Le Prince Oublié

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Ce n’est pas juste. La vie n’est pas juste. C’est que ce dit jusqu’à l’obsession, Raphaël. Il a fait partie des plus grands, des plus puissants et plus admirés, et aujourd’hui, il n’est plus rien. Il a beau refaire la partition de sa vie dans sa tête, il ne comprend pas comment il a pu en arriver là. Mais il ne veut pas s’avouer vaincu et il sait qu’à force de volonté et d’abnégation, il sera à nouveau, un jour prophète en son magnifique pays le Miriland.
Il a été mis à l’écart par une bande d’individus peu scrupuleux, les Astragals, qui ont mis à profit son jeune âge et sa naïveté pour l’évincer et imposer au pays, des conditions de vie peu enviables. Il est au courant de ce qui se passe, car malgré tout, ses amis proches, le renseignent, grâce à un système de message fort peu commun : ils communiquent par le vent, qui souffle à travers les arbres, différents sons selon l’arbre et ainsi le renseignent sur tous les tourments de son peuple.
Il ne le sait pas encore, tout seul, en exil forcé au fin fond de la forêt d’Etsoul, au centre de la terre, peuplée de créatures étranges, mais qui toutes ont le don de télépathie. Elles sont en communion avec lui, mais pour le moment il ne les entend et ne les comprend pas. Il va falloir qu’elles rusent afin d’entrer en contact et lui permettre de retrouver son peuple, et sa place initiale.
Pour cela, ces créatures ont un atout, car leur porte-parole est une jeune-fille, mi-ange, mi-démon et qui communique non seulement avec elles, mais également avec toutes les créatures vivantes de cette forêt. Cette jeune-fille a pour nom Sylvania ; elle a ainsi été baptisée par son père pour son aptitude, dès sa naissance, à se mettre à l’unisson des arbres, plantes, fleurs et autres créatures. Elle a le pouvoir de se faire obéir par le peuple de la forêt. Et, elle le sait, ceux qui ont détrôné Raphaël sont des êtres malfaisants et qui maintenant menacent la forêt, et elle ne peut l’accepter.
Alors, elle décide d’agir, et pour cela, elle entend monopoliser toutes les forces, tous les pouvoirs et toute l’énergie dont elle est détentrice, pour renverser la situation. Commence alors un étrange rituel. Les feuilles des arbres se mettent à bruisser, les animaux à gronder ; le murmure se met à enfler de plus en plus fort. Raphaël qui marchait dans la forêt, perdu sans ses pensées, se sentit alors happer par une étrange sensation de flottement. Il entendit comme dans un brouillard, des paroles diffuses tel un mantra, qui lui martelaient les tympans : Ecoutes-nous, entends-nous, sois avec nous, bâss toi avec nous. Nous sommes avec toi et nous te soutiendrons.
Il ne comprit pas immédiatement le sens de ces paroles et surtout de qui elles émanaient. Mais soudain apparut Sylvania légère et gracieuse comme un elfe. Ses magnifiques cheveux d’une couleur incandescente la rendant encore plus énigmatique ; il avait entendu parler d’elle et de ses pouvoirs mais ne l’avait jamais rencontrée. Il fut subjugué. Elle s’avança vers lui et le prenant par la main l’entraina à travers la forêt. Sur le chemin les bruits et mouvement s’intensifièrent, ils arrivèrent enfin à une clairière où les attendaient les créatures étranges. Ils firent une pause salvatrice, car il faut avouer que Sylvania menait un train d’enfer et que le pauvre Raphaël avait du mal à suivre.
Et là, il put enfin voir tout ce peuple de la forêt, toutes ces créatures dont il ne soupçonnait pas l’existence et qui pourtant étaient bel et bien là, participant chacune à leur niveau à sa survie.
