Léanne a retrouvé sa dignité

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La délicatesse est un don de nature, et non une acquisition de l'art..... Blaise Pascal Citadelle de coton  [+]

Image de Automne 2014
Léanne avait dans sa vie quelques tracasseries : des enfants en rébellion, une histoire de cœur en bandoulière et une situation sociale pour le moins précaire. Elle décida après deux jours de pleurs intensifs de consulter un réparateur d’âme. Elle entra dans la salle de consultations, sous le regard piteux de l’horloge analogique en panne. Elle prit la parole sans même attendre un signe l’encourageant dans ce sens. Elle commença la conversation comme si elle l’avait arrêté la veille.
— Que voulez-vous que je vous dise, je n’arrête pas de pleurer même en riant. Voyez-vous, monsieur Berton, je souffre d’un mal incurable, je manque de dignité.
Et il était vrai qu’elle était en larmes, ça coulait tout seul toutes vannes ouvertes, le sourire en ponctuation, une respiration polie pour l’interlocuteur du moment. Le docteur avait l’habitude de recevoir les patients en état de crise et affichait un calme qui, d’ordinaire, apaisait les humains en panique. Léanne s’en trouvait énervée, comme s’il n’adhérait pas à sa détresse ou à sa folie. Elle continua sur le ton qui illustrait son état.
— Qu’est-ce qui vous fait croire que vous en manquez ? rétorqua-t-il pour la rejoindre au moins dans la forme.
— Ah non, s’il vous plait, on ne va pas jouer à ce jeu, dites-moi simplement si vous avez un médicament pour soigner mon manque de dignité, c’est tout.
— Comment cela se manifeste-t-il ? Votre manque de dignité apparaît à quel moment ?
— Bon écoutez, là, je pleure vous le voyez ? Eh bien je manque de dignité, si je n’avais qu’un tant soit peu de dignité, je resterais chez moi, m’achèterais une télé et je me goinfrerais toutes les navrantes et soporifiques chaînes qui proposent des jeux à la con où l’on gagne des cadeaux non moins cons ! Vous n’allez pas me dire qu’il est sensé d’offrir à cette femme de soixante ans, percluse de rhumatismes, une planche à voile ?
— De quelle femme parlez-vous ?
— La dernière fois que j’ai allumé ma télé il y a six ans, elle était là, applaudie par les autres qui l’encourageaient, à tourner une roue de toutes les couleurs pour gagner une planche à voile, alors qu’elle était atteinte d’un problème de hanche que le présentateur aux dents blanchies n’avait pas manqué d'exploiter en mode paternaliste dégoulinant. Vous n’en êtes pas moins belle, avait-il déclamé, avant que de partir aux Maldives deux semaines plus tard pour se remplir le nez d’une poudre qui lui ferait oublier pour le coup la charmante hanche de Sophie. Maldives, archipel de rêves où la peine de mort pour les enfants de sept ans est légale.
— Donc vous ne regardez pas la télé, parce que ça manque de dignité ?
— A votre avis ? Parfois j’ai des frissons d’horreur devant ce que les gens se disent. Ils s’insultent, se méprisent, se donnent des noms pire que monstrueux, ils vomissent leur mal-être à grands coups de consommation déglinguée. Mais ça passe ! Oui tout passe puisque c’est à l’écran... Et ça me faisait mal, alors j’ai arrêté... Maintenant ma vie ressemble plutôt bien à ce que je voulais, un village, des champs et un amour d’homme qui ne me laisse pas rentrer dans sa vie...
Léanne se remit à pleurer de plus belle, Monsieur Berton lui tendit la boîte de mouchoirs de marque bon marché – eh oui budget des hôpitaux en berne, il faut bien construire des prisons. Les mouchoirs n’avaient visiblement qu’une face puisqu’elle le traversa de ses doigts simplement en le saisissant. Elle arracha du coup une dizaine de mouchoirs devant le regard réprobateur du psychiatre harassé par sa nuit de garde.
— Revenons à vous madame, pourquoi estimez-vous que vous devriez rester chez vous à vous infliger des tonnes de programmes que vous n’aimez pas ?
— Eh bien, les autres ils tiennent comment quand ils ont mal ?
— Ils se soignent !
— Se soigner comment ? Je voudrai pouvoir courir chez lui, lui expliquer pourquoi il n’a pas raison... Lui dire comment ses rires m’ont donné un éclat jusque-là jamais atteint. Peut-être que moi je ne lui apporte rien ?
