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L'ensemble

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Drpopox ........

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Je n'aime pas trop les journées où le ciel est couvert, mais je trouve ça vraiment agréable pour flâner de boutique en boutique. Je te propose donc
de nous retrouver à Aix en Provence, pour flâner entre les épiceries fines et les boutiques de mode.


Il est 13h00 quand je t'attends sous l'avancée d'une vitrine place d'Italie. La pluie fine n'a cessé de tomber depuis ce matin, l'humidité de cette
journée commence à s'emparer de moi, et mon ventre crie famine.


Cela me fait drôle de t'attendre ici, loin de tout, en ville un jour de pluie. Je sais que tu passes une période un poil difficile et que nous avons
mille choses à aborder, mais bon, que veux-tu, je suis à la fois excité et nerveux, cela fait un moment que nous nous sommes pas vu, nos vies respectives sont bien remplies et les moments simples en toutes complicités sont rares, nous allons donc en profiter
aujourd'hui.


Alors qu'un jeune me demande une cigarette, mon regard tombe sur toi. Tu es là face à moi, si près et si loin à la fois. Sous ton parapluie, tu m'observes
en attendant que le feu passe au rouge pour traverser l'avenue qui nous sépare. En te voyant, j'efface cet imposteur qui me gratte une clope alors que je ne fume pas.


À ton look, je voie que nous sommes entrés dans l'automne, telle une jeune styliste, tu as mélangé le noir et le bleu avec goût.


Rien qu'en te voyant marcher dans ton micro jean, mon appétit s'envole et une nouvelle faim me vient.


Nous décidons de manger dans un petit bistrot place des Quarts d'heure, un endroit confiné dans un style baroque. Nous voilà partis dans nos sujets
préférés, à faire le point sur nos étapes que la vie nous impose, à rire des conneries des gens, à comparer nos absences et à déguster des plats aussi bien salés que sucrés. À table, nous faisons ce qu'aucun couple fait, nous partageons les envies afin de
profiter au mieux des goûts de l'autre. Je reconnais que c'est un moment super agréable. Tout en t’écoutant je ne cesse de plonger dans tes yeux et tu me laisses lire en toi comme j'aime le faire.


Après un café, nous voilà de retour dans la rue à bondir de vitrines en vitrines, collés l'un contre l'autre sous ton parapluie, nos corps se touchent,
se poussent, s'attirent, nos rires et nos pas sont synchronisés comme deux coureurs ayant la même foulée. J'entre dans une boutique une seconde pour demander un renseignement. J'ai à peine le temps de poser ma question que tu as disparu. Surpris, je ressors
et te retrouve quelques mètres plus loin devant le décor d'une boutique de lingerie.


Un modèle attire ton attention, je te rejoins.


-"il plairait à ton homme ?"


Sans me regarder, tu me réponds.


-"je ne pense pas, mais je me demande si tu l'aimerais sur moi."


-"une seule façon de le savoir, essaye-le!"


-"maintenant ?"


-"pourquoi pas ? Je pense que nous n'aurons pas d'autre occasion de le savoir."


Timidement nous rentrons dans ce grand magasin. Beaucoup de têtes se tournent vers moi, sûrement surprises que je rentre et que je m'assois aussi
facilement sur le canapé prévu à cet effet.


Les femmes de cette boutique oublient vite ma présence.


Tu parles doucement à la vendeuse pour récupérer l'ensemble à ta taille. Aussitôt tu me rejoins pour attendre qu'une cabine se libère. Pendant les
quelques secondes d'attente, tu restes proche de moi en malmenant ce pauvre morceau de tissu entre tes mains.


L'attente ne fut pas longue et tu prends place dans une cabine de couloir sombre, l'espace consacré à celle-ci est fait et construit de miroir, pour
permettre de te regarder sous tous les angles.


Tout en ignorant ton essayage, je laisse courir mon regard sur quelques coquetteries que la boutique offre à sa clientèle pour créer une nouvelle
ambiance chez soi.


Soudain, je reconnais ta voix qui m'appelle.


-" oui! Tout va bien ?"


-".......


- « allô! Tu es encore là ? »


- « ça ne va pas le faire. »


- « pourquoi ? Sors que je te voie. »


Tu entre ouvres le rideau en me lançant un regard plutôt menaçant. Ma première réaction est de rire à cette bouille.


-" allez, sors, je suis sûr que tu le portes bien. Je te promets que je serais honnête,."


-" hors de question, viens-toi s'il te plaît."


À mon arrivée, je te trouve le dos collé à un miroir. Ton corps, refermé sur lui-même, montre un côté de toi que je ne connais pas, timide et fragile,
il exprime un sentiment de fragilité. Sans rien dire je te tends la main pour te faire avancer, chose que tu fais, je te fais tourner sur toi même et te demande comment tu te vois.


À ton tour surprise de ma question, tu ne me réponds pas. Je décide donc de te donner ma vision.


Belle, sensuelle, si fragile et à la fois brûlante . La fine dentelle noire dessine sur ton corps de jolies formes géométriques et met en avant ton
corps. Tu sembles frissonner sous ces mots et ta peau s'harmonise à l'ensemble que tu viens d'essayer.