Ils n’eurent pas le temps de discuter de quoi que ce soit ; un galop puissant retentit ; ils entendirent alors des cris et des hurlements ; les Astragals envahissaient tout, en poussant des rugissements féroces. Ils voulaient capturer Sylvania à la demande de leur chef suprême, l’Astrogalo et ce faisant, soumettre le peuple de la forêt, tout comme ils avaient déjà soumis les habitants du Miriland. Aussitôt, ayant compris de quoi il retournait, Sylvania, passant d’arbre en arbre et de branche en branche, s’éclipsa. Raphaël se trouva alors seul pour affronter ces monstres, enfin c’est ce qu’il croyait. Mais les créatures étranges, jusque-là en retrait, l’entourèrent et communiant par la pensée, lui firent comprendre qu’il ne risquait rien, qu’elles le protégeaient.

Lorsque les Astragals débouchèrent dans la clairière, ils furent surpris du spectacle qui s’offrait à eux : Raphaël entouré de mille et une créatures, toutes plus bizarres les unes que les autres et dont l’aspect n’avait rien d’engageant.
Ils n’osèrent alors pas s’y frotter et rebroussèrent chemin sans demander leur reste.
Raphaël n’en croyait pas ses yeux. Les arbres émirent alors un son étrange, qui se répercuta dans la forêt, Sylvania réapparut, toujours aussi mystérieuse et énigmatique. Elle consentit enfin à lui dire qui elle était, et pourquoi elle l’avait fait venir jusqu’ici. Elle lui expliqua que son peuple, les Mirilandais et les Mirilandaises était au bord du gouffre. Ils souffraient sous le joug des Astragals et qu’il fallait absolument intervenir pour les libérer avant qu’il ne soit trop tard. Tous les jours, plusieurs d’entre eux étaient maltraités, pour toutes sortes de méfaits qui n’étaient que pure invention de la part de leurs envahisseurs. Les enfants n’allaient plus à l’école, les femmes étaient cantonnées à servir les « Maîtres » quant aux hommes, ils peinaient chaque jour à divers travaux inutiles pour la gloire de l’usurpateur, l’Astrogalo.
Raphaël en fut tout chamboulé, et il se jura de faire son possible pour sauver son peuple ; il l’avait promis à son père, le Roi Enguerrand le Grand, mais pour le moment il avait failli à sa promesse. Au fond de cette forêt du centre de la terre, il n’entrevoyait pas de solution. Il manquait de moyens, d’idées, et de ce fait, l’avenir lui semblait bien morose.
Il fit un effort sur lui-même pour se reprendre ; il demanda à Sylvania pourquoi elle l’avait contacté, qu’attendait-elle de lui, et quel était son plan éventuel pour sauveur le Miriland.
Elle lui parla alors, de la forêt, des arbres, des plantes, des rivières et des créatures étranges avec qui elle communiquait, car elle parlait leur langage. Elle lui parla des Astragals qui chaque jour s’aventuraient un peu plus loin, espérant ainsi assurer leur suprématie et agrandir leur territoire. Il fallait les en empêcher à tout prix et pour cela, il faillait que tous unissent leurs efforts.
Elle lui proposa de s’enfoncer lui aussi encore plus profond dans les bois, afin de rencontrer Thori, le chef incontesté des créatures étranges, car si elle comprenait leur langage, et qu’elles étaient prêtes à l’aider, lui seul donnait son aval pour une alliance qui tous le savaient, comportait de graves dangers, qu’il ne fallait ni occulter ni minimiser et mesurer avec la plus grande objectivité.
La route fut longue et difficile, d’autant que la nuit était tombée et qu’il faisait de plus en plus sombre au fur à mesure de leur progression. Sylvania n’avait pas peur, elle se sentait en sécurité et avançait sans méfiance aucune. Les branches d’arbre s’écartaient sur leur passage, ouvrant la voie. Les créatures étranges se faisaient de plus en plus nombreuses, les escortant comme deux messagers d’un temps meilleur.
Leur périple pris fin à l’entrée d’une grotte, où Thori avait élu domicile. Il trônait tel un dieu puissant et imposant, mais avec bienveillance. A leur entrée, il se leva et s’inclinant devant Sylvania et Raphaël, leur proposa de prendre place sur des bancs disposés çà et là ; les nombreux autres sièges furent aussitôt occupés par les créatures étranges et tous attendirent avec appréhension le discours de leur chef.
