L'enlèvement de Ginette

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En compétition

Ecrire des lettres, c'est se mettre nu devant les fantômes ; ils attendent ce moment avidement. Les baisers écrits ne parviennent pas à destination, les fantômes les boivent en route. Kafka !  [+]

Image de Été 2020

Un sale pressentiment me chatouillait déjà les entrailles lorsque j’ouvrais ma boîte mail ce matin-là, il remonta aussitôt par mon œsophage pour s’échapper dans le monde à travers un rot retentissant. L’énigmatique message qui s’afficha alors sur mon écran semblait s’y abattre avec la grâce d’une mouche qui se noie dans un verre de lait en appelant des secours qui ne viendront jamais. Quelques mots menaçants se tortillaient sous mes yeux et j’avais beau cligner des paupières, je ne parvenais pas à les faire tenir en place.

« On la tient et tu paieras… »

Je reposai mon café et me grattai l’arrière de la nuque. J’ignorais qui était ce « on », mais ça, c’était encore dans l’ordre des choses. Ce qui me chagrinait davantage, c’était que je n’avais pas la moindre idée de qui pouvait bien être ce « la ». J’étais divorcé, sans parents ni enfants et je ne tenais guère qu’à ma collection de papillons qui s’affichait en ce moment même sur le mur qui me faisait face. Il y avait bien mon ex, mais nous étions en si mauvais termes que j’avais moi-même envisagé plusieurs fois de m’en débarrasser. De toute façon, cette garce, que rien ne semblait pouvoir ébranler, n’était pas décemment enlevable.
Il est aisé d’imaginer que n’importe quel journaliste rêverait de se voir ainsi directement interpellé par un kidnappeur psychopathe. Tout ça avait quand même de délicieux petits relents de ces bons vieux thrillers américains. Le hic, c’est que celui-là, de kidnappeur, semblait déterminé à ce que je passe à la caisse… et ça…
Attention, pas que je sois plus radin qu’un autre, il ne faudrait pas se méprendre, mais merde, c’est quand même pas comme ça, en tapant le journaliste au porte-monnaie, que sont censées se passer les choses dans ce genre d’affaires.
Je relus le message en m’efforçant de le faire passer avec ma triscotte beurrée. Autre chose me chagrinait, pourquoi ces types (je ne sais pourquoi j’imaginais qu’ils étaient trois) ne m’interdisaient pas de prévenir la police sous peine d’abattre leur otage ? Bref… bien des choses à éclaircir. Mais il me fallait parer au plus pressé. Je cliquai sur répondre.

« Ne faites rien d’inconsidéré. Qui détenez-vous ? Combien en voulez-vous et, si toutefois je ne suis pas trop indiscret, pourquoi moi ? »

