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Le village aux loups

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Marc D'ARMONT

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285

Finaliste
Sélection Jury

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Drame, action, souvenirs, suspense... Cette nouvelle est capable de rassembler de nombreux genres et styles différents pour nous mener efficacement ...

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30 juin 1919. Cette date restera gravée à jamais dans l’histoire du village. Rien ne laissait présager ce qui allait se passer ce jour-là. Un jour comme les autres pour ce petit village des Hautes-Pyrénées, niché à flanc de montagne, à 1300 mètres d’altitude sur le versant nord du mont Perdu. Une quarantaine d’habitants, rudes comme leurs montagnes, hâlés par le soleil d’altitude qui a creusé leurs visages de rides profondes comme les gaves qui dévalent les versants. Les femmes s’occupent des troupeaux, les hommes travaillent à la scierie toute proche, plus bas dans la vallée.

***

Il est apparu en fin d’après-midi, à l’heure où le soleil d’été vire du jaune à l’orangé et donne aux cimes des montagnes un ton mordoré en caressant de son feu les rocs incandescents.
D’où est-il venu ? De la route de Gavarnie ? De l’Espagne toute proche ? Ou de la piste des glaciers qui passe sous la ligne de crêtes ? Nul ne fut capable de l’affirmer par la suite.
Il s’est dirigé tout droit vers la place, centre névralgique du village, d’un pas lent et fatigué de pèlerin fantôme. Sans doute fraîchement démobilisé, il porte encore son uniforme, sale et poussiéreux, avec pour tout bagage son havresac. On ne saurait donner son âge tant sa barbe non taillée lui mange le visage et lui donne un air hirsute, mais l’absence de rides au coin des yeux atteste d’un homme jeune encore.
Trois tables en bois sont disposées devant une maison qui fait office d’auberge et d’épicerie. Il s’attable à l’une d’elles sur le banc en rondins et se cale contre le mur de pierre.
Il n’a pas croisé âme qui vive depuis son entrée dans le village. Pourtant il se sait épié et observé. On n’aime pas beaucoup les étrangers par ici, il ne le sait que trop.
Il commande à boire et à manger au patron, méfiant, qui le questionne :
— Alors soldat, vous allez où comme ça ?
— Par là.
Ces deux mots, accompagnés d’un signe de tête en direction des montagnes, seront l’unique réponse de l’étranger.
Après s’être restauré de charcuterie de montagne et de fromage de chèvre accompagnés d’un pichet de vin, il reste là, comme une vigie immobile, ses yeux vides et délavés fixés sur le puits au centre de la place.
C’était il y a quinze ans, mais il se rappelle chaque détail.
Le puits ne disposait pas comme aujourd’hui d’une pompe à bras, mais était simplement équipé d’une poulie, d’une corde et d’un seau. Autrement rien n’a changé, l’abreuvoir pour les bêtes, les maisons de part et d’autre de la petite place, avec leurs lourdes portes en bois, et les stères de chêne et de bouleau empilés le long des façades.

Il ferme les yeux et se souvient...

L’hiver 1904 avait été terrible. Un froid glacial s’était installé et la neige était tombée en abondance. Dans les Pyrénées-Atlantiques, l’épaisseur de neige était telle que toute vie semblait avoir déserté les montagnes. Les hommes se terraient dans leurs maisons et les animaux dans leurs tanières. Seuls quelques rapaces tournoyaient dans le ciel en quête d’une proie aventureuse.
Une plaque de neige se détacha et déboula de la montagne dans un grondement de tonnerre. La coulée de magma blanc, grossissant au fur et à mesure de sa cavalcade apocalyptique, emportait tout sur son passage, engloutissant les hêtres et les sapins sous une écume de poudreuse.
L’avalanche ensevelit la bergerie de Jean Etchebarne. Sa femme périt dans la catastrophe et son troupeau entier fut décimé. Jean et son fils de huit ans, partis couper du bois plus bas dans la forêt, furent épargnés par le monstre rassasié.
En un instant, le berger basque perdit absolument tout. Brisé par la mort de sa femme, il décida de continuer à vivre pour son fils Pierre, qui lui rappelait tant sa mère. Il avait ses traits, la couleur de ses cheveux, son caractère doux et fort à la fois, et la même lumière dans l’océan de ses yeux qui débordait trop souvent depuis qu’elle était morte.
Alors ils quittèrent leur Pays basque natal et cette terre farouche qui les avait façonnés, accompagnés de leur fidèle chienne Otsoa*.

