Le petit enfant qui évita la guerre de mille ans.

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Une plume ,un arbre a palabre, autour d'un feu de bois ,au clair de la lune, une immagination fertile et active, pour un paradis terrestre  [+]

« Toi, tu n’iras pas à l’Académie militaire de Sparte . Tu n’apprendras pas à faire la guerre. A faire des orphelins et des veuves . Ton père, c’est tout ce que les spartes l’ont appris : Tuer, verser du sang, de larmes, opprimer. Même pas peu d’amour ni de pitié chez lui . Toi, tu iras à Athènes. L’abas, tu apprendras à convaincre par la parole . Tu apprendras à conquérir par le verbe sans tuer ni blesser l’âme ou le corps . Tu connaitras l’amour et la pitié et tu ne seras pas comme ton père. » C’est ainsi que AKIOS , la mère d’OZOZ lui parlait depuis son berceau. Il y’a sept ans maintenait que le petit OZOZ naissait. Depuis sa naissance, il n’a jamais vu de ses propres yeux son père biologique générale de l’armée Sparte qui passe tout son temps à la guerre . Cela fait donc sept ans qu’il vit avec sa pauvre mère AkIOS qui refusa de l’envoyer à la formation militaire comme tous les autres garçonnets spartes de son âge, mais l’inscrit à l’Académie des sciences et des Arts d’Athènes . A Athènes, il fut d’abord envoyé chez YASMOS le sage orateur. Là, il apprit à « créer les mots » à «  trier les mots » à « peser les mots » à « ranger les mot » pour en faire une arme aussi redoutable que les flèches et les épées des généraux spartes. «  Ici à Athènes , les mots sont nos épées , et nos flèches . Avec les mots , nous conquérons les âmes des grands rois invisibles, soignons les maux les plus incurables, arrachons les cœurs des femmes les plus convoitées, et construisons les citadelles et les forteresses d’ Athènes. », disait YASMOS au petit OZOZ . Chez YASMOS, les soirs, le petit OZOZ apprenait à arracher des femmes d’Athènes, des calebassés de VINIS( un extrait liquide de raisins) par les mots, à exploser les foules par les mots et à se faire applaudir grâce mots. De là, il fut ensuite envoyé chez HAZATO le maitre des arts et de la science d’Athènes . Chez HAZATO , il apprit à connaitre l’Homme, ses joies et ses peines. A connaitre et à comprendre l’univers et ses créatures. Premier de ses camarades du TEMPLE INFANTOS( Temple d’introduction au savoir universel pour l’enfant) à l’AGORA CERVOS( cercle des cerveaux universels) , OZOS a toujours fait la différence avec ses camarades , qui aimaient bien les cours de chants de récitations et de danse tandis que lui aimait les leçons de science de la vie et de la terre . Fasciné par son amour et son attachement à la nature et à la vie humaine , HAZATO son maitre botaniste lui proposa de déménager de sa mère pour venir vivre chez lui à Athènes. Très fière, le petit OZOS du retour à Sparte , se précipita d’appeler sa mère AKIOS dans la case et de lui dire :
- Maman , je vais quitter ta case .Je vais aller loger avec HAZATO le maitre de botanique, conclut-il et commença à faire son sac.
Sa mère surprise de la décision subite de son fils n’a pas cru à ses oreilles et demanda :
-Que dis-tu OZOS ? Quitter ma case !! pour ton Maitre !!
-Oui maman , je vais aller loger avec HAZATO le maitre de la botanique, répéta l’enfant à sa mère et continuait à plier ses habits et à les enfouiller au fond de son petit sac d’écolier en cuir que son maitre HAZATO lui avait offert comme cadeau en guise de son assiduité au cours et sa participation au cours.
-Non , pas possible, rétorqua sa mère .Tu n’iras pas chez HAZATO. Je suis déjà veuve de fait et tu veux encore amplifier ma peine OZOZ !! , s’exclama AKIOS sa mère. Non, tu n’iras pas chez HAZATO, conclut sa mère et retira avec fracas le sac au dos de son fils et le rejeta au fond de sa case comme si elle n’en voudrait plus .
