Les cœurs secs

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"Il va falloir les assommer" Compte double avec le k sur lettre compte triple. Signature d’artiste : Two M.

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Chaque dimanche après-midi, nous rendions visite à Grand-mère méchante. C'était la mère de ma mère. Elle vivait à la campagne, avec son fils, sa belle-fille et leurs quatre fils, soit mon oncle, ma tante et mes quatre cousins.
La porte d'entrée était faite d'un métal lourd et j'étais incapable de l'ouvrir seule. D'ailleurs, je n'ai aucun souvenir de ce qui pouvait se trouver à l'intérieur de la maison. Ma place était dehors, avec mes cousins. Nous jouions avec des petits bâtons dans la terre. Grand-mère méchante ne disait pas bonjour, mais elle préparait de solides pâtisseries pour notre venue. Ses petits yeux noirs m'ignoraient et quand elle servait le gâteau, elle me jetait juste un petit regard en coin dans le but de bien viser mon assiette. Elle attendait debout, au garde-à-vous. J'avais l'impression qu'elle ne me connaissait pas. Les garçons faisaient beaucoup de bruit, ne tenaient pas en place. Elle les regardait de manière indulgente, mais quand même, elle avait hâte que nous retournions à nos jeux, à l'extérieur. Il ne fallait pas salir.
Après le goûter, ma mère et moi devions visiter un frère et une sœur de Grand-mère méchante qui vivaient dans le même village qu'elle. Nous allions d'abord voir le frère en suivant un petit chemin escarpé. On nous attendait comme chaque dimanche. J'occupais une chaise près de la porte pendant que les grandes personnes discutaient entre elles. Il n'y avait pas d'enfants de mon âge et mes cousins étaient restés chez eux, parce qu'en réalité, Grand-mère méchante les adorait autant qu'elle m'ignorait.
Je balançais mes jambes qui ne touchaient pas le sol et il n'était pas rare qu'on veuille encore me gaver avec un pavé culinaire. La famille de ma mère se montrait particulièrement généreuse en matière de bonne chère. Mais mon petit estomac se révélait très vite rempli ce qui était très mal vu. On me forçait à engloutir la nourriture qui faisait un très long séjour dans ma bouche.
Chez la sœur, nous avions droit au même traitement et j'attendais dans mon coin sur une chaise, identique à la première. Si à l'époque, j'avais eu connaissance de l'existence du foie gras, j'aurais sûrement imaginé qu'on me préparait pour me déguster le jour de la Noël chez Grand-mère méchante.
Au moment du départ, nous devions passer lui dire au revoir. Elle nous guettait sur le pas de la porte, ses cheveux impeccablement tirés en un petit chignon très bas. Elle était entièrement vêtue de noir, car elle était très veuve. Ma mère se plaisait beaucoup à raconter sa triste vie de jeune orpheline. Malheureusement pour elle, je ne pleurais jamais quand elle nous narrait toutes ses misères qui étaient de très, très grandes misères, bien plus grandes que toutes les misères du monde. Ma mère disait alors que mon cœur était sec.
Nous partions, en faisant un petit geste de la main. La veuve très veuve n'y répondait pas. C'était à nous de saluer, pas à elle. Je suis sûre qu'elle avait hâte que nous disparaissions parce qu'elle s'engouffrait rapidement dans sa maison en claquant sa porte massive.
Mon oncle et ma tante n'étaient déjà plus dans le décor et mes cousins s'étaient envolés dans les prés comme des petits sauvages.
Nous repartions en empruntant des routes sinueuses qui malmenaient sérieusement mon appareil digestif. Il n'était point rare de voir arriver, derrière nous, ma tante, au volant de sa 2 CV Citroën. Tout le monde savait qu'elle n'aimait pas rester chez elle et qu'elle passait son temps à traîner par monts et par vaux. Ma mère disait que c'était une honte de laisser ainsi quatre garçons avec Grand-mère méchante qui devait déjà s'acquitter de toutes les tâches ménagères. Mon père approuvait parce qu'il pensait qu'une femme ne devrait même pas avoir son permis de conduire.
