La nef des miséreux

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"L'homme est une création du désir, et non pas du besoin" Gaston Bachelard  [+]

L'église s'élevait au milieu du couvent, massive et sombre. Lorsque nous y pénétrâmes, le soleil faisait rougeoyer les vitraux de la nef, sangs et ors mêlés, mais le chœur était déjà plongé dans l'obscurité. Il s'en dégageait une épaisse odeur d'encens. Nous allâmes nous asseoir tout au fond de l'édifice, à la dernière travée, là ou trois personnes avaient déjà pris place. Quelqu'un à l'orgue jouait un choral, très lent, très grave, comme pour accompagner le déclin du jour. Effectivement, lorsque les dernières notes de basson eurent cessé de faire vibrer l'atmosphère, la nef à son tour avait sombré dans le noir complet. Nous entendîmes nos voisins chuchoter. Nous ne pûmes lire sur leurs lèvres ; d'ailleurs, à aucun moment, nous n'avions pu voir leurs visages, cachés dans un capuchon de bure, mais il me sembla comprendre « pied, pied »... Les voix me semblaient désapprobatrices, de ces voix hargneuses et plaintives tout à la fois. Je mis cela sur le compte de la fatigue. Nous avions marché toute la journée, Mouf et moi, et nous étions contents d'avoir trouvé un gîte dans ce couvent de soeurs clarisses, mais nous étions fourbus, courbatus, les pieds pleins d'ampoules qui avaient requis les soins de la soeur infirmière que je m'étais empressé d'aller voir aussitôt installés dans la cellule monacale où nous étions accueillis. Toutefois, nous n'avions pas pu nous soustraire à l'office du Jeudi Saint. 

 

La porte latérale par où nous étions entrés, s'ouvrit à nouveau, mais si furtivement que nous ne pûmes distinguer que des ombres. On entendit remuer quelques chaises comme si l'on se cognait à tâtons. Ou comme si on les rangeait. Ou comme si on les disposait pour un spectacle. Puis, une silhouette se dirigea vers le portail principal pour en ouvrir un battant qui gémit dans un bruit lourd de gonds endormis. La nuit cependant était déjà trop avancée pour qu'une quelconque clarté ne pénétrât par l'entrebâillement. Les nouveaux arrivants pour qui l'on avait dégagé le porche, semblaient malgré tout s'orienter très facilement. On ne les voyait pas, mais on les repérait au bruit ; on percevait comme un cliquetis, une espèce de couinement désagréable et obstiné qui allait s'amplifiant au fur et à mesure qu'ils entraient. C'était un peu ensorcelant. On aurait dit une ronde folle, serpentine, mais totalement improvisée. Les oreilles en revanche, en étaient transpercées. Puis, à nouveau, tout devint silencieux.

 

Quelques minutes à peine et la porte latérale s'ouvrit une nouvelle fois, laissant pénétrer une vague odeur de brûlé. Cette fois-ci, nous pûmes discerner deux ou trois visages grâce à la lueur d'une lampe tempête, vite soufflée dès que la petite troupe se fut engouffrée. C'était les serveuses qui nous avaient apporté le repas du soir. Leurs visages émaciés étaient emmitouflés dans de larges châles noirs. Elles s'assirent aux premiers rangs, dignement, avec la discrétion des pauvres à qui l'on fait une faveur. Deux ou trois fois encore, de petits paquets d'ombres entrèrent ; c'était le personnel du couvent. Il s'aligna sur les bas-côtés, mais il  nous sembla qu'une bonne partie des nouveaux venus avait disparu. 

 

Du chœur s'élevait un murmure respectueux et affairé. Et de plus loin encore, de la sacristie sans doute, provenaient des bruits métalliques comme le tintement d'instruments de chirurgie contre l'émail d'une cuvette ou le heurt de brocs sur le carrelage. Je ne peux pas mieux les décrire. On faisait tout pour les atténuer. Avec force précautions, semblait-il. Tout ceci se noya à nouveau dans la nuit. Juste un froissement de bure... nos voisins s'impatientaient. Ils gigotaient tellement que notre banc tremblait continûment, agité de vives petites secousses. Ils furent rejoints par d'autres fidèles. La porte latérale n'arrêtait pas de grincer, la porte centrale de cogner. Mais toujours rien, on ne voyait toujours rien. On s'agitait. C'était maintenant un incessant ballet de silhouettes tremblotantes. Tout le monde semblait connaître son rôle par cœur, tout le monde semblait trouver sa place sans difficultés. Nous seuls étions tenus à l'écart. Des ombres se mouvaient, les unes vers les bas-côtés, les autres vers le chœur, parfois elles semblaient s'étreindre, parfois elles ne faisaient que se frôler comme des fourmis, mais toujours de connivence.

