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Adrien Caritey

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En compétition

Quelque part sur une route commerciale bordée de grands champs où poussaient raves et pommes de terre, sous un soleil couchant, deux hommes voyageaient, l’un à cheval, l’autre à pied. Le premier, vêtu de beaux atours, était un prince d’une imposante stature, musculeux, le menton carré avec le sourire qui va avec et de longs cheveux brun tombant en cascade sur ses épaules. Le second, courant derrière, était son serviteur, un jeune garçon vêtu de loques et marchant pieds nus. Ils rentraient tous deux d’un long voyage diplomatique à la rencontre de la promise du jeune seigneur. Alors qu’ils progressaient sur la petite route de terre, silencieusement, ils virent un vieux mendiant vêtu d’une misérable cape noire assis sur une grande pierre plate, un bâton de bois appuyé sur son épaule.
Le prince, la tête haute, le torse bombé, toisa impérieusement l’homme et continua sa route sans se retourner. L’autre, haletant derrière, s’arrêta et sortit de sa poche deux écus d’or qu’il posa dans une petite coupe à côté de l’homme en lui disant « Désolé monsieur mais voilà tout ce que je possède ».
Le miséreux eut un petit rictus amusé et lui demanda :
— Pourquoi offrir à un pauvre étranger, vieux, malade et miséreux le peu de bien que tu possèdes mon ami ?
— Je suis au service d’un jeune prince très riche, j’ai un toit, de quoi me vêtir et de quoi manger, ce qui est toujours plus que vous, s’amusa le jeune garçon.
— C’est très honorable de ta part, quel est ton nom ? lui demanda le vieillard.
— Montdavin monsieur.
— Eh bien Montdavin, laisse-moi t’offrir un présent, gage d’amitié de toi à moi.
Il souleva sa cape et en sortit un vieux Luth en épicéa usé par les années, sculpté de fruits divers et variés. Il le lui tendit et lui dit :
— J’ai beaucoup voyagé dans mes jeunes jours, ce Luth n’est pas un simple luth. Un génie l’habite. À chaque fois qu’une double corde cassera, il t’offrira un souhait, fais en bon usage.
Montdavin le prit avec gratitude et salua le vieillard qui reprit sa route. Le jeune garçon contempla l’instrument un instant, frôlant de ses doigts les raisins et les oranges ciselés dans le bois. Un souffle chaud balaya sa nuque. Il fit volte face et tomba nez à nez avec le jeune prince. Celui-ci se saisit de l’instrument brutalement, manquant de faire tomber son serviteur, et contempla le Luth avec fascination.
— Ainsi donc tu aurais le pouvoir d’exaucer des souhaits. Un souhait par corde. Sachant que cinq de ces mêmes sont doubles, plus la chanterelle, cela en fait six.
— Mais majesté je... dit le pauvre garçon.
— Il suffit ! cet argent que tu lui as donné m’appartient tout comme toi, alors ce Luth devient ma propriété, maintenant monte le campement, nous dormirons ici...
Montdavin obéit sans discuter. Il fendit un peu de bois, fit un feu et monta la tente de son maître. Le repas fut frugal. Le jeune prince passa une partie de la soirée à jouer de l’instrument, sans se soucier de son compagnon. Au bout de quelques heures, la première double corde céda. Les deux hommes regardèrent à droite et à gauche dans l’obscurité mais ils ne virent rien. Le seigneur lança un regard sombre à son valet et jeta le Luth.
—Tu es trop naïf et stupide, tout ceci n’était qu’une fable...
Montdavin, les yeux exorbités regardait le lointain. Le prince regarda dans cette même direction et resta coi. Assis en tailleur autour du feu, un petit être mystérieux, torse nu, le corps basané, enturbanné, de larges boucles en or à ses oreilles en pointes les dévisageait.
— Vous qui avez brisé la première corde, dites-moi votre premier vœu, et moi le génie vous exaucerez, mais sachez que je ne peux agir sur le cœur des hommes, ni ramener un être cher à la vie... dit l’étrange créature.
Le prince se rua sur elle, n’en revenant pas de ses yeux, la palpant pour s’assurer qu’il n’était pas victime d’une quelconque illusion, puis, se redressa et dit d’un ton fier.
— Si Génie tu prétends être, alors je désire posséder mon propre château, le plus beau et le plus grand jamais vu de mémoire d’homme !
— Si tel est le désir du maître alors il en sera fait ainsi, demain aux premières lueurs de l’aube, votre volonté sera faite. Conclut le génie en s’évaporant dans l’atmosphère.
Il n’avait pas menti. Le lendemain matin, une immense ombre recouvra les deux hommes. Le château était là, bien plus grand qu’il ne l’avait imaginé, bâtit du meilleur granit, incrusté de dorures et de joaillerie. La herse était en or massif et les toits caressant les nuages étaient du nacre le plus pur, venu probablement des plus belles huîtres ou bénitiers de l’océan. Il était le plus splendide des châteaux de tous les royaumes, passés, présents et futurs. Le Luth en main, tel un enfant, le prince se précipita vers sa nouvelle demeure, talonné par Montdavin. Des douves au belvédère, tout était grand et magnifique, sculpté minutieusement par de quelconque nains ou lutins fantaisistes. Tout n’était que colonne de marbre, de jade et d’obsidienne, fontaine de pierre avec une vierge crachant une eau translucide, presque mirifique. Tout était parfait jusqu’au moindre petit guéridon de cèdre. En une journée, ils n’en virent même pas la moitié. Ils finirent par s’installer, admirant l’œuvre titanesque.