Immobile à la porte, l’enfant se mit à grommeler comme un sourd . Sa mère toue nerveuse l’a rejoint et cria : Demain, tu quitteras l’école . Je t’ai envoyé à Athènes pour que tu sois Humain . Je ne veux pas que tu sois soldat comme ton père . Ton père a fait l’école comme toi. Il a aussi brillé comme toi m’ont dit ses parent quand je l’épousait. Son maitre l’a inscrit à l’Académie militaire. Là aussi il a brillé m’ont-ils dit. En ce temps on le croyait devenir un grand ingénieur comme Epicuros ou médecin comme DEMOCRITOS. Pour finir, il n’a pu été qu’un soldat et de surcroit un général qui danse dans la guerre, qui rit dans la guerre, et qui passe tout son temps à la guerre . Moi j’ai ressenti l’amour conjugale mais je l’ai pas vécu. Toi aussi tu veux donc devenir soldat très loin de ta femme et de tes enfants ?
-Non, maman, répondit l’enfant.
-Que veux- tu donc aller apprendre chez HAZATO qui n’apprends aux innocents que la guerre ?
- Je veux apprendre à soigner les hommes maman, répondit l’enfant.
- Vas -y donc et ne passe surtout pas une journée sans revenir me voir car ton père pourrait être de retour d’un jour à l’autre et me conduira à Golgotha( lieu de décapitation réservé à ceux viennent à l’encontre des traditions spartes ) s’il apprenait que tu apprenais à soigner les hommes.
Content, le petit OZOZ prit son sac et alla chez son maitre de la botanique à Athènes. Là , il avait toujours le nez dans le bouquin. Il lisait toute œuvre qu’il retrouvait sur la table , dans l’armoire de son maitre peu importe le volume ou le niveau de l’œuvre. L’essentiel qu’elle parle des plantes , des animaux, de la terre, du ciel et de l’Homme . Aussi posait- il de nombreuses questions à son maitre le soir quand il rentraient le soir pour se coucher. Les weekend, le petit OZOZ et son maitre de botanique entraient en brousse où ils jouaient avec les oiseaux, apprenaient à reconnaitre les animaux sauvages à travers leurs cris et les plantes à travers leurs écorces ou leurs fleurs .Le soir son maitre apportait toujours à la maison soit des racines ,des feuilles ou des écorces qu’il en préparait une décoction contre les douleurs des piqures des insectes de la brousse ou contre la fatigue de la promenade. Des actes et procédures que OZOZ suivait avec enthousiasme , intérêt et attention.
Mais un mois plus tard, sa mère AKIOS vint en précipitation un matin lui informer que son père général était venu la nuit et qu’il devrait rentrer vite pour faire sa connaissance avant qu’il ne reparte à la guerre. Très ravi de pouvoir connaitre son père, le petit OZOZ se mit à suivre à grand pas sa mère qui se dirigeait à la maison. Arrivé à la maison, il vit un homme assis au milieu de la cours entouré d’épées, de fusils, de lances , de flèches et de gourdin. Pris de peur, OZOZ se précipita dans la case de sa mère. L’homme le rejoignit et lui dit :
-OZOZ, je suis ton père . Je suis le général de l’armée sparte . Ici à Sparte , les hommes naissent pour la guerre ,vivent par la guerre et meurent dans la guerre. Je suis donc revenu t’apprendre à faire la guerre. Demain, tu iras donc à l’Académie militaire, conclut le père d’OZOZ. Par peur que son père ne lui fasse mal, le petit OZOZ s’abstint de lui manifester son objection .
Précipitamment, il sortit de la case et alla se jeter dans les bras de sa mère.
- L’étranger veut m’emmener à l’Académie militaire, dit-il en sanglot à sa mère dont les larmes avaient déjà commencer à couler sur ses joues quand son mari avait rejoint son fils dans la case.
