Les gens d'à côté

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Salut, je suis une artiste à ma manière; j' espère que ça plaira à quelques lecteurs; dans ma tête, après avoir regardé ma vie ou la vie des gens que je connais, je transpose l' ennuyant en  [+]

LES GENS D' A COTE

Pourquoi il faisait si gris ce matin! C' était déjà une horreur rien que d' imaginer la journée qui s' annonçait: aller au supermarché, passer arroser les plantes de la voisine partie une quinzaine de jours à la campagne, passer chez Stuff récupérer le planning des commandes pour la nouvelle collection, enfin un dimanche comme on en rêve! Déja il était dans la salle de bain se rasant tout en se dépêchant car il se disait tout à coup qu' il n' aurait pas le temps de tout faire, mais il s' auto-retarda!; il venait de se couper...il y avait du sang partout sur le lavabo, sa chemise était bonne pour un nouveau tour de machine! Dégoûté il décida de souffler et de reprendre son sang-froid cette fois-ci! Aller il allait se refaire couler un café et reprendre depuis le début: une chemise, il lui fallait une chemise; sa coupure ne saignait presque plus; il y mis un pansement-suture très efficace et buvant le énième café assis en face de la fenêtre, ses yeux se posèrent sur le journal qu' il n' avait même pas eu le temps de lire avec ces imprévus dont il se serait bien passés; une annonce très intrigante l' interpela, ça disait: " VOUS VOULEZ VOUS LEVEZ DU BON PIED N' ATTENDEZ PLUS, VENEZ ME VOIR ET VOUS N' AUREZ PLUS JAMAIS DE REVEIL-CHAGRIN " avec un numéro de téléphone qui ressemblait plus à des numéros de loterie qu' autre chose; mais bon il en avait marre de ne pas s' en sortir, ça faisait déjà plusieurs fois cette semaine qu' il lui était arrivé des bourdes; il décida de le noter et fini par claquer la porte d' entrée! Enfin, ah! Bon, l' arrosoir de Madame Germone, où était-il déjà? Elle lui avait indiquée: derrière les salades frisées, à côté du vieil arbre, ok! Après une bonne heure et en étant sûr d' avoir bien suivi toutes les instructions de la petite voisine, il était content et se dit qu' il repasserait dans deux jours comme il était convenu; un bon arrosage, du soin et leur parler! Maintenant, il filait chez son pote, mais il décida de l' appeler quand même avant, pour être sûr qu'il était chez lui; il n' avait pas envie de faire la route jusqu' à son bled pour rien! " Allo, c' est moi, c' était juste pour confirmé! " et à Stuff de répondre " ouai, j' t' attends, rapplique " parlant la bouche pleine; il était sûrement encore en train de petit-déjeuner. C' est là qu' il remarqua le numéro bidon qu' il avait noté, il l' avait presque oublié! mais il était toujours sûr de vouloir appelé plus tard dans la journée. Arrivé chez son pote, il se mit dard-dard à l' ouvrage et vérifia si le planning correspondait bien, aux dates, aux containers transportant les machines-outil et aux croquis demandés; Stuff le trouvait nerveux pour un dimanche et lui proposa un pain aux chocolat et un capuccino qu' il accepta. Chez Stuff tout était moderne, sa table du dernier designer HITCHEN brillait comme jamais, son canapé d' angle en daim était plus doux que l' animal vivant lui-même, son espace cuisine fait d' un genre de mosaiques ressemblait à un aquarium et la vaisselle rutilante intégrée à ce décor paraîssait fausse et peinte, mais non! Le moindre objet, la plus petite décoration semblait avoir été mise à sa place alors qu' il avait balancé ça et là mais il y avait chez Stuff cette petite chose en plus, cet éclat, ce goût simple, raffiné et confortable. Même l' extérieur avait un aspect qui lui était propre et il se dégageait une magie de ce bled pourri! " Bon, il faut que j' y aille! on se voit demain après-midi, je te dirais si l' entrevue s' est bien passée, bonne journée à toi l' ami " " Ok, ménage toi et à demain! ". De nouveau sur la route, ayant fait une bonne partie des choses qu' il s' était fixé, il en profita pour faire un crochet au supermarché; il n' avait plus rien dans son frigo, qui fuyait d' ailleurs et ça faisait quatres jours qu' il n' avait pas passé le balai, date à laquelle ce dernier s' était cassé; il lui fallait donc aussi un balai! et les croquettes pour gaston! son chat, qui miaulait comme un débile s' il n' avait pas de croquettes! Dans les rayons, il s' attarda et commençait sérieusement à être fatigué; il se disait qu' il serait bien une fois rentré et qu' il ferait sûrement une sièste; il était déjà quatorze heures, il n' avait pas déjeuner et s' était réveillé tôt, enfin bref il était maintenant avec ses sacs de courses sur le chemin du retour. Et puis tant pis il refléchirait plus tard à ce qu' il dirait, au lieu d' un discours bien huilé aux clients de la boîte, là ses priorités: manger et se reposer, mais ce numéro de téléphone noté depuis ce matin, une fois encore qui tombait à ses pieds alors qu' il rangeait les sacs à commissions! Et puis tant pis il verrait ça plus tard! Il faisait déjà sombre quand il se réveilla et en pensant