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Les Homdinateurs

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Thorshan

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« Bip-bip-bip... ». H-101522987300 éteignit le sous-logiciel de réveil et sortit de sa veille. De façon mécanisée il se leva, fit son lit et se dirigea vers la salle de charge. Après avoir terminé son chargement matinal, il s’apprêta à sortir de chez lui à 7h30 tapante. Cependant, ce matin la, contrairement à son d’habitude, il eut une légère hésitation qui ne dura qu’un instant avant de partir à son travail.
Au moment où il sortit de sa centrale, tous les programmes de son quartier sortirent également de la leur en se dirigeant vers le réseau de transport le plus proche. Comme les autres jours, ils arrivèrent à leur travail à 7h45. H-101522987300, avança jusqu’au centre de contrôle des présences ou il s’identifia grâce à son adresse IP interne et alla se placer devant son poste de travail. De 8h00 à 12h00, il travailla sans communiquer une seule fois avec les programmes autour de lui. Les heures de travail ne sont pas des heures d’échange. D’ailleurs tout autour de lui, aucun programme ne partageait la moindre donnée.

A midi pile, sans que la moindre sonnerie ne retentisse et toujours sans la moindre donnée échangée, les deux milles programmes se levèrent d’un seul mouvement en se dirigeant vers la salle de charge. Seul H-101522987300 resta assis à son poste quelques instants de plus. Son programme interne ne savait plus où donner de la tête face à une multitude d’informations qui l’assaillirent d’un seul coup comme une attaque virale. Le programme eut alors un bug et s’arrêta totalement de fonctionner. L’esprit d’H-101522987300 sembla alors sortir d’un long sommeil et il eu tout à coup la première pensée personnelle de toute sa vie :
« - Qui suis-je ? »
Mais avant qu’une autre pensée ne vienne répondre à sa question, son programme interne se remis en marche et repris le contrôle sur lui-même en éjectant le virus parasite qui l’assaillait. H-101522987300 se dirigea lui aussi vers la salle de charge. Cependant, une brèche venait d’être ouverte.

La journée de travail se termina à 18h00 et H-101522987300 rejoignit son domicile de la même manière que ses congénères : tel un robot, sans émotions ni pensées. A 20 heures, au lieu de se brancher au secteur afin de mettre à jour ses logiciels, il s’avança vers le balcon qu’il possédait dans sa maison et regarda au loin pendant de longues minutes.
-Etrange comportement, pensa-t-il. Et c’est cette pensée qui l’étonna bien plus que son attitude.

Au fil des jours qui suivirent, H-101522987300 eut de plus en plus de bugs de programmes qui le faisait agir différemment de ses congénères. Cela provenait du nombre croissant de pensées qui lui venaient à l’esprit lorsqu’il ne se comportait pas comme les autres. Cela continua pendant de longues semaines, jusqu’au moment ou il arriva à passer des journées entières sans utiliser ses programmes, en pensant de lui-même. H-101522987300 aimait ça. Il pouvait se poser de nombreuses questions et y réfléchir de façon autonome, son esprit s’envolant la ou il le voulait. Il éprouvait également des choses qu’il n’avait jamais ressentit auparavant. Un sentiment de recul face à son travail qu’il trouvait de plus en plus rébarbatif et lassant. Il aurait aimé faire autre chose et se prit à se demander ce qu’y pouvait se trouver en dehors de son domicile et de son poste de travail. Un premier élan de curiosité prit possession de son esprit.





Le lendemain, en rentrant du travail, H-101522987300 décida de ne pas rentrer tout de suite chez lui. Il marcha jusqu’au carrefour au bout de sa rue qu’il n’avait jamais dépassé depuis sa création. En tournant sur la droite, il découvrit une autre rue, semblable à la sienne dans les moindres détails. En s’y engageant, H-101522987300 aperçu un programme debout sur le perron d’une porte qui l’observait. Ce dernier s’avança, passa devant lui et en arrivant au bout de la rue, se retourna. En s’approchant, H-101522987300 put voir de plus près son visage et s’arrêta subitement sans faire le moindre geste, stupéfait. Le programme ne ressemblait à aucun de ceux qu’il avait déjà vu. Son visage n’était pas figé dans la même expression impassible que ses compères, et un sourire se dessinait petit à petit, découvrant l’éclat de ses dents et formant de petites rides autour de ses yeux. Ses yeux. H-101522987300 n’en avait jamais vu de semblables. Ils semblaient animés d’une volonté propre, d’une intelligence différente de la sienne. Et il faisait quelque chose de bizarre avec ses lèvres, qu’H-101522987300 ne comprenait pas. « Pourquoi montrait-il ses dents ainsi ? se demanda-t-il ». Avant de pouvoir faire un geste ou de pouvoir dire un mot, le petit homme lui fit un clin d’œil et partit à grand pas vers une autre rue. Encore sous le choc de cette étrange rencontre, H-101522987300 rentra chez lui et se dirigea directement vers son lieu de charge.

