5
min

Les Bouches.

Image de Rodrigo Malmsten

Rodrigo Malmsten

1 lecture

1

Les Bouches
de Rodrigo Malmsten

Panagiotis. FR.

L'été, à Mykonos, en Grèce. 2010.

Dans l'ancienne et belle île de Mykonos, les maisons sont peintes en blanc, avec leurs fenêtres bleues, ainsi que les églises, avec leurs toits bleus, cette île appartient à l'une des mythiques et belles îles Cyclades, entourée d'une belle mer turquoise imprenable.

Au coucher du soleil, les touristes s'asseyent sur les terrasses des bars, trinquant, jusqu'à ce que le soleil se couche, et regardent le crépuscule comme un spectacle merveilleux et unique.
Au coucher du soleil, nous avons applaudi... Les rues de Mykonos sont belles, étroites, les plages et leur sable blanc, paradisiaques...

Je me dirige vers la plage gay qui est une île exclusivement réservée aux gays. Mais cette plage, était exclusivement pour les hommes gays et personne d'autre.

Mykonos est un lieu spécial et unique.
Le soleil se couchait sur la mer, peignant de ses rayons la surface, les vagues, l'écume de mer, et aussi le dos de quelques dauphins au loin.
Tout était couleur feu, couleur caramel, de beaux ocres rouges, les chemins de lumière sur l'eau sont un spectacle unique et inimaginable. Le soleil, caresse les maisons blanches, les moulins à vent.
Je regardais le crépuscule depuis une table dans un bar, en regardant la mer.

Je m'étais rendu seul sur l'île, j'étais dans une pension de famille grecque typique, où une dame allemande, âgée d'au moins quarante-cinq ans, aux longs cheveux blonds, aux yeux bleus, petite, d'une sympathie sans pareille, s'occupait de moi avec dévouement. Petra, la propriétaire de la pension, avait épousé un Grec, son mariage a duré vingt ans, son mari est mort, dans un accident, sa voiture s'est écrasée, tombant inexorablement vers une falaise.
Petra s'occupait de la mère du défunt, elle en avait hérité avec sa pension et tout le reste.
Sa belle-mère était une femme de la vieille école, une Grecque. Fidèle à ses origines et à ses gènes, elle était grosse, robuste, portait un châle noir, des jupes jusqu'aux genoux, et avait un caractère très fort et autoritaire. Moi je l'observais et je riais. Avec Petra, nous avons parlé un peu d'allemand et d'anglais de la vie, de l'amour.
Les murs blancs de la terrasse étaient comme brodés de Saintes Rita, ses fleurs lilas ou violettes ornaient tous les murs de la pension. Ainsi que le reste des maisons de l'île.

Deux jours plus tard, je rencontre un vieil homme gay, élégant, beau, d'environ 65 ans, qui m'invite à prendre un verre avec lui. Moi j’étais en train de regarder des foulards, dans une petite boutique, faits de fils et de coton, avec des étagères en bois, qui contrastaient avec les murs blancs.
Je l'ai regardé, j'ai accepté son invitation, nous avons passé une nuit spéciale, juste une belle nuit, puis plus tard, ses amis sont arrivés, ils étaient suisses et parlaient français, et la nuit a continué.
Il était déjà tard, et tous les gays, qui dînaient ou prenaient un verre au centre de l'île, ont couru vers le patio de l'église, ils sont allés derrière l'église, là où il y avait des rochers et au-delà de la mer. Je découvre avec étonnement, que c'était un lieu de drague, de rencontres, de baisers... Je m'approche, pour voir, pour être, et on pouvait voir, plusieurs scènes, le couple qui se tenant debout, regardait vers la mer; d'autres s'embrassant, d'autres pratiquant le sexe oral, ou baisant directement entre les rochers. Les gays sautaient comme des oiseaux volant de rocher en rocher, à la recherche de plaisir, d'amour, sous cette brise d'été qui semblait guérir et pardonner tout.

Le lendemain, le monsieur Suisse m'a invité à la plage avec ses amis, ils étaient plus que beaux, c'était deux adonis, parfaitement sculptés par les dieux. C'était un style gay, où le physique parfait, les muscles et les dernières marques de mode abondaient.
Nous sommes arrivés à la plage, après un petit voyage, nous avions pris un bateau, qui nous a transportés d'une baie à l'autre.

Je suis sur la plage, je décide de me baigner, dans les eaux cristallines de la mer Égée. Je commence à nager, l'eau est calme, les hommes nus nagent à leur meilleur, plongent, s'aiment. Le soleil et les voiliers au loin semblaient saluer ou voler entre le ciel et la mer...

Je nage beaucoup, j'arrive à quelques rochers, je me repose, j'avais soif, le soleil me frappait au visage, de façon écrasante. J'ai cherché un endroit avec un peu d'ombre, j'ai nagé jusqu'à une petite grotte. Il y avait plusieurs personnes qui nageaient, avec la moitié de leur corps presque hors de l'eau. La grotte avait des parties profondes, d'autres moins profondes, et possédait également une petite plage. Je suis là, seul à regarder les lumières qui jouaient entre les rochers et l'eau.

