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Le poète fou

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Felix Culpa

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Décibel



Décibel de la nuit
Il n'en reste qu'une
Pour faire courir le bruit
De notre amour sans Lune.

T'es si belle
En décibels,
Cris du plaisir charnel
De ma belle corporelle,
Qui se rêve en dentelles
Et m'ensorcelle en rimmel.

Ô je meurs en toi
Du son de ta voix
Qui hurle en moi.

Ô emmène-moi
Dans tes entrailles
Où la vie déraille
En filantes étoiles.

Ca y est je suis mort,
Je jouis dans ton corps
Au son de notre accord
Et de nos corps à corps





Mon or



Tu es mon art, mon or, mon ire,
La belle de tous mes délires,
Tu es mon air, mon heure, mon or,
La femme que j'aime d'esprit et de corps.

Tu es l'art que je pratique,
L'or comme orgasmique,
L'ire parfois colérique.

Tu es l'air que je respire,
L'air qui parfois m'inspire,
L'heure qui sonne l'avenir.

Tu es mon art de vivre,
Mon or donné,
Mon heure sonnée,
Mon air liberté.







Qui s'ra elle ?





Elle est belle comme une flamme
Qu'untel avive, et je l'aime.
Pour lui dire je t'aime je ruse à l'aime,
Holon des golfes clair,
Eilat mot sphère se détend.
Oui elle est douce comme le miel
Karmiel est le mot qui colle à sa douceur.
Puis je doute et je me dis :
T'es naze arrête, tu ne sais toujours pas
Qui s'ra elle mais tu l'aimes quand même,
Comme quelqu'un qui a une fille
Dans la peau aime son poème...






Adieu printemps




Les jasmin ont fané,
Les cadavres entassés,
Le printemps a gelé,
La liberté enterrée.

Les balles sifflent,
La foule clame,
La révolution gronde,
L'espoir tombe.

Adieu printemps,
Printemps de sang,
Printemps indécent
Au regard perçant
Qui fit couler le sang
De milliers d'innocents.

Adieu printemps,
On n'entend plus les chants,
D'un pouvoir au col blanc,
D'un pouvoir qui se vend.















Insolence




La saveur lente de ta vie
Se lamente,
Donnant à mon cœur une rythmique
Insolente.
Au diable la semence,
Elixir de jouvence,
Je damnerai mon âme
Pour asservir tes sens,
Insolente insolence,
Qui frise la décence,
Mon chemin sur ton corps
Est douce transhumance.



La décente ose en faire





Elle me promet démons et merveilles,
Mais qu'est-elle capable d'en faire,
Si je laisse Lucie faire.

Elle a la cuisse légère,
Un corps d'enfer,
Un cœur de pierre,
Incarne la matière.

Cette diablesse est ma faiblesse,
Ma forteresse,
Forte en caresse,
Que de fées blessent.

Elle sait mettre mon cœur en feu
Et mon âme en sang,
Pétrir d'aise mon corps de glaise
Ardente braise,
Déesse de la baise.

Oui cette décente ose en faire,
Autant qu'enfer se peut,
Et se joue de ma terre
Dans son ciel de feu.

Elle me possède et me pactise,
Je vends mon âme et m'éternise,
Mes sentiments sont des hantises.

Point de recours je suis perdu,
Aucun secours je suis vaincu,
Pour une sombre histoire de cul.










Du néant




Nous venons du néant et nous allons vers le néant.
Entre ces deux néants, on se débat dans un océan de vie,
on se noie dans un univers infini, on appelle au secours
mais personne ne vient.
J'ai survécu aux tumultes de la mer, aux tempêtes du désert,
au froid des glaciers, à la fournaise des volcans, au vide de
l'espace, mais je ne survivrais pas à ma propre vie.
Tel est le destin de celui que l'on voit venir, de celle qui
naît pour mourir, de ceux qui tardent à partir.
Au milieu de tout ça il y a un Dieu majuscule.
Au milieu de tout ça il y a un homme minuscule.