Enfin, nous arrivions chez nous et la 2 CV montée sur ressorts nous dépassait souvent pour continuer sa course folle.
À la maison, Grand-mère gentille nous attendait avec impatience. Elle n'aimait pas rester seule. Elle m'attrapait, me couvrait de baisers, nous nous installions dans un fauteuil et elle me berçait aussi longtemps que j'en avais envie. Elle aussi était veuve, mais moins veuve que l'autre parce qu'elle rigolait tout le temps. Elle essayait de me faire raconter mon après-midi parce que c'était aussi une coquine. Et quand je disais que je m'étais ennuyée, que je lui murmurais à l'oreille que Grand-mère méchante était bien toujours méchante comme avant, elle était au bord de l'extase. Alors, elle prenait de ses nouvelles auprès de ma mère en disant : « Alors, comment va cette pauvre Juliette ? » Et ma mère nous contait encore par le menu la vie abominable et tragique de Grand-mère méchante. Par la même occasion, cela lui permettait de nous rappeler combien son enfance à elle avait été douloureuse, dans la pauvreté, avec la glace sous son lit, son frère chéri très malade parce qu'il avait bu de l'eau croupie, son autre petit frère carrément mort, son père mort à cause de la guerre, Grand-mère méchante qui avait dû élever sa nombreuse fratrie en échange d'un toit, et puis plein d'autres choses encore qu'elle rajoutait parce qu'elle avait oublié de nous le dire la fois précédente. Son histoire devenait donc de plus en plus longue et mon cœur de vilaine de plus en plus sec.
Je la regardais avec ma tête de vilaine. Mes yeux lui criaient : « Menteuse ! » et si Grand-mère gentille n'avait pas été là, elle m'aurait donné une gifle. Ma mère prenait beaucoup de plaisir à me donner des gifles quand nous n'étions que toutes les deux. Sa grande main atterrissait sur ma joue sans prévenir. Je crois qu'elle faisait ça parce que Grand-mère gentille disait qu'il ne fallait pas taper les enfants.
Grand-mère gentille qui ne savait pas cuisiner n'avait rien préparé pour le dîner. Elle s'en fichait complètement, et ça, ça énervait beaucoup ma mère qui pensait qu'une femme accomplie doit au moins être capable de préparer une sauce béchamel. « C'est un minimum, c'est un minimum... », répétait-elle, en enlevant ses gants du dimanche. Elle enfilait son tablier et se mettait à la tâche en maugréant. Mon père s'éclipsait dans le jardin et je jouais aux cartes avec Grand-mère gentille. Nous jouions à la mouche. Elle gagnait tout le temps et ça lui permettait de faire semblant de me piquer en disant : « Mouche, mouche... » Perdre ne m'a jamais dérangée. La compétition est une notion qui n'a jamais occupé ma cervelle même si j'ai toujours été la première de classe. Je ne menais aucune lutte pour décrocher la médaille de fin de semaine. Je l'avais, c'est tout, et je n'en tirais aucune fierté.
Et puis, un jour, les adultes de la maison se sont mis à parler à voix basse. Le dimanche, nous ne sommes pas allés faire notre visite chez Grand-mère méchante. Ma mère m'a traînée par le bras jusque chez la voisine. Ma mère me traînait partout où elle allait, contre mon gré, en serrant très fort sur mon bras, toujours. Elle voulait me laisser le moins longtemps possible avec Grand-mère gentille, sauf quand elle devait aller en ville s'acheter du rouge à lèvres et se faire faire des frisettes. Elle disait qu'elle me rapporterait une fantaisie. À son retour, je réclamais. Elle partait d'un grand éclat de rire, se moquait de moi, en disant qu'il n'était pas possible qu'une fois de plus, j'eusse cru à son boniment.