Il les regarda intensément, et commença d’abord par une litanie, qui avait pour but de les faire tous entrer en communion les uns avec les autres. Raphaël et Sylvania furent d’abord surpris, mais bientôt ils furent obnubilés par les paroles de Thori ; ils n’entendaient plus que sa voix forte et puissante qui martelait les mots, sans relâche afin qu’ils pénètrent leur cerveau et occupent leurs pensées jour et nuit.
Tous les participants à cette réunion étaient tournés vers un seul but : reconquérir le pays du Miriland et empêcher l’invasion des Astragals.


Lorsque Thori eut terminé son allocution, il regarda à nouveau chacun d’entre eux, puis mis fin à leur état d’hypnose en frappant dans ses mains. Chacun repris place dans le monde réel et les questions commencèrent à fuser. Aucun d’entre eux n’envisager la défaite mais ils ne voyaient pas pour le moment, le plan d’action qui pouvait amener la réussite.
Ils étaient tous d’accord pour monopoliser toutes les forces disponibles contre les Astragals, mais le projet était d’envergure et leurs ressources bien minces. Une seule option s’offrait à eux : il fallait ruser et contrer les Astragals avec leurs propres armes.
Ils convinrent alors de nommer un chef et d’établir un plan ; à l’unanimité Thori fut désigner, au détriment de Raphaël, qui ayant peu d’expérience dans le domaine de la stratégie, fut heureux de laisser sa place, à quelqu’un de plus compétent et sachant manier l’art de la guerre. Car chacun était bien conscient qu’il faudrait livrer une rude bataille pour arriver au but recherché.
Aussi, il fallut s’organiser et il fut convenu de tendre un piège aux Astragals, mais il fallait faire sortir le loup du bois, à savoir l’Astrogalo, homme à la fois dangereux et intelligent, et ne se laissant pas facilement manipuler.
Mais qui allait être désigner pour mener à bien ce plan d’action ? La personne devait être d’une grande fiabilité, posséder un sang-froid à toute épreuve et une grande maîtrise de soi.
Contre toute attente, Sylvania proposa de servir d’appât, malgré tous les avis défavorables des personnes présentes et qui pressentaient un grand danger à la laisser affronter Astrogalo, réputer pour son aptitude à déjouer les plans de ses adversaires et à entrevoir toute tentative de trahison.
Raphaël se sentant de plus en plus attirer par Sylvania, jolie fée aux pouvoirs magiques, ne voulait pas de ce plan qu’il jugeait par trop aléatoire. Mais rien n’y fit ! Sylvania ne voulut pas en démordre. Thori également n’envisageait pas d’envoyer son amie, qui aurait pu être sa fille, dans la gueule du loup, d’autant qu’elle lui avait été confiée par son père, sur son lit de mort et qu’il avait promis de veiller sur elle et de la protéger envers et contre tous. Allait-il rompre son serment fait à un mourant ?
Il fallait étudier ce problème très rapidement ; il devenait urgent d’agir, car dans les tréfonds de la forêt retentissait le vacarme infernal des bruits des armes qu’on affute, des hennissements des chevaux ; il était évident que l’attaque des Astragals était imminente.
De fait, la proposition de Sylvania apparut comme la seule alternative ; sachant que l’Astrogalo envisageait sa capture, il convenait de faire en sorte que ses troupes puissent le faire, mais il fallait que ce soit lui en personne qui mène la bataille et qu’il soit en première ligne pour mener ses hommes aux combats.
Pour attirer l’Astrogalo au cœur de la forêt, il fallait qu’il ait une bonne raison et quoi de plus naturel que d’annoncer les fiançailles de Sylvania avec le prince déchu Raphaël ? Par l’intermédiaire du vent, ce dernier communiqua la nouvelle à ses fidèles amis demeurant en son royaume qui se chargèrent de la répandre dans tout le pays. L’annonce de ces fiançailles parvint jusqu’à l’Astrogalo qui en fut extrêmement surpris et mécontent ce qui renforça bien entendu sa méfiance naturelle.
