Le sang du Mal

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«Au commencement était le Verbe.» C'est un bon début, mais quel était le sujet ? *** Je suis un lecteur invétéré et un auteur incidentel. *** L'image de mon profil est, en médaillon  [+]

Image de Automne 2020
Au soir du 18 mars 1889 – Royal Mail Ship Umbria – quelque part sur l’océan Atlantique non loin du quarante-deuxième parallèle Nord.


— Alors Révérend, vous êtes encore pris dans vos pensées. Je crains que d’attendre ne devrait malheureusement changer ni vos cartes ni le cours du jeu, lança malicieusement Mrs Sarah Covington à son partenaire de bridge.

— Excusez-moi, Mrs Covington, je vous avais de nouveau abandonnée. Oui, oui, le jeu.

Il déposa prestement une carte sur le tapis de feutre vert pour compléter la levée.
Le ministre anglican avait conservé de sa formation théologique au Christ’s College de Cambridge la nécessité impérieuse de laisser courir sa pensée par une méditation fugitive. Il avait régulièrement besoin de ces apnées de la conscience qui lui permettaient de structurer son esprit.

Autour de la table de bridge se faisaient également face Lady Elizabeth Brigham, vieille dame corsetée dans son veuvage et excellente amie de Mrs Covington, ainsi que Mr Frederick Abberline, la quarantaine bien sonnée avec moustache et favoris.

Un même intérêt pour le jeu les avait réunis tous les quatre et ils tuaient le plus agréablement du monde le temps qui les séparait encore de la prochaine arrivée à New York.
Ils avaient embarqué trois jours auparavant de Liverpool pour un voyage d’une semaine sur l’un des plus luxueux liners de leur époque, l’un des fleurons de la Cunard Line. Le RMS Umbria était capable de transporter plus de mille trois cents passagers à une allure moyenne de dix-neuf nœuds, il avait d’ailleurs remporté le prestigieux Blue Riban en 1887, disputant la récompense à son frère jumeau, le RMS Etruria, construit la même année.
Au-delà de cette lutte intestine qui faisait se défier navires et entreprises britanniques, la course pour la maîtrise des mers opposant l’Allemagne wilhelmienne et la Grande-Bretagne allait sous peu dépasser le cadre commercial pour prendre un tour belliciste.

La compagnie maritime avait tenu le pari insolent de concilier vitesse et confort et partout en première classe le paquebot faisait montre d’un raffinement inégalé. Le style victorien offrait de ses velours et de ses bois précieux, palissandre et ébène, le chatoyant témoignage de la réussite de l’Empire britannique.

— Dites-nous, Mr Abberline, qu’allez-vous donc faire en Amérique ? reprit Mrs Covington tout en captant le regard de son adversaire afin d’en deviner le jeu.

— Je suis en mission pour Scotland Yard, et présentement sur la piste d’un dangereux criminel, nous avons de bonnes raisons de croire qu’il s’y est réfugié récemment.

— Est-ce que cela a quelque chose à voir avec ces crimes abominables qui ont été récemment commis à Londres ? demanda, soudain très intéressée, Lady Brigham.

— Effectivement, Lady, même s’il ne m’est pas permis de vous en dire davantage.

— Allons, monsieur l’inspecteur, Betty – c’est ainsi qu’elle surnommait affectueusement Lady Brigham – et moi serons muettes comme des tombes. Tout de même quel sadique faut-il être pour mutiler ainsi toutes ces femmes !

— Assurément, Mrs Covington, un sadique, un fou, un détraqué de la pire espèce et les postulants ne manquent pas, je peux vous l’assurer, fulmina le policier.

Tous avaient à l’esprit la série de meurtres atroces qui avaient été perpétrés durant les mois d’août à novembre de l’année précédente. Les journaux londoniens s’étaient délectés de ces crimes sordides et avaient largement contribué à former la terrible légende de Jack l’Éventreur, allant même jusqu’à susciter ou inventer indices et courriers relatifs à l’affaire afin que leurs presses tournent à plein régime.
L’imaginaire londonien s’était embrasé autant par les récits hallucinés que par la noire réalité des crimes commis.

— Et qui vous dit que l’assassin n’a pas agi pour de nobles mobiles ? contesta le révérend au grand étonnement des joueurs.