- Si ton père veut que tu ailles à l’ Académie militaire apprendre à faire la guerre, vas-y apprendre à faire la guerre car on combat mieux un mal quand on connait son origine et ses secrets, lui dit sa mère AKIOS qui essayait vainement à contenir ses larmes.
Toute la nuit, l’enfant et sa mère n’a pu fermé l’œil. Ils demeurèrent pensifs jusqu’ au petit matin. Quand le coq chanta le père d’OZOS le prit sur son cheval et se lança vers l’Académie militaire de Sparte. Là, le petit OZOS apprenait avec beaucoup d’autres camarades, à manier les armes ,à diriger le cheval, à vaincre la faim et la peur et surtout à ne pas avoir pitié de l’ennemi. Il devrait y rester six mois pour apprendre l’art de la guerre. Mais au deuxième mois de son arrivée, déclencha la guerre entre la Sparte et Rome. Cette guerre devrait durer mille ans selon les généraux. Des deux côtés ,les généraux préparaient activement la guerre. Le père d’OZOZ général de l’armée sparte qui devrait conduire les troupes au front contre l’armée romaine repartit les tâches des préparatifs aux jeunes soldats. Certains étaient chargés de rassembler les armes ,d’autres à nourrir convenablement les chevaux. Quant à OZOZ , comme encore nouveau , son père lui avait confié la mission de récolter en brousse , les feuilles , les herbes , les écorces et les racines nécessaires pour la fabrication de la poudre à canon pour la guerre. Pour cela, il dressa dans un cahier, une longue liste d’herbes et de plantes servant à fabriquer de la poudre à canon et le remit au petit OZOZ. Celui le prit et le rangea dans son sac en cuir à côté de son cahier de botanique.
Ainsi , très tôt le matin , le petit OZOZ prit son sac et se mit à rentrer en brousse . Arrivé au fond du bois, il enleva son cahier de botanique, l’ouvra largement, le feuilleta soigneusement page par page et s’arrêta dans une page . Là ,était répertoriées des plantes a vertus médicinales par son ancien maitre de botanique HAZATO . Il garda la page ouverte comme une ardoise et mit à sillonner la brousse en examinant minutieusement les différentes plantes à la recherche de chacune des plantes répertoriées .Tantôt il arracha des racines, ou des feuilles d’une plante tantôt arracha les écorces d’une autre qu’il rangeait dans son petit sac . Le soir, il transporta sa récolte à la maison , monta sur le toit et l’étala à l’air libre comme son père lui avait recommandé. La nuit tombée et son père du retour à la maison se précipita de lui demander :
- OZOZ ! As- tu pu récolter beaucoup de plantes ?
- Oui , général , répondit le petit OZOZ . Et surtout celles qui sont utiles ,ajouta t-il.
- Récoltes en plus demain, lui ordonna son père et entra dormir.
Le lendemain, OZOZ prit encore son petit sac en cuir et entra de nouveau en brousse. Encore une fois dans le bois, il enleva son cahier de botanique et se mit à récolter les plantes a vertus médicinales que son maitre de botanique HAZATO y avait répertoriées et en rempli son sac. Le soir ,il le transporta à la maison et l’étala sur le toit. Son père général du retour de l’Académie le soir , lui demanda :
-OZOZ, en as- tu récolter encore beaucoup aujourd’hui ?
- Oui, général ,répliqua le petit OZOZ. Et surtout celles qui sont utiles ,ajouta t-il.
-Bien, dit le général. Ramasses les et commences à les piler au mortier. Moi, je vais commencer à charger les canon avec la poudre restante car la semaine prochaine nous attaqueront les romains.