Les seuls



Sommes-nous les seuls ?
Y-a t-il de la mort dans l'univers ?
Est-ce que l'on meurt sur d'autres Terres ?

Sommes-nous les seuls,
À mourir comme nous mourrons,
À souffrir comme nous souffrons,
À perdre ceux que nous aimons ?

Y-a t-il de la mort dans l'univers,
Ailleurs que sur notre cimetière,
Bleu comme les morts que l'on enterre.

Entre morts on peut se comprendre,
Votre main vous devez nous tendre
Pour que la mort vienne la prendre.

Est-ce que l'on crève sous d'autres cieux,
Est-ce que l'on tue pour d'autres que Dieu,
Est-ce que l'on pleure pour d'autres vieux,
Est-ce que l'on fait de durs adieux ?

Notre ciel est un linceul,
Notre terre est une tombe,
Non vous n'êtes pas les seuls
Dès que l'orage gronde.

















La prière




À toi homme pieu je dédie ce poème,
Toi qui nous a laissé pour mort,
Livré sur Terre à notre sort.

Que devons-nous faire de la vie,
Si nous devons mourir ici,
Entre la foi et l'infini ?

Que devons-nous faire de la foi,
Si tu ne réponds pas de toi,
Si tu ne réponds pas de moi ?

Que devons-nous faire de toi,
Supplier pour n'importe quoi
Supplier si tu n'entends pas.






Question de corps





Le corps est une question qui reste sans réponse.
Le corps est un point d'interrogation.
Le corps tout entier s'interroge.
Il interroge des yeux,
Il interroge des mains,
Il interroge des pieds.

Chaque question cherche sa réponse .

Suis-je une réponse qui attend sa question ?
Ou une question qui cherche une réponse ?
Suis-je la réponse de plusieurs questions ?
Ou les réponses d'une seule question ?
Suis-je le corps d'un corps à corps ?

Peut-être ne suis-je qu'une parenthèse, une virgule,
Un point d'exclamation ou un point final,
Une majuscule ou une minuscule,
Un point de vue ou un point d'orgue,
Ou tout simplement un point d'interrogation,
Un point c'est tout...










Enlacés




Je t'enlacerai,
Tu t'en lasseras,
Nous nous laisserons,
Vous vous laisserez le temps,
Le temps de vous conjuguer
A tous les temps,
Le temps de vous exister à tous les vents.

Existe-moi
Comme je t'existe,
Persiste-moi,
Insiste-moi,
Enlace-moi de toi à moi,
Et nous vivrons enlacés,
L'amour fait foi.








Le sens interdit



J'ai un sens que vous n'avez pas,
Qui connaît l'essence de vos premiers pas.

Nous sommes les passagers de notre propre passage,
Les messagers de notre propre message,
Les naufragés de notre propre naufrage,
Les exilés de nos lointains rivages.

Nous venons de l'unité et allons nous diviser,
Nous naissons de l'union et mourrons division.

J'ai ce sens qu'on vous interdit,
La présence d'un être d'esprit.

Le sens interdit,
C'est celui du retour à la vie,
Vous avez choisi d'avancer vers l'oubli.








La charité sexuelle.






La charité, la charité s'il vous plaît !
Madame, n'auriez-vous pas une petite pipe à m'offrir s'il vous plaît ?
Mademoiselle, une petite lévrette, hé vous, une petite branlette !
A votre bon cul Mesdames, un coït, une saillie, un missionnaire,
un va et vient !
J'ai faim de sexe, vous avez un beau cul, puis-je le bouffer ?
Ecartez vos cuisses et laissez-moi bouffer, nom d'une pipe,
c'est pas compliqué !

























Liberté, Egalité, Fraternité...
Impossibilité !




La liberté nous offre le choix de nous passer des deux autres principes.

L'égalité suppute le fait qu'il nous faudrait nous plier à la loi de la minorité.
Si un individu est pauvre, il faudrait que tous les autres le soient s'ils usent
de leur liberté pour ne rien partager.L'égalité est donc impossible.