— Et cet homme a rompu, il n’a plus voulu vous voir ?
— Non c’est moi, comme je ne le vois pas assez je préfère ne pas attendre toute ma vie.
— Et votre manque de dignité, où est-il dans cette démarche ?
— Ben, si je le savais je ne serai pas ici en train de vous emmerder avec mes larmes et mon nez qui coulent... Vous voyez je suis à enfermer... Je ris et je pleure en même temps, ça me fait penser à Rabelais...
— Ecoutez madame, je peux prendre le temps de vous aider, détendez-vous. Je vous ferai prescrire un décontractant et vous pourrez même vous allonger quelques heures en attendant que ces crises de larmes s’arrêtent. Vous pouvez me parler de votre enfance si vous voulez, de vos parents ? Vous pouvez me dire quand ont commencé vos crises de larmes.
— Oh non, on ne va pas commencer, vous êtes en première année ou quoi ? Mes parents, les mines de charbon, les salaires de misère, les corons... Non mais enfin... ? Vous n'avez que ça comme outils émoussés ?
Léanne riait de bon cœur au milieu de ses larmes, monsieur Berton, moins.
Il sentait que cette patiente allait lui donner du fil à retordre, mais il aimait son métier. Enfin avant, quand à chaque patient il ne fallait pas remonter jusqu’aux arrières-grands-parents pour les faire hospitaliser. Avant qu'il ne faille le fax de confirmation de paiement de la mutuelle pour une télé où les experts régnaient en maîtres et où le café de quatre heures avait un vague goût de jus de pieds. Avant quand les patients étaient encore des « non-clients ». Mais il tenait bon, un de sauvé, c'était une justification suffisante pour toutes ses nuits de galère, en mode garde trois jours de suite. Il reprit.
— Donc avant vous n’aviez jamais pleuré comme ça ?
— Bon je vous vois venir, mais soit, allez, si ! Voilà, vous êtes content ?
— Non je ne suis pas content de savoir que vous souffrez, sinon je ferais un autre métier.
— Ah ben vous voyez quand vous voulez, vous pouvez être un être humain aussi !
— Madame dites-moi, vous avez pensé à la boxe ?
— Non pourquoi vous me dites cela ?
— Eh bien depuis tout à l’heure vous vous défoulez sur moi, êtes-vous en colère contre cet homme ?
— Des fractions de secondes oui, je lui en veux de compter autant, d’avoir tout fait pour que l’on soit si proches tout en étant éloignés. De me refuser des sorties, de ne me voir que pour les soirées et les matinées. Vous voyez là je pense à lui et je me marre, parce qu’en allumant la télé l’autre fois il ne l’avait jamais fait avant... Il m’a montré l’écran et la télécommande, et il a dit « Télé, maison, écran »... Et moi tout ça, ça me fait rire... parce qu’il se moque de moi avec toute la tendresse du monde. Son rire est gourmand et naturel, il n’y a que ça qui me soigne !
— Il est là pour vous soigner ?
— Mais non, disons que je suis très réceptive à l’environnement affectif partout je suis impactée. Les premières fois où je suis allée à la gare du Nord, j’ai dépensé trente euros pour les gens qui me le demandaient. Mon mari à l’époque a ri... mais m’a dit de faire gaffe tout de même. Je n’ai jamais compris à quoi je devais faire attention d’autant que deux ans plus tard j’apprenais qui il était vraiment...
Léanne se ressaisit, elle arrêta net et se remit à pleurer... Elle persiflait et s’allégeait du même coup... Le docteur la poussait dans ce sens...
— Il y en a trop... n’importe qui serait mort de chagrin à ma place déjà, donc je suis morte parfois, ou chiante pour certains c’est selon le degré d’empathie, voyez-vous !
Léanne baissait sa garde petit à petit, mais elle sentait qu’elle se regardait de plus en plus de l’extérieur, elle fit encore un effort, essuya ses larmes regarda l’heure à la stupide pendule arrêtée de la salle sans déco.
— Il faut que je rentre, je suis déjà en retard.
— Mais nous n’avons pas encore parlé du traitement...
— Quel traitement ? Vous allez me redonner à dose homéopathique des granulés de bonheur, un père présent pour mes enfants ? Des vacances et des voisins non racistes qui scandent du Proust ou du Marcel Pagnol ? Si c’est le cas je vous épouse le mois prochain ! Mais de votre came je n’en veux pas... Je la connais, on prend ces merdes et quand on se réveille on a quatre-vingts ans, et on meurt dans une maison pleine de gens hagards qui cherchent les toilettes alors qu’ils sont là depuis plus longtemps que le papier peint.
