Le phare

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Passionné depuis toujours par la lecture et l'écriture.

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Le vieux Solex vrombissait sur le sentier caillouteux. Les embruns lui arrivaient dans le visage, et le vent lui faisait plisser les yeux. Sur la pointe, il frappait bien plus fort que dans les terres. Encore une centaine de mètres, et elle arriverait au phare. Savoir que son amour l'attendait au bout lui donnait la force nécessaire pour enfoncer les pédales du cyclo du grand-père.
Couper les gaz et parquer la bête ne lui prit qu'un instant. Le phare, qui n'était plus gardé, se dressait devant elle. Elle en fit le tour rapidement, mais Julien n'avait pas l'air d'être là. Elle n'osait pas l'appeler, de peur d'attirer l'attention d'un éventuel pécheur. Leur histoire devait rester secrète. Si son grand-père l'apprenait, il ne pourrait pas s'empêcher de le dire à ses parents, et alors, là, elle préférait ne pas y penser.
« On t'entend venir à un kilomètre à la ronde ! Pour la discrétion c'est réussi ! » lui lança Julien, riant, en sortant de sous un rocher. Il se trouvait à quelques mètres en contrebas et sa peau dorée par le soleil se fondait avec la couleur de la roche. Elle rit en voyant qu'il était complètement nu :
« Mais qu'est-ce que tu fous ? T'appâtes les mouettes ?
— Mais non, voyons, j'essaie d'obtenir un bronzage parfait pour me camoufler dans les rochers, répondit-il du ton le plus sérieux du monde. Tu ferais bien de me rejoindre, c'est pile le moment d'aller se baigner.
— Tu as bien raison. J'ai eu tellement chaud en grimpant la côte ! Par contre, j'ai mon maillot. J'ai ma pudeur, moi !
— Je suis sûr que tu sens encore l'essence ! Tu irais aussi vite en vélo qu'avec ce truc... Et puis, que dit ton grand-père lorsqu'il te voit filer avec ?
— Oh tu sais, lui, il me passe tout... » Elle avait déjà ôté sa tenue et commença la périlleuse descente vers la mer. « Tu l'as déjà goûtée ? Elle n'est pas trop froide ? ».

Ils passèrent l'après-midi en jeux dans les vagues et en caresses sur les rochers de la côte. Lorsque le niveau de la mer commença à monter et que les vagues les éclaboussèrent franchement, ils se rhabillèrent pour partir. Ils s'embrassèrent tendrement une dernière fois, puis Leila partit la première, comme chaque soir. Il ne fallait à aucun prix qu'on les voie : c'était sa condition pour leurs rencontres secrètes. Julien devait donc partir peu après, et en empruntant un autre chemin. Il trimbalait une canne à pêche pour justifier sa présence sur les rochers. Ces parents ne s'étonnaient pourtant pas vraiment de le voir rentrer chaque soir sans poisson, mais avec un sourire ravi sur le visage.
Leila rentra dans les derniers rayons du soleil. Son grand-père était assis à prendre le frais sur le banc en granit. Il la regarda en souriant avec un air un peu étrange pendant qu'elle refaisait le plein de la machine.
« Tu as passé une bonne journée, la petite ?, lui lança-t-il.
— Oui ! L'eau était assez chaude aujourd'hui, et j'ai fini mon bouquin... Il faudra que j'aille au village en chercher un nouveau demain. Tu sais, il y a ce voisin qui m'en prête quelques uns.
— Oui, le petit Julien. C'est un bon gars, toujours prêt pour donner un coup de main.
— Je ne savais pas que tu le connaissais si bien.
— Je pourrais dire pareil de toi... » Il avait l'air étonnamment amusé de sa réponse. Heureusement, Leila s'était préparé une excuse :
« On s'est rencontré à la pré-rentrée à la fac. On sera dans la même licence l'an prochain. Il a plein de livres que je n'ai pas, alors j'en profite... C'est tout ! » ajouta-t-elle, comme pour se convaincre elle-même.
La vérité, c'est qu'elle trouvait Julien très beau depuis longtemps, et qu'elle avait eu du mal à se contenir lorsqu'elle l'avait croisé à la fac. En discutant avec lui, elle s'était finalement rendue compte que lui-même n'osait pas l'aborder depuis déjà plusieurs étés. Il pensait que la fille de la ville qui ne venait que pour les vacances d'été ne trouverait aucun intérêt à un fils de pécheur. Pourtant, ils se retrouvaient dans la même classe. À la fin de la journée, ils s'étaient promis de passer tout leur été ensemble, et, depuis qu'elle était arrivée, ils tenaient plutôt bien cette promesse. Tous les jours, elle partait le retrouver dans un des lieux secrets de la pointe, et après s'être dévorés des yeux pendant deux ou trois jours, ils s'étaient jetés l'un contre l'autre. Leila espérait garder gravé en elle le souvenir de ce premier baiser le plus longtemps possible ; si salé, si doux, si chaud.

