480 lectures

113

Qualifié

Dehors, ça sentait l’automne et la mer. Vers midi, l’odeur des frites prendrait le pas sur tout le reste, mais il n’était que huit heures. Robert poussa la porte du troquet, ferma son parapluie et le posa dans la corbeille à l’entrée.
Le café était presque vide. Deux habitués discutaient à la table du fond ; un homme au comptoir lisait son journal. C’était Émile.
— Salut la compagnie, dit Robert en s’asseyant à côté de lui.
— Tiens ! Ça fait trois jours qu’on t’a pas vu, où t’étais passé ?
Robert posa son béret sur le bar et fit mine de regarder derrière.
— Où est Marie ?
— Elle change un fût à la cave.
— Mon salaud, t’as déjà tout terminé ?
Émile émit un petit rire sec, plia le Paris Turf et regarda son ami.
— Alors, tu veux pas dire où t’étais passé ?
— Pétard, de ta femme ou de toi, je sais pas qui est le plus commère.
— Un copain disparaît et je dois pas m’inquiéter ?
— Si t’étais si inquiet, t’avais qu’à prendre ton téléphone et m’appeler.
Émile rouvrit son journal sans rien dire. Il n’avait jamais compris la taquinerie et n’allait certainement pas changer à soixante-neuf ans.
— Arrête ton cirque, dit Robert. Tu sais bien qu’on gardait notre petit-fils, ce week-end.
Émile écarquilla les yeux, haussa les sourcils. Il avait l’air sincèrement étonné. Robert ricana et lui mit une main sur l’épaule.
— Eh bah, déjà que tu radotes, si en plus tu perds la mémoire...
— Tiens, un revenant, fit Marie en refermant la trappe derrière le bar.
— Ah, tu vois ! Elle non plus, elle savait pas !
Robert salua la tenante et commanda un « Comme d’habitude ».
— Oui, Marie savait pas. Je vais quand même pas lui laisser un mot dès que je vais aux chiottes.
— Ç’a été avec le gosse ?
— Bah...
Un homme entra dans le café et renversa les parapluies posés à l’entrée. C’était une vraie armoire à glace et dans ses mains, les parapluies avaient l’air de baguettes chinoises.
— Vingt dieux, la Meule, t’as déjà fait la tournée des bars ? demanda Émile.
— Même pas, je tombe du lit ! Le réveil a pas sonné.
Il leur serra la main et prit place au bar.
— Comme d’hab’, Marie.
— Si tu te trouvais une petite femme, t’aurais plus de problèmes de réveil, dit Émile.
— Je préfère être à la bourre que m’emmerder avec une gonzesse, merci. C’est pas faute de te l’expliquer.
— Il a une araignée au plafond, dit Robert. Il se souvenait même plus pourquoi je suis pas venu du week-end.
La Meule fronça les sourcils.
— Oh, t’es pas venu du week-end, toi ? J’aurais juré que t’étais là samedi. T’as manqué quelque chose.

La Meule allait raconter son histoire lorsqu’une jeune femme s’approcha du bar et commanda un café. Elle alla s’asseoir à une petite table installée contre la verrière, près de l’entrée, et sortit son téléphone.
Émile l’observa un peu et chuchota :
— C’est pas ta voisine, la Meule ?
— Si. Un sacré pétard, pas vrai ? Je vous raconte même pas, elle a passé l’été allongée sur une chaise longue, en bikini...
— Et toi t’en a pas perdu une miette, dit Robert.
— Eh quoi, alors ? De temps en temps, elle se lève et s’asperge avec son tuyau d’arrosage.
— Arrête tes conneries ! dit très fort Émile, et tout le bar les regarda.
La Meule laissa une minute s’écouler puis, sans lever la tête de son « Comme d’habitude », ajouta :
— Je vous jure que c’est vrai. Pourquoi elle fait ça, j’en sais rien, mais...
— Sans doute pour t’allumer, ricana Robert.
— Personne la force à se donner en spectacle, hein.
Marie le servit et dit :
— Ça doit être pour bronzer. Croyez-moi qu’elle a pas de mal à se trouver des mecs.
Les trois vieux fixèrent la tenante, qui soupira.
— Comptez pas sur moi pour balancer.
Émile se pencha vers elle, les deux autres en firent de même. À une autre époque, on aurait pensé qu’ils complotaient pour faire sauter un pont.
— On te demande pas de balancer, Marie. Juste de finir ton histoire.
— Vous avez qu’à aller au Moulin un samedi soir, vous comprendrez. Une vraie baraque à frites. Tout Montfleury lui est passé dessus... Je dis ça je dis rien.
Les trois compères regardèrent la jeune femme, toujours plongée dans son téléphone. La Meule semblait incapable de fermer la bouche.
— Tout le village sauf toi, la Meule, remarqua Émile.
— La ferme. Qu’est-ce que vous croyez qu’ils font toute la journée sur ces foutus téléphones ?
— La même chose qu’Émile avec son Paris Turf, dit Robert. Ils jouent et perdent du pognon.
Tout le monde rit, sauf Émile qui rouvrit son journal.