Voilà, il ne me restait plus qu’à aller me doucher et à me brosser les dents avant de filer au boulot. Une demi-heure plus tard, des fois que les kidnappeurs se soient montrés réactifs pendant mes ablutions, je jetais quand même un coup d’œil à mes mails avant de quitter mon appartement… rien. Le bus était bondé. Je dus rester debout, accroché à une barre de pole dance inoccupée, durant tout le trajet. Une petite brune lisait sur le siège devant moi et je l’imaginais, jambes menues et coquines, tourner sur cette même barre en me souriant à chaque rotation. Elle dut sentir mon regard, car elle leva le nez de son livre et planta dans les miens deux yeux noisette et excédés. Je fis semblant de ne rien remarquer et pivotai gracieusement de trois quarts autour de ma barre. Je me retrouvai face à la nuque hirsute du chauffeur. Cela eut pour effet de rendormir en sursaut mes instincts libidineux.
Il me restait six stations à parcourir. J’allumai mon portable et jetai un œil à mon compte épargne. La malheureuse kidnappée pouvait se faire du souci. En arrivant à la rédaction, je passai directement au bureau de Gerbert, mon rédacteur en chef. C’était un type rond, bien que farouchement sobre, qui se montrait particulièrement aimable tous les jeudis après-midi, rapport au 5 à 7 qu’il entretenait, ces jours-là, avec mon ex. Tout ça datait de vieux. Et même de l’époque où elle ne pouvait pas encore prétendre à ce titre. Mais bon, nous étions lundi.
— Bonjour Martin !
— On la tient et tu paieras !
— Pardon ?
— Non rien. Je me parlais à moi-même. Je suis toujours prévu pour couvrir ce mariage ?
— Couvrir c’est beaucoup dire. Vous me faites vite fait une photo… bien cadrée cette fois… pas comme… Enfin bon… Vous m’y collez un de nos articles types et vous filez ensuite vous occuper de cette histoire de chèvre égorgée par un loup.
— Un loup ? On est sûr qu’il s’agit bien d’un loup ? Non… parce qu’il me semblait que…
— Pour le journal, c’est un loup. Pour le maire de Vercoiran, que j’ai eu hier soir au téléphone, ce serait plutôt un caniche.
— Un ca… quoi ? Vous voulez ri…
— C’est mot pour mot ce que je lui ai répondu. Et bien figurez-vous Martin qu’il existe de très grands caniches, et comme on l’a pris sur le fait, le doute n’est pas vraiment permis. Mais on s’en tape du clébard, le loup vend mieux. Prenez la voiture du journal, la vieille, et allez interroger la bergère, ou quel que soit le nom qu’on donne à ces gens-là. Ensuite, vous allez me bricoler un article sur le retour de ce prédateur en Drôme provençale… En fait non. Vous allez me recaser celui que vous m’aviez fait, il y a quatre mois, et que j’avais déprogrammé pour cette histoire de type foudroyé en jouant la dernière mène de la finale du national de pétanque de Buis Les Baronnies. Vous m’actualisez ça quand même un peu… et soyez gentil, oubliez ce caniche à la con… Après, s’il vous reste du temps…
— Je suis sur un truc chaud. Un enlèvement. J’ai reçu un mail de demande de rançon ce matin et j’aimerais bien pouv…
— Sérieux ?
— Sérieux patron. Mais je voudrais vous taper d’un…
— Aucune avance Martin. On est sur le fil. Je vous le répète chaque mois, la Tribune est en grande diffi…
— Vous taper d’un petit conseil. C’est au sujet des flics. Savoir si je les préviens ou pas. On ne me l’interdit pas dans le mail, mais…
— Non, mais sérieux de chez sérieux alors ? Un kidnapping ? À vous ? On peut le voir ce mail ?

Je me couchais ce soir-là un peu groggy. Allez savoir pourquoi, mais l’angoisse du lendemain chantonnait à mon oreille un air de Linda De Suza. La propriétaire du caniche, une forte femme aux allures de tortionnaire argentin, m’avait refilé un cliché de son fauve, le poitrail plein de sang et l’œil rieur. Je l’avais mis de côté pour mes archives. Je lui expliquai tant bien que mal que Nicolas, c’était le nom du cleps (une appétence de madame pour l’ancien personnel politique de ce pays), n’avait probablement fait que venir s’abreuver à une blessure faite par un loup. Elle parut sceptique et me confessa que son Nicolas avait un mauvais fond.
Deux heures avant cette interview, il m’avait fallu ruser pour faire entrer mes deux mariés d’Entrechaux dans le cadre de l’objectif. J’avais finalement dû les prier de sortir sur la place, de la mairie. Mon appareil, en fonction paysage, s’était finalement plié à leurs proportions… deux véritables sumotoris qui souriaient tellement qu’on aurait juré qu’ils n’avaient pas encore consommé et s’en iraient remédier à ça dans moins de dix minutes… Et on croit communément que ce boulot est passionnant.

Je m’endormais en rêvant de Clark Kent et du Daily Planet.