Ils descendirent en plaine en quête d’un travail et d’un endroit où s’installer avec une école pour le petit. De village en village, de ferme en ferme, leur périple les conduisit au pied du mont Perdu. On leur avait parlé d’une scierie en quête de main d’œuvre sur les hauteurs de Saint-Savin. Alors, malgré le froid, ils s’étaient mis en route, prévoyant de passer la nuit au refuge des Goulettes, à deux heures de marche.
En chemin, ils s’égarèrent sur les pentes de cette montagne qui porte si bien son nom, et la tempête les surprit, assombrissant le ciel qui entreprit de déverser sur eux le contenu de ses entrailles. L’obscurité tomba d’un coup, le vent se mit à hurler dans les mélèzes, dont les pointes se courbaient vers le sol en signe de soumission. Les bourrasques chargées de neige glacée leur fouettaient le visage, et ils ressentaient les impacts de flocons comme autant de piqûres sur leur peau rougie par le gel.
Transis, malgré leurs vêtements doublés de laine de mouton, ils avançaient de plus en plus difficilement. En bons montagnards, ils savaient qu’il leur fallait trouver un abri avant la tombée de la nuit, sous peine de mourir de froid.
Mais la tempête redoubla de violence. Le plafond se noircit et bientôt ils ne distinguèrent plus la piste. Otsoa, qui portait dans ses gènes l’instinct des chiens bergers des Pyrénées, leur montra la voie du salut. Elle s’enfonça de quelques mètres dans le sous-bois de résineux et se mit à gratter furieusement la neige. Jean et son fils l’imitèrent, et ils eurent tôt fait de creuser un trou suffisamment large pour les abriter tous les trois.
Recroquevillés dans leur trou, serrés les uns contre les autres, ils attendirent longtemps que les éléments se calment. La neige amoncelée par le vent avait presque colmaté l’ouverture de leur abri, faisant encore monter de quelques degrés la température à l’intérieur.
Puis soudain, le silence se fit et la neige cessa de tomber. Les nuages s’étaient dissipés dévoilant une lune luminescente qui éclairait un paysage d’une blancheur immaculée. Gagné par la fatigue, Pierre s’était endormi. La chienne, blottie contre lui, semblait dormir elle aussi, mais Jean savait qu’il n’en était rien. Otsoa veillait, prête à réagir au moindre danger.

