Le pouvoir de l'écriture

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Image de Été 2020

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Séance de psy

Dernière inspiration avant la dernière expiration de cette fumée épaisse et blanchâtre qui sortait lentement de ma gorge. Cette fumée qui nous soulageait et nous soumettait. Je jetai lascivement le cadavre de cigarette par terre.

Je sais ce que vous vous dites, je pollue et ça vous agace. Je vous comprends, à une période j’ai pensé comme vous. J’engueulais le premier passant qui avait le malheur de balancer son mégot par terre. Mais quand on se fiche de tout et de tout le monde, comment voulez-vous qu’on prête attention à l’environnement et qu’on s’en soucie ?

J’entrai dans l’immeuble qui me faisait face, la personne qui m’attendait était au deuxième. Après une montée plutôt physique de deux étages, je suis arrivée dans la salle d’attente que je trouvais très chaleureuse. Je me suis assise sur une des chaises prévues pour l’occasion et remarquai qu’un peu plus loin un type avait l’air mal en point et empestait l’alcool. Il y avait deux portes face à nous ; l’une donnait accès au cabinet de la psychologue, spécialiste en addictologie, et l’autre me permettait de rencontrer mon futur psychologue au nom de Mr Meaux, plutôt cocasse pour quelqu’un qui soignait les maux avec les mots.
Je commençais à trouver le temps long quand la porte de mon psy s’ouvrit. Une petite femme aux yeux bouffis sortit, suivie d’un curieux bonhomme. Il était bien en chair, les cheveux grisonnants, une bonne barbe bien touffue, et… un monocle sur l’œil gauche avec une montre à gousset attachée à son pantalon par une petite chaîne dorée. Et je ne vous ai même pas parlé de son pantalon en velours marron avec des bretelles de salopette par-dessus sa chemise. Bon, ne pas juger trop vite, me dis-je. Il me fit un grand sourire et me lança :

— Bonjour ! Emma, c’est ça ?
— Euh oui, bonjour.
— Tu peux entrer.

À la fois stressée et curieuse, je me levai aussitôt. Une fois avachie dans le petit fauteuil mis à ma disposition, nous pouvions commencer.

— Alors Emma, pourquoi es-tu venue me voir ?
— C’est une amie de ma mère qui m’a recommandé de venir vous voir.
— D’accord, mais je veux dire, de quoi veux-tu me parler en particulier ?
— Eh bien, je suis déprimée depuis plusieurs semaines.
— Ah, qu’est-ce qui te fait dire que tu es déprimée ?
— Mon médecin le pense et je le pense aussi. Je suis souvent triste sans raison vous voyez, c’est relou. J’ai l’impression que rien n’a de sens et que je n’ai pas trouvé ma place, ça me déprime. J’ai vu deux psychologues avant vous donc je sais que j’ai des symptômes, mais ça n’allait pas, ils étaient trop… enfin pas assez… Enfin je ne sais pas ils ne m’apportaient pas les réponses que j’attendais.
— Je vois, tu attendais d’eux qu’ils t’apportent des réponses concernant le sens de ta vie ?
— Ouais c’est ça.
— Parle-moi un peu de toi.

Et c’est comme ça que je lui ai parlé de ma deuxième année d’études de commerce qui se passait relativement bien niveau notes, mais qui ne me passionnait pas, de mes parents avec qui j’avais une relation plutôt bonne, et même de mon petit frère, Mathéo, âgé de 17 ans, de qui j’étais proche malgré son immaturité exaspérante.

