Le Semeur

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Passionné de littérature, avec des préférences pour les auteurs américains (Hemingway, Fante, Kérouac, Irving entre autres), pour les polars (Ellroy, Lehane, Burke, Férey, Izzo, Nesbo, ...)  [+]

Image de Printemps 2016
La colonne de poussière montait vers le ciel. La route n’était plus qu’un long ruban de bitume chauffé à blanc par un soleil avide. Sur la droite l’ancienne usine pétrochimique vomissait ses bâtiments en ruine sur plusieurs kilomètres. Pol Martinez avait repéré l’amas posé sur l’accotement. Il stoppa son véhicule et prit le temps d’observer les alentours à la jumelle. Il vit quelques silhouettes se déplacer difficilement près des immenses cuves délabrées. Des mutants. Trop éloignés pour représenter un danger réel. Il sortit, son arme en bandoulière.
Les livres étaient là. Cinq. Empilés les uns sur les autres dans un monticule obscène. Troisième découverte de la semaine. Il les ramassa en regardant rapidement les titres sur les couvertures écornées. Lolita, Contes de la folie ordinaire, Demande à la poussière, Big Sur, Au plus noir de la nuit. Des titres qui n’évoquaient rien pour lui. Le CBE, Comité pour la Bienséance et l’Education, jugerait s’ils faisaient partie des livres interdits. Aux yeux de Martinez, cela ne faisait aucun doute, le patrouilleur n’avait jamais vu un seul des ouvrages ramenés se retrouver sur les rayonnages de la bibliothèque publique.
Il les fourra dans le coffre, s’essuyant juste après les mains dans un réflexe de dégoût mal maîtrisé. Deux heures plus tard la porte sud de l’enceinte fortifiée s’ouvrit devant lui. Il pénétra dans la capitale de ce qui restait de la Nouvelle Europe.

Lazlo Korka le ministre du maintien de l’ordre sortit décontenancé de la salle du conseil. Victor Schreider le président suprême avait été clair, s’il n’était pas mis fin rapidement à ces apparitions d’œuvres subversives il saurait prendre les mesures qui s’imposaient. Korka savait ce que cela signifiait pour lui et quelques autres ministres.
Schreider n’avait pas tort, on ne pouvait pas prendre le risque d’une nouvelle révolte et toutes les idées nauséabondes répandues dans ces vieilles pages imprimées n’étaient qu’un fumier putride dans lequel certains agités pourraient puiser pour lever la populace contre le pouvoir. Même le ministre du culte unique en avait rajouté une couche. Le peuple n’avait pas besoin de ça, la liberté n’était qu’un concept décadent, on voyait bien où cela avait mené en cette funeste année 2063.
La recherche de renseignements sur l’auteur ou le groupuscule à l’origine de ces faits n’avait pas donné grand-chose. On pouvait juste dessiner une cartographie assez précise des apparitions. Si on partait du principe que la source se terrait dans le périmètre où elles étaient les plus fréquentes alors il faudrait envisager une action près du territoire des mutants, voire même à l’intérieur de leurs bases.
Korka ne voulait pas risquer la vie de dizaines de soldats, la dernière incursion avait tourné au fiasco. Il avait déjà son idée. Juste deux hommes surentraînés, Pol Martinez, le patrouilleur qui connaissait sans doute le mieux le secteur et Lars Gustavson, un nettoyeur efficace et loyal.
Le ministre regarda par la vaste baie circulaire du trente-cinquième étage du palais du gouvernement. Au pied de la tour, la ville étendait ses rhizomes crasseux dans un désordre apparent. Tout autour, le ciel se mourrait dans des zébrures aux nuances violettes. A l’est, il accouchait déjà de lourds nuages qui s’empilaient dans des strates anarchiques, L’orage magnétique allait débouler et les pluies acides ne tarderaient pas à tomber. C’était le cadet de ses soucis.