Cette nuit, fut certainement la veille la plus bizarre qu’il n’eut jamais faite. Quelque chose en lui ce mit à imaginer des images, des sons et des sensations qu’il n’avait jamais éprouvé jusqu’alors. Il se vit au bord d’une immense étendue bleue qui s’étendait jusqu’à l’horizon et qui était toujours en mouvement. Cette étendue avançait jusqu'à ses pieds, puis se retirait quelques mètres plus loin. Sous ses pieds, une étrange matière jaune composée d’une multitude de minuscule caillou crissaient dès qu’il marchait. Son instinct lui indiqua qu’il s’agissait de la mer et du sable, chose qu’il n’avait alors jamais vue. En se retournant, H-101522987300 aperçut le même programme que la veille qui le scrutait avec la même expression faciale que la première fois. Au moment ou le programme allait lui dire quelque chose, son sous-logiciel de réveil se mit en marche.

En arrivant sur son lieu de travail et en se présentant au centre de contrôle des présences, H-101522987300 observa attentivement les autres programmes autour de lui afin d’apercevoir celui qu’il avait rencontré la veille au soir et dont il avait rêvé durant sa nuit de charge. Il ne le vit nulle part. Cependant, H-101522987300 remarqua deux programmes qui se tenaient quelques mètres plus loin, en retrait et observant mécaniquement le contrôle des présences. Il ne les avaient jamais vu ici ni ou que ce soit d’autre, et se demanda si c’était la première fois qu’ils venaient ici, ou bien s’il n’avait jusqu'à ce jour même pas assez lever les yeux pour apercevoir ces programmes.
L’un des deux surveillants porta alors son regard sur H-101522987300. Il portait à son organe visuel droit une lunette de reconnaissance qui lui permettait d’acquérir des informations sur tout ce qu’il voyait. Il était, grâce à cette lunette, connecté en permanence avec des bases de données qui contenaient l’ensemble des programmes existant sous sa juridiction ainsi que leurs compétences et leurs rôles dans la société. H-101522987300 compris dès l’instant ou il croisa son regard qu’il avait affaire à des programmes policiers. Ces derniers étaient plus rapides, avaient un stockage de données plus importants ainsi qu’un réseau plus riche. Ils étaient plus compétents et avaient plus de pouvoirs que la majorité des programmes. Ils étaient en haut de l’échelle, tandis qu’H-101522987300 était en bas. Au moment où il croisa le regard du programme policier, H-101522987300 détourna prestement son regard et s’avança vers le contrôleur de présences.
Le travail débuta comme toute les autres fois ; dans un silence quasi-religieux où personne n’échangeait la moindre donnée. Au bout de quelques minutes, H-101522987300 ralentit la cadence, jusqu'à s’arrêter complètement de travailler. Il leva alors les yeux autour de lui, et, comme il l’avait déjà fait au centre de contrôle des présences, il se mit à observer son environnement. Tout autour de lui, les programmes travaillaient sans relâche, tous leurs organes visuels braqués devant eux. Aucun d’entre eux ne faisait le moindre geste inutile. En effet, ils refaisaient inlassablement et presque sans s’en rendre compte les mêmes mouvements encore et encore. Dix rangées de programmes étaient alignées. Dans chacune devait être assis deux cents programmes qui travaillaient tous de la même façon.

Au milieu des rangées, zigzaguait les deux programmes policiers qu’H-101522987300 avait vus plus tôt. Ils observaient encore tout ce qui se passait autour d’eux, de façon totalement impassible et tout comme ceux qu’ils surveillaient, il semblait qu’il manquait quelque chose d’en leurs façons d’être, qu’ils n’étaient pas naturels.

