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Patmarch

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En compétition

On se penchait sur son berceau qu'on l'appelait déjà Jeannot, au point que lui-même se reconnaissait davantage en Jeannot qu'en son véritable prénom, donné à l'état-civil sept ans auparavant. Il n'y avait guère que son institutrice, le directeur de l'école ou le curé qui l'avait baptisé, pour le nommer encore Jean-Claude. Mais reverrait-il seulement un jour son école, les copains du patronage ainsi que sa maison dans laquelle se trouvait sa collection de petites bagnoles en ferraille, enfermée dans le coffre à jouets ? On ne peut pas tout emporter, lui avait fait comprendre sa mère.
Cela faisait deux jours qu'ils avaient débarqué dans ce coin d'Auvergne, lui, ses parents, son petit frère âgé de trois ans et cet autre petit enfant qui n'allait pas tarder à naître. L'annonce du débarquement s'était répandue comme une une traînée de poudre dans Caen et sa région, présageant une intensification massive des bombardements de l'aviation alliée. « Pas le choix », avait dit le père, « il faut fuir, se mettre à l'abri et attendre de voir venir ».

Le père de Jeannot avait tout prévu pour l'expédition. En tant qu'ouvrier mécanicien, il avait déniché une Juvaquatre mal en point, qu'il avait pu remettre en état juste à temps pour prendre la route de l'exode. Pour se loger, c'était les Rougier, leurs voisins, qui lui avaient proposé une petite bicoque appartenant de près à leur famille du Puy-de-Dôme chez qui ils avaient convenu de se réfugier.

Jeannot se souviendrait à jamais de ce départ où tout avait été préparé à la hâte, autant que du périple si éprouvant à bord de la poussive Juvaquatre.
Tout au long du trajet, il avait assisté à la tragédie de ces familles en panique condamnées à l'exil. Il en avait vu de ces gens qui, sacs et valises à la main,
encombraient les routes normandes au milieu d'attelages hétéroclites servant à transporter tout ce qui était possible d'emmener pour des lendemains incertains, ainsi que de ces gros camions débordant de mobilier pour des déménagements d'infortune. Vu aussi ces paysans guidant quelques unes de leurs bêtes vers d'autres pâturages, et au passage, tout ces regards perdus, comme celui de ces marmots entassés à trois dans une poussette, celui apeuré de la grand-mère assise les jambes ballantes à l'arrière d'une charrette à bras débordant de paquets et de ballots informes, ou encore, celui inquiet du père de famille scrutant le ciel de peur de voir surgir, à tout moment, les raids assassins de la Luftwaffe, ainsi que les feux de l'aviation alliée ne faisant pas de détails entre convois civils et convois militaires. Et des bagnoles, il en avait vu aussi, et de toutes sortes, bien plus que n'en renfermait son coffre à jouets resté à la maison, autant de celles qui les dépassaient aisément que de celles que la Juvaquatre était en mesure de doubler.

