! La vieille dame qui nous a accueilli était une veuve très sympathique qui a même accepté de nous trouver des billets pour un bateau, que l'on puisse partir dès demain en Israël. En attendant, nous avons pu dormir et nous désaltérer.
Aleena, comme elle se nommait, nous a même apporté à manger : shorba burr, mullawa, kabsa et fata... Délicieux ! Après nous avoir posé quelques questions précises sur notre situation, elle est partie nous préparer des lits. Ce fût de courtes heures de repos dans un voyage dangereux et interminable. »

Le lendemain, ils purent quitter le Yémen. Aleena avait été très charitable en leur trouvant des places sur un caseyeur. Siem a écrit : « Je serai éternellement reconnaissante envers Aleena ! Elle nous a si bien accueillis, et nous a redonné un peu de confiance en l'avenir. Ismail est rasséréné : nous occupons à nouveau nos longues heures à lire et écrire ! C'est vraiment merveilleux de transmettre ce que l'on sait. Lorsque nous arriverons en France, je ferai tout ce qu'il faut pour devenir professeure : j'ai entendu dire que là-bas, les femmes pouvaient avoir un métier. »
On peut voir que ce petit séjour chez Aleena leur a fait du bien. Ils apprendront par la suite qu'elle est morte seule, peu après leur départ, alors que ceux qui les ont repoussés sont encore vivants... La vie n'est pas toujours juste.

A bord de ce bateau, ils traversèrent la Mer Rouge jusqu'en Israël, où ils
accostèrent à Eilat. Abby a mendié une carte du pays pour s'y retrouver, voulant arriver le plus tôt possible de l'autre côté de l'Israël pour repartir en mer jusqu'en Grèce. Ils montèrent discrètement dans un train de marchandises, qui les conduisit jusqu'à la ville d'Ashdod. Les enfants ont été particulièrement impressionnés par la ville, si belle à côté de Sargodha. Comme au Yémen, ils se remirent à chercher une personne généreuse qui pourrait bien les loger gratuitement pour une ou deux nuits. Mais il n'y avait pas d'Aleena, ici. Ils se firent traiter de tous les noms en faisant du porte à porte. Désespérés, ils finirent par se trouver une petite place sur un trottoir, dans la rue, au froid, à la pluie, avec la peur, le chagrin, l’incompréhension et le deuil toujours tenaces.

Siem nous raconte la suite dans son journal : « -Bonjour, nous a dit un passant. Vous êtes des migrants, c'est cela ?
Il parlait pakistanais. Bizarre...
-Nous n'en sommes pas, dit maman d'un ton venimeux. Je suis Abby LAMAÏA et voici mes enfants. Et je nous qualifierais plus de réfugiés !
-Oui, excusez-moi, reprend le passant. Mais juste, où allez-vous ? Faîtes-moi confiance, je peux vous aider...
-Très bien, soupire maman. Nous allons en France, en passant par l'Italie.
-Oh ! Eh bien, je ne vous dirai qu'une chose : si vous n'avez pas d'autorisation, c'est peine perdue !
-C'est tout de même possible, s'entête maman tandis que j'éloigne Ismaël de l’intrus.
-Oui, mais tellement moins simple ! s'entête le badaud à son tour.
-Eh bien ! Dites-moi déjà comment je peux m'en procurer plusieurs rapidement et gratuitement ? Ensuite peut-être vous suivrai-je !
-Je dirige une association d'aide aux migr... Réfugiés. AAM... enfin... AAR, oui c'est cela, l'AAR !
-Et donc ? s’intéresse maman.
- Et donc, je peux vous procurer trois autorisations en quelques heures et gratuitement : c'est mon métier, mes chers. Maman paraît réfléchir, puis hoche la tête d'un air fatigué. Elle ajoute :
-Je n'ai plus rien, plus aucune richesse hormis les vêtements que nous portons à ce jour. Je sacrifie mon repas pour mes enfants, les seuls trésors qu'il me reste.
Elle est si bonne, ma maman. Si courageuse. Plus que je ne le serai jamais.
-Je peux vous offrir un ou deux repas, mais ça s'arrête là. L'association n'est pas riche non plus.
-J'accepte votre offre, mais dépêchez-vous, je vous en prie. »

Ils reprirent le large dès l'aube, en montant discrètement sur un grand bateau de marchandises. Encore de longues heures d'attente, ponctuées par la peur d'être découverts. L’accostage en Italie était particulièrement surveillé ; des dizaines de policiers en armes semblaient attendre de dangereux intrus. C'est à ce moment que tout a basculé : « Maman nous a dit de partir à l'avant, qu'elle crierait en cas de danger. J'ai pris Ismaïl par la main, le traînant littéralement derrière moi. Puis le cri de maman déchira le silence. Je ne pouvais pas me résoudre à l'abandonner. Le cœur battant la chamade, j'ai dis à Ismaïl de partir vers l'avant tandis que maman m'implorait de fuir. J'étais tellement malheureuse de voir mon petit frère courir sur ses petites jambes maigres, pleurant sans rien comprendre, tombant chaque mètre. Il était trop jeune pour souffrir autant.
Je tentais alors de rejoindre maman : je ne pouvais la laisser ainsi, seule aux mains de personnes sans pitié.
-Il est trop tard, mon ange ! me hurle-t-elle, en larmes. Vas ! Vas loin ! Je vous aime !
Je ne veux pas la laisser, mais je le dois. Elle me l'a demandé. Et Ismaïl m'attend, je dois lui donner un avenir. Parfois, le devoir est plus fort que l'amour.
Je pleure quand je sprinte pour retrouver Ismaïl. Il n'a pas tellement avancé. Je nous sors du port, je ne sais plus comment, par quel miracle nous atteignons le quai, puis un quartier reculé. A bout de souffle, Ismaïl, tournant ses grands yeux vers moi, me demande :
-Où est ma maman ?
Je pense n'avoir jamais connu un moment aussi triste, aussi horrible.
-Elle nous rejoindra plus tard, je me contente de lui dire. »