— Ah ça, Révérend, j’aimerais entendre votre thèse venir au secours de ce criminel pervers. Les spéculations sur cette affaire, je vous avoue que je ne les compte plus. Ici c’est un chirurgien en mal d’émotions fortes, là c’est un émigré russe ou polonais qui déteste les femmes, j’en ai rempli tout un tiroir dans mon bureau à Scotland Yard.

— Permettez-moi de vous faire la démonstration, bible en main, que tout ce sang versé pourrait avoir un sens inattendu.

L’ecclésiastique sortit d’une des poches de sa redingote noire une bible qui devait avoir bien plus que son âge. C’était une King James dont la couverture de cuir fauve était patinée par le temps et l’usage.
Il éprouvait une fascination pour la Bible du Roi Jacques, l’une des premières tentatives pour s’affranchir de la Vulgate de Jérôme et traduire les Écritures en langue vernaculaire. À travers elle, c’était toujours les réformateurs Wyclif et Tyndale qui parlaient de leur zèle ardent.
La Bible était pour lui à tout jamais, selon la lecture du Psaume cent dix-neuf, une lampe à ses pieds et une lueur pour son sentier.

Avec une rare dextérité, il ouvrit sa bible à l’épître aux Hébreux et lisant au chapitre neuf, il cita, dans cet anglais à la tonalité si particulière :
« And almost all things are by the law purged with blood; and without shedding of blood is no remission. »
« Et presque tout, d’après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon. »

— Vous dîtes que le Mal verse le sang, mais le sang libère du Mal.
Sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon. Si vous lisez la Bible, vous ne pouvez qu’être étonné du lien profond et constant que tissent le Mal et le sang. À chaque moment fort du peuple de Dieu, à chaque fois que la culpabilité devait être levée pour consacrer un vœu ou une alliance des sacrifices sanglants étaient nécessaires.

Il sortit un shilling de sa poche, le faisant ostensiblement tourner entre ses doigts.
— Voyez cette pièce de monnaie. Le Mal et le sang sont l’avers et le revers d’une même pièce, incapables de se regarder en face, mais indissociablement liés. Pour libérer le monde du poids du péché, il faut que le sang soit versé. Cette règle a prévalu depuis les origines. Souvenez-vous qu’Abel a versé le sang d’un agneau et que seul ce sacrifice sanglant a été accepté par Dieu.

Indignée, Lady Brigham, pratiquante et dévote, lui rétorqua sèchement :
— Mais Révérend, ce sang précieux qui permet le pardon, celui du Christ, a déjà été versé une fois pour toutes !

— Vous avez raison, Lady, mais il n’opère que pour ceux qui ont foi en lui. Que reste-t-il pour contrebalancer le Mal commis par ceux qui n’y croient pas ? Le sang doit continuer à être versé pour eux afin de satisfaire la justice divine. Mais quel sang faudrait-il verser ?

Une nouvelle fois, l’ecclésiastique ouvrit sa bible à la page désirée et il leur fit la lecture du chapitre cinq de la deuxième épître de Saint Paul aux Corinthiens :
« Therefore put away from among yourselves that wicked person. »
« Aussi, ôtez le méchant du milieu de vous. »
— La cible désignée, la victime expiatoire, le sacrifice sanglant doivent être recherchés dans la masse informe et détestable des pécheurs.
Voilà pourquoi votre homme a pris pour cible les prostituées de Whitechapel, pour lui elles sont la personnification du Mal ou ce qui s’en rapproche le plus. D’ailleurs, ne vous y trompez pas, sa manière de tuer, son mode opératoire, ont incontestablement un précédent biblique. Il ne fait pas que verser le sang, il dégage les entrailles pour les exposer à la vue de tous comme l’aurait fait un prêtre sacrificateur en son temps.
Cette fois, votre correspondance, vous la trouverez au chapitre quatre du Lévitique :
« Il amènera le taureau à l’entrée de la tente d’assignation, devant l’Éternel ; et il posera sa main sur la tête du taureau, qu’il égorgera devant l’Éternel. […] Il enlèvera toute la graisse du taureau expiatoire, la graisse qui couvre les entrailles et toute celle qui y est attachée, les deux reins, et la graisse qui les entoure, qui couvre les flancs, et le grand lobe du foie, qu’il détachera près des reins. »

Les trois autres joueurs furent abasourdis par cette lecture. Mr Abberline fut le premier à réagir :
— Dites-moi, Révérend, vous ne prétendez tout de même pas que l’assassin est un homme de Dieu qui mène un combat absurde et rétrograde contre le Mal, qu’il égorge et éventre ses victimes pour un sacrifice rituel ?