Raphaël, Thori, Sylvania et les créatures étranges élaborèrent alors un plan diabolique. Ils devaient attirer l’Astrogalo au plus profond de la forêt et au plus près de la clairière. Là, ils pourraient tendre un piège aux Atragals, et ainsi se débarrasser définitivement de ces êtres malfaisants.
Raphaël s’imaginait déjà à nouveau sur son trône régnant sur son peuple et son royaume avec loyauté, justice et bienveillance ; mais il était bien conscient que le combat qu’ils devaient livrer serait acharné, et l’issue incertaine.


Les choses se mirent en place ; Thori et Sylvania donnèrent leurs instructions qui aux créatures étranges qui au monde végétal, et invitèrent aussi le peuple aquatique à se joindre à eux qui était gouverné par la toute puissante Mariska ; elle avait la maîtrise des eaux, lacs et rivières, ce qui pouvait s’avérer un atout non négligeable dans le conflit qui se profilait.
Mariska vivait sur le lac Tipoko qui se situait non loin de la grotte de Thori ; ils décidèrent de la rencontrer sans tarder pour lui demander son aide. La délégation partit donc au petit-matin, car Mariska avait pour habitude de prendre un bain matinal chaque jour. Ils la trouvèrent bien à l’endroit indiqué. En les apercevant elle sortit du lac et leur demanda bien qu’elle en soit déjà avisée, la raison de leur visite.
Ils lui exposèrent le problème brièvement et elle les assura de son soutien.
Elle les accompagna donc afin d’établir le plan définitif.
Dans la clairière, tout le monde était réuni au grand complet. Les fiançailles factices purent ainsi être organisées et le plan mis au point dans les moindres détails.
Il fut convenu, que Sylvania devait se présenter seule à son futur fiancé et devait pour se faire, emprunter un itinéraire compliqué et tarabiscoté, permettant ainsi à tous ceux chargés de la protéger de se dissimuler, pour surprendre leur adversaire.
Les fiançailles devaient avoir lieu le lendemain à midi dans la clairière ; les choses se mirent donc en place peu à peu.
Ainsi fut fait. Le vent se chargea quant à lui de colporter le message des fiançailles en précisant l’heure et le lieu.
L’Astrogalo fuit rapidement averti de ces pseudo-fiançailles, et il entra dans une grande fureur. Il convoqua sur le champ ses officiers afin d’établir un plan pour empêcher cette mascarade et capturer la belle Sylvania. Il fit appel à toutes les connaissances en stratégie militaire de ses sbires, et conçut un plan, qui pour lui ne pouvait échouer. Nul doute qu’il sortirai vainqueur de cette bataille, et alors, sa puissance n’aurait plus de limite.
Le jour tant attendu arriva enfin, qui allait décider du sort de chacun.
Sur le parcours emprunté par Sylvania, furent disposés les créatures étranges ; les arbres se resserrèrent et firent en sorte que leurs branches se touchent formant ainsi une arche protectrice, empêchant le passage des chevaux qui s’y seraient empêtrés ; les broussailles semblèrent se souder entre elles, érigeant un rempart infranchissable ; quant aux plantes, elles exhalaient toute une odeur non perceptible par les Astragales, mais très nocives pour les naseaux des chevaux, et qui les rendaient fous.
Les eaux noires et profondes du lac, furent conditionnées par Mariska afin de créer une crue, si nécessaire, emportant sur son passage l’armée des Astragales.
Sylvania se mit alors en route ; elle était tranquille et sereine. Elle savait où étaient cachés toutes celles et ceux chargés de veiller sur sa sécurité, elle n’avait donc aucune crainte.
Soudain, des bruits sourds se firent entendre ; d’abord lointain puis de plus en plus rapprochés ; le vacarme des sabots lourds de boue des chevaux avançant au galop se répercutait de montagne en montagne, rendant encore plus sinistre, s’il le fallait cette journée, qui serait à terme, de toute façon funeste. Elle continua néanmoins son périple ; le vent soufflant dans les feuilles, lui transmettait l’avancée de l’armée, elle savait donc exactement la position de ses ennemis.


Les arbres serrés avaient pour consigne de laisser passer l’Astrogalo afin qu’il parvienne jusqu’à Sylvania, mais de contenir les cavaliers qui l’accompagnaient.