Le lendemain après-midi, Leila débarrassa la table en vitesse et prépara ses affaires. Lorsqu'elle sortit, son grand-père, qui l'avait suivie dehors, lui dit :
« Passe le bonjour à Julien de ma part. J'aimerais bien qu'il vienne voir si on ne peut pas réparer ma vieille barque. Vous pourriez aller promener un peu plus loin, comme ça. Il sait naviguer, il a appris avec son père. Ce serait bien que tu apprennes toi aussi. Moi je suis trop vieux maintenant, mais tu as ça dans le sang, comme moi. »
Tout son corps se figea. Elle ne retint qu'une seule chose, c'est que son grand-père savait. Elle balbutia, en espérant le détromper, qu'elle était déjà allée chercher un livre ce matin et qu'elle ne comptait pas revoir Julien avant plusieurs jours.
« Tu ne crois pas que tu vas m'avoir comme ça ? Je suis un vieux loup de mer, moi. J'ai des yeux et des oreilles partout. Les mouettes me font leur rapport tous les matins...
— Je...
— T'embête pas, la petite. Moi, je l'aime bien le Julien. Tu peux même lui dire de venir manger avec nous de temps en temps, si tu veux. » Il la vit blanchir, tanguer, et s'asseoir sur le banc. Elle se prit le visage avec les mains.
« C'est une catastrophe, papy. J'espère que tu ne l'as pas dit à mes parents. » L'angoisse se percevait dans chacun de ses mots.
— Ben si. Je l'ai dit à ta mère hier quand elle m'a appelée. Il n'y pas de honte à être amoureuse, ma Leila. Et puis, tout le monde sait que tu es une fille responsable. Tu es la première à décrocher une mention Bien au bac de la famille ! Ça veut bien dire ce que ça veut dire.
— Mais, papy, tu ne comprends pas... C'est Papa... Si elle lui parle, c'est foutu. » Des sanglots étouffaient chacun de ses mots.
« Je ne comprends pas ta réaction en effet. Ce n'est pas parce que ton père est marocain qu'il est aussi rétrograde que tu le penses. Je le connais moi aussi, je lui ai donné ma fille. C'est un homme de son époque, pas un fou furieux. Sinon, comment est-ce qu'il aurait pu élever une jeune femme aussi bien que toi ? » Il dit cela dans un sourire et continua :
« Bois un grand verre d'eau et va retrouver ton Julien. Tu n'as pas de soucis à te faire, va ».
Leila entra dans la maison et avala deux verres de sirop. Le sucre la soulagea. Maintenant, elle devait tout miser sur sa mère, espérer qu'elle garderait pour elle cette histoire. Son père, ce qu'il dirait, ce qu'il ferait quand il l'apprendrait, elle préférait ne pas l'imaginer. « J'y vais. A ce soir » lança-t-elle en sortant. Elle s'élança sur le chemin puis lança le moteur en arrivant sur la route. Tout son trajet vers la falaise se passa dans une absence. Leila ne parvenait pas à oublier cette information cruciale, dont son destin dépendait : son père savait. Non seulement, il pouvait lui enlever Julien, mais elle craignait même pour ses études. Son grand-père était trop confiant, il ne le connaissait pas comme elle le connaissait. C'est vrai que, depuis quelques années, il avait beaucoup changé. Ou peut-être qu'en grandissant, c'était son regard sur lui qui avait changé. Elle essayait de se rassurer comme elle pouvait. Ce jour-là, elle n'eût pas le souffle nécessaire pour grimper jusqu'au phare en appuyant sur les pédales. Elle coupa le moteur et finit en poussant.