Jeannot avait tout ressenti de cette désolation. Pourtant, calé à l'arrière de la voiture, rien n'avait vraiment entamé la confiance qu'il avait en sa destinée et en celle de sa famille. Cette confiance, il la devait à celle de son père chez qui il avait toujours vu s'afficher un optimisme et une assurance sans faille, quelles que soient les circonstances. Malgré le danger encouru, Jeannot devait penser que rien ne pouvait lui arriver depuis que son père avait pris les choses en main. Et rien n'était arrivé, pas même une crevaison. Cette confiance, il n'imaginait pas encore qu'elle pût être la sienne un jour, de même qu'il ne pouvait prédire que sa passion des voitures miniatures l'amènerait, dans les traces de son papa, à devenir le mécanicien hors pair qu'il était devenu.
Sur la route, « le paternel » – terme qu'utilisait Jeannot au sein de sa fratrie, avec respect et admiration – ne s'était accordé que deux arrêts, dont l'un aux abords de Beaugency, à l'ombre d'un vieux pont qui semblait hors d'usage depuis la dernière guerre. Il s'agissait de se poser, le temps de casser la croûte, de se soulager et, pour le conducteur, de délaisser le volant pour un moment de détente. C'est à ce moment que Jeannot perçut chez son père sa rage de ne pas pouvoir s'en griller une. Ce n'était pourtant pas un démonstratif le paternel, mais le gamin, qui avait l'habitude de le voir la clope au bec, avait bien remarqué chez lui le manque. Il s'était fait à la façon qu'avait son père de s'exprimer de façon sourde, ce hochement de tête en signe d'approbation ou ce froncement de sourcil dans le cas contraire qui suffisait à traduire une autorité qui s'imposait d'elle-même.
En l'observant, Jeannot se rappelait de la difficulté qu'il avait eu à caser dans le coffre réduit de la Juvaquatre tout ce qui devait y rentrer coûte que coûte : valises, jerrican d'essence, boîte à outils, sans oublier le panier à provisions que la mère avait soigneusement préparé pour la durée du voyage. Il avait réussi à tout emmener de ce qui était prévu. Il avait même anticipé quelques possibilités de travailler une fois arrivé à Pionsat. Mais pour sa ration de cigarettes, nib, que dale, pas même un paquet d'avance. En bon père de famille, il devait penser que le plus important n'était pas là, tout en s'en voulant quand même. Mais pas question de se plaindre ou d'en quémander. Ce n'était pas son genre. « En cas de coup dur », l'avait-on entendu dire en d'autres lieux, « tu serres les dents, tu ne montres rien et tu continues d'avancer ». Il n'était pas grand orateur, plutôt homme d'action, mais chaque situation avait sa formule, sa phrase toute faite, sa réplique à la John Wayne, s'il avait été ce cow-boy de La Chevauchée fantastique que Jeannot était allé voir au cinéma avec ses copains du patronage, quelques mois auparavant.

Pionsat n'était pas la plus belle bourgade de France, mais la bicoque qui avait été promise au paternel et sa famille n'était, en définitive, pas si mal. Elle se situait non loin du centre, à l'autre bout de la rue où Jeannot avait remarqué en passant deux drapeaux à croix gammées flottant sur la façade de la mairie. C'était une véritable maison aux volets verts, certes pas jolie et petite, mais tout à fait providentielle, dotée d'un confort plutôt satisfaisant. Le plus grand des avantages était l'esprit de solidarité qui semblait régner dans le voisinage et dont la famille avait tout de suite bénéficié à son arrivée. La mère pouvait compter sur le soutien d'autres femmes pendant que leurs maris, s'adressant au paternel, y allaient de leurs suggestions à propos de quelques services qu'il pourrait rendre en matière d'automobile. En ce premier soir en terres auvergnates, les hommes levèrent leur verre de bienvenue au cri de « Vive la France ! » et le paternel fut bien content de pouvoir s'en rouler une avec du tabac gris que l'un des convives venait de lui refiler. Par-dessus la fatigue ne s'affichait plus sur son visage, sous sa chevelure ondulée et noire comme du réglisse, que de la franche bonne humeur.

Durant les deux premiers jours passés à Pionsat, Jeannot n'avait pratiquement pas mis le nez dehors malgré le beau temps qui y régnait en ce mois de juin. Cet après-midi là, on était venu chercher le paternel pour la réparation d'une Peugeot 202 cabriolet qui n'était autre que celle du médecin de l'endroit. Sa voiture lui était indispensable, autant que lui l'était pour les habitants du bourg et ceux des hameaux environnants. Quant à sa mère, alors qu'elle préparait le plus jeune de ses fils pour la sieste, elle suggéra à son grand de pouvoir aller se promener aux abords de la maison, histoire de voir s'il n'y avait pas quelques garçons de son âge avec lesquels il pourrait jouer. Sur ce, Jeannot prit quelques billes qu'il avait en réserve et les mit dans sa poche. Sa mère, l'accompagnant au seuil de la porte, lui recommanda de ne pas trop s'éloigner en même temps qu'elle lui passait la main dans les cheveux, du même noir réglisse que chez son mari, autant pour recoiffer à la va-vite une chevelure en désordre qu'en signe d'affection.