La fraternité ne saurait être le seul et unique lien de parenté. Il n'existe
aucune famille composée uniquement de frères.
Cela exclu les pères, les mères, les sœurs, les oncles, les tantes, les cousins,
les cousines et les grands-parents.

Il ne reste que l'impossibilité, mais c'est impossible,
Car impossible n'est pas français !
Alors qui l'impôt cible ?










Le monde est moi







Je suis venu au monde,
Mais le monde n'est pas venu à moi.
Je suis revenu au monde,
Mais le monde n'est toujours pas venu à moi.
Si un jour je quitte ce monde,
Ce monde ne me quittera pas,
Mais si un jour ce monde me quitte,
Je ne reviendrais pas.
Depuis que le monde est monde,
Le monde est moi.











La bisoutière






Tu es ma petite bisoutière. Je suis riche de tous tes baisers.
Chacun de tes baisers est une perle, un diamant brut dormant
dans un écrin rose bonbon.
Il ne demande qu'à être déposé sur une joue, des lèvres, un cou,
que sais-je encore, une partie quelconque de ce vaste corps !
Va petit baiser, part sur le chemin de l'amour, de belles
découvertes t'attendent !
Si parfois la route est dure, tu sauras l'attendrir, si elle est barrée,
tu sauras l'ouvrir !
Tu es si doué que tu délies toutes les langues. Tu les emporte
dans de vertigineux tourbillons !
Tu traverseras des monts et des vallées, des forêts et des rivières.
Tu entendras gronder des orages, tu épongeras des fronts, tu
essuieras des larmes, tu étoufferas des râles, et enfin tu goûteras
la rosée du petit matin.
Puis tu t'endormiras, épuisé, sur un oreiller, à côté d'autres
lèvres débordées.
Va, petit baiser, fait honneur à ma bisoutière.










L'aphone et la flore







Je déflore les uniflores
Et m'endors comme
Un corps mort de tout effort.

Je suis orgasmivore et somnivore,
Où nous mènera la munera
De deux corps enlacés et délassés,
Stipendiés et voluptés,
Entrechoqués et défroissés ?

Quel est ce spasme,
Ce fantasme,
Qui se joue de ma pudeur,
Dévoile ma candeur,
Réveille mes ardeurs
Et accroît ma vigueur ,
Sinon l'élue de mon cœur ?










Paroles de velours






Bellâtre de rimes et paroles de velours,
Aux mots tendres parés de ses plus beaux atours,
Fallait-il t'émouvoir pour ouvrir ton cœur ?

À ces douces plaintes envoyées de mes heures ,
Balbutiante est ma langue en ces temps de malheurs,
On ne vit à distance que de sombres douleurs
Y aurait-on trouvé moins qu'une brève amitié.

Anges perdus aux aurores boréales
Nos ailes brisées ramassons sur le sol
K.O insultant notre faible idéal
Ignorants ignorés de plus grandes oboles.

Et la mer y déçoit nos rêveries banales,
Ici s'achève nos flâneries fractales,
Poussières de terre et poussières d'étoiles,
L'amour se meurt et se drape d'un voile.










À qui appartient le Monde ?






Il es 4H15 du matin et je ne dors toujours pas. Et pour cause, en crétin de philosophe que je suis il faut toujours qu'une qu'une question me turlupine au moment où Morphée me tend les bras.

Du coup, je lui ai posé la même question que je me pose et maintenant nous sommes deux à ne pas dormir.

À qui appartient le monde, ce monde, celui sur lequel nous vivons tous ?
Appartient-il à l'homme, à la nature, aux animaux, à lui même ?
Si ce monde est à nous tous, pourquoi sommes-nous séparés par des frontières ?
Pourquoi n'avons-nous pas le droit d'aller dans certaines parties du monde ?
Ce monde appartient-il seulement aux hommes de pouvoir, aux riches, à une élite ?
Quelle est la part de ce monde qui m'appartient à moi, M.Toulmonde ?
Celui du petit deux pièces en banlieue que mon maigre salaire peut m'offrir ?
Naïvement, je me croyais citoyen du monde, je me pensais homme libre,
et je me retrouve prisonnier, exilé ou apatride pour des raisons purement politique,
pour un tampon sur une page de mon passeport délivré par un automate en uniforme.
« Fais comme l'oiseau, chantait Michel Fugain, ça vie d'amour et d'eau fraiche, un oiseau, mais jamais rien ne l'empêche, l'oiseau, d'aller plus haut ! »
Mais je n'ai pas cette chance, je ne suis qu'un être humain, je dois garder la tête froide, les idées claires et les pieds sur Terre, et ma question est toujours sans réponse :