Eux : « 2327 euros. Pas négociable. Instructions suivent »

Il arrive que la chance tourne. Elle venait de tourner… 2327 euros… Je le revérifiais sur le champ pour être bien sûr, c’était pile la somme qui dormait (d’un sommeil quand même bien agité) sur mon compte écureuil. Je n’aurais donc pas à négocier une avance avec mon Mac de rédac-chef. Cette coïncidence me troublait. Cette affaire sentait décidément mauvais et je me hâtais de changer la caisse des chats. Je ne m’étais toujours pas décidé pour les flics. Le hic à présent, c’est que je ne savais plus comment justifier ces 24 heures de retard. Mais chaque chose en son temps. Il me fallait rafraîchir mon article foudroyé quelques mois plus tôt en pleine finale du National de Buis. L’envie de mettre en scène ce caniche me titillait encore un peu, mais mon crédit à la Tribune valait encore moins que celui de mon compte épargne. Je préférai m’abstenir et optai pour le viri sanguinum Lupus.
L’avantage des articles recomposés, c’est qu’ils vous dégagent du temps. J’expédiai vers l’agence mon travail sur les loups assassins ainsi que le cliché de mes deux gros mariés. Décidément, tout ça sentait la merde à plein nez et je m’empressais de descendre la poubelle contenant cette putain de litière. Il me fallut ensuite nettoyer mon couloir. Je ne l’avais plus fait depuis trois jours et les graviers de la litière s’incrustaient dans les semelles de mes pantoufles. Ginette grattait toujours si fort qu’elle en balançait partout. Elle ne manquait jamais d’expulser, en plus, les crottes de Lucien, son mari et complice. Les chats et moi ne nous parlions plus depuis le divorce. Ils auraient préféré partir avec elle. Lorsque je le lui avais suggéré, mon ex m’avait ri au nez en affirmant que nous étions tous aussi cons les uns que les autres et qu’elle s’en serait voulu de nous séparer. Lucien, ce salaud de félin obèse, s’est bien sûr empressé d’aller souiller la litière propre. J’envisageais un instant de les refiler, lui et cette andouille de chatte, en bonus avec la rançon. Il me fallait répondre.

Moi : « J’aurais besoin de quelques heures pour réunir la somme. J’aime autant vous prévenir tout de suite, je n’ai ABSOLUMENT pas le pouvoir de vous fournir un hélicoptère pour vous enfuir après l’échange.

PS Pourrait-on arrondir à 2325 ? »

En passant devant lui, j’attrapais mon téléphone fixe par surprise et composait le numéro de Jean. Jean Trilloux et moi nous étions connus au régiment à une époque où on enfermait les photos dans des boîtes en fer pour les laisser se débarrasser de leurs couleurs. Lui, le Jean, faisait partie de la police militaire et moi des suspects d’un viol collectif sur sergent. On peut dire que nos premiers rapports ne furent pas des plus cordiaux. Ce type cognait comme un poids lourd.
Un mois plus tard, lorsqu’on avait enfin confondu les vrais coupables, Jean avait eu la délicatesse de passer me voir dans l’établissement de santé spécialisé dans la réparation des grands accidentés de la route où je commençais à me remettre. Il m’avait présenté des excuses. Notre amitié datait de là. Je lui devais même d’avoir trouvé mon appartement actuel.
Je tâchais de lui expliquer mon histoire, mais, au mot de rançon, il me coupa pour me donner rendez-vous chez lui. Il faut dire que nous habitions le même immeuble. Lui dans un rez-de-chaussée aménagé, suite à un accident de travail. Un de ces « clients », un vrai poids lourd celui-là, s’était retourné contre lui en lui brisant net la colonne d’un court crochet du droit au plexus dont l’onde de choc avait traversé ses entrailles pour lui sectionner la moelle épinière.
Lui aussi trouva des plus étranges cette concordance de sommes.
— Mon pauvre Will. Je parierais les roues de mon fauteuil que tes types ont une taupe à la banque. Je vais tirer quelques ficelles et voir ce que je peux trouver de ce côté-là… En attendant tu…
— Jean ?
— Oui ?
— Tu ne devais pas demander à ce qu’on déplace ce local à poubelle qui diffuse juste sous ta fenêtre ?
— Si. Mais ces cons de la mairie ont autre chose à foutre, paraît-il… Putain… Si c’était pas ces odeurs de chats qui imprègnent toute cette baraque. J’ai fait sceller mes fenêtres au silicone et voilà quatre ans que je donne des bakchichs au gars de l’entretien.
— Roger ?
— Oui ! Il sabote la VMC et détourne tout le flux de l’immeuble vers cet appartement pour le maintenir en atmosphère positive. Résultat ? Cette putain d’odeur de litière passe carrément à travers les murs. Si je tenais l’enfant de salaud qui élève cet anim…
— Concentrons-nous sur le kidnapping, tu veux bien ?
— OK ! Je vais voir pour cette histoire de banque, m’est avis que c’est leur première erreur. De ton côté, réunis les fonds et surveille tes mails.
Je profitais de notre amitié pour lui taper 100 euros et passais la soirée à enquêter dans le milieu du sexe avignonnais. Je rentrais un peu tard et totalement fourbu. Je me réveillais prêt au combat.