Ne sachant par où se diriger en premier, Jeannot opta pour la rue remontante, celle par laquelle il était passé en arrivant à Pionsat, se souvenant d'y avoir vu les drapeaux sur la façade de la mairie. Il n'avait pas parcouru plus de la moitié de la rue qu'il lui fallut déjà affronter le regard insistant des gens, gamins comme adultes, intrigués par ce nouveau venu dans le canton. Il en ressentit un tel malaise qu'il décida illico de faire demi-tour.
Recroisant la maison au volets verts, il aperçut sa mère au dehors en train d'étendre au vent sa première lavée de linge, le long d'un fil de fer que le père avait tendu le matin même entre deux poteaux de clôture. Celle-ci, l'apercevant à son tour, lui réitéra son appel à la prudence, dans un sourire bien fatigué tant par l'épreuve du relogement que d'un accouchement imminent.
Cette fois, Jeannot prit la direction inverse qui le menait à l'écart de toute agglomération. En longeant le ruisseau de la Farge, il se trouva vite plongé dans un paysage entouré de collines verdoyantes, un environnement qu'il ne connaissait qu'à peine en tant que jeune citadin. Le chant des d'oiseaux, les odeurs de labour et d'humus, le bruissement aux cimes des peupliers le confrontaient, en cet après-midi de flânerie bucolique, à une douceur de vivre qui semblait se révéler à lui comme jamais. En chemin, il croisa une charrette et son cheval, conduite peinardement par un de ces auvergnats biens portants, coiffé d'un béret basque. Au passage, le fermier, apercevant ce gamin en goguette, lui adressa d'un hochement de tête un salut des plus aimables. À ce moment, Jeannot fut saisi d'une agréable sensation, celle de se sentir, d'un coup, devenir un grand.
En de si bonnes dispositions, il voulut poursuivre sa route jusqu'à une ferme située un peu plus loin, où vivaient des animaux d'élevage qu'il n'avait vus, pour ainsi dire, qu'en images ou à l'étal du boucher. Alors, à travers une barrière à claire-voie, il prit son temps pour observer dindons, poules, pintades et canards se partageant librement une vaste cour où un chien à la chaîne paraissait être là uniquement pour veiller à la bonne entente entre les différentes espèces de volaille en présence. Sur le côté de la ferme se trouvait un enclos où étaient agglutinées quelques vaches, à la robe blanche, maculées de boue jusqu'aux jarrets, jouant de leurs queues comme de chasse mouches. Jeannot ne fit que passer devant à cause de l'odeur. Plus loin, il longea une bâtisse circulaire qui lui fit penser à un moulin dépourvu d'ailes. À l'arrière de cet édifice, qui en fait était un silo à grain, il aperçut un tracteur orange garé à l'entrée d'un hangar. Jeannot fut tenté d'aller le contempler de près. Il hésita, puis finalement se décida à emprunter la courte allée creusée d'ornières et bordée de mûriers sauvages qui le séparait de l'engin. Arrivé devant, il reconnut par son losange identifiable apposé à l'avant du capot qu'il était de la même marque que la Juvaquatre du paternel. Alors, il se pencha pour l'examiner sur ses flancs dans une posture imitant, du mieux qu'il pût, celle de son père avant une réparation. Puis, tournant autour, il distingua tout à coup avec effarement au fond du hangar l'alignement de trois Tractions Avants, voitures les plus en vogue de l'époque. Les inscriptions F.F.I. peintes en blancs sur les côtés ne retinrent pas plus que cela son attention. Plus d'une fois, Jeannot avait rêvé d'en posséder une pareille pour sa collection de petites bagnoles, mais évidemment sans les inscriptions peintes grossièrement à la main. Alors, prudemment, il s'enfonça un peu plus dans la pénombre du hangar afin d'admirer de près ces voitures renommées. C'est à ce moment qu'il fit une seconde découverte tout aussi étrange : jetant un œil à l'intérieur de chacune des Tractions, il s’aperçut qu'elles contenaient une cargaison incroyable de cartouches de cigarettes, sur lesquelles était inscrit « Celtique » sur fond jaune et bleu. Cette intrigante constatation fit immédiatement tiquer Jeannot qui se demanda s'il n'était pas là au mauvais endroit pour être tomber sur ces trois mêmes véhicules alignés, comme planqués au fond d'un hangar clandestin et remplis d'une même marchandise. La prudence lui commanda de déguerpir au plus vite. Soudain, frayeur ! Jeannot sursauta. Se dressait face à lui une