C’est à ce moment-là qu’il l’entendit. Instantanément, la chienne ouvrit les yeux et dressa les oreilles. Jean souhaitait s’être trompé, mais quelques secondes plus tard, un second hurlement transperça la forêt. Le son était lointain, étouffé, distant de plusieurs kilomètres peut-être, mais le doute n’était pas permis, il avait entendu un loup.
Otsoa, inquiète, grondait sourdement. Jean, d’un signe, la fit taire et tendit l’oreille. Quelques minutes s’écoulèrent et il se prit à espérer que le danger s’était éloigné. Les hurlements reprirent, plus proches cette fois, et semblant provenir de plusieurs sources. Une meute.
Il secoua doucement le garçon, toujours endormi.
— Pierre, réveille-toi ! On ne peut pas rester là.
Ils reprirent la piste, ou du moins ce qu’ils espéraient être la piste. Une soixantaine de centimètres de neige recouvrait le chemin et ils avançaient au jugé. Jean s’enfonçait jusqu’aux genoux dans la neige molle, et Pierre jusqu’à mi-cuisses.
Les cris aigus se firent progressivement plus proches. Ils se hâtaient tant qu’ils pouvaient, mais courir dans une telle épaisseur de neige était impossible. Soudain, les hurlements cessèrent, faisant place à des sons plus effrayants encore. Ils percevaient des grognements, des halètements. Les fauves se rapprochaient inexorablement.
Otsoa se retourna soudain, faisant face à la meute invisible. Immobile, elle grondait les babines retroussées. Tout à coup, elle s’élança, disparaissant dans le sous-bois.
— Otsoa, non ! Le cri déchirant de Pierre fut renvoyé par l’écho avant de se perdre dans l’immensité glacée.
Jean siffla la chienne dont les aboiements se mêlèrent à ceux plus brefs des loups. Puis le silence se fit, à peine troublé par les sanglots de Pierre qui avait compris qu’elle ne reviendrait pas.
Jean prit le garçon sur ses épaules et la poursuite reprit. Les loups affamés, attirés sans doute par l’odeur des vêtements en peau de mouton des deux bergers, n’abandonneraient pas. En se retournant, Pierre crut apercevoir les yeux jaunes des monstres briller à la lueur de la lune.
Tout à coup, Jean faillit trébucher sur un talus de pierres. Il distingua alors une masse sombre à quelques dizaines de mètres. Le mur d’une maison. Et d’autres maisons un peu plus loin. Un village, ils étaient sauvés. Il regarda en arrière. Ils étaient là. Bien visibles à présent. Une bonne douzaine. Ils semblaient hésiter. En temps normal, les loups ne s’approchaient guère des habitations et des hommes, mais le manque de proies leur faisait abandonner toute prudence.
Jean se précipita et frappa à la première porte.
— À l’aide, ouvrez !
La porte resta close et il passa à la maison suivante.
— Au secours, aidez-moi !
La porte resta désespérément close, elle aussi.
Il tambourina ainsi aux portes de six ou sept maisons, suppliant, implorant, mais aucune réponse ne vint et aucune porte ne s’ouvrit.
Les bruits de la poursuite dans la montagne, amplifiés par l’écho, s’étaient certainement répercutés jusqu’au village, réveillant des peurs ancestrales et des comportements irraisonnés.
Le monde des vivants les rejetait comme s’ils n’en faisaient plus partie et que leur destin était scellé.
La meute avait pénétré dans le village et les fauves, les crocs menaçants, se préparaient à la curée.
Jean repéra le puits trônant au centre de la petite place et, fonça dans sa direction, son fils toujours sur ses épaules. Il déposa l’enfant sur la margelle au moment même où des crocs acérés lui transperçaient la cuisse, lui arrachant un cri de douleur. Il sortit son couteau et frappa, frappa encore la bête qui s’acharnait, jusqu’à ce que, mortellement blessée, elle finisse par lâcher prise. Il sentit le liquide chaud couler le long de sa jambe.
— Pierre écoute-moi bien. Tu vas t’assoir sur le seau et t’agripper à la corde. Tu dois vivre, tu m’entends. Agur txiki*.