L’horizon vibrait sous l’effet de la chaleur. Au loin, deux points semblaient se déplacer. Gustavson ajusta sa lunette de visée. Les deux silhouettes difformes qui courraient sur le sable brûlant étaient maintenant bien nettes. Il choisit la deuxième, prit son temps avant d’appuyer sur la détente. Le roulement de la détonation déchirait encore l’air sec quand le mutant s’écroula. Le nettoyeur chercha le second, il avait disparu, sans doute caché dans une anfractuosité ou derrière un tronc vitrifié.
- Pourquoi t’as fait ça ?
- Pour pas perdre la main et parce que ça fait partie de mon boulot.
- Je te rappelle qu’on n’est pas là pour ça.
- Martinez, tu vas pas me faire chier, ça en fait toujours un de moins.
Pol Martinez ne répondit pas. Il continua à scruter les alentours avec ses jumelles. Il avait une conscience aiguë du paysage, ce désert et les ruines qui le parsemaient représentaient plus de la moitié de son existence. C’était comme s’il les portait en lui, comme si chaque parcelle aux alentours faisait partie de ses propres pores. Il aurait presque pu deviner si un caillou avait été déplacé. Il les vit, 45 degrés Ouest par rapport à leur position. Il sauta de la plate-forme arrière du pick-up et reprit le volant.
Trois minutes plus tard, il les avait dans la main. Deux nouveaux livres poussiéreux : Les fleurs du Mal d’un certain Charles Baudelaire et L’archipel du Goulag. La couverture déchirée ne laissait apparaître que le prénom de l’auteur, Alex quelque chose. Martinez les jeta dans le véhicule.
- Ils n’étaient pas là hier.
- Ça veut dire qu’on est sur la bonne piste non ?
- Peut-être, tout dépend comment ils se déplacent.
- S’il avait un engin motorisé, les drones l’auraient repéré.
- Tu dis ça comme s’il n’y avait qu’un seul type à déposer ces bouquins partout.
Gustavson eut l’air surpris. Dans sa tête, c’était clair, les mutants étaient trop débiles pour agir de la sorte et à part un fou, personne ne perdrait son temps à semer des livres. Martinez poursuivit.
- Dans une dizaine de kilomètres, il va falloir laisser le pick-up. Avec, on est trop repérables.
- C’est toi qui connais le mieux le terrain. Mais quand on aura trouvé ce fils de pute, je prendrai le relais.
Ils repérèrent un autre ouvrage pendant leur progression, L’insoutenable légèreté de l’être d’un dénommé Kundera. Pour ne pas s’encombrer, Pol Martinez l’enfouit dans le sable en y laissant un repère histoire de le retrouver plus tard. Le terrain n’était pas propice, plusieurs fois dans des zones dégagées, ils furent obligés de ramper avant d’atteindre les premières ruines. En l’occurrence, une station service dont les cuves éventrées ne laissaient plus échapper aucune vapeur d’essence.

Le périscope bricolé tourna légèrement sur la gauche. Il s’y attendait, mais de voir qu’ils étaient déjà sur ses traces lui fit un coup au cœur. Les deux hommes lancés à ses trousses n’étaient plus très loin, ils se croyaient futés mais étaient encore loin d’avoir découvert sa cache. Et il avait maintenant un avantage, il savait qu’ils étaient là. Il les observa un instant, mal dissimulés derrière les vieilles rangées de pompes désormais inutiles.
Il fit rentrer le périscope dans l’abri souterrain et se retourna. L’enfant n’avait pas bougé, ses lèvres remuaient doucement sans qu’aucun son ne sorte de sa bouche, cela l’aidait à déchiffrer les signes. Il avait fait en quelques jours des progrès terribles dans l’apprentissage de la lecture. Bien sûr, il ne pouvait pas tout comprendre mais cette histoire de quatre gamins et d’un chien se démenant dans un monde irrémédiablement perdu avait l’air de le captiver.
Le vieil homme savait ce qu’il devait faire. Il les entraînerait où il voudrait, en traçant une piste de livres qu’ils suivraient sans se poser plus de questions. Depuis le temps qu’il se terrait là, il connaissait tous les abris des mutants et savait comment composer avec eux ou éviter les plus dangereux. Ce n’était pas le cas des intrus.

