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L'élu (la suite)

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Manouche

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L’enfant serra dans sa main le petit oiseau d’argent, les doigts portant encore, dans leurs formes rondes, des traces d’enfance. Il porta sa main tout contre son cœur, à en sentir la vibration du muscle empli de vie. Il ferma les yeux.
Mais dans son dos, la perception qu’une ombre se tenait là, et l’observait.
La mère, l’épaule adossée à l’encadrement de la porte, le regardait.
Sans bouger sa tête, Loran dirigea prudemment son regard, afin de percevoir au mieux, l’état de l’ennemie.
Mais la mère restait immobile. Il l’entendit renifler bruyamment. La moiteur de la pièce devenait plus oppressante encore. Le front de l’enfant perlait, et une odeur âcre de sueur planait, s’incrustait dans les narines.

La mère s’avança, tout en continuant ses reniflements. Se postant la tête toute proche de Loran qui lui tournait le dos.
« Tu m’en veux ?... » chuchota-t-elle avec un ton enfantin.
Raidi, Loran secoua la tête.
« Alors, viens » dit-elle, en posant une main sur son épaule. L’enfant resta immobile, le regard tourné vers le mur. Il serra plus fort le bijou qui devenait glissant dans sa main moite.
« Viens, je te dis ! Pourquoi tu m’en veux, maintenant ?! Je t’ai dit que j’voulais pas ! Mais c’est toi qui m’as poussé à bout ! l’évier tout sale !... Et maintenant tu m’en veux ! »
« Je t’en veux pas » répondit l’enfant dans un filet de voix presque inaudible.
« Alors viens me faire un câlin. Tu vois pas que je suis triste ? »
« J’arrive... Je range juste mon cartable et je viens »
« Je t’attends dans la chambre, hein ? » rajouta-t-elle, de sa voix de petite fille, en se retournant en sautillant sur la pointe des pieds.
Dans cet espace de liberté microscopique, Loran rangea promptement son trésor dans son coffre en carton et glissa le tout au fond de son cartable.
Il remit cette forteresse là où il l’avait sortit, et se dirigea, avec raideur, vers la pièce sombre...
Comme un acteur qui connaissait par cœur la scène qu’il allait jouer, pour l’avoir répétée tant et tant de fois, Loran endossa son habit invisible d’intouchable et entra...
Les volets étaient baissés mais n’arrivaient plus à empêcher la luminosité d’entrer ; des rayons presque brûlants coulaient sur le sol, le lit, les meubles, entraînant dans leur sillage toutes les poussières qui se trouvaient là.
La mère était allongée sur son lit, se soutenant sur son avant-bras.
« Hé bien, tu en mets du temps ! Viens me montrer que tu m’en veux pas. Je suis tellement triste ! Viens mon chéri !... »
Alors, l’enfant-robot s’avança vers la mère. Passivement, il la laissa lui enlever son pyjama. Mais déjà une bulle s’était formée autour de lui. Et il devint super-intouchable. Celui que nul ne pouvait atteindre. Et lorsqu’elle posa ses mains sur son corps d’enfant meurtri, lorsqu’elle lui sourit comme une femme sourit à un homme, il ne sentait déjà plus rien.
Alors... il ferma les yeux et le voile noir l’enveloppa...

Lorsque les autres enfants rentrèrent ce soir-là, épuisés et crasseux, ils sentirent immédiatement que cette journée avait eu cette saveur particulière, nauséeuse et électrique, comme certaines autres journées l’avaient déjà été auparavant.
En pénétrant dans la chambre, ils ne posèrent aucune question en voyant Loran recroquevillé sur son lit, l’œil tuméfié.
Leurs gestes lents et silencieux traduisaient à leur insu qu’ils avaient compris.
Annelise se hissa sur le lit, et avec une douceur infinie déposa sur sa joue un baiser, léger comme un papillon.
Les yeux de Loran se remplirent d’eau... Et déjà les rumeurs de la nuit montèrent.