Eux : « L’échange aura lieu demain… Au fait… ne prévenez pas la police.
PS : Va pour 2325. Mais nous prenez pas pour une conne. »

Moi : « J’ai la somme. Attends vos instructions. »


Je descendis retrouver Jean. Il m’offrit un café tiède et me pria de le suivre jusqu’au garage à vélo de l’immeuble. Il l’avait réquisitionné pour notre enquête. Des fils de pêche courraient d’un mur à l’autre. Mon dernier relevé de compte était suspendu sur l’un d’entre eux par une épingle à linge, accompagné d’une de mes photos de régiment prises trois jours avant mon passage à tabac. Un cliché montrant Jean en train de serrer la main de Michèle Alliot-Marie les accompagnait. Enfin, mais là c’était visiblement du remplissage, il avait aussi suspendu la pétition qui traînait depuis des mois dans l’entrée de l’immeuble et qui demandait l’abattage des félins qui empoisonnaient toute la baraque et menaçaient de la dissoudre. Sur le mur du fond, l’ancien adjudant-chef avait collé de travers un grand carton de téléviseur Samsung où on pouvait lire :

Qui est l’otage ?
Qui sont les ravisseurs ?
Pourquoi 2327 euros ?
Pourquoi ce pauvre Will ?
Penser à me faire rembourser les 130 euros pour ses putes.

Nous dûmes rester plantés à l’entrée. Depuis son fauteuil, Jean n’avait pu accrocher son bazar qu’à 1,10 mètre de hauteur. Je lui posais la question qui me brûlait les lèvres.
— C’était pas 100 euros ?
— J’ai rajouté les trente de la dernière fois.
— Et sinon ? Des réponses ?

À défaut de réponse, il avait fait jouer une vieille relation de la DGSE et mis le doigt sur une info troublante. Des connexions fréquentes, depuis treize jours, sur mon compte épargne et venant toutes de l’appartement de madame Suza, la concierge de notre immeuble.
— Cette vieille peau est dans le coup Will ! J’en mettrais mes roues à crever.
— Faut avouer que depuis quelque temps, son coup de balai laisse à désirer.
— À propos…
— Oui ?
— Tu ne trouves pas bizarre d’en savoir aussi peu sur cet otage ? Et si tout ça, c’était du flan pour profiter de ta crédulité ?
— Si elle me croit crédule, elle se met son balai dans l’œil. Je ne lâcherai la tune que contre un reçu signé et daté. Pour l’otage, j’ai travaillé de mon côté. Enfin… j’ai une piste. Ça m’est apparu ce matin en voyant qu’il restait des croquettes dans la gamelle de mes chats. Figure-toi que Ginette a disparu et que les crottes de Lucien sont toujours dans la litière.
— Tu as des chats ?
— C’est provisoire, ils sont vieux et j’aime autant mieux ne pas en parler. On fait quoi maintenant ?
— On passe à la phase active de mon plan et on s’occupe de cette pute lusitanienne avant qu’elle bute ton chat.
— On pourrait aussi attendre. De toute façon il m’en reste un… et c’est le plus gros…
— C’est pas ça, mais j’aimerais bien le buter moi-même ton greffier. Et faudrait que tu me présentes l’autre tant qu’on y est. J’aurais deux mots à lui dire.