Tout à son obsession, l’Astrogalo qui avançait en tête sans un regard en arrière, ne s’aperçut pas qu’il se retrouverait bientôt seul. En effet, les cavaliers furent happés par les eaux noires du lac, qui avaient créé comme un raz de marée emportant tout sur son passage mais se retirant au fur et à mesure, laissant ainsi le champ libre aux créatures étranges qui capturaient les cavaliers et les neutralisaient les enfermant au fonds de la grotte de Thori.
Sylvania avançait toujours, et bientôt, ils furent face à face. Le regard que lui lança l’Astrogalo la glaça. Sur son cheval, d’une taille peu commune, il la dominait de sa haute stature mais elle ne se laissa pas impressionner. Il descendit de sa monture, et voulut s’emparer d’elle pour la forcer à l’accompagner.
A ce moment-là, les créatures étranges apparurent l’empêchant de mettre sa menace à exécution. Ils le saisirent à bras le corps. Il tenta de se libérer en se débattant et cria pour que ses cavaliers lui viennent en aide. Il constata qu’il était seul, vraiment seul et que son sort ne dépendait plus que du bon vouloir de ses assaillants, notamment du Prince Raphaël qu’il avait lui-même traité comme un paria en le bannissant de son propre royaume.
Thori, Maruska et Raphaël, avertis du dénouement de la situation apparurent enfin.
L’Astrogalo et Raphaël se défièrent du regard, mais ce fut l’Astrogalo qui baissa les yeux le premier. Raphaël s’en fut alors retrouvé Sylvania.
Il ne savait comment lui dire ce qu’il ressentait à son égard, mais le voyant embarrassé, elle le devança. Elle lui prit la main, et tous deux se rendirent à la clairière, suivi par tous ceux qui les avaient aidés dans ce combat rude mené pour leur liberté.
Comme les fausses fiançailles avaient été annoncées et que tout avait été organisé comme si elles devaient réellement avoir lieu, tout ce joli monde s’attabla et festoya, dans cette forêt magique qui avait enfin retrouvé sa quiétude. Et là, Raphaël, oubliant toute peur et timidité osa demander à Sylvania si elle voulait bien devenir sa femme.
Elle étudia sa demande, fort peu longtemps et lui donna une réponse favorable. Mais Raphaël n’en oubliait pas pour autant le serment fait à son père, à savoir, protéger le royaume du Miriland de toute invasion. Il lui fallait maintenant reconquérir son trône et son peuple.
Main dans la main, avec sa belle fiancée, ils prirent le chemin du Miriland. Les arbres s’écartaient sur leur passage, le parfum des fleurs était des plus subtil, et le lac, ayant enfin retrouvé calme et quiétude leur apportaient une fraîcheur bienfaisante. Les oiseaux entamèrent alors une belle mélodie qui fut entendue jusque dans les rue du Miriland.
La nouvelle s’était déjà répandue dans le pays, et bientôt ils furent accompagnés par les enfants, et tous les habitants qui avaient retrouvé leur liberté, leurs geôliers ayant tous été mis hors d’état de nuire.
A leur arrivée, ils furent acclamés, et portés en triomphe et Raphaël le Prince Oublié eut tôt fait de retrouver sa place dans le cœur de ses sujets.
Nul doute, que ces fiançailles ne seraient pas très longues, et que des noces se profileraient bientôt à l’horizon.
Raphaël remercia bien sur tous ceux qui avaient participé à son retour et à la libération de son pays, et ils firent, une nouvelle fois, une grande fête.


Dans ces contrées lointaines, l’amitié et la fidélité ne sont pas de vains mots, c’est une coutume ancestrale que rien ne peut ébranler. Alors les habitants du Miriland ont retrouvé leur souverain avec joie car ils ne l’avaient jamais oublié malgré son exil forcé, et ils eurent à cœur de le lui faire savoir en redoublant d’efforts pour que leur pays retrouve son lustre d’antan, et qu’il soit à nouveau le pays magnifique reconnu par toutes et tous, bien au-delà des frontières du pays.

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