Le lendemain, un problème survint. La faim grandissait et les vivres donnés gracieusement lors de leur départ furent épuisés. Inspiré, le jeune prince s’enferma dans sa nouvelle chambre. Il joua plusieurs heures, mieux que la veille, inspiré, comblé, heureux. Montdavin écoutait paisiblement sur le perron de la porte quand un craquement aiguë retentit. La deuxième double corde sauta. Il entendit vaguement le génie, puis, très distinctement il entendit :
— Que vienne le meilleur cuisinier jamais vu, capable de transformer l’eau en vin et le bois en pain s’il le peut, qu’il cuisine comme si demain était le dernier jour de sa vie ! dit le prince.
— Si tel est le désir du maître alors il en sera fait ainsi, demain aux premières lueurs de l’aube, votre volonté sera faite, dit de nouveau le génie.
Le lendemain, un gros bonhomme au visage jovial, portant un sac dont tintait un son métallique de ses ustensiles se présenta au château. Il se targua de toutes les grandes cuisines qu’il avait fréquentées, et de tous les grands seigneurs qu’il avait sustentés et comblés. Il prépara un somptueux banquet, avec des mets de diverses régions du monde, du saumon de Norvège aux plats épicés d’au-delà la mer. Le repas fut très délectable pour le jeune prince qui but et mangea jusqu’à satiété. Il en fut ainsi durant les jours qui suivirent.
Un matin, un messager se présenta aux portes de sa demeure, détenteur d’une missive du roi, son père. Celui-ci, fâché que son héritier ne soit pas revenu depuis plusieurs semaines, apprenant qu’il possédait désormais son propre château, lui somma un retour immédiat, lui rappelant qu’il était l’héritier du trône de son père et non pas un prince solitaire sans royaume ni fief. Blessé dans son orgueil, le prince s’enferma de nouveau dans sa chambre. Le Luth sonna de nouveau, horriblement faux, miroir des émotions de son luthiste. Il lui fallut deux jours entiers pour enfin briser la troisième double corde. Montdavin, toujours assis sur le perron de la porte écoutait attentivement:
— Si de puissance je manque, alors donne-moi les guerriers les plus forts, les plus malins et les plus courageux, qu’ils accomplissent ma volonté et fassent trépasser mes ennemis ! s’écria le prince.
Puis, le Génie conclut avec la même phrase qu’il utilisa les deux fois précédentes. Le lendemain, dans la cours du château, on put entendre des hurlements bestiaux et le bruit de lances frappées contre les petits pavés de pierre. D’innombrables hommes en armure des bottes au heaume, musculeux et de fortes carrures, se tenaient-là, au garde-à-vous, la tête levée et le torse bombé. Il les envoya en tant que messagers à son père, assaillant son château et pillant ses coffres. Ce que ne pensa pas le prince fut la réaction animale des soldats, qui exécutèrent le roi et la reine ainsi que tous les domestiques, prêtres et autres habitants, et incendièrent le château de son enfance. Il n’en fit cure et se consola de la magnifique fortune dont il s’était fait héritier.
Le jeune prince s’enorgueillit de ses trésors et de son opulence acquise. Les mois passèrent et le beau jeune prince, victime de l’oisiveté ainsi que de la gargantuesque cuisine de son chef, abandonna son corps d’éphèbe pour devenir un être grassouillet dont le ventre désormais sortait de sa veste de satin. Quant à son visage, il se couvrit d’immondes pustules blanches.
Finalement, vint le jour de son mariage dont il avait longtemps fait les préliminaires par coursiers, écrite de ses belles lettrines, envoyant à la jeune fille de doux vers et de somptueuses proses. La jeune princesse resta de marbre lorsqu’enfin, elle fut en sa présence. Il n’était plus que l’ombre de l’homme qu’il fut, il était écœurant à ses yeux. Elle accepta sa main avec résignation, faisant profité le royaume son père des richesses et de la protection de son nouvel époux. Aucun plaisir n’en sortit. Elle se refusa à lui lors de leur nuit de noce, ainsi que toutes celles qui suivirent. Ils ne se voyaient que lors des repas, n’échangeant que des platitudes sans intérêts.
Elle refusa obstinément, allant jusqu’à dédaigner de dormir dans le lit nuptial. Chagriné, le jeune prince s’enferma de nouveau dans sa chambre, son fidèle Montdavin à ses côtés pour l’assister dans les tâches que la paresse l’empêchait d’accomplir. Le jeune seigneur s’allongea dans son lit, le valet décrocha le Luth du mur et le tendit à son maître. Il gratta les trois cordes du Luth restante. Il lui fallut une semaine pour qu’enfin la quatrième double corde cède. Montdavin, assis sur le lit de son maître lui massait les pieds lorsque l’étrange créature apparut.
— Si d’écœurement j’emplis ma femme, alors génie redonne moi beauté et grâce que jadis j’avais !
Le génie s’exécuta et conclut de la même phrase.
La magie opéra et du vilain crapaud naquit le prince. La vie changea au château. La princesse, froide et distante, devint joviale et amoureuse, lui offrant de folles journées d’amour et d’ébats résonant dans tous les recoins du château de pierre. Il était redevenu le jeune narcisse qu’il était, enfin l’homme le plus heureux du monde à ses dires. Au début, cet acoquinage fut heureux mais l’égoïsme du prince finit par reprendre le dessus. Son ego démesuré le poussa de conquête en conquête, provoquant la chute des forteresses alentours. Il finit par s’en prendre à sa belle famille sur un malheureux coup du sort. La princesse, anéantie par le chagrin de la perte de sa famille ainsi que par la trahison de son époux finit par se jeter du haut des tours et atterrit sur le sol de pierre.