corpulente silhouette, celle d'un homme a priori, qui, à contre-jour, faisait barrage à l'entrée du hangar. Impossible de distinguer son visage. Aucune échappatoire possible.
— Bougre d'un p'tit bonhomme ! T'es pas gêné toi ! Qu'est-ce que tu viens fouiner par ici, tu peux me le dire ? s'exclama la silhouette d'une voix de stentor.
Pétrifié, Jeannot chercha à se justifier du hasard qui l'avait conduit jusqu'ici.
— Euh, je... je me promenais et puis... il y avait le tracteur...
— Allez ! Je t'écoute... et tu viens d’où d'abord ? Je n't'ai jamais vu par ici.
— On vient d'arriver monsieur, ma maison, elle est dans la rue où y a les... une... euh... la grande maison avec des drapeaux...
Sur ces mots embrouillés, l'homme se mit à réfléchir un instant, mûrement, comme s'il était en train mentalement de résoudre une équation algébrique avant d'en donner le résultat de façon imparable.
— Ça y est, j'y suis ! s'écria t-il comme s'il eut crié Eurêka. Tu es le fils du mécanicien qui est arrivé avant-hier, pas vrai ? demanda t-il, bien que sûr de lui.
— Oui Monsieur, c'est mon père, répondit Jeannot tremblotant.
L'homme s'approcha un peu plus du jeune intrus et Jeannot put enfin découvrir le visage de son questionneur. Il avait des sourcils broussailleux autant que l'était son épaisse moustache, le tout sous une casquette à la gavroche. Du haut de ses sept ans, Jeannot ne pouvait deviner qu'il venait d'entrer en relation avec l'un de « ces combattants de l'ombre », pas plus que s'il avait eu affaire à un bandit de grand chemin venant de piller un entrepôt de la SEITA. Même si le sourire compréhensif que lui renvoyait cet individu à tête de mafioso avait pour effet de le rassurer, Jeannot resta dubitatif, se demandant comment celui-ci avait pu identifier son père depuis seulement deux jours ? Il ne posa pas de question et s'apprêta à débarrasser le plancher comme le lui commandait le vigile en s'écartant de l'entrée du hangar, le doigt pointé vers le dehors. Avant d'obtempérer, Jeannot eut subitement l'idée de réclamer, au nez et la moustache de son mystérieux portier, un paquet de cigarettes, en pensant à son père. Pour se faire, il se mit, du tac au tac, à imiter le geste impératif de son vis à vis, son doigt pointé n direction des Tractions à l'opposée de celle qui lui était imposée. Les sourcils broussailleux de l'homme se soulevèrent d'un coup. Son visage venait de passer d'un sourire attendri à la plus totale stupéfaction. S'en apercevant, Jeannot s'empressa de justifier sa requête, expliquant, de la plus belle des manières, que c'était pour faire plaisir à son père. Encore médusé par le toupet affiché du gamin, l'homme s'exécuta sans prononcer la moindre parole, puis revint avec une cartouche de « Celtique ».
Regardant l'impertinent gamin droit dans les yeux, l'homme lui dit d'un ton hésitant entre exaspération et indulgence :
— Tiens, mets ça sous ta chemise ! Ne le montre à personne jusqu'à ce que tu sois rentré chez toi. Tu diras à ton père que c'est quelqu'un qui le connaît qui te les a données. Et que je ne te revois plus traîner dans les parages, ajouta t-il.
Jeannot fila sur-le-champ et refit le trajet à l'envers, son butin caché tout contre lui. Presque arrivé à hauteur de la maison aux volets verts, il aperçut son père qui semblait guetter son retour devant la clôture de leur demeure, où ne flottait au vent que la moitié du linge que sa femme avait eu le temps d'étendre. Le long du trottoir était garée une Peugeot 202 cabriolet. Qui du père ou du fils était le plus pressé de révéler à l'autre ce qu'il avait à l'endroit du cœur ? Fièrement, Jeannot offrit le présent à son père et le père annonça à son fils aîné, dans une fièvre que seul son regard parvenait à trahir, l'arrivée au monde d'un second petit frère, que l'on nommera Jacky au lieu de Jacques, presque d'emblée.