— Même mon petit-fils en a un. C’est abominable, ces trucs.
Émile referma le journal.
— C’était quel petit-fils ?
— Ayden, le gosse de mon fils. Celui que t’as vu à la foire.
— C’est le génie ?
— Non, l’autre.
— L’abruti, dit la Meule sans détourner le regard de la jeune femme.
— C’est pas un abruti. Juste pas un génie.
Un rictus se dessina sur le visage d’Émile.
— Crache-la, ta saloperie, dit Robert.
— J’ai rien dit !
— Mais tu le penses très fort.
Émile regarda la tenante : bras croisés, lèvres pincées... Elle ne lui viendrait pas en aide. Il leva les mains comme pour s’excuser d’avance.
— Ayden. Je veux dire... C’est quoi ce nom ?
Robert finit son verre d’une traite et le fit claquer sur le bar.
— C’est un nom à la con, je vais pas te dire le contraire. T’es content ?
— Pas vraiment. Je me demandais vraiment d’où ça sortait.
— Sans doute d’un téléphone à la con, dit la Meule en se tournant enfin vers eux. Quand même, j’aimerais bien lui mettre une cartouche.
— Si t’avais une petite femme... commença Émile, mais le célibataire le coupa.
— Avec des si, tu serais président et le petit-fils de Robert s’appellerait Louis.
— Je ferais un meilleur président que l’autre con.
Les deux autres acquiescèrent sans entrain. Pas le temps pour la politique, d’autant que la boisson continuait de couler. Question de priorité.

— Et alors, ce week-end ? demanda la Meule.
Robert soupira.
— Je vais vous dire, j’adore ce gosse, vous méprenez pas, mais je ne sais pas si j’arriverai un jour à le supporter plus d’une journée.
— Tu vieillis, dit Émile.
— Peut-être, mais à la fin Suzanne en avait aussi marre que moi. Même si elle ne l’avouerait jamais, vous la connaissez.
— Elle vieillit aussi.
— Je vieillis, elle vieillit, on vieillit tous, on a compris. N’empêche que le gosse est fatigant.
— Hyperactif ? demanda la Meule.
— Ça, c’est un truc à la mode. Le gosse brasse beaucoup, c’est tout. Il est incapable de se concentrer sur quoi que ce soit.
Robert but une gorgée de « Comme d’habitude ».
— C’est bien ce que je dis, il est hyperactif, marmonna la Meule.
— Appelle ça comme tu veux, mais...
Un homme s’approcha d’eux. Il sentait l’urine et la naphtaline.
— J’ai rencontré une petite nénette, aux vendanges...
Les trois amis soupirèrent. L’homme était ce qu’on appelait dans le temps l’idiot du village, un disque rayé qui leur resservait la même histoire de batifolage depuis cinquante ans.
— Et elle était comment, cette nénette ? demanda la Meule.
Il aimait faire parler l’idiot et se moquer de lui. Mais Robert n’avait pas envie de rigoler. Très calmement, il dit à l’homme :
— Écoute, Georges. J’étais en train de raconter une histoire alors si ça te dérange pas, reviens quand j’aurai fini.
— Et comment je sais que t’as fini ?
— Ta copine Jeanne d’Arc viendra te le dire à l’oreille, lança Émile avec le plus grand sérieux.
L’idiot se figea. Seuls ses yeux continuèrent de bouger, passant d’une personne à l’autre, comme s’il attendait l’autorisation de s’en aller. Puis il dit :
— Jeanne d’Arc ? Elle aurait pas fait les vendanges, par hasard ?
— Non, mais je crois qu’elle a un grain, dit Émile.
Robert lui mit un coup de coude.
— Laisse-le tranquille. Georges, je te dirai quand on aura fini. 
L’homme alla s’asseoir à une table à côté de la jeune femme.
— Tu vas voir qu’il va nous la draguer, dit la Meule.
— Cette nana qu’il a rencontrée aux vendanges, vous croyez qu’elle a jamais existé ? demanda Émile.
Robert regarda l’idiot et dit :
— Y’a peut-être un village où une vieille peau radote son histoire de type qui l’a fourrée dans les vignes.
— Et un autre village où un type raconte qu’il est né dans une cuve de vinasse, ajouta la Meule.
Ils regardèrent le fond de leurs verres.