Au phare, Julien remarqua de suite son air préoccupé. Il était sorti de sa cachette lorsqu'il avait entendu le moteur du vieux Solex se couper au bas de la pente. Elle se jeta à son cou et éclata en sanglots.
« Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu as appris une mauvaise nouvelle ? » demanda-t-il inquiet. Comme elle n'arrivait pas à s'arrêter de pleurer, il tâchait de comprendre les quelques mots qu'elle parvenait à formuler. « Leila, je ne comprends pas ce que tu dis... Il faut que tu te calmes. »
« Papa ». Ce fut le premier mot qu'il comprit. « Papy », marmonna-t-elle ensuite.
« Papa ou Papy ? Qu'est-ce que tu veux dire ? Il est arrivé quelque chose à ton grand-père ? »
« Non ». Elle se calmait petit à petit. « Il a prévenu ma mère ».
« Il me semblait bien qu'il était au courant. L'autre jour il m'a lancé un drôle de coup d'œil quand je l'ai croisé au marché... Je me demande comment il a pu l'apprendre... » Il la regarda dans ses yeux noirs et humides « C'est donc ça qui te met dans cet état ? »
« Oui... C'est terrible. » Leila était parfaitement calme à présent. Lâcher le monstre l'avait soulagée de ce poids trop lourd sur sa poitrine. Ils descendirent les rochers, comme la veille, mais sans parler ; ils se dévêtirent, plongèrent dans l'océan, et s'éloignèrent de la côte à la nage. Même à plusieurs dizaines de mètres, il y avait encore des rochers sur lesquels ils pouvaient grimper et se cacher.
« Est-ce que tu pourrais me cacher ? » demanda Leila très sérieusement. La question avait fusé, alors qu'ils étaient étendus sans rien dire.
« Te cacher ? Mais où ça ? Et quand ça ? ». Julien ne comprenait pas ce que son aimée voulait dire ; il avait déjà oublié son douloureux aveu.
« Si mon père... Tu sais... » Il hocha la tête alors elle continua : « J'ai l'impression qu'il n'est plus comme avant. Des fois, il me dit qu'il aimerait que je mette le voile. Ma mère le porte alors qu'avant, jamais elle n'aurait fait ça ! C'est depuis qu'il voit ces nouveaux amis... Des gens qui se sont installés il y a pas très longtemps dans le quartier. J'ai peur ! Si tu savais... Il me parle, des fois, d'aller au pays pour les vacances. Et peut-être plus longtemps. Il ajoute ça sur le ton de la plaisanterie, mais il a l'air sérieux...
— Tu crois vraiment qu'il pourrait vouloir t'amener au Maroc ?
— Je ne sais pas. Je crois, oui. Je me demande même s'il ne me cherche pas un mari là-bas.
—  À ce point-là ? Tu es sûre que tu ne te montes pas la tête.
— Si tu savais. Il est de plus en plus rigoriste avec moi. Et une fille ne doit pas faire ceci. Et elle ne doit pas dire cela. Et à quoi ça va servir tes études ? C'est sûr qu'au Maroc... » Elle se laissa aller contre lui. « Je ne parle même pas l'arabe. Qu'est-ce que j'irais faire au Maroc ? Je suis Française. »
Julien laissa courir sa main sur le corps de Leila en souriant.
« Évidemment que je te cacherais ! Ici ! Il y a toute la place... Je serais ton protecteur masqué et tu n'aurais qu'à m'appeler pour que je vole à ton secours... Roméo cherche bien à faire évader Juliette avec un filtre de sommeil...
— Je ne suis pas sûre que ce soit un modèle à imiter...
— C'est vrai... » Mais comme elle avait dit cela en souriant, il l'embrassa dans le cou et s'allongea à côté d'elle.
« Tu dois avoir raison. Il faut que j'arrête de me monter la tête ». Leila se mit debout. Le vent déroulait ses cheveux en volutes sur le fond bleu du ciel. Le sel avait séché sur sa peau cuivrée. Elle respirait à pleins poumons l'air de l'océan. Julien la regardait, allongé. Elle le dominait de toute sa hauteur. Elle recula pour prendre son élan, et sauta dans les vagues, éclaboussant tout autour d'elle.
Le soleil était encore haut dans le ciel, et ils avaient l'après-midi devant eux.