— Je comprends votre scepticisme, mais avouez tout de même que l’explication permet de comprendre tout à la fois le mobile, la nature des victimes et la façon de les mettre à mort comme si le meurtrier avait à cœur de les présenter à Dieu en sacrifice propitiatoire.

— C’est troublant, j’en conviens, mais quelle peut être votre lecture de l’inscription relevée par l’inspecteur Long sur le mur de Goulston Street et attribuée à ce criminel ? Cette inscription fut trop vite effacée sur les ordres de Sir Warren qui craignait qu’elle ne déclenche une vague d’antisémitisme, elle disait cette chose incompréhensible :
« The Jews are the men that will not be blamed for nothing. »
« Les Juifs sont les hommes qui ne seront pas accusés pour rien. »

— Scotland Yard a jugé bon de mettre sur l’affaire dix inspecteurs alors que seul un théologien pouvait résoudre l’énigme.
Mettez-vous à la place de votre assassin et demandez-vous comment il se représente Londres et ses fastes, mais plus encore ses misères et son orgueil de parvenue, Londres assise en reine sur ses eaux, sur toutes les eaux d’un empire où le soleil ne se couche jamais.
Pour lui, ce n’est plus la Tamise qui baigne la capitale, c’est l’Euphrate et ses canaux. C’est une Babylone moderne qui doit recevoir le témoignage de ses péchés sans nombre.

L’ecclésiastique, une dernière fois, ouvrit sa King James et lut un passage, comme il avait l’habitude de le faire lors de ses sermons, citant le chapitre dix-sept de l’Apocalypse :
« Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes vint, et il m’adressa la parole, en disant : “Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée qui est assise sur les grandes eaux.” […] Et il y avait sur son front un nom écrit : “Mystère, Babylone la grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre.” »

— C’est de cette Babylone impie qu’il a cherché à tirer les hommes justes de Londres, comme autant de Juifs retenus captifs contre leur gré, loin de leur terre promise, et tourmentés des fautes qui n’étaient pas les leurs.
Leur culpabilité, il l’a faite s’écouler dans les caniveaux londoniens par l’effusion d’un sang impur, il les a libérés du Mal et de la corruption.
Le pardon leur est acquis, il a apprivoisé le sang, il a apprivoisé le Mal.
Voyez, inspecteur, comme tout est logique, comme tout se tient.

— Je dis que votre histoire est la plus invraisemblable qui soit, mais vous devriez l’envoyer à ce médecin écossais qui répond au nom d’Arthur Conan Doyle. Je sais ce jeune auteur très friand de telles idées rocambolesques sentant le soufre, mais je ne garantis pas ici la qualité de l’histoire ou de la nouvelle.

N’ayant rien perdu des paroles prononcées, Mrs Covington posa alors la question qui s’imposait.
— Et pourquoi donc l’assassin aurait-il mis un terme au sang versé, le Mal, lui, ne s’arrête jamais ?

— Allez savoir, il a peut-être des raisons toutes personnelles, peut-être est-il mort ou occupé par d’autres projets plus urgents, répondit l’ecclésiastique.

— Il a peut-être renoncé à la mission divine, par couardise ou par dégoût, reprit Mrs Covington sur un ton goguenard.

Le révérend la dévisagea pour la première fois depuis leur rencontre, plongeant un regard froid dans les yeux de sa partenaire.
Des années de ministère à conseiller hommes et femmes lui avaient procuré l’opportun talent de lire au plus profond des âmes. Il pénétrait à présent à l’intérieur de cette femme bien mise située entre deux âges.
Oui, elle avait déjà usé deux maris et traversait l’Atlantique pour s’amouracher d’un troisième. Mais il y avait en elle davantage qu’une tendance libertine.
Son parler gouailleur, qu’il n’avait de prime abord pas noté, la trahissait.
Elle puisait son énergie et sa fougue dans l’ascension sociale qui avait dû être la sienne, cette femme avait été de mœurs inconvenantes et légères sans nul doute, elle en portait, il en avait à présent l’intime conviction, toujours les stigmates pécheurs et vulgaires.
Il jeta ostensiblement un regard à sa montre à gousset.