J’ai poussé Jean jusqu’à ma cave et j’ai bricolé son fauteuil en lui rajoutant deux bouts de madriers fixés à ses accoudoirs… pour faire bélier. De retour chez lui, nous avons picolé devant télématin jusqu’au début des feux de l’amour. La mère Suza ne ratait jamais son feuilleton à la con. Elle mettait le son à fond jusqu’au générique de fin. Tous les chômeurs de l’immeuble le suivaient de force avec elle son truc.
Je sanglais Jean sur son fauteuil avec sa ceinture pour qu’il ne soit pas propulsé en avant lors de l’impact. Comme il était le vis-à-vis de la Suza, nous prime de l’élan à partir de sa salle à manger et je le précipitais contre la porte comme on expédie une pierre de curling. Elle se fendit d’un craquement sinistre, mais pas assez pour nous livrer passage. Elle céda presque à la troisième tentative et j’achevais de l’enfoncer d’un violent coup d’épaule. Ginette se précipita aussitôt par l’ouverture, passa entre les roues de mon ami, et fonça tout droit dans son appartement. Il y avait fort à parier qu’elle allait prendre possession de ce nouveau territoire en le compissant soigneusement. Mais nous avions d’autres priorités que d’empêcher ce carnage. La Suza nous regarda entrer en trombe dans son feuilleton sans se démonter plus que ça. Elle nous fit signe de la fermer d’un geste impatient. Il nous fallut attendre la fin de l’épisode pour avoir sa complète attention.
Elle nous désamorça la colère à coup de petits verres de gnole et taquina même Jean en lui disant que ses quelques restes semblaient encore bien consommables. Il me fit signe de les laisser seuls. J’avais du boulot, une attaque de méningite dans une école de Carpentras. Je rallumais mon portable et filais sur mon compte pour me rincer les yeux sur les 2327 euros que la Souza avait tenté de me faucher. Je décidais d’approfondir mon enquête avignonnaise pour fêter cet heureux dénouement.

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James Wouaal  Commentaire de l'auteur · il y a
9 minutes c'est long... Très long parfois... Alors merci pour chacune de ces minutes que vous avez accordées à cette histoire de fou.
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Gaelita Primavera · il y a
Se rendormir en sursaut! Je la replaçerai celle-là!
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James Wouaal · il y a
Je vous la prête volontiers !
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Julien1965 · il y a
Ah je me suis bien marré en vous lisant et cela fait déjà un grand bien ! Quel style et quel univers ! Merci à vous !
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Davina Cazalbou · il y a
Merci pour votre texte, sublime, admirablement écrit. Un régal...
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James Wouaal · il y a
C'est gentil, mais quand même "sublime"... C'est avant tout une grosse farce pour rire un peu ! :))
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Davina Cazalbou · il y a
Oui, c'est une farce mais "sublimement" bien. Je commente très rarement, et seulement lorsque j'apprécie un texte...
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Safia Salam · il y a
Phrase après phrase, un régal.
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Lili Caudéran · il y a
Très cher ami, ce texte est un chef d'œuvre... Je te croyais en cure de désintoxication, mais je constate que tu as replongé. Quand à passer Noël avec Madame Short n'y pense même pas, tu avais promis de m'enguirlander le sapin.
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James Wouaal · il y a
Je n'enguirlande plus beaucoup de sapins en dehors de chez moi, ma femme est pas partageuse.
Bises ma belle !

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Paul Royaux · il y a
Excellente intrigue foireuse qui me rappelle les San Antonio de ma jeunesse. To much!
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SakimaRomane · il y a
Cher James: Acceptez sans faire de manière le sac de 25 kg de croquettes que vous propose Hermann, y a pas de petites économies, mais je vous en supplie, ne faites pas de mal à Ginette, SVP.
Dites bien à jean que s'il touche aux chats, il n'aura bientôt plus besoin de fauteuil. A bon entendeur !!