En cela, je vois un homme qui nage vers moi. Il était jeune, environ 29 ans, j'en avais 34. Il s'approche de moi, me salue en grec, je ne comprends pas.
Puis la conversation a été plus ou moins en anglais, il ne le parlait pas très bien et je ne le comprenais pas beaucoup, mais j'ai compris son nom, il s'appelle Panagiotis, ses cheveux noirs avec de longues boucles lui arrivaient à l’épaule, il avait un corps voluptueux, charnu et beau, il avait des taches de rousseur, avec un nez retroussé, parfait. Ses yeux étaient un rêve, très grand, d'une couleur bleue profonde incommensurable.
Panagiotis était né à Mykonos et se consacrait au tourisme, sa famille possédait un vieux vignoble et une maison face à la mer, qui fonctionne comme un hôtel pour gays, où il avait tout appris...
Il s’est approché en souriant, nous avons discuté et ri pendant une heure environ. Puis, peu à peu, nous nous sommes regardés et avons observé les hommes autour de nous, s'embrassant par deux, ou plus, s'embrassant par des trios de bouches rouges.
Panagiotis était très beau, il avait un petit ventre, mais je m'en fichais, j’aimais bien, son sourire pervers, sa séduction, son extrême sympathie.

Il s'approche, nous sommes face à face, nos corps flottent presque.
Il me regarde, caresse mes lèvres, me demande mon nom.
-Alfonso", ai-je répondu.

Il m'embrasse profondément, caresse mon sexe avec le sien, se frotte, remue son corps, m'enlace. Il me touche, je le regarde, je rapproche ma bouche, et je commence à l'embrasser passionnément, je touche son sexe, je pratique du sexe oral, je me noie, je ne peux pas, je décide d'abandonner la tâche, mais on continue à s'embrasser, il touche mes fesses petit à petit, de temps en temps, il caresse avec un doigt mes lèvres, l'anneau de mon corps..., me regarde et rit. Il me mord les tétons, il me mord le cou, moi aussi, il joue avec mes cheveux mouillés, il m'embrasse avec sa langue, il joue avec mes lèvres, avec ma bouche. Nos bouches s'unissent et se désunissent, comme des poissons, il m'entoure, nage derrière moi, il s'installe en s'appuyant à peine contre mon corps.

Il joue avec son pénis, dur, gros, charnu, joue entre mes fesses, presse la tête de son membre viril contre l'anneau de mon corps, un peu plus fort, car pour l'introduire en moi, il n'y arrive pas, je bouge. Il me prend d'une main par le cou, je courbe mon bassin, en touchant le sien avec mes fesses, il me prend par la taille, de l'autre main il touche sa queue, il la saisit fermement, pour introduire son membre viril, épais et puissant, à l'intérieur de moi, Entre mes fesses, dans mon anus, il a commencé à me baiser comme un animal aquatique, comme un homme d'eau, il savait ce que faire pour avoir du plaisir, et pour me donner du plaisir, pendant qu'il me baisait, il sortait sa langue pour m'embrasser, il m'embrassait passionnément

En cet instant je sens une autre main, je vois un autre homme très près de nous, son corps était voluptueux, il avait environ 50 ans, très beau, peut-être qu'il était allemand ou irlandais, comment savoir..., il s'est approché, il nous a serrés dans ses bras, sa bouche était devant la mienne, il a commencé par embrasser Panagiotis. J'étais au milieu de cette situation excitante, étrange, belle, comme transportée du monde.
L'étranger m'embrasse, amène ma main vers son pénis, je le touche, je le masturbe comme je peux, je sens son corps fort contre le mien. Panagiotis me pénètre, puis il enlève son sexe de moi, l'homme passe derrière moi, me caresse, me touche, m'embrasse, je l'embrasse, j'embrasse Panagiotis, l'homme met son membre viril en moi, me révèle, je me retrouve en lui, entre ces deux hommes, le jeune et le vieux et moi, au milieu de ces deux superbes corps, d'âges différents et de goûts similaires.
Le mec me pénètre et , Panagiotis m'embrasse, l'étranger, me sort déjà son sexe de mon cul... et s'éloigne lentement à la nage.
Nous deux, nous sommes restés à rire, nous avons continué à nous embrasser, nous avons arrivée arrivé au climax de notre elixir en même temps.
Nous étions très excités et imprégnés d'un amour instantané.

Puis, nous avons nagé jusqu'à la plage, nous nous sommes assis devant la mer, nous avons bu un peu d'eau et nous sommes restés tous les deux, en regardant cette mer turquoise, ses profondeurs, les hommes qui nageaient, les bateaux et les voiliers au loin.
Le soleil brille, les illuminant, sous les anciens cieux de la mer Égée.

Traduction: Laura Gaud.
1

Vous aimerez aussi !

Du même thème

Du même thème

NOUVELLES

C’est une terrasse en bois au-dessus de la jungle Birmane. Elle ceinture une maison construite à flanc de colline. Sa partie la plus large semble posée sur des frangipaniers en fleurs. Puis le ...