Lorsqu'elle rentra au soir tombant, son cœur se figea : la voiture de ses parents était garée devant la vieille longère. Elle s'arma de son plus beau sourire et lâcha un jovial « Bonjour tout le monde » en entrant dans la cuisine.
« Où est ce que tu étais ? Encore en train de faire la pute ? Heureusement que ton grand-père m'a prévenu de ce qu'on racontait dans le pays, qu'on t'avait vue avec des hommes faire la pute ».
Cela la brisa avec plus d'intensité que s'il ne l'avait battue. Cette violence lui arracha son sourire. Elle rassemblait ses forces pour lui répondre qu'elle ne faisait pas la pute, qu'il n'y avait qu'un homme, qu'il s'appelait Julien, qu'il était là, prêt à le rencontrer, mais son grand-père répondit en premier :
« Mais qu'est-ce ce que vous dîtes ? Je n'ai jamais dit qu'elle se prostituait ! Je vous ai dit qu'elle avait un copain ! Vous avez craqué mon vieux... Et qu'est-ce que c'est cette façon de parler à votre fille ? Et toi, tu ne dis rien ? » Il s'était tourné, le regard effaré, vers sa fille, la mère de Leila, qui ne disait rien.
Son père reprit :
« Si elle couche avec lui, ce n'est qu'une traînée » Il se tourna vers elle : « Tu couches avec lui, non ? ». Son regard était lucide, à la fois rempli de haine à ras bord, mais aussi comme vide et éteint. Il n'attendait pas de réponse. Quand Leila vit cela, il n'hésita pas :
« Oui je fais l'amour avec lui. On vit en 2021, Papa. Je l'aime. J'ai le droit de décider de ce que je veux faire et...
— Tais-toi, impure ! C'est encore tes profs qui t'ont mis ça dans la tête. Tu ne te respectes pas, tu ne nous respectes pas, ni moi, ni la famille. » Son grand-père tapa du poing sur la table :
« Bon sang ! Vous êtes devenus fous tous les deux ? Ma petite-fille a bien le droit d'être amoureuse et de vivre sa vie ! Qu'est-ce qui vous prend enfin ? Maîtrisez-vous. Vous n'avez pas le droit de lui parler comme ça. Sous mon toit ! Vous osez ! Sous mon toit ! Et toi ? Ce n'est pas comme ça que je t'ai élevée ? Que dirait ta mère si elle te voyait ? Tu le laisses parler comme ça à ta fille ? Moi je ne peux pas accepter ça. »
Le coup de colère de son grand-père avait perturbé la surveillance de son père ; Leila en profita pour attraper son casque et sortir. Elle s'enfuyait. Que lui restait-il d'autre ? Elle attrapa le Solex posé contre le mur et poussa de toutes ses forces. Le moteur, encore chaud, démarra immédiatement et l'emporta dans la descente vers la route. Arrivée au bout du chemin, elle se retourna : elle ne vit que son père en train de gesticuler devant la porte, mais le vent emporta ses paroles. Sûrement de nouvelles insultes. À cette pensée, les larmes débordèrent de ses yeux et inondèrent son visage, presque instantanément. Elle prit machinalement le chemin du phare. Comme elle avait du mal à respirer, elle s'arrêta un instant. Elle voulait voir Julien, tout de suite. Elle lui envoya un message pour lui dire de venir au phare, que c'était urgent. Elle vit que son père essayait de l'appeler alors elle décida d'éteindre son téléphone. Elle se demanda même s'il ne valait pas mieux s'en débarrasser tout de suite. Si elle souhaitait fuguer, il valait mieux ne pas offrir un moyen de localisation trop rapide. Elle le remit pourtant dans sa poche et reprit la direction du phare.
Elle ne s'était pas rendue compte que le vent s'était levé ; la pluie était sur le point de tomber en trombes ; la tempête approchait. La mer commençait à se démener entre les rives trop étroites. Bientôt, la furie des vagues encouragées par les bourrasques prendrait d'assaut les vieilles falaises de granit, dans ce grand jeu infini de la lutte entre l'eau et la pierre. Leila n'avait jamais vu un tel temps. À l'époque des tempêtes, elle était en général chez elle, et plus chez son grand-père. Celle qui se préparait serait d'ailleurs d'une violence exceptionnelle. Demain, on annoncerait plusieurs naufrages aux informations.
Le phare n'était plus très loin, et le vent poussait si fort que le pauvre Solex devint plus encombrant qu'utile. Elle descendit de sa monture, releva le moteur, et le poussa devant elle dans la pluie. Trempée par la pluie autant que par la sueur écoulée à pousser la machine, elle décida de laisser son vieux destrier au bas du chemin. Elle voyait la lanterne automatique dans la brume au dessus d'elle. Elle espérait s'abriter dans l'encoignure de la porte en attendant Julien. Il saurait quoi faire.
Au pied du phare, les vagues léchaient déjà les bords de la plateforme rocheuse. L'écume s'attardait quelques instants dans les sillons de la roche avant de rejoindre la gorge goulue qui descendait vers la mer. Le vent hurlait sur les vagues, les encourageait à gravir le promontoire, à triompher enfin du rocher ; gonflées par cette excitation, l'eau se muait en pierre, et chaque coup porté sur le rocher éclatait comme un tonnerre assourdissant. Le phare lui-même, si solide, paraissait bien frêle, prêt à être englouti. La mer démontée parvenait enfin au phare. Elle le saisissait sans pouvoir l'arracher de ses doigts d'onde. Une ombre brune pourtant, qu'on aurait pu prendre pour une algue, se trouva emportée par la mer.
Lorsque Julien aperçut le phare englouti dans la tempête, il se dit que Leila avait dû faire demi-tour. Il trouva le Solex abandonné au bord du chemin. Il fut étonné en s'apercevant que l'engin démarrait. Il l'enfourcha et prit la direction de la longère. Il ne s'attendait pas à l'accueil qu'il allait y recevoir. Les larmes succédèrent aux cris. Les recherches démarrèrent aussitôt, mais la nuit était tombée tôt, et la pluie, drue, hérissée, prévenait toute découverte ; il n'y avait nul signe de Leila, et le peloton de Gendarmerie, prévenu dans l'heure, ne fit pas mieux.