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Hermann Sboniek · il y a
Ce commentaire m'a été arraché par l'auteur du texte ci-dessus ( J.W.) par des moyens déloyaux. Il a pratiqué à mon encontre un odieux chantage affectif afin que je couvre de louange ses élucubrations littéraires. Il détient en otage Albert, mon Fox-Terrier à poil court, et il menace de le jeter du haut du clocher d'un petit village de Drôme provençale. Voici "ln extenso" le texte qu'il m'a demandé de publier sur S.E. si je veux revoir Albert vivant.
"James Wouaal marrie avec habileté une intrigue rocambolesque et des personnages savoureux. Son érudition concernant les programmes télé du siècle dernier n'a d'égale que sa faconde extraordinaire quand il s'agit de plonger des personnages hauts en couleur dans le bain de son imaginaire luxuriant. Il reste seul au sommet du Panthéon des œuvres policières après que James Ellroy et Guillaume Musso lui ont prêté allégeance"
James je t'en prie soit raisonnable, ne fait pas de mal à Albert, c'est un être pur.
PS: il me reste un sac de 25 kg de croquettes, ce serait dommage de gâcher.
P.S.2: Comme tu me l'as demandé, je n'ai rien signalé à S.E.
P.S.3: j'ai mis un ❤
P.S.4: Si ça peut te consoler (hihihihihi) j'ai bien aimé 🙂

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James Wouaal · il y a
Quelle infamie… sous-entendre que je pourrais exercer un quelconque chantage pour promouvoir mes incommensurables chefs d’œuvre. Lisez plutôt ça monsieur Sboniek, je le reçois à l’instant et il émane de tout là-haut :

Cher James (vous permettez que je vous appelle James ?) je relis votre Ginette pour la septième fois depuis hier et je ne m’en lasse pas. Ah… on ne peut pas tout à fait exclure que dans les siècles à venir, des types comme Dostoevsky ou Céline vous fassent un brin d’ombre. Mais nul doute que ce "Ginette" s’étudiera longtemps dans les universités du monde entier et fera briller votre nom et celui de ce site jusqu’à la fin des temps d’une lumière délicate et aussi émue que je le suis moi-même en vous lisant.
Bien à vous. Votre dévouée madame Short !

PS Qu’est-ce que tu fais à Noël ? Tu viens toujours à Grenoble ? Monsieur Short sera aux Maldives.

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Hermann Sboniek · il y a
Si un jour, le mot "talent" s'est retrouvé accolé à
votre patronyme, c'est à n'en pas douter à la rubrique "fakes news".
Vous êtes l'égal, que dis-je, le Maître, de Monsieur Trump dans ce domaine.
Votre incroyable aplomb quand il s'agit de glorifier votre prose vous fait dépasser des limites. Laissez cette brave Céline Dion chanter l'amour et arrêtez de citer un obscur gardien de but d'un club de deuxième division de l'ex URSS, comme s'ils pouvaient servir de faire-valoir à vos vaines tentatives de pénétration du milieu littéraire.
De plus, James, vous touchez le fond de la piscine de la médiocrité en étalant sans vergogne les turpitudes sinistres de votre quotidien de séducteur.
Je ne vous félicite pas.

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James Wouaal · il y a
Monsieur, ma pénétration du milieu littéraire vous rend jaloux je le conçois et le comprend. Où est donc passé le Sboniek qui me suppliait, il y a encore peu, de lui présenter quelques attachées de presse à forte poitrine ?
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Hermann Sboniek · il y a
Mais quel coup bas !!!!
Si j'ai par le passé manifesté un attrait ( modéré ) pour les attachées de presse Germano-pratines, c'était uniquement pour voir dans votre œil torve enfin briller une étincelle de reconnaissance. Voyez- vous James, j'aime mon prochain.
Faire plaisir à autrui est ma quête, même si pour cela, je ne reçois pas toujours les lauriers que je mérite...

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James Wouaal · il y a
Un scout libidineux quoi !
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Hermann Sboniek · il y a
Petit raccourci de petit auteur. Je me drappe dans ma dignité et je me retire comme un Prince 😂
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Marie Quinio · il y a
Non, James, 9 minutes pas longues, et très drôles, j'adore cet humour ! Le "nous prenez pas pour une conne" ;)) Merci c'était un plaisir !!!

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