Ils avaient atteint les premiers vestiges de l’antique zone industrielle. Des gravats partout, des bâtiments écroulés, d’autres toujours debout. Encore un livre posé sur un fût rouillé. Martinez le laissa non sans avoir déchiffré le titre. Germinal, qu’est-ce que cela pouvait bien signifier ? Ils avancèrent au milieu des ruines, cherchant les zones d’ombre, évitant les gigantesques échardes de métal tordu qui crevaient les dalles éclatées d’un béton galeux. De loin en loin, un livre en évidence semblait les attendre.
- Il faut faire demi-tour, ça commence à puer tout ça, les livres ne sont pas là par hasard, on les a mis là pour nous attirer.
- Me dis pas que t’as les pétoches Martinez, j’ai pas fait tout ce chemin pour partir maintenant sans avoir rien trouvé.
Ils ne virent pas l’attaque venir. Des dizaines d’êtres nus qui n’avaient plus rien d’humain leurs tombèrent dessus alors qu’ils longeaient un ancien entrepôt. Gustavson fit feu le premier, lâchant une rafale qui faucha six ou sept assaillants. Martinez tira à son tour, tout en cherchant une ouverture dans le haut mur resté intact où s’engouffrer.
Il vit l’entrée béante, une vingtaine de mètres devant. Et aussi un deuxième groupe de mutants qui convergeaient vers eux. Beaucoup avaient des membres atrophiés, d’autres des ersatz de bras ou de jambes supplémentaires. Tous avaient les yeux globuleux, la peau boursouflée, comme labourée sur les dos et les torses par une charrue démoniaque. Une bonne moitié d’entre eux tomba sous les tirs des armes automatiques.
Alors qu’il se précipitait à l’intérieur, une douleur fulgurante lui dévasta le flanc. Il eut le temps de faire quelques mètres pour se jeter derrière un chariot élévateur qui ne roulerait plus jamais. Gustavson apparut à son tour dans l’encadrement de la porte. Il titubait. Une tige en fer lui transperçait la gorge. Il eut juste la force de tirer dessus. Le sang gicla de la carotide en un long jet vermillon qui arrosa les murs grisâtres. Le nettoyeur s’effondra en tournoyant sur lui même.
Les premiers mutants se jetèrent sur lui, arrachèrent ses vêtements. Ils se disputaient déjà la chair encore chaude. Martinez se ratatina contre le fragile rempart de métal inutile. Il les entendait à quelques mètres de lui. Des grognements, des râles, des coups de dents, une bataille fratricide pour gagner les meilleurs morceaux. Des bêtes. Quand ils en auraient fini avec Gustavson, ils reprendraient la chasse, le débusqueraient sans peine. Il finirait de la même manière. Rien qu’une source de protéines pour des monstres qui avaient oublié depuis longtemps tout soupçon d’humanité.
Il regarda son côté. Le court javelot improvisé le traversait de part en part. La douleur irradiait, remontait le long de son épine dorsale, se matérialisait dans une sueur malsaine qui lui brûlait les yeux. Aucune chance de s’échapper. Il colla le canon de son arme sous son menton, posa un doigt tremblant sur la détente.
L’engin déboula du fond de l’entrepôt dans un bruit de larsen assourdissant qui lui vrilla les tympans et sema l’effroi chez les assaillants.
Le vieil homme à la barbe broussailleuse qui conduisait l’antique jeep trafiquée sauta du véhicule et lui tendit la main. Martinez accepta l’aide pour se hisser péniblement à bord. Il serait temps plus tard de se poser des questions. Affalé sur la banquette arrière, il regarda la crasse du siège se teinter de son sang avant de perdre connaissance.