La journée suivante fut aussi chaude et moite que la précédente.
Les petits étaient déjà partis ; la mère aussi. Evaporée comme à son habitude, partie chez quelque voisine, boire un café médiocre, dans une cuisine aussi crasseuse que la sienne.
La maison était silencieuse. Loran se leva, le corps endolori. Il n’était pas encore 11 heures.
Sur la pointe des pieds il se hissa jusqu’au meuble du haut de la cuisine pour y prendre un biscuit fourré au chocolat. Le paquet était déjà ouvert et le biscuit avait depuis un moment déjà perdu sa croustillance. Il sentait le rance.
Et puis 11 heures arriva. Le facteur devait déjà être passé.
L’enfant se précipita dans la cage d’escaliers, comme si les prospectus, qui s’étaient déjà assoupis dans la boîte aux lettres, étaient de précieux biens qui risquaient de disparaître d’un instant à l’autre.
Il prit d’une main attentionnée la liasse de feuilles multicolores. En la retirant, une petite feuille cartonnée glissa jusqu’au sol. Loran ramassa promptement la carte postale. Une carte postale. Une carte postale. Pour faire durer cet instant magique, qui ressemblait à ces secondes qui précèdent l’ouverture d’un cadeau, Loran prit le temps d’admirer la photo : un paysage marin, dans lequel le gris, le vert et le bleu étaient harmonieusement mêlés, une barque au loin, sur le côté droit... Laissant cette vie l’entourer, jouissant pleinement de cet instant où il était quelqu’un, où il existait pour de vrai, puisque important pour un autre, Loran retourna lentement la carte. C’était Emma. Il le savait ! Quelques mots arrondis posés avec application. Trois phrases : « Coucou de Carnac, où je passe des supers vacances. Mes cousins m’embêtent un peu mais ils sont rigolos quand même. A bientôt, à la rentrée. Emma ». Trois phrases à lire jusqu’à l’infini. Trois phrases et un prénom auquel elle avait accroché au bout, en guise de point final, une petite fleur.
Emma était son amie. Souvent elle venait le chercher pour qu’il fasse le chemin ensemble jusqu’à l’école. Elle lui parlait de choses qu’il ne connaissait pas. Des anecdotes de ses vacances. Ils se récitaient aussi les poésies à apprendre. Et riaient.
Les jours plus sombres, lorsque Loran sortait de son immeuble le regard noir et fuyant, elle se contentait de marcher à côté de lui, sans mot, juste les bruits de la rue. Et eux, ensemble.
Ils n’étaient pas assis l’un à côté de l’autre dans la salle de classe. Parce que déjà les autres se moquaient trop d’eux. Ils ricanaient, moitié gênés, moitiés envieux, lorsqu’ils les voyaient arriver ensemble ; leur criaient qu’ils étaient amoureux. Mais ils n’avaient juste rien compris : Loran et Emma s’aimaient, tout simplement.