Le petit OZOZ, ramassa donc ses récoltes et se mit à les piler au mortier . Son père lui aussi commença à charger les canons . La nuit avança et chacun continuait son travail. Quand le premier son de tam-tam annonçant le départ à l’Académie pour les exercices de perfectionnement et que les soldats commencèrent à se rassembler, un coup de fusil terrible se fit entendre chez le père d’OZOZ . Celui qui pilait ses récoltes juste derrière son père général se retourna et trouva son père coucher a plat les deux mains ensanglantées. Un canon venait de s’éclater par inattention et les balles en ont emporté les dix doigts du général. Le petit OZOZ rapidement prit quelques pincés de sa poudre dans ses quatre doigts et alla l’appliquer sur la plaie saignante de son père. Instantanément, l’hémorragie s’arrêta et le général se releva.
- Qu’as-tu appliqué sur ma plaie ?, demanda le général à son fils.
- C’est un remède contre l’hémorragie que j’ai préparé à partir des plantes que j’ai récolté.
- Tu ne préparais donc pas de la poudre à canon pour la guerre ?, demanda le général
- Non, répondit OZOZ. Je préparais un remède contre les blessures que cause la guerre, répondit l’enfant.
- Tu as bien fais, dit son père .
Le père d’OZOZ ne préparait plus la guerre. Il resta ainsi coucher à la maison et le petit OZOZ chaque jour appliquait son remède sur la plaie. Les soldats venaient lui rendre visite et lui faisait part du niveau de préparation de la guerre. Quelque jours après, le père d’OZOZ était déjà totalement guérit. La plaie était même cicatrisé, mais le général resta toujours à la maison. Un soir, il appela OZOZ et lui dit :
- OZOZ, tu as bien fait de ne pas apprendre à faire la guerre ,mais à soigner les hommes. Je serais mort si tu avais préparé de la poudre à canons. Tous nos soldats et nos ennemis qui ont eu ces genres de blessures au front en sont mort. Je voudrais donc apprendre bientôt avec toi à être herboriste et à soigner les hommes que de faire la guerre , dit –il à son enfant.
Ainsi chaque matin, ils entraient ensemble en brousse et récoltaient les plantes servant à fabriquer des remèdes contres divers maux et revenaient chaque soir l’étaler sur le toit. Quand les récoltes se séchèrent, ils les pilèrent et en font de la poudre qu’ils enveloppèrent dans des feuilles et les vendaient aux innombrables blessés de guerre qui y viennent chaque jour.
Au petit matin de la guerre, le tam-tam de la guerre raisonnant très fort quand le coq chanta. Des deux cotés , les soldats se rassemblèrent . A Sparte, les soldats avaient commencé à se rassembler depuis le premier son du tam-tam et attendaient impatiemment le général. Mais le deuxième chant du coq se fit entendre et les soldats attendaient toujours vainement le général. Quand les rayons solaires commencèrent à se pointer vers l’horizon , les soldats allèrent chez le général. Là, ils le trouvèrent assis devant sa porte , sur ses genoux se trouvait une grosse calebasse remplie de potion enveloppée .
-général, il est l’heure , lui dirent les soldats.
- L’heure d’aller en brousse ? demanda le général.
- l’heure d’aller en guerre contre les romains.
Le général regarda dans sa calebasse et dit «  Ici, il est l’heure d’arrêter les guerres.
Surpris des propos du général, les soldats se regardèrent et demeurèrent momentanément muet . «  vous n’irez pas combattre les ennemis général  ?, demanda un jeune soldat qui s’était approché encore plus du général.
- Les ennemis ?
- Oui, les romains
- Voila nos ennemis, cria le général en brandissant une flèche et un canon dans l’air.
- Mais peut-on avoir le nécessaires, mon général ?, demanda un autre jeune soldat .Nous irons seuls conquérir Rome, dit-il.
- Le nécessaire ! s’exclama le général.
- Oui, la poudre à canon.
- Tenez , voila le nécessaire, dit le général et commença à distribuer ses remèdes aux soldats . Etonnement les soldats prirent les enveloppes du général et repartirent chez eux. Ainsi la guerre de mille ans n’ a pu avoir lieu .

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Iméar · il y a
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