— Alors, Suzanne et toi vous allez arrêter de faire la garderie ? demanda Émile.
— Et comment on expliquerait ça à mon fils ? Désolé, mais ton gosse nous tape sur le système ?
— Mais je vois pas ce que tu lui reproches, au gamin. Les enfants ça remue, tu devrais le savoir.
— Il mange rien. Si c’est pas frit, il goûte même pas. Tout ce qui l’intéresse, c’est son téléphone.
— À l’époque on était pareils, dit la Meule.
— T’avais un portable ? demanda Émile.
— Un portable, une canne à pêche, on s’en moque, c’est bien le même résultat.
Robert fit la moue.
— Je suis pas d’accord. Là, y’a rien de concret. Le téléphone va pas te nourrir. C’est du vent.
— Du vent, du vent... souffla la Meule. Y’en a quand même qui deviennent millionnaires, avec ces trucs. Et même milliardaires.
— Et alors ? Je suis sûr que le patron de McDonald’s, c’est pas un obèse.
Émile se gratta la tête.
— Tu m’as perdu, là.
— Peu importe. Tiens, voilà Suzanne... Pas un mot sur le gosse, hein.

Une femme élancée s’approcha du bar, embrassa Robert et fit la bise aux autres. Sa longue tresse ondulait au gré de ses mouvements. Elle n’avait jamais voulu se teindre les cheveux et leur blancheur, associée à la douceur de ses yeux gris, lui donnait un air de vieille sage. La Meule tâta la tresse.
— Bah alors, la Rebouteuse, tu nous as trouvés ?
— Oui, mais je vous ai d’abord cherchés à l’église.
Les trois hommes rigolèrent. Suzanne avait toujours le bon mot.
— Attendez une seconde, je vais dire bonjour à Véronique.
Elle alla voir la jeune femme près de la verrière. La Meule se tourna vers Robert.
— Attends, ta femme la connaît et tu m’as rien dit ?
— J’en savais rien, moi. Et puis quoi ? Tu crois qu’elle va t’arranger un rencard ?
— Pourquoi pas ?
— T’es plus atteint que ce que je croyais. Son surnom c’est la Rebouteuse, pas l’Entremetteuse, je te rappelle.
Suzanne revint et s’assit au bar. La Meule ne perdit pas de temps.
— C’est ma voisine ! Tu la connais ?
— J’ai discuté avec elle en allant chercher mon panier de légumes. Elle vient de s’inscrire à l’association.
— Quoi, votre secte ?
Suzanne commanda un café et dit :
— D’accord, ils sont bizarres, mais les légumes sont bons.
— Oui, enfin, l’autre jour ils t’ont quand même bien énervée, dit Robert.
Émile reprit son air conspirateur et se pencha vers Suzanne.
— Oh, ils t’ont fait quoi cette fois ?
— C’est rien, vraiment... Ils ont un stand de jus de fruits, tu sais, et on doit payer une petite cotisation pour se servir.
— Je vois pas le problème, dit la Meule.
— Le montant n’est pas fixe. Ils disent juste, un euro minimum. Donc je vais au stand et je donne un euro. Le type regarde ma pièce et soupire. Je lui dis que c’est le montant qu’ils demandent. « Ça vous empêche pas de donner plus », il me répond ! Mais vraiment hautain ! Alors on s’écharpe un moment, je lui dis que j’ai une petite retraite, qu’ils n’ont qu’à demander plus s’ils veulent plus, et là il me fait un grand discours sur les valeurs de partage et tout le tintouin. À moi qui ai soigné des gens toute ma vie !
— Qui c’était ? demanda la Meule.
— Je ne le connais pas... Un petit con avec des dreadlocks. Vingt-cinq ans à tout casser. 
Les trois hommes réfléchirent.