C’est à cela que pensait H-101522987300 en regardant les deux policiers, lorsque l’un de ces derniers s’aperçut que l’un des programmes avait cessé de travailler. Il s’approcha alors et après avoir inspecté la base de données avec sa lunette, il dit, comme le code le lui demandait en pareilles circonstances :

« - Programme H-101522987300, veuillez reprendre immédiatement votre travail de façon durable et sans interruptions.

H-101522987300 le regarda fixement durant quelques instants en se demandant ce qu’il devait faire. Qu’adviendrait-il s’il s’opposait au programme policier et qu’il refusait de se remettre au travail ? Quelques instants de réflexion de plus, et H-101522987300 prit sa décision. Il devait savoir ce qu’il ce passerait. Il se rendait compte que les choses clochaient autour de lui, tout était si distant et si mécanisé. De plus, il lui semblait se souvenir de quelque chose d’excessivement important mais sans se rappeler de quoi il s’agissait exactement.

Le programme policier eu un long temps d’attente afin de trouver une solution à son problème lorsque H-101522987300 se leva de son poste de travail et se dirigea vers la sortie. Effectivement, le code ne prévoyait pas ce genre d’incidents, et jamais, au grand jamais, il n’avait eu affaire à une telle situation. Ne trouvant rien d’autre à faire, il laissa H-101522987300 s’en aller et continua sa ronde, une notification s’allumant dans son logiciel, lui indiquant qu’il lui faudrait rendre compte de cette histoire dans son rapport du soir.


H-101522987300 sortit de son lieu de travail et s’avança dans la direction d’où il arrivait le matin. Aucun programme ne se trouvait dans les parages et nul son ne s’échappait de nulle part.
H-101522987300 continua d’avancer et tourna à droite à l’angle de la rue. Cela faisait quelques jours qu’H-101522987300 avait réussis à mémoriser le trajet du réseau de transport de son domicile à son travail. Au bout d’un long temps de marche pendant lequel H-101522987300 eut pour la première fois de sa vie des douleurs dans les jambes sans savoir ce que c’était exactement, sa maison se dressa face à la lui. Mais H-101522987300 ne s’arrêta pas chez lui et poursuivi son chemin jusqu'à arriver devant le perron ou il avait vu le programme la première fois. Silencieusement et scrutant les coins de la rue, H-101522987300 s’avança jusqu'à la porte et toqua. Il attendit un petit moment, puis de nouveau il frappa à la porte. Après un long temps cette fois-ci d’attente, et n’entendant aucun bruit à l’intérieur, H-101522987300 tourna la poignée et ouvrit doucement la porte. Aucun programme ne le faisait jamais. A quoi cela aurait t-il servit ?

L’intérieur de la maison était identique à la sienne et tout était rangé de la même façon. En ouvrant les tiroirs, H-101522987300 s’aperçut qu’il y avait la, les mêmes aliments que chez lui. Il fut presque prit d’un doute où il serait rentré dans sa propre maison, quand il vit la porte d’entrée s’ouvrir subitement et le programme qu’il cherchait se profiler dans l’embrasure de la porte. Ce dernier resta figé quelques instants mais ne sembla pas plus confus que cela de voir sa maison envahie par un programme inconnue. Il finit par sourire, tout comme la première fois qu’il avait vu H-101522987300, referma la porte et s’avança jusqu'à son salon ou il s’avachi sur un canapé sans le moindre échange de données.

« - Programme H-101522987300, ouvrier, ID..., commença H-101522987300 comme le voulait le code, mais il fut couper d’un seul coup par l’étrange programme :
- Arrête ! Dis moi plutôt ce que tu fais chez moi
H-101522987300 s’arrêta de parler très confus et étonné d’avoir été ainsi coupé.
- Aller, répond moi, au lieu ne rien dire du tout, s’impatienta l’autre.
- Je ne sais pas pourquoi je suis venu chez vous programme...heu..., sans savoir de quelle façon nommé son interlocuteur, sans doute un bug dans mon programme, cela m’arrive parfois, je vais lancer une recherche de virus en rentrant chez moi. »
Et sans rien plus attendre, H-101522987300 se retourna et se dirigea vers la porte. Mais il n’avait pas fait trois pas, que le programme derrière lui lança d’une voix forte :
« - Attend, ne t’en vas pas comme ça. Je sais pourquoi tu es la. Si tu reste, je répondrais à toutes les questions que tu pose, et même à celle que tu ne te pose pas encore. »

H-101522987300 se retourna lentement et sa curiosité de plus en plus grandissante le poussa définitivement à aller s’assoir en face de ce programme si étrange qui semblait le connaitre mieux que personne.