La lumière vacilla, s’amplifia peu à peu avant que les choses tout autour prennent une consistance plus palpable. Martinez cligna plusieurs fois des yeux pour prendre pied dans cette nouvelle réalité. L’endroit était immense, sans ouverture apparente. Un ancien abri ou quelque chose dans le genre. Il était allongé sur un lit de fortune dans un espace réduit qui devait servir de lieu de vie. Le reste de la superficie était occupé par d’imposants rayonnages qui grimpaient jusqu’au plafond. Quelques-uns d’entre eux étaient remplis de caisses de nourriture et d’appareils dont il ne comprenait pas l’utilité. Mais la majeure partie des racks étaient couverts de livres. Jamais Martinez n’en avait vu autant rassemblés en un même endroit. Il voulut se lever et grimaça.
- Je serai vous, je ne bougerais pas trop pour l’instant.
Le patrouilleur bougea la tête, vit le vieil homme à sa droite.
- J’ai fait ce que j’ai pu pour vous rafistoler mais il vous faudra un peu de temps avant de courir comme un lapin.
- Où sommes-nous ?
- Ce n’est pas très important. L’essentiel est pourquoi ce lieu existe.
- Je dois vous ramener.
- Dans votre état, vous ne feriez pas dix mètres. Albaran, apporte-moi un peu d’eau.
Martinez vit l’enfant s’approcher. Il ne l’avait pas remarqué jusqu’ici. Démarche claudicante, silhouette tordue. Mais ce n’était rien comparé à son visage. Le nez était quasi inexistant. Des sillons anarchiques courraient des joues au menton. Une excroissance de chair poussée sur la lisière du front lui faisait comme une troisième oreille. Le blessé eut un mouvement de recul.
- Ne craignez rien. Malgré son apparence, il n’a rien à voir avec ceux qui vous ont attaqué. Albaran est avec moi depuis trois ans, il ne parle pas mais il ne faut pas sous-estimer son intelligence qui vaut largement la nôtre. Tenez, buvez un peu. Doucement.
Le patrouilleur prit le verre, avala une ou deux gorgées.
- Qui êtes-vous ?
- Vous n’avez qu’à m’appeler Jonas. Après tout, on est ici comme dans le ventre d’une baleine... je vous expliquerai un jour.
- Qu’est-ce que vous foutez avec tous ces vieux bouquins ?
- Ces vieux bouquins, comme vous dites, parlent de choses oubliées d’avant le grand cataclysme. Ils représentent le passé mais sont notre avenir. Certains voudraient nous faire croire aujourd’hui qu’ils sont néfastes, qu’ils sont la cause de ce qui s’est passé. C’est tout le contraire, ils nous permettent de réfléchir, de comprendre la folie des hommes et ce à quoi elle a mené. Les tyrans ont peur de la connaissance. C’est la première chose à laquelle ils s’attaquent, faire table rase du passé, détruire tout ce qui ne va pas dans leur sens, museler la pensée. L’histoire, je veux dire la vraie, pas cette soupe fadasse et tronquée qu’on vous enseigne aujourd’hui, est remplie d’exemples.
- Vous vous prenez pour Dieu ?
- Oh non ! Moi, je ne suis qu’un semeur de graines, des graines d'humanité. Il suffira que quelques-unes d’entre elles germent pour que l’espoir renaisse. Ces livres sont un trésor inestimable. Cela fait plus de vingt-cinq ans que je les cherche et les classe. Les machines que vous voyez là me permettent de les dupliquer avant de les disséminer.
- Vous êtes fou, vous ne pouvez rien contre le pouvoir actuel.
- Je suis un vieux bonhomme, je ne verrai sans doute pas la récolte mais Albaran et quelques autres prendront le relais. A travers eux leurs auteurs sont encore vivants. Vous n’imaginez même pas ce que des gens comme Zola, Hemingway, Fante, Steinbeck, Ecco, Marquez, Verlaine, Voltaire, Kerouac, Kafka, Zweig, Tolstoï et tant d’autres ont à nous apprendre. Regardez Albaran, regardez le bien, il est en train de lire et il est bien plus humain que vous et moi réunis.
Martinez se tourna pour regarder l’enfant mutant plongé dans sa lecture. Il vit les larmes qui coulaient de ses yeux protubérants.

