Les corbeaux de l'autoroute

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Bonjour à toi lecteur ou lectrice arrivé.e ici par curiosité ou par hasard, je te propose de jeter un coup d’œil par le trou de la serrure afin de découvrir mon univers.

Moi corbeau, je vous regarde du haut de mon arbre sans comprendre votre incessant va et viens.

Où allez-vous animaux de métal fuyants à toute vitesse cet ennemi invisible ? Où allez-vous si vite vrombissant tel un vol de guêpes vindicatives ? Vos yeux sont vides mais votre bouche avide de ces vies que vous prenez sans jamais vous arrêter. Et moi je vous observe, à la fois témoin et complice de ce meurtre involontaire. Animaux de métal vous n'avez pas de cœur.

Moi corbeau, je ne vous en veux pas car lorsque votre défilé cesse un instant, je profite de ce temps pour me repaitre de ces charognes abandonnées.

Toi qui n'a rien demandé, tu rougis à présent sur le bord de la route sous le regards des coquelicots rouge de sang. Toi qui n'a rien demandé, je te remercie pour tes chairs juteuses qui me nourrissent. Et sous le soleil brûlant, et dans le ronflement des mouches affamées comme moi, je savoure ce repas tant attendu. Charogne comme tu as bon cœur.

Mais moi corbeau, je sais à me risquer ainsi sur votre chemin pour ce festin, qu'un jour je deviendrai charogne à mon tour.
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