Le vide

il y a
1 min
15
lectures
0

Je lis depuis beaucoup de temps. Dès mes quatre ans j'adorais ça. Alors, un jour, je me suis lancé, et ai essayé d'écrire des histoires, et j'ai commencé à apprécier très vite. Le confinement  [+]

Comme chaque matin, j’allumai mon ordinateur pour consulter mes emails, l’écran s’éclaira... Puis s’éteignit d’un coup. J’essayai de le rallumer, croyant avoir involontairement débranché une prise ou coupé un fil, mais non, tous les fils étaient intacts, et aucune prise n’était débranchée. Tant pis, cela devait être un problème du côté des serveurs ou de la centrale électrique. Alors, je m’habillai, puis sortis de mon appartement, descendis les escaliers, puis sortis acheter du pain pour mon petit-déjeuner. Étrange, il n’y avais personne dans la rue... J’avais une curieuse impression de vide. Je me rendis à la boulangerie, m'attendant à voir le vieux boulanger et ses trois adorables chats, mais personne...
Vraiment bizarre... Je décidai de rentrer chez moi pour passer un coup de fil à ma cousine Liliane pour lui parler de tout ça ; elle avait le pouvoir de trouver une solution à tout ! Alors je fis demi-tour, et rentrai chez moi. Une fois dans mon appartement, je saisit le fixe, mon impression étrange ne me quittant pas, et composais le numéro de ma cousine, puis appelai. Je tombais directement sur le répondeur. Je sentis alors une goutte de sueur dégouliner sur mon front. Puis il me semblait sentir un gros grondement, je regardai par la fenêtre ce qui se passait, et à la seconde où j’ouvris les rideaux, une énorme explosion retentit, le mur explosa, et la fenêtre vola en éclats, me projetant contre le mur de ma cuisine. Ma tête était ensanglantée, je souffrais horriblement. Alors, laissant des flaques de sang derrière moi, j’avançai vers le trou béant à la place duquel, quelques secondes auparavant il y avait un mur et une fenêtre, et constatai avec horreur que tout le bloc de quatre immeubles devant le mien avait explosé, et que mon immeuble avait été coupé en deux, je voyais les morceaux de verres qui me mettaient les pieds à vif, et tentai de les saisir de mes mains, mais rien. Je réessayai, mais mes bras ne voulaient pas s'élancer. Je regardai alors mes bras et m’évanouit.
Je me réveillai et voyais une dizaine de docteurs s’affairant à côté de moi, allongé sur un brancard. L’un d’eux se rapprocha de moi et dit :
— Un avion de ligne s’est écrasé sur votre quartier. Vo...vos... vos bras ont été arrachés par l’explosion.
Et je me réveillai.
0

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,