-" personnellement, je te trouve belle à en devenir fou, tu as de la chance d'avoir essayé cet ensemble dans une cabine."


Une seconde marque le temps et tout en fixant mon regard, tu m'embrasses pour la première fois. Ta langue, si douce se glisse dans ma bouche et j’entrouvre
la tienne pour y découvrir une chaleur folle. Mes mains se posent sur toi . En réalité tu n'avais pas froid, bien au contraire, tu sembles en fusion, nos corps entrent en attraction et je ne cesse de t'embrasser.


L'étroitesse du lieu rend presque impossible chacun de mes mouvements. Cette ironie te fait rire et te rend maîtresse des lieux. Je te colle à moi,
coincée contre un miroir et mon torse. Tu t'agrippes à mon cou, enlace tes jambes au cours d'un de nos baisers fougueux. Chaque seconde s’écoule comme la précédente, mon désir ne peut être que des plus voyants.


D'un calme impressionnant, tu me murmures à l'oreille,


-" prends-moi, prend-moi ici, maintenant, ici et tout de suite."


Coincé, je te saisis dans mes bras, tu fais glisser mon blouson par terre et libères mon sexe de mon jean. Par sa raideur, il t'exprime combien ce
morceau de tissu te va si bien.


A cet instant tu es d'humeur dominatrice et tu as envie de tout contrôler ainsi d'une de tes mains froides, tu saisis mon membre à sa base. Chaud,
dur, et puissant tu le serres dans ta main le plus fort que tu puisses. Cet effet le gonfle encore plus et sa sensibilité se décuple. Tu ne me quitte pas du regard et me dis:


" c'est un moment à moi."


Lentement et toujours en maintenant la pression, tu me masturbes en faisant glisser tes doigts sur sa longueur, tu mesures entre tes mains chaque
partie de moi qui te désire, les muscles qui constituent mon membre et la douceur de ma peau sur mon gland t'indique qui je suis et comment je suis. Là, je ne sais qui est le plus excité de nous deux, moi pris entre tes doigts remplis d'un désir ardant ou
toi la main pleine. Tu me lances un petit regard interrogateur un peu avant de le présenter au bord de cette minuscule culotte brésilienne, et d'un geste adroit tu pousses ce triangle de dentelle qui nous sépare.


Au premier contact j'y découvre ton toi intérieur, chaud, terriblement humide, tes lèvres gonflées par l'excitation que l'on se découvre.


Elles m'ouvrent en grand l'entrée de ton vagin, qui ne désire qu'une pénétration lente et saisissante.


Au moment même où tu t'apprêtes à dire un mot, je pose ma main gauche sur ta bouche, il est trop tard, tu es à moi, coincée entre moi et les cloisons
fines de cette cabine... Je m'efforce au mieux pour ne pas tout casser.


Mais voilà, mes pénétrations sont impulsives,elles marquent l'excitation des battements de nos cœurs.


Sans aucune résistance j'entre en toi profondément, sans te quitter une seule fois du regard. Au bout de quelques minutes, tes dents prisonnières
de ma main se libèrent et me mordent du plus fort que tu puisses. Tu veux me faire comprendre que tu reste maître de la situation. Légèrement recroquevillés sur nous-même, mes assauts sur ton corps sont de plus en plus percutants,tu ne touches toujours pas
terre et à l'arrivée de mon orgasme, tu libères ma main de ta dentition. J'en profite pour te saisir les cheveux, ce que tu adores pour le coup. À tes yeux fermés, je sens en toi aussi le plaisir de cette contraction interne monter en toi et envahir chaque
petit muscle. À cette impression, je stoppe net mes allers-retours pour t'observer une seconde, le temps que tu plonges ton regard dans le mien. Puis je pris conscience du monde qui circule autour de nous, des entrées et sorties des cabines, des discussions
intimes, des commentaires discrets sur notre présence, mais je repris plus vite, plus fort, plus loin.


Il ne se passe que quelques dizaines de minutes dans cette cabine, mais nous avons réussi à marquer et à jamais notre venue, notre journée, nos retrouvailles
dans ce lieu insolite qui regorge de monde. Une fois nos étreintes finies, nous nous retrouvons enlacés, déshabillés, décoiffés, l'un contre l'autre. À mon sourire tu éclates dans un fou rire muet, où plus ou moins discret.


« je crois que tu l'aimes bien finalement cet ensemble. »


« je crois que oui. »


Gênée d'ouvrir le rideau, tu me demandes de sortir en premier pour rester collée à mon dos. J'ai à peine eu le temps de ramasser cet ensemble, que
tu t'expulses de la cabine pour t'enfuir de la boutique.


Tout mal fringué et avec un énorme sourire aux lèvres, je prends le temps de faire emballer ton cadeau, et c'est impatiente et énervée de ne pas
savoir pourquoi je traine autant, que tu restes surprise de me voir avec un paquet à la main.


"comme ça, tu pourras penser à moi quand tu le voudras, et personne, j'ai bien dit personne ne pourra te voler ce souvenir . »
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