« - Tout d’abord, appelle-moi Noé, commença le programme. Considère-moi comme un ami si tu arrive à définir ce terme. Tu peux poser des questions si tu le souhaite.
- Qui-êtes vous ? Vous ressemblez à un programme mais vous n’agissez pas comme tel.
- Effectivement, je ne suis pas un programme. Je suis un être humain, non pas un ordinateur qui agit comme un robot,
- Un être humain, s’étonna H-101522987300, qu’est ce que c’est ?
- C’est un être de chair, qui à la capacité de penser par lui-même, de réfléchir par lui-même et de savoir ce qu’il souhaite ou non. Et par-dessus tout, un être humain est capable de ressentir des sentiments, des émotions. Comme toi, répondit Noé.
- Moi ? Non... je suis un programme, hésita H-101522987300
- Sort du logiciel dans lequel ils t’ont enfermé. Tu peux accéder à tous tes souvenirs, tout ce qui te rattachait à ce que tu étais avant. Tu as déjà commencé à ressentir des sentiments, des sensations. Ton cerveau est plus fort qu’un ordinateur.
- Je ne comprends pas...
- Bien sur que tu comprends. Pourquoi est-tu venu jusqu’à moi ? qu’est ce qui t’as poussé à quitter ton travail ? Tu peux comprendre, laisse ton esprit finir de se délivrer de cette partie du cerveau, de ce logiciel ou ils t’ont enfermés »

Tout d’abord, H-101522987300 ne comprit rien, et crut bien qu’il allait finir par court-circuiter, tellement la confusion le prenait. Mais en écoutant les paroles du prétendu Noé, son esprit suivit un chemin qu’il n’avait jamais emprunté dans sa tête, comme s’il essayait de s’échapper d’une prison de verre. H-101522987300 se laissa faire et eut l’impression de véritablement décollé lorsque son esprit s’échappa de sa cage. Un flot immense et innarrêtable de souvenirs, d’images, d’émotions et de sensations s’engouffrèrent en lui. Il se souvint de tout. Toute sa vie passée, ce qu’il était réellement et ce qu’il voulait être. Il se rappelait également de....
« - Edouard. Mon nom c’est Edouard. Edouard Albin, et..., commença t-il, en proie à une confusion et un choc des plus violent.
Noé, le regard apitoyé, s’avança vers lui, en le réconfortant.
- Mais je ne me souviens plus de comment j’ai pu devenir un ordinateur, se lamenta Edouard, comment en est-on arrivé la ?
- C’est une longue histoire, mais je vais faire simple, parce ce que nous devons bientôt partir pour ne pas être repéré, Il y a longtemps, nous étions libre de nos mouvements, de nos pensées et de faire ce que nous voulions. Mais au fur et à mesure, les puissants du monde ont empoisonné l’esprit des gens jusqu’à leur faire enlevé toute émotions, à n’en faire que des jouets prêts à acheter tout ce qu’on leur offrait. Les gens devenaient de plus en plus mécanisés, standardisé, jusqu'à la grandiose invention des puissants ! Un ordinateur que l’on pouvait insérer dans le cerveau des êtres humains, afin selon les créateurs de l’ordinateur rendre les gens plus intelligents. Bien sur, tout le monde s’est jeté dessus, mais cela n’a servit qu’a les faire devenir de plus en plus soumis, de plus en plus stupides. Jusqu'à devenir des robots. Certains sont destinés comme toi à la simple fabrication dans une industrie. Tu fabrique d’ailleurs les mêmes ordinateurs qui se trouvent dans ta tête. D’autres fabriquent des voitures et ainsi de suite. Tout est très bien organisé pour protéger et servir les puissants hommes qui restent.
- Sans même nous en rendre compte, soupira Edouard, qui avait soudain l’air faible.
- Vite, suis moi, lui dit Noé, nous devons partir rapidement »




