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LE PIEGE

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  Jean, jeune professeur de lettres, profitait de cette fin d’après-midi de juillet, pour se rendre chez son ancien professeur. Il souhaitait lui demander conseil pour préparer le concours d’agrégation lettres. Il empruntait pour ce faire la rue qui partait de son domicile, partiellement à l’ombre par cette chaleur, et qui le conduirait vers la place principale. Puis progressant sur son itinéraire il arriva à la place, où les joueurs de boules avaient repris leurs jeux, à l’ombre des platanes centenaires. Un petit vent rafraichissant (le vent de la gorge) rendait plus agréable cette fin d’après-midi de juillet.  Ce vent orienté sud est descendu des montagnes en empruntant la gorge au fond de laquelle grondait un torrent, grossit par la fonte des neiges. Ce vent est engendré en fin de journée, par la différence des températures, provoquée par l’ensoleillement différent pendant la journée des faces des monts, qui dominent la ville.

 

  Après avoir traversé la place, Jean s’engagea dans la rue conduisant à une petite place, où se trouvait l’immeuble abritant l’appartement de son ancien professeur. Ce dernier vivait seul depuis le décès de son épouse, avec sa fille unique, Rose-Marie, du même âge que Jean. C’est d’ailleurs cette dernière qui répondit à l’interphone. Elle précisa à Jean que son père était absent pour quelques jours. Mais elle l’invita à monter quand même, pour prendre un rafraichissement et bavarder un peu. Elle même professeur de lettres, ils s’étaient connus à l’université, et avaient eu une brève relation à un moment donné. Relation pour laquelle Jean n’avait pas donné suite, à cause d’objectifs personnels autres, à l’époque.

 

  En arrivant au second étage, par l’escalier, Jean se trouva en présence de Rose-Marie, qui l’attendait devant la porte ouverte de l’appartement. Après les salutations, elle fit entrer Jean et le conduisit au salon. A cause de la chaleur sans doute, la pièce était plongée dans une douce pénombre, rafraichie par la climatisation. Rose-Marie invita Jean à prendre place sur le confortable canapé en cuir noir, placé devant la baie vitrée, occultée à demie par un store. C’est à ce moment là que Jean fut un peu surpris par la tenue de Rose-Marie. Elle était vêtue en tout et pour tout, d’une longue robe blanche un peu trop transparente à son goût. Elle lui proposa des rafraichissements et il opta pour un thé glacé, elle alla prendre les boissons dans le frigo de la cuisine, et disposa les verres sur la petite table basse, placée devant le canapé. Puis elle vint s’assoir près de Jean. Après avoir invité ce dernier à se servir elle fit de même, et engagea la conversation.

 

  Rose-Marie questionna longuement Jean sur sa préparation au concours, car elle avait l’intention de faire de même, lui précisa-t-elle. Jean tout à son sujet, ne s’aperçut pas tout de suite que Rose-Marie s’était beaucoup rapprochée de lui au cours de la conversation, ce n’est que lorsqu’il sentit la cuisse de la jeune fille tout contre la sienne, qu’il réagit, surpris par son attitude. C’est par un sourire charmeur que la jeune fille mis fin à son inquiétude. Puis toujours sans un mot, elle plaça sa main sur la face intérieure de la cuisse du jeune homme. A ce moment Jean compris mais un peu tard les intentions de Rose-Marie. En se tournant vers elle, il prit ses lèvres offertes dans un long baiser, qui les emmena dans un autre monde. Fébrilement Jean chercha alors, à dégrafer la robe blanche, mais la jeune femme l’arrêta dans son entreprise, en lui soufflant « pas ici, viens ! ». Puis s’étant levée, elle prit Jean par la main et le conduisit vers ce qui semblait être sa chambre.