— Vous êtes en colère, c’est bon signe ! Revenez me voir à la fin de la semaine, je crains que vous deviez compter un peu sur les autres maintenant, faites-vous aider...
— J’ai mon jardin à désherber, vous viendrez ?
Léanne pleurait encore, le médecin était ému, non par manque de professionnalisme mais parce qu’elle était émouvante seule là, avec toutes ses valises qui ne demandaient qu’à s’alléger. Il tenta une dernière approche, loin des sentiers battus.
— Si je désherbe votre jardin, vous viendrez à des séances de boxe avec un de mes confrères ?
Léanne comprit qu’il essayait vraiment de l’aider.
— Je vous préviens les herbes sont hautes et à part quelques escargots et quelques limaces vous ne trouverez pas d’aide à proximité. Je vous laisserai les clés sous la poubelle, la porte du jardin est cassée vous trouverez facilement.
Elle souriait un peu, maintenant, mais il lui fallait retourner chez elle où son adolescent l’attendait car il avait pris sa vie en main. Il partait à l’aventure chez sa grand-mère et ce pour un temps indéterminé. Elle se retourna vers monsieur Berton, ajouta l’air amusé en regardant la pendule au mur « même les pendules cassées donnent l’heure juste deux fois par jour ». Elle referma la porte sous le regard humain du médecin qui l’accompagnait déjà dans le jardin aux herbes folles. Elle passa aux pompes funèbres régler les derniers détails de son contrat, rentra chez elle, laissa partir son fils, l’embrassa une dernière fois et monta au grenier où l’attendait enfin sa dignité.

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J.D.Flyman · il y a
Bonsoir Laurette.
Vous êtes venue sur ma page il y a peu.
Je parcours vos récits à l'heure actuelle.
:-)
Celui-ci requiert mon attention, de part vôtre façon propre à l'écrire.
Entre dialogues... et... ressenti ... ou vécu...
Bref...
Pour moi, et je ne suis pas "juge", c'est une belle forme ... de description dans ce que nous (sens "générique" du terme ) pouvons, dans certains cas ou épreuve de vie, pouvons avoir à "livrer" en termes d'échanges, avec notre ... Docteur (mon Véto, comme j'aime à le qualifier pour mon cas!).
:-)
Ceci-dit, avec vos 1459 abonnés, je me doute bien que vous n'ayez rien à foutre de mon commentaire.
:-)

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Marie Guzman · il y a
eh bien figurez vous j'en ai drôlement quelque chose à "faire" que vous me lisiez, j'adore être lue, sinon pourquoi partager... j'aime quand mes récits voguent dans les imaginations des uns et des autres puis ensuite lire les ressentis de chacun, les observations, les comparaisons ... j'adore tellement être lue que je m'applique comme une collégienne (rhhôô à presque 52 ans collégienne faut pas pousser) alors venez me lire, venez me dire comment se porte votre vétérinaire tout m'intéresse chez les gens et particulièrement leurs différences, leurs poésies, leurs ras le bol, leurs encore, leurs j'aime etc ... au plaisir de se lire mutuellement faites moi signe quand un de vos textes ira fleurir votre page ... merci d'avoir lue ma Léanne ^^
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J.D.Flyman · il y a
Lire vôtre récit fut pour mon attribut un réel plaisir.
:-)
Bonne fin de soirée à vous!

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Blandine Rigollot · il y a
A travers les larmes de Léanne, sont filtrés plusieurs travers de notre époque : entre le psy qui doit remonter aux arrières grands parents pour faire hospitaliser un patient, les nullités qui encrassent la TV, les ados qui nous fatiguent et les mouchoirs bas de gamme des hôpitaux dont les finances sont en berne... Tout ça sans nous éloigner de l'héroïne, qui, en se réfugiant finalement dans son grenier, laisse ouverts tous les possibles.. Va-t-elle... se pendre ? Ressortir des vieilleries qui vont décupler ses larmes et l'en libérer ?? poser des pièges à souris ??? Les chemins peuvent être nombreux pour retrouver sa dignité... Bravo en tout cas, j'ai lu d'une traite, ce qui est bon signe.. +1 bien sûr.