Sans plus réfléchir à ce qu’il faisait, Edouard suivit Noé en dehors de la maison puis sur la route, de plus en plus loin. Il se focalisa plutôt sur tous les souvenirs qui continuaient d’afflués en lui. Il se rappelait l’odeur du pain et du vin, de l’herbe et du foin. Il se rappelait la colère, la curiosité, la surprise, la joie, la tristesse. Il se rappelait le visage des membres de sa famille avec lesquels il n’avait plus de lien depuis que le logiciel qui le guidait auparavant lui avait ordonné de venir ici et de faire ce travail comme si c’était ce qu’il voulait réellement. Tout autour de lui semblait plus réel, comme s’il sortait d’un long sommeil. D’une longue transe ou d’une grosse gueule de bois. Ça aussi, il se le rappelait. L’ivresse et l’amusement. Tout cela tournait inlassablement dans sa tête.

Après une longue marche, ils sortirent des immenses patés de maisons ou vivaient l’ensemble des ouvriers de l’usine et se dirigèrent vers de petites collines à quelques kilomètres au sud. Ils arrivèrent au pied des collines peu avant la nuit et Edouard aperçu un long chemin qui semblait plonger à l’intérieur même de grands rochers qui reposaient un peu plus loin. Le chemin continuait en effet entre les immenses blocs de granit jusqu'à ce qu’ils arrivent à une petite enclave au pied de la colline ou se dressait quelques dizaines de maisons fortuites, ou vivait des familles n’ayant pas voulu s’insérer l’ordinateur dans le cerveau lui expliqua Noé à Edouard. La société les avait alors totalement ignorés et empêchés de vivre et de les côtoyer. Ces gens avaient alors du se débrouiller par eux même et apprendre à chasser, à cultiver, à cuisiner et ainsi de suite.

Noé lui fit traverser le village rudimentaire et le présenta à tous les habitants de cette petite bourgade. Ils lui souhaitèrent tous la bienvenue, content qu’un nouveau visage et de nouveaux bras viennent rejoindre leurs rangs. Noé continua de l’entrainer vers le fond du village. Edouard aperçut une grande tente, entourée de nombreux poteaux de communication et de réseaux. Il le fit entrer dans la tente ou se trouvait un nombre impressionnant d’ordinateurs et d’instruments électroniques. De tous ce bric-à-brac, émergea une tête barbue et chevelue, d’où ne ressortait que des yeux d’un bleu sombre.
« - Salut Noé. Et toi tu es ? demanda le nouveau personnage
- Moi c’est Edouard. Edouard Albin.
- Bienvenue alors Edouard, moi c’est Marc.
- Marc est l’informaticien en chef ici. C’est le meilleur, expliqua Noé
- A quoi servent toutes ces installations ? Que faites-vous ici ?
- Ici, continua Noé, nous essayons de rétablir l’ordre. Nous ne souhaitons pas être des moutons et avons décidé de refuser les ordinateurs intégrés. Mais cela n’a pas plu à tout le monde et nous avons étés exclus de la société. Nous nous sommes regroupés en plusieurs communautés. Ici nous ne sommes qu’un avant poste qui tente de nouvelles expériences.
- Quelles expériences ?
- L’une vient tout juste de réussir. Celle de ramener un programme à l’état d’être humain. Nous avons envoyé un virus que nous avons créé dans ton logiciel, qui as complètement disjoncté et t’as permis ensuite de réfléchir librement, il ne suffisait plus qu’a t’aider à libérer totalement ton esprit de son entrave.
- Je suis le premier à être ramené ainsi ?
- Oui mais pas le dernier, je l’espère, ajouta Marc, derrière l’un de ses ordinateurs.
- Mais maintenant, repris Noé, tu dois choisir. Veux-tu nous aider à réveiller le peuple de son long sommeil ? Nous aideras à destituer les tyrans qui nous gouvernent ? A retourner les esclaves contre leurs maitres ? »

Edouard réfléchi pendant de longues heures aux paroles de Noé et tout ce qu’il ressentait depuis quelques temps déjà. Depuis sa renaissance. Sa décision était prise. Le combat commençait.

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