Au lendemain du 27 août 1944, date à laquelle l’Auvergne avait fêté sa libération, la famille regagna sa Normandie. Leur maison, par bonheur, avait échappé aux bombardements et Jeannot put retrouver son coffre à jouets. D’autres naissances suivront jusqu'à ce que la famille au complet compte huit membres, dont Jeannot dira plus tard qu'elle formait un clan où chacun aura su jouer sa partition, avec pour point d'orgue le plus influent de tous, le paternel.

PRIX

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Teddy Soton · il y a
Une histoire qui prend au tripes, très émouvante bravo +5
Je suis en finale avec Frénésie 2.0 merci pour votre soutien :)

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JACB · il y a
C'est une belle histoire que celle de cette famille qui vit la guerre et l'exode. Un vrai témoignage qui demande le respect et l'écoute car c'était il n'y a pas si longtemps...
Un poème et un TTC en cavale sur ma page, bienvenue à vous.

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Patmarch · il y a
merci. Content que cette histoire vécue pour de vrai vous ait plu. Entre résistants de la FFI ou mafioso le gamin ne sait pas à qui il a affaire...
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Samia.mbodong · il y a
Une histoire magnifique, en effet on revoit ou l’on découvre de temps à autre ces images d’exodes sur les routes françaises, Des convois de réfugiés mitraillés par les Allemands Et par les alliés. Comment cela a-t-il été possible ? Des épisodes presque oubliés, merci de les rappeler avec votre belle plume.
Qui étaient ces résistants FFI ? des mafioso ? Les mafioso ne se battent pas pour des idées mais pour de l’argent.
Des durs à cuire sûrement et des amoureux de leur pays. Certainement pas des enfants de cœur ni des fonctionnaires ou bureaucrates toujours prêt à dire oui à la hiérarchie.

Merci et Bravo
Amicalement Samia

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Joël Riou · il y a
Elle a dû en mettre du temps, cette famille partie sur les routes de l'exode en 44, alors que "ça pétait de partout", pour arriver saine et sauve en Auvergne ! en tout cas une histoire émouvante sur fond d'un épisode méconnu du débarquement allié, l'exode massif des Normands pris en tenaille entre les bombardements alliés et ceux de la Luftwaffe, sans compter les assauts des blindés des deux camps... La plupart des candidats à l'exode ont d'ailleurs été stoppés dans l'Orne jusqu'à la fin août, dormant dans les champs la plupart du temps.
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Lyne Fontana · il y a
Bel hommage au père, figure protectrice sur fond de danger latent.
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Marie · il y a
Très beau texte sur une page de notre histoire. Ce récit autobiographique est très bien conté. Bravo et mes voix.
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Ginette Vijaya · il y a
Belle page d'histoire et si bien racontée !
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Patmarch · il y a
Merci. A ceux qui me demandent si c'est du vécu, je réponds par l'affirmative. Tout ce que jai pu écrire jusqu'alors est vécu soit par moi-même ou par des personnes de mon entourage
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Moniroje · il y a
Beau comme un souvenir chéri !!! bravo!!
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Keith Simmonds · il y a
Une belle plume pour cette histoire bien conçue, bien écrite,
poignante et fascinante ! Mes voix ! Une invitation à découvrir
“Le Vortex” qui est en FINALE pour la Matinale en Cavale 2019,
et vous ne serez pas déçu ! Merci d’avance et bonne journée!
https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/le-vortex-1

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