Le secteur est malfamé, l’appât du gain attire les passeurs, certains l'apostrophe déjà, exacerbent sa peur d'être découverte et emprisonnée, et lui proposent de leur faire passer la frontière pour une somme qu'elle n'a pas pour deux. Après avoir serré son petit frère contre son cœur, Siem lui tendit son journal puis se résout à confier Ismaïl au passeur avec tout l'argent qui lui restait, ultime espoir de voir son frère atteindre leur havre de paix tant espéré.

Ismaïl a finalement atteint la demeure de Bilal, au prix d'immenses souffrances et efforts. Aussitôt après avoir commencé l'école, il a été diagnostiqué qu'Ismaïl LAMAÏA était un enfant surdoué. Ce fût lui qui termina le journal de sa sœur. Il y écrit : « Souvent, je repense à Siem et à maman : elles se sont sacrifiées pour moi. Pour mon avenir. ». Aujourd'hui, Ismaïl est marié, deux enfants, c'est un éminent enseignant-chercheur dans le domaine médical. Il vient de créer une association engagée dans l'aide humanitaire ; c'est à cette occasion que le journal pour lequel je travaille et moi l'avons découvert ainsi que l'existence de son journal intime.

Quand à la mère et la fille LAMAÏA, elles eurent le même terrible destin : elles furent renvoyées au Pakistan où elles moururent quelques années plus tard, après avoir maintes fois tenté de rejoindre la France pour retrouver Ismaïl. Abby a été enterrée quelque part au Pakistan, le corps épuisé et meurtri de Siem repose au bord d'une route de montagne aux confins des Balkans, celui d'Inaya est perdu dans les eaux telle une sirène victime des ignominies humaines.

Nous aurions pu les sauver. Seulement nous nous sommes trompés de porte : les véritables frontières à ouvrir ne sont pas celles de nos pays, mais celles de nos cœurs...
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michel jarrié · il y a
Un grand beau texte qui nous amène à réfléchir sur les vraies valeurs au travers de cette succession de drames. Merci Kendra.
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Eliza · il y a
Merci Kendra pour ce magnifique et surtout émouvant récit qui nous secoue de notre quotidien. Et pourtant que nous nous sentons impuissants face à de si terribles destinées. Il faudra juste ne pas oublier de laisser notre porte ouverte lorsqu'une Abby ou une Siem viendra y frapper.
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Kendra Ladel · il y a
Et encore... Ce texte ne donne pas des exemples de toutes les horreurs que les Abby ou Siem peuvent en ce moment même subir.
Merci d'être passée, Eliza.

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JAC B · il y a
L'ouverture d'esprit et un coeur à l'écoute valent toutes les richesses du monde. Le destin de cette famille est tellement terrifiant !
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Kendra Ladel · il y a
Vive ensemble est un art qui s'apprend. Merci, Jacb
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Gabriel Epixem · il y a
Très jolie texte.
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Yasmine Anonyme · il y a
Belles paroles en ce monde… Une invitation à lire ma TTC en concour. Merci d'avance et bonne journée!
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/les-inventions-naissent-mais-les-hommes-meurent-1

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Emily · il y a
Très beau récit!
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M. Iraje · il y a
MERCI de nous confronter à l'inimaginable, pour réveiller nos consciences assoupies.
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Ginette Flora Amouma · il y a
Un exode terrifiant , et ce qui plus inhumain c'est cette succession de malheurs qui jalonnent la vie de cette famille qui cherche refuge sur cette terre où pourtant il y a tant de beaux paysages !
Une écriture émouvante remplie toujours d'espoir et de force créative.
Un texte dominé par la volonté de l'esprit qui sait pouvoir sortir de n'importe quel marasme .
Je reste admirative .

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Kendra Ladel · il y a
Merci beaucoup Ginette.
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M BLOT · il y a
J'espère que d'autres lectures suivront car ce texte est émouvant et j'ai vraiment adoré ! merci beaucoup pour cet instant que vous m'avez fait passer :)
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Keith Simmonds · il y a
Une histoire bien écrite, émouvante, et qui nous oblige à réfléchir à la condition humaine ! Une invitation à assister au “Sommet des Animaux” qui est également en lice pour le Prix Short Paysages 2019 ! Merci d’avance et bonne soirée!
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/le-sommet-des-animaux

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Kendra Ladel · il y a
Merci d'être passé. Je vais aller lire votre texte avec plaisir !

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