Et la rentrée des classes arriva.
Les enfants propres et cirés. Tous vêtus de neuf. Rigides dans leurs vestes trop épaisses. Cheveux coiffés. Sac de super-héros sur le dos. Et des promesses de réussite plein la tête.
La mère s’affairait elle aussi autour de ses petits. Nerveusement, elle ajustait le dernier détail : remonter les couettes d’Annelise, d’un coup sec ; la fillette serra les dents et les paupières lorsque l’élastique réajusté par le geste brusque de la mère, vint lui coincer un cheveu. Douleur minuscule qui vous irradie le cerveau.
Remonter le pantalon trop large de Jean, qui déjà, reprenait sa place initial sur ses hanches osseuses. Essuyer d’un doigt humidifié de sa propre salive, la joue de Christophe, qui en vain tenta d’esquiver le geste écoeurant de sa mère.
« Et toi, regarde-toi, tu es déjà crade ! ». Cette phrase-là était pour Loran. Aucun geste. Juste des mots acérés. « Allez, tire-toi ! allez, tirez-vous tous, dépêchez-vous ! ».
La marmaille se hâta. La pression montait. Il fallait éviter la tempête.
La mère guetta par sa fenêtre sa progéniture engoncée dans des vêtements qui allaient vite devenir trop chauds en cette journée de fin d’été.
Elle s’était conduite, pour ce premier jour, à la perfection. Ses enfants tous neufs, allaient, de par leur parure voyantes d’écoliers, montrer au monde entier combien elle était une bonne mère, combien d’efforts elle avait fourni pour ce jour si important. Le jugement que l’on aura d’elle sera le bon, c’est sûr. Le meilleur.
Elle pensa aux autres mères qui jaugeraient ses enfants lorsqu’ils arriveraient devant la grille, et une bouffée de fierté l’envahit.
Ce jour, elle avait fait d’eux les plus beaux, les plus sérieux, les plus appliqués de tous les petits écoliers. Oubliant déjà, et jusqu’à la rentrée prochaine, que les autres jours de l’année scolaire qui s’annonçait, ses petits écoliers allaient encore avoir besoin de toute son attention.

Le soleil du matin annonçait une journée chaude.
Loran accompagna les petits devant l’école primaire. Christophe s’était déjà éloigné pour rejoindre un groupe de copains.
La main d’Annelise serrait celle de Loran. Puis ils se lâchèrent. Il embrassa affectueusement la petite fille sur la joue, et la poussa vers les autres, adultes et enfants qui attendaient déjà.
Annelise voulut prendre la main de Jean, mais en valeureux petit guerrier, il la rejeta, faisant quelques pas sur le côté, pour marquer la distance. Les deux enfants restèrent ainsi, raides au milieu des familles, dans l’attente d’être appelés.
Pour Loran, cette année sera celle du collège.
Une boule au ventre, il s’avança vers le bâtiment devant lequel de nombreux petits groupes s’étaient déjà formés. Dans l’un deux, son frère, qui faisait le pitre. Malgré son angoisse et son envie de le rejoindre, il n’en fît rien. Cela aurait été du plus mauvais effet que d’aller se réfugier dans le giron de son grand frère. Et surtout cela aurait encore humiliant de se faire rejeter par son frère devant les grands.
Et puis, Loran aperçut Emma. Elle le fixait depuis un moment déjà, et lui fit signe de s’approcher. Loran hésita un instant, puis se dirigea vers elle. Elle était accompagnée de ses parents. Loran la trouva belle comme le soleil du printemps qui donne de la couleur et de la vie à chaque chose qu’il effleure...

Le jour de la rentrée s’éloigna, doucement et sans bruit. Les enfants entraient dans un rythme routinier, qui leur avait déjà fait oublier pour certains, les promesses d’avenir qu’ils s’étaient chuchotés dans leur for intérieur.
Déjà des affaires oubliées, déjà des cahiers froissés ou déchirés. Loran, lui, luttait très fort pour que ses promesses restent éveillées en lui. Il les secouait, les suppliait de ne pas s’assoupir. Les fixait d’un regard dur, les obligeant à se redresser.
Mais il est difficile pour un petit garçon de 11 ans de lutter fort, lorsque la télévision, juste à côté de la table crasseuse sur laquelle il fait ses devoirs, crie encore plus fort. Et cela devient plus difficile encore, lorsque la mère, debout devant la table crasseuse, fait face à ce petit garçon de 11 ans et masquant le brouhaha de la télévision, crie plus fort encore.