 

  La pièce était spacieuse, meublée avec goût, des traces de chambre de jeune fille, restaient présentes. Il y régnait une douce pénombre complice, et flottait dans l’air une fragrance de n° 5 de Chanel. Rose-Marie s’assit la première sur le grand lit, garni de draps roses. Elle reprenant Jean par la main elle l’attira près d’elle sur le lit. Elle demeura un moment silencieuse. Puis se tournant vers Jean, elle lui sourit, et dans un souffle lui dit « viens ». Tout doucement le jeune homme la reprit dans ses bras, et refit une tentative en direction de la fermeture de la robe. Cette fois Rose-Marie ne fit aucune objection, et la robe descendit aussitôt découvrant la poitrine nue de la jeune femme. Elle n’avait pas bougé. Toujours très doucement Jean la poussa sur le lit et s’allongea près d’elle. Rose-Marie ne protesta pas lorsque Jean entreprit de lui ôter sa robe qui couvrait encore son bassin et ses jambes. Cette fois ci elle frémit un peu. Alors Jean commença avec la main à parcourir le corps nu et offert de la jeune femme, qui tremblait à peine. Il s’arrêta sur sa poitrine, son ventre, et avec d’infinies précautions, il empauma sa toison. Rose Marie fut immédiatement détendue, et blottie contre Jean elle chercha à nouveau ses lèvres.

 

  Rose-Marie ne resta pas inactive. Elle ôta à son tour la chemise de Jean puis son short et tout le reste. Jean s’était allongé près de la jeune femme. Il se retourna et s’allongea sur elle. Il sentait tout contre lui la peau douce et chaude de la jeune femme, ainsi que la délicate piqure de ses jeunes seins arrogants.

 

 

 

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   Jean avait placé sa jambe droite entre celles de Rose-Marie, et remonta lentement son genou jusqu’à sa toison. Rose-Marie respirait plus fort. Puis s’étant emparé des bras de la jeune femme, il les écarta et s’appuya plus encore contre sa poitrine. Enfin un peu haletant, il l’enlaça et lui ouvrit à nouveau la bouche dans un long baiser. Serrant elle aussi le corp de Jean elle l’engagea à prolonger encore un peu cet agréable moment.

 

  Puis Rose-Marie se dégagea doucement de cette première étreinte. Jean eut un bref mouvement de surprise. D’un geste ferme mais pourtant très doux et déjà expert, Rose-Marie avait saisi à pleines mains l’objet de toutes ses convoitises. A présent, elle promenait doucement ses doigts sur l’intéressé qui relevait à chaque instant un peu plus la tête… « quelle belle pièce, s’écria Rose-Marie, mais en maitrises tu aussi bien l’usage, que pour la langue Française, demanda-t-elle à Jean » ? Il ploya sous l’hommage, autant que sous les irrésistibles caresses.

 

  En un tour de main, Jean avait renversé Rose-Marie, qui se retrouva sur le ventre, un peu surprise mais intéressée par cette situation nouvelle. Elle sentit alors Jean s’allonger sur son dos, et presque aussitôt, elle éprouva un trouble nouveau, comme une vague de douceur qui la pénétrait. Elle laissa échapper un cri lorsqu’une délicieuse déchirure se fit en elle. Puis sous les assauts répétés de Jean, elle fut bientôt noyée de volupté. Et serrant de ses poings les draps de son lit et plongeant la tête dans son oreiller, elle s’abandonna à la vague de plaisir qui la submergeait, où Jean la rejoignit bientôt.

 

  Quelques minutes plus tard, ayant retrouvé leur calme, Rose-Marie et Jean restèrent allongés cote à cote. Puis brusquement la jeune femme fondit en larmes. Le jeune homme, surpris et même un peu affolé eu beaucoup de mal à calmer ce gros chagrin inattendu. Puis aussi vite que cela était arrivé, les larmes cessaient, et un sourire affectueux éclaira à nouveau le visage de la jeune femme. 

 

  C’est Rose-Marie qui se releva la première, et une fois debout se dirigea vers la salle de bain. Jean resta allongé, goutant avec gourmandise, cette douce béatitude qui le gagnait. A son retour Rose-Marie se revêtit à nouveau de sa longue robe blanche, sans omettre une petite culotte rose, qui dessinait un petit cœur sur le devant de la robe. Jean après être lui-même passé à la salle de bain, repris ses vêtements qu’il récupéra épars dans la chambre.