Chez la voisine, elle ne riait plus. Elle avait un air tragique. Elle me planqua dans un coin de la pièce et se mit à murmurer avec l'autre, une sorte de vieille chouette au nez crochu. Elles s'étaient rapprochées près de l'âtre. Les flammes rougissaient leurs visages. On m'avait encore cantonnée sur une chaise en paille près d'une horloge. Pour m'occuper, je fixais le mouvement du balancier. Mais j'entendais ma mère qui disait : « Ils l'ont attaché sur une planche en bois tellement il souffrait. » Je croyais qu'elle parlait de la passion du Christ puisque Pâques approchait et qu'il allait falloir accompagner Grand-mère méchante à la messe du Vendredi saint. Les abbés, venus en nombre pour l'occasion, raconteraient encore pendant des heures et des heures toute l'histoire de Jésus.
Puis, j'entendis : « Ammoniaque. »
Nous rentrâmes chez nous. Comme d'habitude, impatiente, Grand-mère gentille était plantée, droite, sur le seuil. Elle ne dit pas un mot et me prit la main avec douceur. Ma mère l'esquiva jusqu'à se frotter sur le mur. Plutôt se faire mal que de la toucher ou de lui demander de se pousser. Je sentais qu'entre elles, la haine était montée d'un cran. Une porte claqua. Ma mère repartit, sans dire un mot. Je ne fus pas du voyage, à mon grand soulagement.
Grand-mère gentille en profita pour m'emmener chez ses copines. Je m'y produisais, en chantant, en déclamant des vers, en inventant des histoires. Les petites vieilles m'applaudissaient. Je faisais la révérence, embrassais leur peau froide, fripée et ridée, en échange de friandises. Une fois mon spectacle terminé, j'avais le droit de courir en liberté dans les jardins, sans surveillance. Les têtes blanches se racontaient leur guerre, comment elles avaient remplacé leurs hommes, tous morts d'ailleurs, puis, elles entamaient une partie de cartes. Pendant ce temps, après une visite au bassin des poissons rouges, je filais à travers les vergers et les potagers, espérant rencontrer quelques fées ou quelques lutins. Un coup de sonnette m'avertissait pour l'heure du goûter. Les mémés s'affairaient pour me servir. Elles ne cessaient de dire que j'étais tellement mignonne. J'en étais contente parce qu'elles étaient les seules à le dire et que leurs compliments s'accompagnaient toujours de sucreries confectionnées à ma seule intention. Ce jour-là, je pus déguster une pomme d'amour brillante, comme astiquée.
Au crépuscule, nous remontâmes presque à reculons vers la maison. Il n'y avait pas de lumière et aucune odeur de cuisine ne traversait toutes les pièces comme à l'ordinaire. Ma mère n'était pas là, à virevolter avec son tablier à volants. Mon père n'était pas rentré de son dur labeur. Grand-mère gentille décida que j'avais suffisamment mangé pour la journée et ne m'infligea pas l'un des habituels repas maternels. Elle se coupa une tranche de pain qu'elle beurra en disant que tout cela ferait bien notre affaire. Heureusement, car je la soupçonnais de ne même pas savoir faire cuire un œuf.
Sur le buffet trônait un nouvel objet qui la fit maugréer. Je voulais savoir ce que c'était. Elle me répondit avec mépris qu'il s'agissait d'un poste de TSF. Elle s'installa dans son fauteuil. Je m'empressai de la rejoindre pour me caler sur ses genoux. Je savais que je n'avais plus le droit de le faire longtemps en présence de ma mère parce que j'étais trop grande. Nous étions en faute, mais je n'avais pas peur. Elle me raconta toutes les histoires que je connaissais par cœur, mais que je ne me lassais jamais d'entendre. Elle racontait à la demande. J'annonçais le sujet et c'était parti. Que du vrai ! La guerre, ses voyages à Paris, son mariage, les bêtises de ses enfants quand ils étaient petits et notamment celles de mon père qui bombardait ses sœurs avec des pommes, la sorcellerie. Quand nous en étions à ce chapitre, nous dérivions sur le faux, avec Barbe-Bleue, le Petit Poucet ou les légendes régionales qui nous ramenaient au vrai puisqu'elle m'emmenait sur les lieux, parfois, pour me montrer où tout s'était passé.