Est-ce que je suis sur Terre, sur un monde, ou sur une planète ?
À qui est-il ? A qui appartient-il ?
Grain de poussière perdu dans l'univers attend son propriétaire,
merci de vous présenter à l'accueil avec une pièce d'identité... bonne nuit...









Je suis d'humeur vespérale,
Tes yeux scintillent tels deux étoiles,
Enfin j'affronte l'idéal,
De ton regard qui me dévoile.

J'ouvre les yeux,
Tu lèves le voile,
Le ciel en pleure,
D'un bleu sur toile.

Si c'est un rêve
Ne me dis rien,
Laisse la caresse du matin,
Ouvrir mes yeux droit dans les tiens.









Nous sommes de plus en plus nombreux à être seuls. Voilà un étrange paradoxe. En 2013, toutes les tranches d'âges sont concernées. La crise, le chômage, internet, ne sont pas les seuls coupables de ce mal qui ronge notre société. J'ai beaucoup voyagé, j'ai visité 35 pays, et je dois avouer que nous ne sommes pas conviviaux. Je ne vais pas exhiber une succession de chiffres et de sondages, car pour un sujet aussi grave l'expérience personnelle, le vécu, ont plus de choses à dire que les chiffres.
Je passe actuellement mon permis moto. A l'auto-école, on est "entre jeunes", une trentaine dans la salle de code. certains arrivent en retard, d'autres partent avant la fin de la correction du cours. En entrant, je lance un sympathique bonjour, personne ne répond ni même ne se retourne. En sortant du cours, je m'installe à la terrasse d'un café jouxtant l'auto-école,
le serveur arrive, à grand peine, avec une mine déconfite et un visage renfrogné, répond à peine au bonjour, feint d'essuyer la table et repart. Plus loin, deux tables sont occupées
par deux élèves de l'auto-école, qui ne se lancent même pas un regard.On aurait pu discuter, se réunir à la même table, échanger nos scores, pester contre ces questions pièges qui jalonnent le parcours du futur motard, mais non, silence radio. Alors je bois mon café, je paye, je ne laisse aucun pourboire au con qui m'a tout juste servi, et je prends le tram pour
rentrer chez moi, rempli de jeunes avec des écouteurs sur les oreilles qui ne se rendent même plus compte de leur solitude. J'arrive chez moi, enfin, et c'est la fin du périple,
la fin d'une journée de solitaire, la fin d'une journée qui avait tout pour être belle, pour être riche en rencontres, en échanges et en émotions, et qui finalement s'est révélée être
une journée de merde, une journée de solitude...
Suis-je le seul à être seul?






































J'attendais l'instant fatidique,
Pour t'implorer, femme pudique,
Pour te cueillir, me recueillir,
Me voir grandir, te voir fleurir.

Morgane tu fais tourner mes mots,
Même mon sang ne fait qu'un tour,
Ce poème est l'oeuvre d'un sot,
Devant l'ampleur de tant d'amour.

Laisse mes mots t'aimer,
Morgane,
Laisse-les te déflorer,
Le jour viendra où mon âme,
Viendra aussi se dévoiler.










Adeline,
Mon coeur s'arrête,
Tout est fini,
Devant tant de splendeur
Je cesse d'exister.

Peu m'importe
La vie, la mort,
Devant toi, ma Divine,
Tout n'est qu'Amour et je m'incline.

Je me prosterne à ton nom,
Adeline,
Je me prosterne à tes pieds,
Tu fais de moi un ange un démon,
Un homme brûlant de passion.