On retrouva son corps le lendemain, fracassé par les vagues sur les rochers. Un grand soleil brillait dans le ciel.
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Image de Chris BÉKA
Chris BÉKA · il y a
Récit touchant qui nous emmène d'un lumineux bonheur à la mort. Il y a toujours eu des pères comme cela, ne l'oublions pas. Ce qui est regrettable c'est qu'il y en ait encore et que cela brise de jeunes vies...
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Constance Delange · il y a
De l'obscurantisme à l'obscurité
Beau texte

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Ralph Nouger · il y a
Je ne me lasse pas de phrase en phrase. Un récit émouvant, une fin dramatique.
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Daisy Reuse · il y a
"Quand j'aime une fois, j'aime pour toujours", alors bien sûr je vote à nouveau et me réabonne. Bonne chance.
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Cali Mero · il y a
j'avais lu votre histoire j'avais aimé ce bonheur partagé de ces deux ados avec la douce complicité d'un papy, et qu'un père et une mère soumise provoque le drame....
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Fred Panassac · il y a
À nouveau tout mon soutien pour cette histoire très émouvante. Et mon réabonnement à votre page, puisque le piratage a tout englouti !
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Isabelle Levy · il y a
Texte qui tient en haleine jusqu'à la fin Mon soutien!
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Gali Nette · il y a
Je découvre ce très beau texte, je vote et souhaite une bonne finale.
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François B. · il y a
Je ne me souvenais pas de la fin. Mon soutien renouvelé
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Anne K.G · il y a
Beau texte qui illustre encore une fois que seule l'acceptation de la différence permet de vivre.

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