— Il se fait plus tard que je ne le pensais. Je vais devoir prendre congé de votre honorable compagnie, hélas ! mon ministère m’appelle. Excusez-moi de vous quitter avant la conclusion de cette partie décidément mal engagée, mais les arcanes du bridge sont, je le crains, trop complexes pour moi.

— Vous nous privez déjà de votre distrayante compagnie, Révérend, j’étais pourtant certaine que vous aviez une bonne main, s’étonna Mrs Covington.

Le ministre anglican posa ses cartes, se releva dignement, enfila sa redingote et repoussa sa chaise.
Quand son ministère se rappelait à lui, plus rien d’autre ne comptait. Le travail, telle était la clé absolue de la réussite et de l’estime de soi.
Son père, en Britannique strict, lui avait enseigné que l’honnête homme devait absolument se garder de deux travers pernicieux : la négligence et la procrastination. Ce soir encore, il serait fidèle à ces principes.

— Bonsoir Révérend, au plaisir de vous retrouver prochainement à cette table, lui lança fort aimablement Lady Brigham.

— Bonne fin de soirée à tous. Je rejoins ma cabine. Un important travail d’exégèse et d’écriture m’attend et il est grand temps que je m’y attelle.

Le cercle des joueurs était à présent brisé, il se fit un silence. Ce fut Mrs Covington qui le rompit la première.

— Étrange homme que ce révérend, et pas très bavard non plus. Seule sa bible le fait parler, je plains franchement sa paroisse, il doit être d’un mortel ennui.

— En tout cas, c’est un farfelu qui ne manque pas d’une certaine imagination, il semble voir le mal partout. Le mal ou le bien, ou encore le sang qui en est selon lui la contrepartie, j’avoue ne pas avoir
pleinement saisi son raisonnement torturé, renchérit l’inspecteur.
Je vous abandonne à mon tour, Mesdames, je vais fumer un bon cigare en compagnie masculine.
Bonne soirée à vous.

Mr Abberline se leva posément et prit la direction du fumoir situé non loin de la grande salle de réception. Il parlerait politique et grandeur de la nation britannique. Voilà, il s’en délectait d’avance, qui le mènerait tard dans la nuit.

— Voyez, Betty, on ne peut pas compter sur les hommes de nos jours. Que serait le bridge sans l’endurance des femmes ? Trêve de plaisanterie, comment va votre petit neveu ?
Les deux amies se laissèrent aller au plaisir de la conversation, évoquant tour à tour souvenirs et projets.

Au bout d’une heure environ, Mrs Covington prit congé à son tour pour se livrer à la promenade nocturne qu’elle avait pris l’habitude d’effectuer depuis leur départ de Liverpool.
Cette sortie sur le pont-promenade lui procurait beaucoup de plaisir et l’obligeait par ailleurs à marcher quelque peu.
Une arthrose de la hanche commençait à la faire souffrir et elle tenait absolument à garder sa mobilité, fût-ce au prix du soutien de la canne au lourd pommeau qu’elle ne quittait désormais plus.
Elle aimait ces moments de calme et la profondeur des nuits sur le navire, les étoiles paraissaient, comme par enchantement, plus présentes et les soucis plus lointains.
Les faibles lueurs émanant du bateau permettaient néanmoins d’en deviner la rassurante silhouette.
Deux gigantesques cheminées laissaient percer l’enfer qui se vivait à fond de cale. Elles rendaient presque dérisoires les trois mâts du navire sur lesquels on avait cargué les voiles, comme un dernier sursaut d’une marine à la technologie dépassée.

Seul le vent glacial qui fouettait le visage trahissait la rigueur du climat. Au cœur du silence remontait un peu du vacarme des machines qui délivraient toute leur puissance en chaufferie.
Malgré ces vibrations, Sarah perçut nettement un pas derrière elle, un pas et une ombre. Elle serra plus fortement sa canne.
Elle sentit l’ombre faire un mouvement menaçant derrière elle. Puis ce fut un bras qui la saisit fermement par le cou.
Aussitôt, il y eut une détonation. La haute silhouette recula, tituba et bascula par le bastingage, s’abîmant dans la mer.

— Tout va bien, Mrs Covington ? s’enquit l’inspecteur.

— Joli tir, Mr Abberline, vous ne l’avez pas manqué. Avez-vous aperçu le visage de mon agresseur ?

