Le premier pas vers le bonheur

Toute histoire commence un jour, quelque part...
Tous les jours se ressemblent, mais parfois nous nous réalisons à quel point nous souffrons d’une grande pauvreté spirituelle que nous ne voulons pas ressentir. S’exprimer, ce qui fait très souvent peur, c’est avant tout de montrer ce que on pense.
Je ne me souviens plus du début exact de cette histoire... Mais je me rappelle de l’air perdu mais en même temps sévère de mon père quand je lui ai annoncé que je voulais devenir danseuse...
L’attention excessive des parents à l’égard de leurs enfants est parfois désastreuse, car ils empêchent le développement de la personne qui a ses propres intérêts. En fait, ils veulent enfermer le monde de leur enfant dans les limites bien définies en oubliant que chaque personne est différente des talents, des désirs et des convictions.
Le fait le plus douloureux est que les rêves de l’enfance semblent moindres car au moment donné j’ai senti que pour mes parents c’était un caprice de l’enfant gâté.
Mes années d’adolescence ont toujours été riches en aventures. Avez-vous entendu parler de l’odeur de la scène ? C'est ce qui transporte mon âme dans l’univers du bonheur, me donne confiance en moi et me construit comme une personnalité.
Mon lien avec la scène est le mouvement du corps en harmonie avec la musique, la danse - mon appel spirituel que je souhaite communiquer à ma carrière. Le souhait de la personne commence à dépendre souvent du point de vue matériel, elle est parfois involontairement soumise au fait que son opinion est fausse, qu’il ne réussira pas au domaine choisi...
Mes parents aussi, avaient un projet bien défini de me choisir une profession qui ,,pourrait assurer ma vie’’...
De cette façon, malgré eux, les parents créent une routine dans la vie de leurs enfants dont ils devront souffrir pendant des années, parce que quelqu'un l’a voulu.
Le jour où j'avais hardiment annoncé mes souhaits à la famille, reste entouré des couleurs sombres et de l’inquiétude soudaine au fond de ma mémoire. Parfois, je pense qu'ils auraient une autre réaction s’ils avaient le même problème, mais à la fin, j’ai déduit qu’il n’était pas nécessaire d’avoir de mêmes soucis pour partager les sentiments de quelqu’un. Le père me disait toujours que je devais être réussie... La notion de la réussite est un grand problème de la société. Être heureux en faisant son affaire préférée n’est-il pas un grand succès ? Et ce succès doit être ressenti comme bonheur par tes proches.
Mais le bonheur est un phénomène qui n’a jamais été concevable pour tout le monde, mais, à mon avis, se mettre au lieu de l’autre est suffisant pour comprendre ce que la personne veut... Peut-être ses premiers pas ne seront pas toujours couronnés de succès, mais les efforts nécessaires l’aideront à atteindre son but.
Moi, je ne veux pas que le monde soit plein de couleurs différentes, je ne veux pas déranger les autres de mon incompatibilité et mes inconvénients de la vie, mais chaque problème nécessite d’une solution bien trouvée.
On dit souvent que certaines questions doivent être réfléchies par le cœur et certaines par la raison... Mais comment se conduire dans le cas où le cœur et l'esprit te dictent la même chose ? Bien sûr, faire confiance à tous les deux, car c'est toi et ton vrai visage.
La chose la plus surprenante a été que ma mère ne savait pas exactement ce qu'elle voulait de moi, elle connaissait juste que je ne devrais pas être danseuse, mais elle voyait clairement mes talents car à chaque spectacle je remarquais ses larmes.
Connaissez-vous l'inquiétude qui accompagne tous les spectacles ? Dans mon cas, la préparation est toujours pleine de nervosité et d’attention, mais lorsque je suis sur scène, j’oublie tout, je fais confiance à moi-même et je m’en profite.
Je cherchais des yeux mon père dans les couloirs du théâtre pendant de nombreuses fois, même si je savais qu'il ne serait pas là... J’espérais toujours que ma mère prendrait ma position, mais je me trompais et je comprends maintenant que cela n'arriverait jamais car nous étions toujours très différentes.
Nous devons constamment essayer de nous trouver dans de nouvelles circonstances pour nous proposer de nouveaux défis qui peuvent sembler assez difficiles à un moment donné, mais si nous surmontons les obstacles qui les accompagnent, nous en serons très fiers.
Vous pouvez peut-être prendre mon récit pour une histoire enfantine, mais si vous essaierez de revivre le même sentiment qui est presque impossible à décrire - car chaque personne éprouve individuellement du bien ou du mal – je deviendrai plus forte grâce à vous.
J’ai souvent été confrontée à la négligence de mes parents, mais quand ils entendaient les félicitations et les souhaits des gens après les concerts, ils étaient fiers de moi. Bizarre ? N’est-ce pas ?
Je me souviens que dans mon enfance ou adolescence ma réponse concernant le choix de ma future profession était uniforme car je pensais toujours que toute personne avait le droit de parler librement de ses désirs.
On entend souvent les gens prononcer une phrase «je suis en dépression ». Ce n'était jamais clair pour moi, car je ne comprenais pas comment une objection aurait pu survenir dans le cœur de la personne. C'est insupportable de ne pas lutter, d’accepter sans aucun doute les réalités proposées par les autres, de ne pas vérifier la faisabilité de ses propres rêves.
En relisant ces mots, mon optimisme à l’âge de 18 ans me fait sourire : le temps m’a fait passer des moments durs, mais aujourd’hui je suis heureuse et je suis heureuse de revenir dans ce journal... J’aborde cette question partout où je suis. Je conseille à tous qui sont dans un état d'inadéquation et dont les rêves ou désirs sont inacceptables pour la société.
Je pense que vous vous intéressez à la façon dont les événements se sont développés dans ma vie et pourquoi j’écris avec plaisir dans ce journal ?
Actuellement, j’ai 30 ans et je suis danseuse connue et réussie, j'ai gagné plusieurs compétitions internationales et mes parents sont contents et ravis ; Je sers une génération talentueuse qui fait partie intégrante de ma vie et sans laquelle elle serait ennuyeuse. En même temps, j'ai obtenu le diplôme d'avocat, mais c’était la dernière chose que j’ai faite contre ma volonté. Parfois trouver un milieu d’or est presque impossible !
Donc, le choix est à vous ! Je comprends qu’il n’est pas facile de ne pas être d’accord avec les autres, rester une personne indépendante et forte, prête à confronter la réalité de tous.
Avoir un enfant est une grande responsabilité parce que son avenir dépend de nous ! Nous sommes obligés de le respecter et de l’accepter tel qu'il est en vérité. Je comprends que ce n'est pas si facile, mais si nous prenons ce fardeau, laissez-moi dire qu'il n'est jamais trop tard ! Il ne faut jamais accepter des choses d’une façon aveugle, il faut lutter et détruire les murs incorrectement construits sur nos chemins.
La société saine repose sur l’amour et le respect mutuel, sans distinction de sexe, d’origine ou d’attitude, en particulier parce que le travail fondé sur ces convictions est utile.
Je voudrais apprécier plus de sourire, de chaleur et d'amour autour de moi. À chaque moment de ma vie je croyais que les rêves se réalisent et j’en crois toujours - l’espoir est notre force motrice.
Devons-nous nous consacrer à notre satisfaction physique ? Bien sûr que non ! L’état interne spirituel est le plus important car il dicte toutes nos conduites.
Ce n’est pas une seule histoire intéressante de ma vie. Alors, j’espère que nous nous rencontrerons encore ! Se créer, créer ses désirs et espoirs, se battre pour leur réalisation est la plus grande victoire lors de la guerre de la vie !