Elle fut inhumée sous les combles, dans la crypte, seule. Roses rouges, chrysanthèmes et azalées furent disséminées sur les margelles des fontaines et des jardins en son honneur. Anéanti par la peine que lui causa la mort de son épouse, le prince se laissa aller au désespoir, toujours soutenu par son fidèle serviteur.
— Mon fidèle Montdavin, le ciel m’a abandonné. Dès qu’un bonheur me frôle, une catastrophe s’ensuit me ramenant encore plus miséreux que je ne l’étais avant, me laissant le plus malheureux au monde...
Le jeune serviteur se contenta de hocher de la tête, regardant son seigneur dans les yeux, écoutant ses malheurs. Finalement, le jeune veuf, le voyant comme son dernier espoir de salut, se précipita de nouveau dans sa chambre, seul. Il lui fallut plus d’un mois pour briser la cinquième double corde. Le prince alors attendit de longues heures, priant et espérant mais le génie ne vint pas. Il fut anéantit par cette dernière nouvelle. Il se laissa aller au chagrin, et celui-ci le conduisit à la maladie.
Allongé dans son lit, désormais grêle et pâle, il fit convoquer Montdavin.
— Tous mes malheurs viennent de ce maudit instrument... Si tu n’avais pas aidé ce miséreux et prit l’instrument, mes parents seraient encore vivants, ainsi que ma femme... Quitte ce château, je t’affranchis... Pars et prends ce maudit instrument, il m’a assez coûté...
Sans plus de mots, Montdavin s’inclina respectueusement et pris le Luth. Il jeta un dernier regard à son ancien maître mourant, puis s’en alla, repartant dans la ville de son enfance.
Il fit réparer l’instrument, faisant tirer de nouvelles cordes par un luthier. Il s’installa sur la place, jouant du Luth pour gagner sa nouvelle vie. Il était conspué et critiqué pour sa médiocrité. Au fil des mois, son doigté fut plus précis, ses accords plus justes, et ses mélodies plus audibles. Il fit la connaissance de bards et de ménestrels, lui offrant conseils et techniques. Petit à petit les gens le regardèrent différemment, commençant à apprécier son spectacle quotidien, ainsi que le jeune garçon. Il finit par acquérir au prix de lourds efforts, un pécule assez conséquent lui permettant d’acheter une taverne qu’il nomma « Au mendiant Luthiste ». Il devint très célèbre dans sa ville. Les gens affluèrent, désireux de découvrir ce musicien devenu si talentueux qui offrait tant de joie et de bonne humeur. Il finit par se marier et avoir deux fils et une fille. L’alcool et les rires coulèrent à flot durant des décennies, mais jamais la chanterelle ne céda.
Quand arrivèrent ses vieux jours, alors qu’il grattait son instrument pour s’échauffer, la corde se brisa. Mais de génie il n’y eu point. On vint frapper trois coups à la porte de sa chambre avec un bâton. Lorsque Montdavin ouvrit, il vit un homme habillé de beaux atours, fringuant, le visage basané, un grand bâton dans la main. Il reconnu le mendiant, mais transformé. Il l’invita à entrer et lui offrit l’hospitalité.
— Mon cher ami, je vois que ce Luth a enfin fait son œuvre ! dit le mendiant.
— Oui, mais le génie n’est pas venu, pour la seconde fois, j’aurais aimé le revoir une dernière fois pour le remercier... répondit Montdavin.
— Allons, ne dit pas de sottise, je suis juste en face de toi !
Le barde resta coi, abasourdi.
— Tu m’as montré de la compassion lorsque je n’étais qu’un miséreux, tu m’as offert ce que tu possédais alors que toi-même ne possédais que trop peu et grâce à cela j’ai pu survivre, alors il m’a semblé de rigueur de t’offrir mes services.
— Ce fut une noble attention mais de vœu je n’en avais pas besoin...
— Oui je l’ai vu cher ami, tu aurais pu souhaiter n’importe quoi lorsque les cordes se brisaient, mais tu n’as fait que souhaiter pour ton maître, une belle perte de temps à mon sens, et un gaspillage pour ton cinquième vœu, je t’ai dit que je ne ramenais pas les êtres chers à la vie.
— C’est vrai, mais même s'il était l’homme le plus égoïste du monde, il m’a recueilli, logé, nourrit, alors, il m’a semblé d’usage de le servir de mon mieux. Néanmoins, je te suis reconnaissant de la leçon que j’ai apprise de tout cela.
— Et qu’elle est-elle ? demanda le génie intrigué.
— Mon maître a vécu égoïstement, ne désirant que les plus belles choses et les meilleurs gens. Jamais, il ne partagea le son du Luth, et jamais il ne le vit comme un instrument. Chaque vœu lui apporta plus de peines que de joies et finalement, il en mourut. Ma vie aujourd’hui, je te la dois, merci pour tout.
Le génie eu un sourire amusé et, une main sur l’épaule du vieil homme dit « Alors maintenant joue pour notre plaisir mon vieil ami ». Ce fut la plus grande et la plus belle fête jamais organisé, où plut plus que jamais boissons et victuailles, où riaient et chantaient les invités au son du Luth. Au petit matin, comblés et heureux, Montdavin poussa son dernier soupir et s’éteignit.
Ce furent les plus belles funérailles que l’on eu vues de mémoire d’homme. La barque où sa dépouille reposait navigua sinueusement devant tous ses amis réunis, laissant flotter de petites bougies dans des coupelles de bois qui l’accompagnèrent dans son dernier voyage, porté par la liquoreuse mélodie d’un luth.