— Depuis quand te sens-tu déprimée ? Y a-t-il eu un élément déclencheur particulier ?
— Non pas vraiment, c’est arrivé petit à petit, à partir de mes 18 ans. Mais je le ressens encore plus depuis que j’ai eu 20 ans, il y a quelques mois.
— Il s’est passé quelque chose de spécial le jour de tes 20 ans ?
— Non, enfin si, mais c’est plutôt quelque chose qui s’est passé en moi.
— Raconte-moi si tu veux bien.
J’ai fait un signe de tête, marqué une pause, et continué.
— En fait, je me suis réveillée le matin, j’ai compris que j’avais un an de plus, et puis, plus rien n’a eu de sens. Plus rien de ce que j’allais faire ; me lever, m’habiller, manger, me brosser les dents, aller en cours, etc. Je me remémorais les dernières années de ma vie, me voyant surtout en cours ou en soirées et je me suis demandée, « qu’est-ce que je fous ici ? ». Je me suis sentie inutile, je ne sais même pas si les études que je fais ont un réel sens pour moi. Je ne sais pas où je vais, parfois j’ai l’impression que je me perds. Que je n’ai pas pris la bonne direction, que je veux une autre vie.
— Et quelle serait cette autre vie ?
— Je ne sais pas… Une vie où je serai libre, je veux dire, où je me sentirais libre, libre d’être qui je veux, de faire ce que je veux et d’aller où je veux, peu importe les obstacles.
— Si je te disais que tout est possible, où voudrais-tu aller là maintenant ?
J’ai regardé par la fenêtre tout en réfléchissant puis j’ai répondu.
— En haut d’une montagne, là où je pourrais prendre de la hauteur, où je pourrais contempler le monde d’un autre œil.
Il posa son index et son pouce sur son menton, pris un air pensif, fronça légèrement les sourcils, puis releva les yeux vers moi et me sourit.
— Je crois que toutes les réponses à tes questions sont en toi et je vais t’aider à les découvrir. Tu aimes écrire ?
Un peu décontenancée par la question je répondis tout de même.
— Oui, je tenais un journal intime quand j’étais au collège, mais après j’ai arrêté.
— Pourquoi donc ?
— Pas le temps.
— On a toujours le temps pour ce qui nous tient à cœur. Bon, je sais ce qu’il te faut. Il faut que tu découvres ce qui te fait vivre. Mais pour ça, je vais devoir te faire faire un exercice assez spécial. Et il devra rester entre nous.

Je ne savais absolument pas de quoi il parlait, mais en tout cas il ne ressemblait en rien aux autres psychologues que j’avais rencontrés.

— Comment ça ? Qu’est-ce que vous allez me faire faire ?

Sans répondre, il se leva, se dirigea vers un vieux meuble en teck et fouilla dans un des tiroirs. Il en sortit une petite boîte en cuir noir et revint s’asseoir en face de moi. Il me la tendit et me dit de l’ouvrir. Pensant trouver quelque chose d’exceptionnel je fus vite déçue par la réalité.

— Un stylo ? Whoua vous êtes de plus en plus perchés vous les psys, dis-je sur un ton sarcastique.
— Lis ce qu’il y a de marqué dessus.

N’ayant même pas remarqué l’inscription, je pris le stylo noir mat dans mes mains et lus la gravure :

— « Écris tes rêves, découvre-les et vis-les ». Ok, c’est une jolie phrase, mais bon, quand on ne sait pas quels sont ses rêves ça va être compliqué.
— Mais tu as déjà des rêves, il faut juste les retrouver. Tu m’as parlé de montages tout à l’heure, tu n’as qu’à commencer par là.
— Attendez, vous voulez que je disserte sur des paysages de montagnes ?
— C’est exactement ce que je veux ! Et avant qu’on se revoie si tu veux bien. Je voudrais que tu décrives le paysage que tu veux, avec les montagnes dont tu as rêvé, par exemple, ou autre chose si tu préfères, mais il faut que ce soit un contexte que tu rêves de vivre, un endroit qui t’inspire le bonheur. Et n’oublie pas à la fin de ta description d’écrire « Fin » sinon l’exercice ne marchera pas.
— Comment ça « l’exercice ne marchera pas » ?
— Tu verras, mais c’est très important que tu le fasses.
— Ok, vous êtes vraiment bizarre Mr Meaux, et un peu flippant, mais c’est d’accord je ferai votre exercice.

Il sourit malicieusement.

La suite fut moins intéressante. Nous nous sommes dit au revoir et je suis rentrée chez moi avec le stylo mystérieux. Je l’ai nommé comme ça car il dégageait vraiment quelque chose de mystérieux. J’étais quand même sidérée par la situation, un psy me prêtait un stylo pour décrire un paysage qui me faisait rêver… Drôle d’histoire ! Et dire qu’on me l’avait recommandé !


2
LES MONTAGNES

Le lendemain, ma journée fut banale. J’ai suivi mes cours habituels, pris mon bus habituel, et me suis retrouvée à grignoter des biscuits au chocolat dans ma cuisine habituelle. Les dernières miettes de biscuit avalées, j’ai filé dans ma chambre et me suis emparée du stylo mystérieux. J’ai arraché une feuille quadrillée d’un cahier et me suis assise à mon bureau. Avec toute la volonté du monde, j’ai fermé les yeux, je me suis imaginée au milieu des montagnes, je les ai réouverts et me suis lancée.