— Oui, dit Émile, ça doit être le fils Tézier. Il travaille pas, c’est un vrai assisté et...
La porte du café s’ouvrit et la bouche d’Émile se referma. Les trois autres suivirent son regard.
— Quand on parle du loup, dit la Meule.
— C’est lui, chuchota Suzanne.
L’homme parcourut la salle du regard, s’approcha de la jeune femme et l’embrassa. La Meule toussa.
— Je savais pas qu’il avait les cheveux aussi sales, dit Robert en commandant une tournée.
— Bah merde. Ma voisine sort avec ce clodo.
— T’en fais pas, ça durera pas, dit Marie en remplissant les verres, clin d’œil à l’appui.
Robert posa un billet sur le comptoir et ricana :
— En fait, la Meule, t’as peut-être tes chances. Elle a pas l’air trop à cheval sur l’hygiène.
La Meule ne répondit rien et continua de fixer le couple. Émile fit un signe à l’idiot du village, qui accourut.
— Georges, ça serait pas elle, la fille des vendanges ? fit-il en indiquant la jeune femme.
Suzanne jeta un regard réprobateur au farceur, mais l’idiot avait déjà mordu à l’hameçon.
— C’est elle ?
— Oui, continua Émile. Deux bras, deux jambes... Ça se voit que c’est elle. Va lui parler, mais vite, parce que ce type essaie de te la piquer.
L’idiot se dirigea vers le couple et commença à parler. Quelques instants plus tard, il alla se rasseoir tout penaud.
— Ce que tu peux être salaud, parfois, dit Suzanne.
— Oh, c’était pas méchant.
Elle secoua la tête, résignée.
— Bon, les compères, j’ai des courses à faire. Robert, n’oublie pas que tu dois préparer les légumes pour midi.
— Des bons légumes de l’association ! rugit Émile.
Le rasta le regarda bizarrement. Émile leva son verre et lui lança :
— Dommage, pour le Che !
L’autre resta muet et l’on attendait toujours sa répartie lorsqu’Émile ajouta :
— No pasarán, même pas lui !
La Meule profita de l’hilarité générale pour faire coucou à sa voisine, qui ne sembla pas le reconnaître. Le couple se leva et sortit.
— Joli, dit Robert. Et subtil.
— Va dire ça aux victimes du collectivisme.
— Nom de Dieu, je crois que t’as bu le Comme d’hab’ de trop... Bon, les copains, c’est pas tout mais les patates m’attendent. À demain.

La pluie avait cessé, l’odeur de frites s’était installée. Robert rentra chez lui et en épluchant les pommes de terre, il pensa à ses amis, fidèles à eux-mêmes... Le village, lui, avait bien changé au fil des années.
— J’y suis né, j’y mourrai... Bordel, y’a pas qu’Émile qu’a forcé sur le Comme d’hab’.
Suzanne entra dans la cuisine. Il ne l’avait pas entendue arriver.
— Alors, ils y ont cru ? demanda-t-elle.
— Oui. J’en suis pas fier, crois-moi... Au moins, ils t’ont pas posé de questions. J’avais bien préparé le terrain.
— Tu sais que je suis une très mauvaise menteuse, dit-elle en étalant ses courses sur la table.
Elle plongea les pommes de terre dans l’eau et alluma le feu.
— Mais bon, cette histoire avec Ayden... Quand vas-tu leur dire la vérité ?
Il baissa la tête comme pour lire le vieux journal couvert d’épluchures, et dit d’une voix à peine audible :
— Soixante ans que je les connais... Ça les anéantirait. Et vu le diagnostic... c’est trop tard. Trop tard. »
Puis il se leva, regarda par la fenêtre et sentit les bras de Suzanne s’enrouler autour de sa taille, le souffle chaud sur sa nuque. Le ciel était maintenant dégagé.