PRIX

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En compétition

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De margotin · il y a
Magnifique👍
Je vous invite à découvrir douce hirondelle.

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RAC · il y a
Un bien joli conte qui n'a tenue en haleine jusqu'au point final et qui délivre de beaux messages d'amour ; compliments ! A bientôt chez vous ou chez moi...
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Keith Simmonds · il y a
Un grand bravo pour ce conte admirable et attachant ! Mes voix ! Une invitation à découvrir “Éclats de lumière” qui est également en lice pour le Grand Prix Printemps 2019. Merci d’avance et bonne journée!
https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/eclats-de-lumiere

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Samia.mbodong · il y a
Un magnifique contre, c’est très beau, et très moral, la gourmandise et l’ envie sont bien punies.
Cela me fait penser au conte du poisson des frères Grimm et de Pouchkine, mais très bien conté sous vos mots.
Et bien quelle ascendance vous avez
Bravo et merci je soutiens

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Adrien Caritey · il y a
Merci beaucoup 😊
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Julia Chevalier · il y a
Un être très généreux et très sage ce Montdavin! Je vite
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Artvic · il y a
Très belle histoire 🌹 mes voix
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Adrien Caritey · il y a
Merci beaucoup ☺️
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coquelicot · il y a
rien ne sert de tout désirer, si l'on n'a pas l'amour. Reconnaissance, charité et humilité apportent le bonheur, quand on est doté du superflu. un joli conte. mes voix
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Champolion · il y a
En musicien,j'ai un peu peu tiqué...C'est précisément lorsque les cordes cassent (la tuile pour un instrumentiste!...) que le luth développe son pouvoir magique!..
Mais bon,on est dans un conte ,pas dans une salle de concert et le ton de ce récit m'a fait faire un bien agréable retour au temps de mon enfance.
Ce qui est loin d'être une régression...
Mes voix
Champolions

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Adrien Caritey · il y a
Merci beaucoup pour cette remarque constructive 🙂
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thierry · il y a
Quel joli conte bien conté.... mes voix
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Adrien Caritey · il y a
Merci 😊
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thierry · il y a
A l'occasion passez lire mon "paysage" merci
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Chantal Sourire · il y a
Mon vote pour ce luth et ses protagonistes !
Et une invitation à me lire, merci !

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