Et novembre arriva. Sa nuit du matin. Ses pluies, ses vents.
Ce jour-là, Emma avait sonné comme elle le faisait souvent, pour que Loran l’accompagne sur le chemin de l’école.
Il lui avait ouvert la porte de l’immeuble afin qu’elle puisse se protéger de la pluie et du vent. Elle monta, peu rassurée, les étages. Ces familles entassées dans des boîtes sans balcons représentaient un autre monde pour elle.
Elle, elle appartenait au monde du soleil et des vacances en Bretagne. Des belles chambres d’enfant et des devoirs faits. Des Noëls passés en famille durant lesquels les vieux racontaient aux plus jeunes l’histoire, leur histoire, leur faisant une place dans le grand album. Elle appartenait aux couchers à 20 heures et aux sorties du dimanche...
Lorsqu’elle arriva à la hauteur du bon palier, Emma perçut des éclats de voix, de l’autre côté de la porte.
Sentant une angoisse monter en elle, elle s’immobilisa un instant, tendant l’oreille.
Là-bas, dans l’appartement, la mère vociférait des mots incompréhensibles.

La fillette s’apprêtait à descendre les marches, lorsque la porte s’ouvrit, laissant s’échapper la haine et les injures... Surprise, Emma se retourna dans son mouvement de fuite.
« Et bien vas-y ! montre-lui à ta chérie ! Tu veux jouer les hommes avec ta chérie, vas-y maintenant ! »
La mère tirait violemment Loran, qui de toutes ses forces résistait, s’agrippant au coin d’un mur.
La femme, le visage rougit par la colère, y mettait toute sa fureur, bavant, écarquillant ses paupières aux yeux exorbités. Loran ne disait rien. Il s’agrippait à son mur comme le naufragé à son canot de sauvetage, aspiré qu’il était par les flots de la mer. De la mère...
Et puis, il lâcha. Elle le traîna jusqu’à la porte d’entrée. Médusée, Emma n’avait pas bougé. Interdite.
« Alors, tu lui as dit à ta chérie que tu chiais dans ton froc ?!... ça tu lui as certainement pas raconté, hein ? Et que tu cachais ta merde sous ton lit, hein ? A ça c’est une bonne surprise, pour une chérie !!... »
« Regarde, regarde, ce petit salopard ! Regarde ce qu’il m’a fait ! »
Et s’adressant à la fillette, elle brandit un linge souillé dans sa main. Un slip d’enfant. Entraînée dans son élan de violence, la mère prit la tête de Loran par les cheveux et la maintenant ainsi, lui badigeonna le visage des matières fécales du sous-vêtement.
« Voilà. Maintenant tu peux lui dire bonjour, va l’embrasser... »
Et sur ces mots, elle le poussa vers Emma, et claqua la porte.
Les deux enfants se retrouvèrent dans le silence assourdissant de la cage d’escalier, chacun évitant le regard de l’autre. L’un parce que trop humilié, l’autre, pour le préserver d’une humiliation déjà trop grande.
Sur le visage souillé et à l’odeur nauséeuse du garçonnet, des larmes avaient tracé des sillons.
Et les larmes de Loran devinrent celles d’Emma.
Alors, comme un oiseau, dans un bruit de battement d’ailes, la fillette disparut de cette cage d’escalier maudite, se précipitant vers la sortie, vers le monde du soleil...
Resté seul, Loran s’assit sur le carrelage froid, la tête entre les genoux et sanglota. Il n’y avait rien d’autre à faire. Animal piégé... Attendre l’instant où la cage s’ouvrirait à nouveau, lorsque les autres iront à l’école, passant devant lui en silence, sans le regarder, pour ne pas l’humilier davantage.
Lui, l’école, il n’ira plus jamais. Il restera dans ce couloir froid et se transformera en pierre pour toujours. Et son corps se mêlera aux murs gris de l’immeuble, pour que plus jamais personne ne le voie. Pour que plus jamais il ne croise le regard d’Emma.

Mais pour l’instant, attendre l’instant où la mère le rappellera à elle, qu’elle lui demandera d’aller prendre une douche, et que l’heure de la réconciliation aura sonné...