à son rendez-vous important de demain, il se disait qu' il n' avait pas le droit d' être en retard ni même qu' il lui arrive quelques mauvais imprévus; alors il appela ce fameux numéro qui lui promettait de ne pas se louper! " Allo, j' ai vu votre annonce, pour bien se LEVER et j' aimerai savoir si c' est possible d' avoir des astuces et des conseils... " mais à peine avait-il parlé qu' une voix l' interrompit " ui, je peux lépondre à tout ce que vous désilé, le mieux ce selait que vous veniez me voil, je vous lilais les cartes " Il pris l' adresse et convenu du rendez-vous puis raccrocha; il se prépara très vite et fonça; après une bonne heure de route il venait de voir le nom de la rue qu' il cherchait, s' y engagea et commença à chercher le numéro correspondant qu'il fini par trouvé. Le portail rouillé et cassé laissait un passage à travers les ronces jusqu' à une vieille porte où il frappa. Une femme à l' allure plus que douteuse lui ouvrit; mi-bohémienne, mi-gitane, au visage affaissé par le poid des années mais qui devait être d' une grande beauté car il se dégageait d' elle de la grâce; elle le fit entré et à peine à l' intérieur, il se sentit apaisé. Il lui expliqua ses matinées catastrophiques depuis quelques temps et les divers accidents domestiques dont il avait été malencontreusement victime, passant en revue la douche qui explosait jusqu' à la bibliothèque pourtant de fortune qui lui était tombé dessus; il sentait qu' il avait perdu la gnaque au boulot aussi sûrement à cause d' un manque de repos. Et après qu' elle l' ai écouté et une analyse de la situation, elle dit " je vois qu' il n' y a pelsonne pour l' instant dans votre coeur mais une polte restée ouvelte va bientôt vous apporter du bonheur; poul votle tlavail je pense que vous n' avez rien à claindle " alors il lui dit " mais! c' est tout ce que vous pouvez me dire, il n' y a pas de solution? " " des solutions, il n' y a que ça, vous velez les signes je peux vous le dire, soyez attentif, vous saulez! " Le congédiant car ça l' avait épuisé, il pris le chemin du retour avec encore les mots de cette inconnue qui raisonnaient en lui; une fois chez lui il n' arrivait plus à réfléchir et parti se coucher, épuisé. Au petit matin il se dépêcha comme à son habitude et inscrivit sur un morceau de papier déchiré précipitament quelques mots pour son discours qu' il devait élaboré afin que les potentiels acheteurs signent les contrats et s' engagent actionnairement et à long terme, et soudain il s' aperçu que le morceau de papier avait la forme de son omelette de ce matin, alors machinalement il se dirigea vers son réchaud et là stupéfaction encore: il y avait une tâche de café mais il ne se souvenait pas d' en avoir renversé, le liquide noirâtre formait un S, il pensa tout de suite à Stuff, mais qu' est ce que cela voulait-il bien dire? Les signes ça y est, il se rappelait des mots de cette femme; à cours d' idées mais décidant de rester prudent, de faire très attention il se prépara avec une extrème prudence; il allait voir son ami mais que cette après-midi; est-ce-que cela voulait dire qu' il aurait le temps de voir son ami et que les catastrophes allaient s' enchaînées après où qu' il fallait faire quelque chose avant de le voir? En s' habillant il se répétait les mots choc de son discours puis se regardant dans la glace il ne se reconnu pas, il avait une tête de délavé, de passé, il décida de changé de chemise! Il n' aurait pas dû aller à cette consultation hier ça l' avait déboussolé plus qu' autre chose! Filant droit à son rendez-vous, il décompressa. La signature des contrats se passa mieux que prévu et une jeune femme partenaire de la firme, très belle et de réputation coriace demanda à lui parlé après; très intrigué il se demandait qu' est-ce -qu' elle voulait bien lui dire, peut-être était-ce pour une autre commande où un nouveau modèle robotisé qui-sait? Il n' était donc pas question de se défiler. " Je suppose que vous avez quelqu' un! " dit-elle " Je vous aurait bien invité à boire un verre " Ne s' y attendant vraiment pas, rougissant et flatté de surcroît, il avait l' impression de ne plus pouvoir articuler mais fini par répondre " Je suis libre d' accepter votre invitation et d' ailleurs il n' y a rien qui puisse me pousser à ne pas accepter " . S' étonnant lui-même de sa serennité, il se sentait étrangement bien. En milieu d' après-midi, il rejoingnit Stuff pour lui dire comment ça s' était passé et lui donner le compte-rendu afin qu' il l' enregistre, mais Stuff le trouva absent; en effet il était encore sur son nuage, il avait craqué pour cette jeune femme qu' il n' aurait jamais imaginé intéressé et qu' il n' aurait jamais dragué. Il avait de nouveau rendez-vous ce soir avec elle; cette dame qu' il avait vu hier soir paraîssait tellement loin, c' était étrange et tellement vrai; ainsi ce numéro bidon pouvait-il avoir changé les désagréments de sa vie ou était-ce tout simplement maintenant son destin...
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