Ordonne au Temps de s'arrêter,
Et il te livrera le Printemps,
Ordonne au Soleil de brûler,
Il se fera cendres d'argent,
Ordonne aux hommes de t'aimer,
Et tu auras leurs coeurs en sang.


















Pour la première fois
Les mots me manquent.
Je pensais en avoir trop,
Alors je repars à Vero.

Et voilà que tu m'inspires,
Soudain je vois,
Je te respire,
Est-ce là ton âme,
Ou ton désir?

Non, ne dis rien,
Ton silence déjà
Se fait mien,
Et je sens naître de tes lèvres,
Des mots qui brûlent de toutes fièvres.

Ils murmurent à mon oreille,
Susurrent à mon âme,
Qu'il faudrait bien plus qu'un poète,
Pour éblouir si jolie femme.

De tes mains naissent les magies,
Qui donnent des corps à nos âmes,
D'une feuille de papier surgit,
Ton inspiration et tes larmes.

Laisse parler tes mains,
Dieu sait qu'elles ont tant à dire,
Et d'exalter par le dessin,
Des vocations et des destins.





Jalna,
Ferme tes yeux
Où je me noie,
Dans ce regard
Fixe que je ne vois pas.

Non,
Garde les yeux ouverts,
Laisse-toi t'offrir ces quelques vers
Et maintenir cette atmosphère.

Je ne suis qu'un pauvre poète,
Qui vide les mots de sa tête
Pour mettre tous les coeurs en fête.

Jalna,
Je sens couler ce nom en moi,
Il est trop tard car je ne noie,
Il est trop tard car je te vois.

Non ne me sauve surtout pas,
Laisse-moi mourir de trop de toi,
Finir ma vie entre tes bras,
Comme un doux poète en émoi.

J'expire, voilà que je ne suis plus,
Le plus beau regard j'aurais vu,
De cette Elle, de cette bru,
Je suis le poète disparu...

Jalna...






Pardon Normajeen,
Je ne faisais qu'invoquer
Les prêtresses et les cieux,
Qui président à nos faibles yeux !

Je ne psalmodiais pas l'ultime,
Que l'on place au dessus des cimes,
Que tous les hommes prient dans les rimes,
Que l'on appelle Normajeen.

Tu fais pleuvoir
Tant de lumière sur moi,
Je te place au dessus de tout,
Tu rends d'amour
Tous les hommes fous,
Tu es le matin de mes soirs.

Pardonne-moi,
Ma Normajeen,
Je suis un poète égaré,
Par ta beauté qui m'illumine,
Qui remplit d'amour tous les cieux.

Pardonne-moi,
Ma Normajeen,
Je suis un poète dévoyé,
Et si ta beauté me sublime,
Alors j'atteins l'instant rêvé.










Quelle est cette merveilleuse apparition?
Je suis frappé d'hallucinations!
Est-ce un ange, est-elle bien réelle?
Sublime normajeen descendue du ciel!

Ecoutez-moi Dieux et Déesses,
Abusez-vous de mes faiblesses?
Jouez-vous un tour à mon coeur,
En m'envoyant pareil bonheur?

Elle est blonde comme les blés,
Son sourire fait fleur se pâmer,
Et sa chevelure dans le vent,
Change mon coeur d'homme en coeur d'enfant.

Tu es toute de blanc vêtue,
De ton regard je suis ému,
Décoche un sourire tu me tues,
Ô normajeen je suis vaincu...









Cori,
Déjà ton nom
Mon coeur séduit,
Tu es un rêve,
Je rêve ainsi,
Tu es un rêve,
Ma rêverie.

Cori,
Mon coeur se bat
Et meurt d'envie,
Mon coeur s'en va
pour battre en toi,
Mon coeur s'élève
Tu es son Eve.

