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LE PARDON (d’après Maupasant)

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Charles Dubruel

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Une provençale naïve,
Julie Gachet
Venait d’épouser Yves,
Un parisien débauché.
Elle ne connaissait
Ni les perfidies de la vie
Ni les voluptés excitantes de Paris.
Yves menait la vie qu’il aimait.
Il rentrait à l’heure qu’il voulait,
Prétextant, sans s’en faire,
N’importe quelle affaire.

Un matin, Julie reçut de Nîmes
Ce pli anonyme :
‘‘Votre mari entretient une maîtresse,
Une certaine Diane Giresse. ’’
Elle montra la lettre à son mari
-Nous irons la voir après avoir déjeuné.
Tu verras, elle deviendra ton amie.
Julie, plus ou moins rassérénée,
Accepta. À leur arrivée, Diane lui dit :
-J’aime tellement Yves !
(Elle disait Yves,
Tout court) que je souhaite vous aimer aussi. !

Huit jours après
Rien ne les aurait séparées.
Dès lors, Yves ne sortit plus
Et ne prétexta plus
Sans aucun commentaire
La moindre affaire.
Ce fut dans le ménage
Un amour sans nuage.

Mais un jour, Yves annonça à Julie :
-C’est épouvantable,
Diane ne quitte plus le lit.
L’issue parait inéluctable.
Et une semaine plus tard, il reçut
Un mot de Diane qu’il a aussitôt lu :
‘‘Viens me voir seul, sans Julie.
Je vis mes derniers moments.’’
-Je m’absente, Julie chérie
Mais je n’en ai pas pour longtemps.
Deux heures plus tard,
Jean revenait, hagard :
-Diane est décédée,
Souffla-t-il à Julie.

Lors de l’enterrement,
Au cimetière de Saint-Mandé
Julie proposa : « Si vous voulez, Jean,
Restons amis...»

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Ludmila Constant · il y a
Il faut que je relise Maupassant , ces jours-ci. En ce moment je me délecte avec Dumas qui reste valable , depuis mon enfance.
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