 

 Ils se parlèrent peu, une certaine gêne les gagnait tous les deux, et Jean comprit que Rose-Marie souhaitait se retrouver seule, après ces ébats quelques peu torrides. Il prit donc la jeune femme dans ses bras et après avoir échangé un long baiser reconnaissant, ils se séparèrent.

 

  Jean repris le chemin de retour, dans la tiédeur du soir. Sur la place les joueurs de boules avaient terminé leur partie, et regagné leur domicile pour le repas du soir. Il était un peu sur un petit nuage, il ne s’était nullement attendu à ce que cela dérive ainsi. Il n’avait pas imaginé un seul instant, que Rose-Marie décide, accepte cette relation. Certes ils se connaissaient depuis des années, mais même s’ils éprouvaient une certaine affection, l’un pour l’autre, cela n’allait pas plus loin qu’une franche amitié, en tous les cas pour Jean. Bien entendu ils eurent par le passé une petite aventure sans lendemain pour le jeune homme en tous les cas. Jusqu’à cette fois !

 

  Rentré chez lui, Jean repris une douche, et après avoir revêtu une tenue plus décontractée, il se remit à son travail préparatoire pour le concours.

 

  A quelques jours de là, Jean était à sa table de travail, il devait être vers les 8 heures du matin, lorsque quelqu’un sonna à la porte de l’appartement. Il alla ouvrir et se trouva en présence de deux gendarmes, qui lui demandèrent très poliment s’ils pouvaient entrer. Jean obtempéra, et les conduisit au salon où il travaillait à l’instant. Un peu gêné, celui qui paraissait le chef, demanda à Jean s’il voulait bien les suivre à la gendarmerie, pour une affaire urgente à régler. Il ne pensa à rien de particulier, et après avoir éteint son ordinateur, et s’être muni de ses papiers d’identité, il les accompagna à la gendarmerie locale, dans leur véhicule.

 

  Arrivé sur place, Jean fut conduit dans une salle meublée d’une table et de trois chaises, et on lui demanda de bien vouloir attendre un instant. Jean n’avait pas dit un mot, posé aucune question, il ne comprenait pas ce que l’on lui voulait, il attendait. Jean ne pensait à rien de particulier, il ne voyait pas, il verrait bien.

Au bout de quelques minutes d’attente, un gradé, accompagné d’une gendarme pénétra dans la pièce où se trouvait Jean. Ils prirent place autour de la table, et après avoir invité Jean à faire de même, ils vérifièrent avec soins son identité.

 

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  Puis ils lui demandèrent de leur donner son emploi du temps de la soirée où il s’était rendu au domicile de son ancien professeur. Jean raconta alors avec détails ce qu’il avait fait ce soir-là, en omettant toutefois de décrire comment s’était terminé sa visite, avec la jeune femme.

 

  Ensuite le ciel tomba sur la tête de Jean, lorsque le gendarme lui annonça qu’il le plaçait en garde à vue, car il était accusé de viol sur la personne de Melle Rose-Marie C. Cette dernière venait le matin même, munie d’un certificat médical, à l’appuis, de déposer une plainte pour viol contre lui !!

 

 

 

  

 

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Morgane lafee · il y a
surprenant je vais lire la suite donc ...
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Daniel Grygiel Swistak · il y a
Merci
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Cruzamor · il y a
et oui, et j'ai déjà lu la terrible SUITE ET FIN ... j'ai aimé ce début et sa suite et fin ... même si des vies gâchées faute de communication par des gens de lettres réputées être "maîtres en comm." ça fait râler ! et nous alors ???
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Ginette Vijaya · il y a
La suite est en effet attendue avec impatience .
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Daniel Grygiel Swistak · il y a
La 2° partie vient
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Lélie de Lancey · il y a
Alors la question se pose... pourquoi Jean a été piégé ?
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Polotol · il y a
Beau début d'une longue Saga! Habillement contée. Mais pour moi, une visite médicale démontrera que la victime était consentante. A+ https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/terre-creuse-retour-mer-1
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Daniel Grygiel Swistak · il y a
Merci de m'avoir lu, la suite explique
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Farida Johnson · il y a
Mais quelle est donc la raison de ce piège?!
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