Je me couchai très tard, sans voir mes parents. Ils ne m'avaient pas manqué. Je les croyais absents pour toujours et j'en étais ravie. Comme ça, j'allais pouvoir partir en voyage avec Grand-mère gentille toute l'année et plus seulement pendant les vacances.
Malheureusement, à mon réveil, le lendemain matin, je vis mon père attablé à la table de la cuisine, engouffrant son pain grillé. Le tour du monde était reporté. Il entreprit de tourner les boutons du poste de TSF et un inconnu se mit à parler. Je voulus ouvrir la bouche. Il me fit signe de me taire. Aucune trace de ma mère, qui, normalement, le servait comme s'il était un roi. Elle devait avoir disparu très loin. Nous en étions enfin débarrassés. Grand-mère gentille arrivait à son tour pour boire son café noir. Elle semblait très contrariée par cette voix qui s'époumonait dans le poste. Elle aspira une de mes joues, comme chaque matin. Mon père était très concentré sur son nouveau joujou et déclara que cet objet précieux aurait droit à une étagère pour lui tout seul afin d'être hors de portée de mes mains maladroites comme chacun ne pouvait manquer de l'ignorer dans cette maison.
Exceptionnellement, on ne m'envoya pas à l'école. Mon père ne partit pas pour son dur labeur. Grand-mère gentille et lui s'habillèrent comme si nous étions dimanche, mais en pire. Ils m'emmenèrent chez une voisine et disparurent. Les enfants de la voisine, eux, étaient à l'école. J'étais seule et je m'ennuyais. Au loin, j'entendis les cloches sonner. Je demandai à la voisine si c'était la chanson du mariage ou celle de l'enterrement. « Qu'en penses-tu, demanda-t-elle ? » J'optai pour l'enterrement et me mis à répéter inlassablement l'en-ter-ment, l'en-ter-ment, en même temps que les cloches, jusqu'à ce qu'elles s'arrêtent. L'atmosphère était lourde. On n'entendait plus rien. Je finis par sombrer dans un état léthargique et ne repris mes esprits que tard le soir. J'avais l'impression que le temps s'était arrêté, que la vie n'avançait plus.
Tout à coup, je me retrouvai face à ma mère, comme à l'ordinaire pour le dîner. Elle était malheureusement revenue. Tout repartait presque comme avant. Mais je ne savais pas comme avant quoi. Le seul nouveau détail autour de la table familiale, c'était cette radio qui désormais parlait à notre place et qu'il fallait écouter religieusement. J'osai quand même demander pourquoi nous avions cet objet. On me répondit que les gens endeuillés n'avaient pas le droit à la distraction. Bien entendu, je n'avais rien compris.