Voilà déjà
Que sonne le glas,
Les rêves passent
Tu n'es pas là,
Ce matin là
Coeur gros comme ça,
Cori s'en va,
S'en va sans moi...
Pourquoi...Pourquoi t'es pas là...
...Mon coeur s'entête...Mon coeur s'arrête...c'est bête
Mon corps y dort... en ton sein.











félix, comme je le dis toujours
dans la vie mieux vaut tard que jamais
et assurément, ce qui est valable pour l'amour
pour les marques d'amitié n'en est pas moins vrai

pour les rimes je ne suis pas très douée,
je me débrouille mieux un crayon à la main
mais parfois, pour montrer qu'on est touché(e)
il faut de l'autre partager le même terrain...

parfois, un mot, une attention
une dédicace, un sentiment cueillir
qu'importe après tout les prénoms
ils n'empêchent pas de séduire!

ta dédicace m'a bien fait plaisir
de tes mots tendrement sucrés
est bon à prendre ce qui porte à sourire
pour te remercier, pour toi un virtuel baiser.





















Rien n'est du au hasard. c'est ma conviction. ou peu de choses portent la signature du hasard.

je crois à la prédestination : c'est une sorte de programmation de la vie par défaut ensuite je peux "customiser " cette programmation par défaut par mes choix et mon action consciente.

La liberté absolue est une vue de l'esprit. la liberté se trouve dans les frontières du déterminisme pas à l’extérieur de ces frontières .

Tout ça rapidement pour dire que je suis dirigé dans une limite que je ne connais pas et que je suis en même temps libre dans une limite que j'ignore.





























Tendresse

Tendresse,
Nom de velours,
Qui caresse d'amour,
Celui qui rend aveugle et sourd
Les coeurs qui se battent au grand jour.

Tendresse,
Qui se prononce avec justesse
Pour éviter l'ivresse
De la déesse des "s"
Et des tendre "S"

Tendresse,
Au fil des "aimes" au fil des âmes,
De vogue à l'homme en vague larmes,
Tu fais fleurir tous les printemps
Qui brûlent l'été d'un instant,
D'in instant de tendresse.

Tu es ce nom qui nous désarme,
Qui laisse respirer ton charme,
Avec un T un peu sucré,
Avec un D pour désirer
Avec un S pour espérer,
tant de tendresse à partager.

Tendresse, pourquoi tant de S,
Il faut que tu les laisse,
En liberté sans S...






Ego

Au début ça n'était qu'un je.
Très vite ce fût le début du moi.
Puis un nous qui se dénoue,
Un vous qui se dévoue,
Un il, tel un ex il,
Une elle qui excelle,
Un tu qui tutoie,
Un vous qui vous voit.
Au début ça n'était qu'un je.
Au début ça n'était qu'un moi.
Le début du je est il à la fin du moi,
Le début du moi est-il la fin du je?















Car je parlais des lois de la nature,
Qui sont ma foi sont bien imparfaites,
Donc j'applique celles du poète,
Qui fait de l'homme au coeur pur,
Un serviteur auprès des brunes,
Aux pieds des rousses et des ébènes,
Un décrocheur de Lune en veine.
Ce que la beauté me fait dire,
La poésie le rectifie,
Afin qu'auprès de toutes belles,
Mes rimes servent à l'infini.



























Jalna,

Pardonne à ces quelques fleurs,
De ne pas être à la hauteur,
Ni de ta gentillesse,
Ni de ton coeur,
Et je ne parle pas de ta beauté,
Qui les ferait toutes se courber.




















Jalna

Elle était une fois
Elle s'appelait Jalna
Ma vie commençait là

Mon coeur était de bois
Ell était fille en air,
Elle ma donné la voie,
Et sorti de sa terre.

Ô Jalna mon coeur
N'est qu'un livre,
Et je te dis mes mots
Comme un poète ivre.

Tu es femme d'en haut
Je suis homme d'en bas,
Je boirai de ton eau
Pour être auprès de toi.

Toi l'étoile filante,
L'étoile montante,
L'étoile brulante,
L'étoile veillante.

Mais mon rêve s'achève
Et mon coeur se brise,
Mes rimes sont fièvre
Il faut que je dégrise.