Le soleil rongeait l’azur, une lèpre brûlante qui se déversait sur les terres dévastées et qui n’épargnait personne. Au loin, les murailles qui ceinturaient la ville tremblaient dans l’air épais. L’homme âgé les fixa longuement. Par-delà les murs, les foyers de dissidence se renforçaient, organisés en cellules cloisonnées pour être moins vulnérables. Quand l’une tombait, dix autres naissaient dans le silence des caves et bâtiments abandonnés. Il en connaissait quelques-unes. Elles avaient pour nom Orwell, Molière, Harrison, Mishima, Tchekov ou Apollinaire. Le pouvoir vacillait, la terreur et les mensonges ne le protégeaient plus. Les graines avaient fini par germer.
Le Semeur posa le premier tome de Fondations d’Asimov, Le pouvoir du chien de Savage et Gavelston de Pizzolato à l’endroit prévu. Bientôt, il n’aurait plus besoin de se cacher, les livres retrouveraient leur vraie place, ce n’était plus qu’une question de temps.
Il remonta dans le véhicule à l’abri derrière une vieille grange branlante.
- Albaran, on rentre maintenant.
Le colosse au volant démarra. Ses traits auraient fait peur à n’importe quel imbécile, pas au Semeur ni à ceux qu’il avait convertis.
Il songea avec une pointe de nostalgie à Jonas qui l’avait soigné trente ans auparavant. Le vieillard lui avait montré la voie avant de s’éteindre à peine deux ans après leur rencontre.
Le Semeur ne regrettait rien de son existence d’avant.
Celle du temps où il s’appelait encore Pol Martinez.

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Dranem · il y a
Je découvre ce texte à la radio aujourd'hui ... ( une note à la plume )... la beauté sauvera le monde et la littérature aussi !
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Michel Dréan · il y a
Drôle ça ! L'émission était programmée au Québec, vous l'avez écoutée d'où ?
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Dranem · il y a
Le monde est un village... j'ai écouté cette émission radio depuis la Réunion... en réalité Le responsable d'une note à la plume m'a contacté pour diffuser une de mes nouvelles... prochainement.
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Volsi Maredda · il y a
Quelque chose qui me fait penser au "livre d'Eli" ( film magnifique sur le plan visuel mais un peu creux par le scénario) qui met en exergue (t'as vu ça fait savant cette formule) l'importance et le pouvoir des livres... un bel hommage à la lecture et aux auteurs :)
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Maud Garnier · il y a
Belle histoire d'anticipation ! les dictatures ont toujours brûlé des livres....
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Doucaut Halen · il y a
Les livres sauveurs de l'humanité belle idée surtout à l'heure d'aujourd'hui .Les livres sont un portails vers d'autres mondes où l'imagination et le rêve prennent place à chaque fois qu'une page ce tourne. Cet une découverte un bonheur un pur moment d'évasion.
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Olivier Vetter · il y a
Un vote inextrémiste pour ce texte qui fait peur
Car cet avenir n'est pas improbable

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André Page · il y a
Un décor, une ambiance, une histoire qu'on ne lâche pas et ces livres qui vont sauver l'humanité... bravo et merci Michel.
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Cannelle · il y a
J'avais beaucoup apprécié. je maintiens mon soutien
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Michel Dréan · il y a
Merci Cannelle, sympa de revenir.
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Michel Dréan · il y a
Sympas Claudine d'être passée par ici
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Lange Rostre · il y a
Quelle maîtrise! Bravo. Je vote. Lange.
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Michel Dréan · il y a
Et moi au classement je fais du coup un saut de Lange ;-)
Merci pour ce passage.

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Patricia Burny-Deleau · il y a
Un texte digne des plus grands du genre qui montre bien la puissance de la plume contre le fusil et la connaissance contre la tyrannie. Je vote.
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Michel Dréan · il y a
Sympa Patricia ce passage et ce commentaire.

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