Cependant, malgré mes six ans, j'étais une championne de la lecture doublée d'une fouineuse hors pair. Tant et si bien que le lendemain, jeudi, je tombai sur le quotidien régional que mon père ne manquait jamais d'acheter. Grand-mère gentille faisait sa sieste, ma mère avait encore disparu pour la journée et mon père était reparti à son dur labeur. Le journal était étalé sur le lit de mes parents. Une page entière était réservée à un évènement dramatique survenu dans notre petite ville. J'étais inquiète, je n'avais pas le droit d'être dans cette pièce. Pourtant, j'y venais souvent en catimini pour fouiller dans l'armoire. En gros titre, je lus : UNE GRAND-MÈRE TUE SON PETIT-FILS. De suite, j'imaginai une vieille harpie courant derrière un pauvre petit garçon qui avait fait une grosse bêtise et l'abattant à coups de bâton. Tiens, Grand- mère méchante serait bien capable d'un tel forfait à mon égard, bien entendu, pas envers ses petits-fils adorés. Je déchiffrai plus avant. Il y avait aussi une grande photographie montrant un convoi funèbre derrière un petit cercueil blanc. L'article commençait ainsi : « Hier, à V., le petit F. a été porté en terre sous les yeux effondrés de ses parents. Une foule importante partageait la douleur de cette famille éprouvée. L'église était trop petite pour contenir les nombreux amis et voisins venus se recueillir. La grand-mère n'était pas présente. » Suivaient le discours émouvant du curé lors des obsèques puis un rappel des faits pour ceux qui auraient manqué un épisode. C'était mon cas, même, si tout à coup, je me rendis compte que je faisais partie de la fameuse famille. Le journaliste avait eu la riche idée de retracer tous les détails de l'affaire pour le lecteur avide. J'appris donc qu'une grand-mère, qui était bien ma Grand-mère méchante, avait donné une potion à base d'ammoniaque à son petit-fils malade, en lieu et place du sirop adéquat. Ni une, ni deux, l'enfant était mort dans d'atroces souffrances. Il semblait que les jeunes garçons s'étaient amusés à faire des mélanges dans l'armoire à pharmacie. Je n'étais pas étonnée, ils passaient leur temps à faire des idioties. C'étaient des garnements. C'est pour ça que je n'aimais pas jouer avec eux le dimanche. Et Grand-mère méchante, c'est vrai, elle était méchante, même si elle ne l'avait peut-être pas fait exprès. Voilà, c'était du beau chantier. Sur la photo, je voyais ma mère et ma tante accrochées l'une à l'autre avec des voilettes en dentelle noire. Mon père, lui, se tenait à côté de mon oncle et un peu plus loin, dans la foule, je distinguais Grand-mère gentille.
Le lendemain, à l'école, quand la maîtresse nous fit lever pour faire une prière, pour mon petit cousin, précisa-t-elle, je me sentais presque fière. Tous les visages des écolières me défiguraient avec pitié. Je pris l'air humble recommandé par les Évangiles.
On ne nous envoya pas de cellule psychologique.
Ma mère ne m'expliqua rien, mais de temps en temps, elle m'emmenait sur la tombe du petit cousin. Elle me disait de prier. Je faisais semblant. Je regardais les plaques blanches, les angelots. Je cherchais les fauvettes qui, à ce qu'il paraît, étaient censées passer dans le secteur.
Nous n'allions plus chez Grand-mère méchante le dimanche. Nous nous y rendions pour les fêtes religieuses une à deux fois l'an. Je ne jouais plus avec les trois polissons qui restaient, parce que c'était les trois plus énervés, d'affreux mélangeurs de sirops. Mes petits jeux tranquilles, j'avais l'habitude de les faire avec celui qui était parti au ciel. Grand-mère méchante continuait à assurer les tâches ménagères pour toute la maisonnée parce que ma tante faisait filer sa 2 CV encore plus souvent. Les gens disaient qu'elle était toquée cette pauvre Juliette, cette pauvre Juliette...
Un jeudi, dans la boîte en fer des secrets, cachée dans l'armoire de ma mère, je découvris une photo du petit cousin allongé sur un lit entouré de cierges avec son père et sa mère de chaque côté. Malgré mon jeune âge, cette image me donna le tournis. J'avais envie de la déchirer.
Et puis, bientôt, il fallut rendre le poste de TSF. Le deuil était fini. Ma tante attendait un nouvel enfant tout neuf. Ce fut un garçon.
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Image de Mijo Nouméa
Mijo Nouméa · il y a
Ah les grands-mères, ne se ressemblent pas toutes! Quel triste histoire que celle de ce petit cousin.

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