Il descendit le garçon en pleurs de quelques mètres dans le puits, avant d’attacher solidement la corde. Il se retourna alors, faisant face à la meute. Il savait que son artère fémorale était sectionnée et qu’il ne lui restait que quelques minutes à vivre. Tenant fermement son couteau, il défia les bêtes sauvages qui, excitées par l’odeur du sang, l’encerclaient de toutes parts.
De ce qu’il advînt par la suite, Pierre ne se souviendra que des bruits, horribles, de l’agonie de son père et des loups en plein festin. Claquements des mâchoires arrachant des lambeaux de chair, craquement des ligaments lorsque les os se détachaient des articulations, grognements de plaisir des fauves et bruits de lutte lorsqu’ils se disputaient les meilleurs morceaux.
Pierre tremblait de toutes les fibres de son corps, de tout son être. Il voulut se boucher les oreilles, mais ne pouvait lâcher la corde.
Alors, les yeux fermés, il pensa à sa mère, jusqu’à ce que son visage apparaisse dans son esprit. Alors seulement, les sons s’estompèrent, puis il ne les entendit plus.
Il n’était plus au fond de ce puits, mais à la bergerie au temps des jours heureux. Il revivait la tonte des moutons au printemps, les journées passées à garder le troupeau dans les estives avec son père qui lui apprenait le métier de berger, les arbres, les fleurs, la montagne, la vie. Et puis quand ils rentraient, la chienne sur leurs talons, et qu’une bonne tarte sortie du four les attendait.

Aux premières lueurs de l’aube, les habitants sortirent de leurs maisons et découvrirent l’indicible. La neige rouge, les morceaux de chairs dispersés ici et là, les viscères déchiquetés, une main sectionnée, des os à moitié rongés, et la carcasse démembrée de ce qui restait de l’étranger à laquelle restait accrochée une tête sans visage.
Le pauvre bougre s’était bien défendu. Au milieu de ses restes, gisaient deux cadavres de loups. Avant de mourir, il avait posé sur le rebord du puits son couteau ensanglanté, un couteau typique du Pays basque, avec le manche recourbé en bois de buis, sur lequel étaient gravées les initiales J. E. : Jean Etchebarne.
Après quelques minutes, les villageois découvrirent l’enfant suspendu au bout de sa corde, comme un alpiniste après sa ligne de vie. Ils le remontèrent à la surface, quelqu’un lui mit la main devant les yeux afin qu’il ne voit pas la scène du carnage, et on l’emmena à l’intérieur d’une maison. Prostré, il ne prononcera pas une parole, sauf pour donner son nom et celui de son père.
Plus tard, quelqu’un ramassa le couteau et le glissa dans le sac du garçon. Après tout, c’est la seule chose qu’il lui restait de son père désormais.
Pierre restera deux jours et deux nuits dans le village, le temps que les pistes soient praticables. Deux gendarmes montèrent jusqu’au village, puis, accompagnés du maire, emmenèrent l’enfant à l’orphelinat de Saint-Savin.
Quand il eut treize ans, il fut placé dans une ferme des environs, puis en 1916, l’année de ses vingt ans, il fut mobilisé et partit à la guerre.
Il se battit sur le front de l’est, connut le froid, la faim, les maladies, les obus qui sifflent au-dessus des tranchées. Mais la mort ne voulut pas de lui. Comme s’il devait rester en vie pour que le sacrifice de son père n’ait pas été vain.
Il vit des choses terribles, des scènes de carnage, des hommes mutilés, défigurés, il sentit l’odeur de la mort. Pourtant rien d’autre ne hantait sa mémoire et ne peuplait ses cauchemars, que cette nuit où il entendit son père mourir dans le village aux loups.
Sitôt démobilisé, il était revenu à Saint-Savin. Il avait appris le nom du village grâce au registre de l’orphelinat, qui mentionnait le nom et l’adresse du maire qui l’y avait déposé.
Il avait bien failli ne pas le retrouver, avait tourné quelques jours dans la montagne avant enfin, de tomber sur lui...

Le patron de l’auberge s’apprête à fermer et le tire de sa rêverie.
— Hé soldat ! Si vous voulez arriver quelque part avant la nuit, il va falloir y aller.