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Vincent Graham · il y a
TRES BON MOMENT DE LECTURE ! Vincent
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Julien · il y a
Oups j'avais oublié de revoter…+1 une nouvelle nouvelle arrive bientôt et surtout un TTC: " les démons de minuit " qui me plait bien ;)
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Marie Guzman · il y a
C'est gentil Julien, mais là nos héros seront choisis par le comité ou pas parce que le score de la première n'est plus atteignable en deux jours ... mais je suis heureuse comme je te le disais au départ que nos personnages aient une ressemblance et qu'ils se suivent depuis deux mois. Personnellement je t'ai choisi ainsi que le texte d'Ernest pour être mes chouchous. Tu fais bien de préciser les nouveautés car tous nos contacts ne sont pas informés à chaque fois des nouveautés ... As tu eu vent de mon dernier TTC j'aimerais ton avis : "Elle aurait sans doute compris"... il me plait bien aussi ... je file aux démons de minuit que je trouve a priori plus sympathiques que ceux de midi - à très vite
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Sériba · il y a
Je reste ... intrigué. Si l'intérêt pour un récit vient de ce qui laisse place à l’imaginaire du lecteur, alors le votre est très réussi . Je vote des deux mains, et vous invite à mon Week-end en finale sur BDcourtes, si vous n'y êtes pas déjà passée.
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Marie Guzman · il y a
merci pour ce compliment Sériba - je vais de ce clic aller sur la série des BD où je n'ai pas encore découvert votre dessin
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Christian Calon · il y a
Attachante, on espère pour elle tout au long de l'histoire. Bien joué.
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Marie Guzman · il y a
oui on espère mais la fin nous laisse tous les possibles - merci pour ton passage et ton vote
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Cécilia Navarro · il y a
Contente de te retrouver ici, je vote pour ton style et ta sensibilité que j'aime toujours beaucoup ! A bientôt :)
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Marie Guzman · il y a
Merci Cécilia de ton passage et de ton appréciation, je crois que nous aimons nos plumes respectives ...et ça c'est chouette ! profite du soleil Niçois, ici il est timide mais il fait des efforts...
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Fred Panassac · il y a
Mon vote est réitéré en finale et avec plaisir. La concurrence est également de qualité, bonne chance, c'est déjà une joie de se retrouver si souvent à ce stade de la compétition. Bientôt normalement je devrais avoir un texte publié sur l'Histoire de Patrimoine . Un peu tard mais j'ai fini par l'envoyer! À bientôt !
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Marie Guzman · il y a
Oui tu as raison c'est joyeux de se retrouver en finale pour autre chose que la poésie aussi pour moi - j'irais voir tes textes Frédérique j'ai d'ailleurs vu ton TTC et j'ai voté ... Oui pour la qualité des autres textes ma préférence va à Julien et Ernest ainsi que Miraje ... mais je remarque qu'il y a beaucoup de textes sur le mal être et la souffrance signe d'une époque en déclin, les biens portants se sentant coupables et les dépressifs abandonnés ...
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Nathalie Bernard · il y a
Un nouveau vote pour ce texte que je viens de relire avec plaisir. Je voulais vous dire que votre plume a ce quelque chose de particulier qui retient le lecteur avec joie et plaisir. Ça coule, ça frappe et ça percute ! Une histoire bien ficelée avec une chute qui m'a une nouvelle fois serré le cœur.
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Marie Guzman · il y a
Merci Nathalie d'être passée à nouveau pour me lire et pour me dire tout le bien que vous pensez de mon écriture, il est doux de sentir que l'on peut toucher avec une histoire, avec des ressentis, des destins qui se croisent et qui se conjuguent de différentes manières ...J'écris la suite de cette nouvelle, et j'espère vous plaire à nouveau avec les différents prismes de regard de cette Léanne. Quelqu'un m'a dit comme il pleure dans son cœur, oui en effet ...
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Nathalie Bernard · il y a
Je suis curieuse de connaître cette fameuse suite que je lirai avec plaisir. Je suis également en finale, impressionnée d'avoir passée les deux premières sélections !
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Lonn · il y a
Oui c'est pas mal du tout. Presque suffisant pour que je vote alors je vote ^^... certainement par faiblesse mais ne suis-pas qu'un gentleman après tout.
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Marie Guzman · il y a
Monsieur en effet est un gentleman, déposer de la sorte un vote dans l'urne pour un texte presque suffisant, d'autres le sont tout à fait. Je ne suis pas sûre de tenir jusqu'au 22 moi ;-)

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