PRIX

Image de Printemps 2018
113

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lire la charte

Pour poster des commentaires,
Image de Jarrié
Jarrié · il y a
Histoire bien menée,très plaisant à lire.*****
·
Image de Nectoux Marc
Nectoux Marc · il y a
Je me suis perdu dans les tentacules. Avec autant de personnages, je crois que j'ai trop bu de " Com'd'hab". C'est très vivant mais j'avoue m'être un peu égaré au fil de la lecture. Je n'ai pas vraiment apprécié, pardonnez-moi .
·
Image de Pieuvre à plumes
Pieuvre à plumes · il y a
C'est déjà sympa de m'avoir lu, pas de problème! Un texte parmi bien d'autres...
·
Image de Marie
Marie · il y a
Une belle histoire, bien construite, bien menée, écrite de façon savoureuse ! Et même si la fin est tristounette, et c’est comme ça dans la vie, je me suis attachée à vos personnages. Merci à Zutalor qui m’a fait découvrir votre texte.
·
Image de Pieuvre à plumes
Pieuvre à plumes · il y a
Et merci à vous de m'avoir lu, votre commentaire fait plaisir
·
Image de Brocéliande
Brocéliande · il y a
Rien à dire. si ...juste ça.j'ai adoré traverser vos personnages, sourire, être ému...vivre quoi ! Merci !
·
Image de Pieuvre à plumes
Pieuvre à plumes · il y a
Ravi que ça vous ait plu :-)
·
Image de Nualmel
Nualmel · il y a
Votre texte est vivant. Truculent. Les dialogues sonnent vrai. Une impression de scène d'un bon film qui donne le sourire. Avant de sentir un serrement au coeur en comprenant la fin. La vie quoi...
J'avais voté il y a quelques jours... sans commenter...

·
Image de Pieuvre à plumes
Pieuvre à plumes · il y a
Vraiment, merci. J'aime beaucoup écrire les dialogues, alors quand on me complimente là-dessus, je suis aux anges! Je vais passer vous lire, car ce n'est pas encore fait :-)
·
Image de Laura S
Laura S · il y a
Un très beau moment, avec un style qui m'a beaucoup plu. Un petit air de "Poulpe" je trouve et c'est un compliment de ma part!
·
Image de Pieuvre à plumes
Pieuvre à plumes · il y a
Merci beaucoup! Qui est ce Poulpe dont vous me parlez?
·
Image de Laura S
Laura S · il y a
C'est une série de courts romans policiers. Le principe est que chaque livre est écrit par un auteur différent mais avec les mêmes contraintes: sur les personnages (le principal étant surnommé le poulpe car il a de grands bras) le lieu de départ qui est un café etc... Les répliques sont souvent mordantes et les personnages sont riches, pas blancs ou noirs. Ça m'a rappelé votre style.
·
Image de Chantal Noel
Chantal Noel · il y a
J'ai bien aimé l'histoire, l'ambiance du bar, et bien sûr la chute, un peu triste tout de même.
·
Image de Pieuvre à plumes
Pieuvre à plumes · il y a
Merci! J'ai longtemps bloqué sur cette chute. À la base je ne cherchais pas quelque chose de triste mais c'est cette idée qui fonctionnait le mieux, selon moi... Donc je l'ai gardée ;-)
·
Image de Abi Allano
Abi Allano · il y a
Waouh Pieuvre à plumes! J'ai été happée par ton récit. Et quelle chute! Il est beau ce texte, mentir à ses amis pour préserver un semblant de normalité...Bravo!
·
Image de Pieuvre à plumes
Pieuvre à plumes · il y a
Merci Abi, je pensais bien que tu apprécierais :-)
·
Image de Jean Calbrix
Jean Calbrix · il y a
Un florilège de brèves de comptoir. Du vécu ! Bravo, Pieuvre à Plumes, pour cette sympathique nouvelle qui se boit comme "comme d'hab" ! Vous avez mes cinq votes.
Une petite visite à Mumba ? : http://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/mumba

·
Image de Pieuvre à plumes
Pieuvre à plumes · il y a
Merci! Je suis passé vous lire :-)
·
Image de Jean Calbrix
Jean Calbrix · il y a
Merci, Pieuvre à plumes. Mes bons vœux pour 2018 !
·