Et puis un jour particulier est arrivé.
Le jour où Lucie a sonné à la porte. Elle avait 30 ans, une peau qui ressemblait à une peau de pêche dorée, et des cheveux noirs et brillants serrés sur sa nuque par une barrette en bois clair. Elle était belle. Elle souriait.
Loran se souvenait à présent que sa mère en avait parlé un soir, avec colère, accusant l’enfant de sa venue.
Lucie est entrée avec son sourire dans l’appartement crasseux mais ne semblait nullement être étonnée ou dérangée par cette vision.
Elle s’assit. S’adressa poliment, avec une voix douce, à la mère. La mère, elle, resta silencieuse.
Elle demanda ensuite à parler à Loran. La mère le fit venir dans la cuisine. Les autres enfants étaient à l’école. Loran, lui, refusait depuis plusieurs semaines de s’y rendre. Tantôt terré dans l’appartement, tantôt errant dans les rues froides lorsque la mère le chassait. Il n’avait pas voulu retrouver le regard d’Emma. Incommensurable honte.
Lucie posa quelques questions à Loran. Avec timidité, les bras croisés sur la table, il répondit par des hochements de tête.
« Je reviendrais » lui dit-elle, en partant. Emmenant dans son sillage la Vie.
D’où venait-elle ? Du monde du soleil ?
Qui l’avait envoyé ici, dans cet appartement sordide ?
Etait-ce quelque voisin, poussé par la violence qui se jouait régulièrement sous ses pieds ? Peut-être Emma...
Et l’ange revint. Plusieurs fois. Pour lui. Pour Loran. Comme un cadeau de la vie. Alors, malgré les tempêtes violentes de la mère, malgré la vie qui semblait le quitter lorsque la mère le caressait trop fort, malgré le noir, Loran fit à nouveau confiance.
Petit bourgeon de rien du tout, sa parole, sans même qu’il ne s’en rende totalement compte, s’ouvrit...

C’était un mardi. Il était 15 heures. On sonna à la porte.
La mère, assise devant son téléfilm de l’après-midi se leva péniblement de son fauteuil, et le pas lourd, se dirigea vers l’entrée.
Deux hommes en uniforme étaient postés devant elle, lui demandant si elle était bien elle !... « Elle-même » répondit-elle. Alors, comme dans un téléfilm de l’après-midi elle dût prendre son manteau et son sac, et suivre les hommes en uniforme.
Loran avait observé toute la scène de la chambre, au fond du couloir. Une bouffée d’inquiétude glaciale le transperça.
C’est alors que les deux hommes s’écartèrent et qu’il vit le sourire de Lucie qui attendait avec politesse que la mère sorte de l’appartement.
Cette dernière, sans un mot, sans une question, passa devant la jeune femme, lui jetant simplement un regard noir.
Les bruits de pas s’éloignaient à présent. Loran resta posté dans la chambre, debout, face à la porte d’entrée ouverte.
« Bonjour Loran. Je viens te chercher. Je t’emmène. Tout est fini maintenant, tu seras en sécurité... Tu prends quelques affaires ? »
Etourdi, entre larmes et rires, entre soulagement et tristesse, Loran fit non de la tête : rien de ce qui était ici ne devait sortir au soleil.
Il s’avança vers la porte, sa veste sous le bras, puis se ravisa.
« Attends... J’arrive... Ne pars pas, hein ? J’arrive tout d’suite »
L’enfant revint quelques instants plus tard, rejoignant l’éducatrice qui l’attendait dans les escaliers.
Ce jour-là, le soleil était doux. Ils marchèrent tous deux vers la voiture qui les attendait. Lucie lui souriait.
« Et Annelise ? » demanda soudain Loran dans une voix étranglée par l’angoisse.
« Ne t’inquiètes pas. Deux de mes collègues iront chercher ta sœur et tes frères à la sortie de l’école. Tu les retrouveras ce soir ».

L’enfant glissa alors sa main droite dans celle de la jeune femme, tenant très fort, dans son autre main, un phénix d’argent.

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