Ô Jalna,
Tu n'étais qu'un rêve,
Mais comme un poète j'ai rêvé doi.
Ô jalna,
J'ai vécu mon rêve,
Si tu te fais chair je t'attends ici-bas.



































Viens,
Foule ma solitude,
Regarde...

Je suis seul
Dans cette foule
Qui devient mon linceul.
Je suis seul
Et je roule
Comme la vie qui s'écoule.

Foule,
Foule-moi, défoule-moi,
Foule quand,
Foule quand de ma solitude
Tu es la cause,
Ma solitude m'indispose.



" Papa, apprend-moi ce qu'est la vie " demanda le petit garçon.
" Suis-moi " dit le père.
Et ils marchèrent ensemble jusqu'à l'étable du village.
" Tu vois cet âne, dis le père, monte dessus "
L'enfant chevaucha l'âne et ensemble ils firent le tour du village.

" Mon dieu, s'exclamèrent les villageois, quelle honte, quel fils indigne qui laisse ainsi son vieux père marcher à pieds. Il ne lui offre même pas sa place sur sa monture "
De retour à l'étable, le père demanda à son fils de descendre de l'âne et prit sa place, et ils repartirent faire un second tour.

" Quelle spectacle pitoyable, murmurèrent à nouveau les villageois, ce père sans coeur laisse son pauvre fils si jeune marcher un si long chemin "
Arrivés à leur point de départ, le père descendit de l'âne, et ils se mirent en marche pour un troisième tour, mais cette fois-ci, en montant tous les deux sur l'âne.

" Mais n'ont-ils donc aucune pitié de faire souffrir ainsi cette pauvre bête en l'accablant d'une telle charge ? "
Ils retournèrent à l'étable les oreilles encore pleine de ces ragots, et se mirent en route pour un quatrième tour, mais cette fois, en marchant à côté de l'âne.

" Regardez comme ils sont idiots, plaisantèrent les voisins. Ils ont un âne et ils ne s'en servent pas "

Ils retournèrent enfin à l'étable, et le père dit à son fils:
" Tu vois mon fils, quoi que tu fasses dans la vie, il y aura toujours des gens qui penseront que tu as fait le mauvais choix. C'est ça la vie..."









































La vie n'a aucun sens effectivement
on court toujours vers ce que l'on n'a pas
quand on l'a on est toujours en quête
et on meurt , aussi nu et seul qu'à la naissance
ce que l'on a acquis va à d'autres et on n'a plus droit de regard

on fait des enfants qui nous quitteront un jour

on accumule des connaissances et cela est du vent

pour la sagesse, c'est un leurre
elle convient ou pas, nous ne savons même pas sa profondeur ainsi que celle de la vérité

l'homme n'est rien alors le sens de la vie !



























Quelle plus belle allégorie de la vie que la pizza. La pizza est comme la vie, quelle que soit sa garniture elle finira toujours par être mangée.
La pizza est ronde comme une planète, mais une planète qui aurait connu un réchauffement et dont tous les habitants, de tous les règnes, sont morts.
La pizza est un monde idéal, où cohabitent des êtres qui n'ont rien à faire ensemble. La pizza est un monde tellement évolué qu'il nous faudrait des milliers d'années pour communique avec ses habitants.
Imaginez vous entrain d'expliquer à un anchois, qui vit paisiblement au fond des mers, qu'il finira sa vie sur une pizza. D'abord, il vous faudra apprendre à parler l'anchois, ensuite lui expliquer qu'il y a une vie au dessus et par delà les mers. Il faudra lui dire qu'il va être péché, avec tous ses frères, vendu, traité, et qu'ensuite il finira par être mangé sur un autre monde: La Terre, après avoir mariné dans une boite de conserve et cuit dans un four. L'histoire, ensuite, ignorera ce génocide hallieutique et rendra hommage aux sardines par cette expression: " dans cette boite on est serré comme des sardines !"
Alors, mes Chers Amis, avant de vous demander s'il y a de la vie sur d'autres planètes, et de pleurer sur vos petits problèmes quotidien, songez au drame qui se joue sur chaque pizza que vous commandez...