« Mes pieds nus tâtaient l’énorme pierre sur laquelle ils étaient posés. C’était un rocher légèrement rugueux, gris clair et chaud. D’autres rochers l’entouraient, de taille et de formes différentes, il y en avait partout. Encore plus loin, une rivière se frayait un chemin entre les blocs rocheux. Elle était claire, limpide et fraîche. J’ai regardé encore plus loin, encore plus haut et c’est à cet instant que le paysage me submergea. J’ai vu les multiples montagnes qui se suivaient et se chevauchaient. J’ai vu leur prestance et leur puissance me défier. De telles immensités immobiles étaient juste stupéfiantes et renversantes. Le vert dominait ce paysage et un cocktail de senteurs de sapins et de fleurs se dégageait. Tout à coup, je me suis mise à courir, sautant de rocher en rocher. Puis, arrivée en haut d’une paroi rocheuse, j’ai pris une grande inspiration et fait un pas en avant, me laissant alors tomber dans le vide, les bras en “V”. Mon cœur manqua un instant de battre, mon corps se figea et s’attendit à mourir, mais le vide était limité et mon corps gouta bientôt à l’eau fraiche dans un tonnerre d’éclaboussements. Je sortis la tête de l’eau et, fière de moi, je rejoignis le bord. Je m’étalai alors tel un lézard sur son caillou prenant un bain de soleil, et absorbai la chaleur des rayons qui caressaient ma peau. J’étais bien. »

Je relus une dernière fois et, assez contente du rendu, je pus ajouter « Fin. » pour conclure mon chef-d’œuvre. Comme je m’y attendais il ne se passa rien. En même temps, je ne vois pas ce qui aurait pu arriver, mais j’étais tout de même un peu déçue. Peut-être aurais-je de l’avoir une illumination soudaine sur mon devenir ? Je suis donc allée me coucher, j’ai fermé les yeux et j’ai sombré dans un sommeil intense.


3
LE RÊVE

Un sommeil lourd, profond et étrange s’empara de moi. Je me sentis aspirée vers le haut par une masse noire, puis une lumière jaillit tout autour de moi. Un instant après, je me retrouvai pieds nus, sur une énorme pierre grise, rugueuse et chaude. Puis, j’ai rêvé de rochers et de rivières, d’un saut dans l’eau et d’un bain de soleil. Enfin, la lumière éblouissante m’entoura de nouveau et j’eus la sensation de tomber dans un tunnel noir infini.

« Bip – bip – bip. »

7 h.

Mes yeux s’ouvrirent lentement. Pendant un bref instant, je ne savais plus où j’étais ni quel jour on était. J’ai regardé mon réveil, et là j’ai eu un flash. Ce rêve que je venais de faire, d’un réalisme extraordinaire… Non ce n’était pas possible.
J’ai sauté du lit et me suis précipitée sur la feuille que j’avais laissée sur mon bureau la veille. Je relus rapidement ce que j’avais écrit et, oui, c’était bien le rêve que je venais de faire, mot pour mot. Tout, absolument tout ce que j’avais écrit était arrivé dans mon rêve. Abasourdie, je mis deux minutes avant de me rappeler que j’avais cours à 8 h.
Je revoyais le psychologue le lendemain, il me tardait de lui demander de sérieuses explications.


4
SÉANCE DE PSY 2

Driiiiing !
J’avais cinq minutes d’avance. J’ai ouvert la porte et me suis assise dans le coin qui faisait office de salle d’attente. Je feuilletais un livre sur le bien-être au travail quand la porte du cabinet s’ouvrit.

— Bonjour Mr Meaux !
— Bonjour Emma ! Entre, je t’en prie.

J’ai posé mon sac à côté d’un des petits fauteuils et me suis assise.

— Ok, alors maintenant expliquez-moi ce qui m’est arrivé, et d’où vous sortez ce stylo ?!
— Ah, je vois que tu as fait l’exercice que je t’avais demandé, c’est très bien. Avant toute chose, montre-moi ce que tu as écrit.

J’ai trifouillé dans mon sac et lui ai rapidement tendu la feuille sur laquelle j’avais décrit mon rêve.
Pendant qu’il lisait mon écrit je ne le quittais pas des yeux. Il arborait un visage serein et une fois sa lecture finie il leva la tête vers moi et sourit.