— Non, il faisait trop sombre, mais j’ai bien une idée sur son identité. Sinon, je vous l’avoue, je n’aurais pas été là.

Il se pencha près du bastingage et ramassa un livre resté au sol. C’était une vieille bible usée et défraîchie. D’un geste vif, il la jeta par dessus son épaule gauche, l’envoyant à la mer. « On ne sait jamais », se dit-il.

— Mrs Covington, nous avons un problème majeur à résoudre. Prévenez Lady Brigham qu’elle se mette en chasse d’un partenaire pour notre partie de bridge de demain soir.

— Ah ? Le Révérend ne sera plus des nôtres ?

— Pas avant longtemps, Mrs Covington, pas avant longtemps.
Parti concurrencer Jonas et évangéliser les poissons, plaisanta intérieurement l’inspecteur.
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GERARD PERTUSA · il y a
On s'y croirait, Paul ! Agatha Christie n'est pas loin. Par le biais de cette nouvelle, vous avez en quelque sorte fait justice vous-même, 132 ans après les faits. Le véritable Jack l'Eventreur n'ayant jamais payé pour ses abominables crimes, votre histoire, fort bien ficelée, est un peu comme une réparation. Le coupable est enfin châtié !
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Long John Loodmer · il y a
Moi qui ne dépasse pas 4', je me suis forcé, pour voir. Et j'ai vu que tu maîtrises le sanglant et le suspense. Que ton érudition est sans failles et que la qualité de l'écriture est au rendez-vous.
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Paul Jomon · il y a
Merci Capitaine. Il faut dire que l'histoire se déroule sur un bateau, ça a dû bien aider.
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Long John Loodmer · il y a
Comme tu dis
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Marie Quinio · il y a
Superbe écriture et je rejoins le commentaire d'Alice !
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Paul Jomon · il y a
Merci Marie.
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Vrac · il y a
Délicieusement suranné
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Paul Jomon · il y a
Merci Vrac.
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Alice Merveille · il y a
On plonge avec bonheur dans ce texte pour retrouver quelque chose d'Agatha Christie... très réussi !
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Paul Jomon · il y a
Merci Alice. C'est subliminal : l'inspecteur Abberline a moustache et favoris et la part belle est faite aux femmes. ;)
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Randolph · il y a
Décidément, vous excellez dans tous les registres ! Ici, je retrouve votre maîtrise de la langue, au service d'un récit des plus captivant.
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Paul Jomon · il y a
Merci Randolph pour la lecture et cet aimable commentaire.
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Lyne Fontana · il y a
Une variation sur le mystère Jack l'Éventreur écrite dans un style agréable à lire.
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Paul Jomon · il y a
Merci Lyne. Pas de café ici. Je n'ose vous offrir un verset biblique. On ne sait jamais comment ils peuvent tourner.
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Ginette Flora Amouma · il y a
Une lecture qu'on ne lâche pas tant le sujet développé y est présenté de façon inhabituelle.
Tout y est , flegme , présence nobiliaire et ecclésiastique , du Sherlock Holmes également .
Une énigme qui fait penser à l'univers des vieux policiers anglais . La croisière de luxe , les personnages et l’esprit biblique , autant d’éléments qui signent une atmosphère so british
Quant à l'interprétation du sang versé pour combattre le mal, on reste figé devant l'antre du Lévithique !!

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Paul Jomon · il y a
Merci Ginette et ravi que ce pastiche composite vous ait plu.
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Aurélien Azam · il y a
Un récit sobre et élégant, les dialogues sont particulièrement bien travaillés et réussis. L'histoire est simple et efficace, rendue plus impactante encore grâce à un sens du détail juste et pertinent. Du très beau boulot ce texte.
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Paul Jomon · il y a
Merci Aurélien pour ce commentaire apprécié qui vient d'un auteur à la fois expérimenté et productif de SE, j'ai pu m'en rendre compte. J'irai prochainement hanter vos pages avec grand plaisir.
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Viviane Fournier · il y a
Superbe, Paul. .. le ton, l'écriture, l'idée, j'ai adoré ... on est pris jusqu'à la fin et la petite dernière phrase est trop top ! Vous êtes brillant ! Vrai ...outre vos poèmes, les nouvelles vous vont bien !
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Paul Jomon · il y a
Que répondre à tout cela, sinon d'en être confus et de dire merci. Mille fois merci.

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