Il ramasse alors son havresac et quitte le village sans se retourner tandis que le crépuscule commence à couvrir de son ombre les versants des montagnes.
Il ne va pas bien loin. À une dizaine de minutes de marche, il trouve une grange abandonnée. Il se dissimule du mieux possible au fond du bâtiment délabré, ouvert aux quatre vents, et se couvrant de sa vareuse, finit par s’assoupir.
Quand il se réveille, il fait nuit. Une demi-lune diffuse suffisamment de lumière pour l’éclairer dans ce qu’il s’apprête à accomplir. Il rebrousse chemin en direction du village. Silencieusement, comme lorsqu’il rampait hors de la tranchée en direction des lignes ennemies, il gagne la petite place déserte. Alors il dépose un peu de poudre à canon devant les portes de la demi-douzaine de maisons qui borde la rue, de la place jusqu’à l’entrée du village. À la guerre il a appris à manier les explosifs, et il sait parfaitement quelle quantité de poudre noire est nécessaire. Arrivé à la dernière maison, il installe une mèche, craque une allumette et s’éloigne rapidement après l’avoir enflammée.
La première explosion déchire le silence et l’écho la répercute dans la montagne. Puis les explosions s’enchaînent en cascade dans un vacarme assourdissant. Les flammes s’élèvent dans la nuit, dévorant les portes des maisons, attisées par les tas de bois empilés le long des façades.
Assis sur un promontoire dominant le village, Pierre Etchebarne regarde les toitures s’embraser. Il voit les villageois s’agiter autour du brasier, telles des fourmis affolées et leurs cris étouffés parviennent jusqu’à lui. Les flammes montent haut vers le ciel et se reflètent dans les yeux clairs du jeune homme, lui donnant un regard de démon tourmenté.

***

Cette nuit-là sept maisons ont brûlé et onze personnes ont péri dans les incendies. Personne au village ne se douta que le soldat apparu la veille – certains soutiendront qu’il s’agissait d’un fantôme – fût le responsable de ce forfait. Les gendarmes, partis à sa recherche le lendemain, retrouvèrent ses vêtements militaires dans une grange abandonnée. Ils poussèrent les recherches un peu plus loin sans grand espoir, il avait dû passer en Espagne par la brèche de Roland toute proche et était sans doute déjà loin.
On ne sut jamais pourquoi il avait fait ça, mis à part quelques anciens qui n’en soufflèrent mot et n’en parlèrent même pas entre eux. En effet la nuit de l’incendie, lorsque l’on voulut tirer l’eau du puits pour lutter contre les flammes, on s’aperçut que le bras de la pompe avait été saboté. Au matin, on découvrit l’objet qui bloquait le levier. C’était un couteau basque. Sur son manche en buis étaient gravées les initiales : J.E.

_________

* Otsoa : louve en basque.
* Agur txiki : Adieu petit

PRIX

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285

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Eric Lelabousse · il y a
Un récit passionnant, bravo !
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Alan Dupuis · il y a
Mon soutien pour votre texte.
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Chateaubriante · il y a
Félicitations Marc pour cette distinction du jury bien méritée
Mon entier soutien +++++
Fred a tout dit
Tres beau texte
Marie Christine

«éphémère» en finale poésie

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jusyfa *** Julien · il y a
Mon soutien pour ce très bon texte. Bravo !*****
Julien.

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Fred Panassac · il y a
Je réitère mon précédent commentaire :
« Les Pyrénées bien campées, et une histoire poignante et bien menée, l’attitude coupable des villageois, le massacre du père et la vengeance féroce de l’orphelin, un magnifique récit qui passionne. »
et j’y joins mes 5 voix en finale en vous souhaitant bonne continuation.

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Sandrine Michel · il y a
Soutien renouvelé !
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Felix Culpa · il y a
Je renouvelle mon soutien de 5 voix pour ce récit que l'on dirait tiré d'un fait réel.
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michel jarrié · il y a
je confirme mon vote Marc, sans souci de réciprocité.
Bonne journée.

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Julia Chevalier · il y a
Je renouvelle mon vote pour ce drame familial émouvant
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Atoutva · il y a
Mon soutien renouvelé !

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