— Tout ce que je peux te dire c’est que ce stylo transforme tes récits en rêves. Et il ne tient qu’à toi de transformer ces rêves en réalité. Pour ton prochain exercice d’écriture, tu vas devoir imaginer plusieurs potentiels avenirs professionnels qui pourraient te satisfaire. Après avoir rêvé ces différentes projections, tu choisiras celle qui t’a le plus plu, celle pour laquelle tu auras le plus de motivation. Il ne te restera alors plus qu’à tout mettre en œuvre pour la réaliser.
— Mais, si je ne sais pas ce qui pourrait me plaire ?
— Écris des projets professionnels qui éveilleraient ta curiosité, ta motivation, ta détermination, jusqu’à ce que tu trouves le bon. Commence par un futur où tu travaillerais dans la médecine par exemple, ou dans le social, ou encore dans la justice, tu peux tout essayer ! Je te laisse un mois, autrement dit, trente nuits, soit trente possibilités différentes d’envisager ton futur. Crois-moi, c’est bien assez. Dans un mois, on se reverra et tu me diras quel avenir tu as choisi pour toi.


5
12 RÊVES

Après cette deuxième séance pour le moins atypique, j’ai dressé une liste de tous les métiers qui pouvaient plus ou moins m’intéresser. Il y en avait douze en tout, ça me laissait du temps pour me renseigner sur chacun d’eux avant d’écrire, car pour les décrire il fallait que je cerne les objectifs, les avantages et les contraintes de chacun.
Après une bonne semaine de recherches intensives, je me suis mise à écrire une journée type pour chacun des métiers, essayant de me rapprocher au mieux de la réalité malgré mon absence d’expérience dans tous ces domaines. Même si ce n’était pas la réalité, il fallait que je puisse m’en approcher le plus possible. Cela me prit une semaine de plus. Il me restait donc quinze jours pour essayer les douze métiers, j’étais large.
Nuit après nuit, je vivais des micro-expériences professionnelles à travers mes rêves. Jour après jour, je barrais de ma liste les métiers qui ne me tentaient pas. Au bout du neuvième jour, j’avais barré neuf métiers, je commençais à m’inquiéter, il n’en restait plus que trois ; vétérinaire, architecte et assistante sociale. Je n’étais pas sortie de l’auberge.
Trois jours plus tard, tous les métiers étaient rayés, aucun ne sortait du lot, aucun ne m’avait convaincue. Déprimée, je décidai alors d’écrire une lettre à Mr Meaux pour lui raconter toutes mes expériences, intéressantes, mais vaines, les émotions remplies de déception et de désespoir qui me traversaient, et enfin je le remerciais pour l’attention et la gentillesse qu’il m’avait portées.


6
DERNIÈRE SÉANCE DE PSY

Comme toujours, Mr Meaux était jovial et me trouva assise dans la salle d’attente. Il me salua et m’invita à entrer, mais cette fois, je n’entrai pas.

— Bonjour Mr Meaux, écoutez, je n’ai pas annulé la séance parce que je voulais vous rendre votre stylo mystérieux en main propre et vous donner ceci.

Je lui tendis la boite en cuir et la lettre.

— Je suis désolée je n’ai pas trouvé le futur professionnel idéal qui me donnerait cette envie de vivre dont vous m’avez parlé. Alors ça ne sert à rien que je vous fasse perdre votre temps, merci encore d’avoir essayé.

Le psychologue avait déjà ouvert la lettre et avait même commencé à la lire dans sa tête.

— Attends, dit-il. Peux-tu me laisser quelques minutes que je puisse finir de lire ta lettre, s’il te plaît ?

J’acquiesçai.
Quelques minutes plus tard, toujours devant son cabinet :

— Emma, je crois que tu as tout faux. Tu l’as trouvée, ta voie professionnelle !
— Hein ? Comment ça ? C’est quoi ?
— As-tu pris du plaisir à faire ces exercices d’écriture ?
— Oui, étonnamment ça m’a beaucoup plu.
— Eh bien, ton écriture est fluide, ton vocabulaire est riche, tu as une plume magnifique, presque poétique, et tu sais créer de l’émotion avec des mots… Pourquoi ne pas te tourner vers un métier d’écriture ?

À partir de cet instant, une motivation inespérée naquit en moi, me réchauffa le cœur et ne me quitta plus jamais. Je ne savais pas encore si j’allais devenir écrivain, journaliste, ou professeure de français, mais ce qui est sûr, c’est que j’avais trouvé un sens à ma vie.