Ma femme, c'est toi.
Ma vie, c'est toi.
Ma famille, c'est toi.
Ma lumière, c'est toi.

Tu es la lumière dans ma nuit,
L'espoir du soleil qui luit,
L'Amour avec un grand A,
Le bonheur avec un doux baiser,

La douceur avec des yeux d'aimée,
La candeur d'une dulcinée,
L'amour inespéré tant espéré,
La muse tant et tant inspirée.

Souad, je t'aime, tu es ma femme pour la vie.
Ton mari qui t'aime comme un fou.












Vivi,
Quel doux prénom,
C'est l'union de deux vies,
De deux oui pour un nom.

Vivi,
Déjà tu me vivifies,
Tu es ma Vivitamine,
L'amour à son origine.

Mon coeur s'emballe,
Ma parole se libère,
Vivi tu n'as pas d'égale,
Alors je t'aime à ma manière.

Même si je ne t'aime qu'en vers,
En vers et contre tout,
Je vois plus loin que l'éphémère,
De mes mots fous qui se font doux.

Vivi,
Emmène-moi dans tes rêves,
Sans toi la vie est trop brève,
Vivi,
Fais-moi brûler de ta fièvre,
D'un doux baiser au goût de lèvres,

Vivi, ma femme, mon eau de vie, de Vivi.













Tu ne veux pas d'enfants.
Tu veux jouer avec mon sperme,
ce breuvage festif que tu répands
sur ton corps, que tu bois sans effort
en m'apportant le réconfort.

Tu aurais tort de t'en priver
toi qui le fait si bien couler,
qu'aucune goutte ne soit perdue,
Je jouis à couilles rabattues.

Tu en fais un masque de beauté,
Qui jaillit en feu d'artifice,
Tu sais si bien l'utiliser,
Sur tes beaux seins pas de soutifs.

Je sais qu'il te colle à la peau,
Qu'il te lubrifies et t'excite,
Entre tes mains point de repos,
Entre tes lèvres qui forment un o











Priceless Princess




Ma Princesse,
Je pense à toi sans cesse,
A notre étoile sans star,
A notre vie sans fard.

Duo du ciel nous ne sommes
Qu'un,
Qu'aucun nous dise coquins,
Duo d'étoiles vers le lointain.








" Je ne savais pas "


Je ne savais pas que l'amour était si beau,
Je ne savais pas que l'amour était si fort.

Je ne savais pas ton âme si haut
Et ton coeur en or.

Tu t'appelles Souad comme le ciel,
Tu m'as tiré de mon sommeil.

Tu m'as offert tant de merveilles,
Ouvert à un nouvel éveil,
Dans le chaleur de nos deux coeurs,
Nos vies ne seront que soleil.








Solitude certitude




Ma solitude

Est devenue ma seule certitude.




Elle est faite

De vides et de sens,

De bruits et d'absences,

De Nords et d'errances.




Dans cette foule si dense,

Dans cette foule qui danse,

Qui m'envoie valser en trois temps,

Qui m'envoie penser dans le vent.




Solitude, certitude,

Ne sont qu'une même habitude,

Qui me rendent la vie moins rude,

Le temps d'une vie de temps en temps soulitude.








Le fool et la foule




La foule

Qui refoule

Et me saoule

Humaine houle, inhumaine foule.




Porte-moi,

Emporte-moi,

Prends-moi dans tes bras,

Ma solitude est là,

Avec moi,

Prends-là aussi dans tes bras,

Où laisse-la, ici-bas.




Tout me va,

Je suis un seul humain,

Sans aujourd'hui ni demain,

La foule à portée de main,

La solitude me va si bien.





Les feux affamés par des forêts vierges

Laissent derrière des larmes de cendres.






Avis de tempête



Avis de tempête,
Sale temps pour les poètes,

Submergés par les flots
De leur inspiration,
Ils se jettent à l'eau
Avant expiration

Avis de tempête,
Sale temps pour les poètes,

Harcelés par les Muses
Comme on use le temps,
De leurs vers abusent,
Élixir d'antan.











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