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Pierre LE FRANC · il y a
On est tous passé par cette initiation avant de s'y mettre. C'est bien pour cela que nous sommes ici. Le passeur que vous évoquez est un psy. Pour d'autres, c'est un événement heureux ou malheureux, un accident de la vie ou tout simplement un déclic inexpliqué. Une révélation. Ce qui est certain, c'est que c'est pire que le Covid. On ne se défait plus de ce virus-là.
Merci d'avoir si bien raconté notre histoire à tous.

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Marine Poitevin · il y a
Merci à vous d'avoir pris le temps de lire mon histoire
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Fabienne Luisa · il y a
J'ai apprécié la lecture de ce texte et, le dénouement tellement évident que je ne l'ai pas vu venir! A votre carrière dans les lettres!
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Marine Poitevin · il y a
Merci Fabienne ! Heureuse que mon texte vous ait plu !
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cendrine borragini-durant · il y a
Il arrive bien souvent qu'on se pose des questions alors que les réponses sont inscrites en nous, tapies dans notre inconscient. Normal, nous sommes ici chez le psy...;-)
Personnage intéressant, par ailleurs, ce psy, qui plutôt que de seriner avec d'éternels retours en arrière pour expliquer le présent, pousse à projeter ses rêves pour se construire un futur. Et c'est ainsi qu'on avance...

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Marine Poitevin · il y a
Exactement, les réponses sont en nous et il faut parfois un petit coup de main extérieur pour s'en rendre compte ;)
J'aime beaucoup votre commentaire, merci !

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Adrien Neves · il y a
Très beau texte sur la quête du soi : se renouveler aux détours d'une consultation, une plume, des mots, un rêve. N'est-ce pas cela, écrire ? Le personnage est amené au fil du dialogue, un lyrisme doux en ressort dans l'impression générale, avec les considérations existentielles de la narratrice, face au miroir du thérapeute.
Si je puis me permettre un conseil, sur l'usage des temps : le passé simple et l'imparfait sont les "classiques" du journal intime et du récit en général, en cela tu ne déroges rien à la concordance, mais à l'avenir, essaie présent et passé composé, pour plus de dynamisme à la lecture. Mise à part ce détail, félicitations : c'est très réussi.

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Marine Poitevin · il y a
Merci pour ce retour très positif !
Je prends en note votre conseil

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Firmin Kouadio · il y a
J'avoue que votre récit me fait rêver déjà. On dirait qu'il y a quelques hasards qui ne le sont point, et en voici un ; vous lire aujourd'hui n'est pour moi pas un hasard, c'est une source d'inspiration... Je crois que je relirai ce texte jusqu'à ce qu'il soit en finale ! Fort inspiré, je vous invite à découvrir "en mal d'humanisme" en compétition aux jeunes écritures. Votre retour m'aiderait beaucoup à m'améliorer.
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Marine Poitevin · il y a
Ravie que mon histoire ait pu vous inspirer ! J'irai lire votre œuvre sans aucun doute
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Clarisse Robidou · il y a
Très beau texte qui redonne de l'espoir à poursuivre nos rêves ! Ce stylo magique est extraordinaire ! Bravo magnifique !
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Marine Poitevin · il y a
Merci Clarisse ! 😄 😘
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Marie-Paule BOUCHET · il y a
Quelle jolie fin Marine, qui laisse beaucoup d'espoir à tous les jeunes à la recherche de leur voie....
Je souhaite la même petite lumière pour la finale à la si belle personne que tu es ! Encore Bravo pour ton talent et tes belles valeurs...
Marie-Paule bouchet

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Marine Poitevin · il y a
Merci pour ce beau commentaire Marie-Paule 😊
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M. Iraje · il y a
On ne dira jamais assez la toute puissance magique du ... stylo !
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Christian Colas · il y a
Merci Marine. Je suis fan des rêveurs. Après qu’on les réalise ou pas, peu importe tant qu’on continue d’en faire. Merci de nous l’avoir rappelé et tiens nous au courant de tes publications !
Christian

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Gaële Nevou · il y a
Comment ne pas s'identifier à Emma, à sa fragilité, à ses interrogations, sa volonté de se connaître. On se laisse happer par cette histoire, on en redemande... Gaële
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Marine Poitevin · il y a
Ah ça me fait plaisir, merci 😊

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