 

Bientôt, le bruit cadencé d'une canne de fer se répercuta contre la voûte comme un arrêt de mort, une sentence sans appel, un oracle d'outre-tombe, les trois coups d'un théâtre sur l'abîme, la statue du commandeur, Don Juan convoqué aux enfers. Les murmures se turent. Nos voisins redoublèrent d'agitation. Le peu de sang qui dégoulinait encore des vitraux s'évanouit totalement. On distinguait à peine une odeur de chairs grillées mêlée à celle de la suie. On aurait dit... qu'on nous avait volés nos sens. Oui, c'est cela, on nous avait anesthésiés. Nos membres s'engourdissaient, de froid et de fatigue, mais aussi parce qu'on avait tenté de nous endormir. Mais quand ? A l'infirmerie bien sûr ! Le coton que m'avait appliqué la sœur infirmière ! Et peut-être aussi les bâtons d'encens sur les porte-cierges derrière nous. Des picotements me montaient en spirale le long des jambes. Je ne sentais même plus le banc trembler sous mon séant. Je ne percevais plus que l'écho de la canne de fer. D'un pas majestueux, quelqu'un - le bedeau sans doute - avançait dans la contre-allée où un observateur attentif aurait pu remarquer, s'il avait fait jour, un impressionnant jeu d'interrupteurs... 

 

Soudain l'on vit. L'on vit l'incroyable. L'on vit si bien qu'on ne comprit d'abord rien. Mais comment ne pas voir ? D'un coup, des centaines de petites lampes en forme de chandelles illuminèrent la tribune, la nef, les flancs de l'église, le chœur et le narthex. Il y en avait partout, sur plusieurs rangées, à plusieurs étages, entre les balustres du déambulatoire, dans l'encadré des fenêtres et des vitraux, le long des colonnades, au courant des pilastres et même au pied de chaque travée de bancs. Une multitude de petits points indécis. Un déferlement de vagues lumineuses qui venait du buffet d'orgues et saisissait à son passage chaque visage, chaque angoisse, chaque prière muette. Mouf m'enfonça les ongles dans le bras : la moitié des fidèles étaient AVEUGLES. Aveugles jusqu'à la lie. C'est pour eux qu'on avait créé ces jeux de lumière qu'ils ne pouvaient voir, mais qu'ils pouvaient palper du fond de leur rétine.

 

Quelle foule ! Ils se déhanchaient tous, le cou tendu par-dessus l'épaule de leur voisin pour voir ce qu'on leur offrait à voir avec leur peau. Jeunes mouettes aux ailes fragiles que tente la conquête du large, flamants roses qui tournent la tête vers l'étoile solaire, pauvres hérons déplumés qui guettent l'orage, ils se haussaient tous du col. Échassiers de la lumière. Des milliers de flammèches se reflétaient dans autant de pupilles vides comme un feu glacé. Iceberg, iceberg, point aveugle du soleil. Ils se bousculaient vers un pôle inaccessible, affolés par l'espoir comme des oiseaux surpris par l'éclair.

 

Nos voisins, eux, faisaient l'effort inverse : ils se tassaient en vain pour contenir les convulsions qu'une danse de Saint-guy imprimait inexorablement à leurs membres. Le feu de leur corps, ils s'en seraient volontiers passés. Le temps pour eux était cruel et pour l'apaiser, ils se seraient livrés au blasphème, l'hommage que le diable rend à Dieu.

Dans le chœur, deux rangées de fauteuils roulants et leurs pensionnaires à vie se faisaient face. Tassés les pensionnaires, tassés au fond de leur siège, je vous prie de le croire. Hagards, les pensionnaires de l'immobilité, comme redoutant quelques coups au cas où le sort leur en eût réservé de plus cruel encore que celui qui les clouait là jusqu'à la fin de leur vie. C'était eux que l'on avait entendus tout à l'heure, eux et le cliquetis de leurs maudits appareils et de leurs os, eux qui étaient entrés dans l'ombre, modestes et repentants, pour prendre la place qui leur était échue dans le chœur. Les projecteurs étaient braqués sur eux. Et derrière eux, les stalles étaient envahies par tout ce qu'une cour des miracles peut receler de bocquilloneux, scrofuleux, emphysémateux, podagres, voûtés, cassés, ratatinés, boursouflés, éclatés, vieilles engeances recroquevillées ou chairs disloquées, visages criblés d'écrouelles, derniers lépreux de l'étoile Occident, atlas vivant de la misère, luisance d'un nez coupé comme un delta mort, faces recuites dissimulées sous un masque de cuir derrière lequel on eût cherché en vain une lueur, planètes définitivement cachées du soleil, yeux perdus au fond d'un gouffre de guerre, implosion de chair, visages fondus à l'acide où l'œil n'est plus que globule, mains crispées de ceux qui réclament le pardon d'être misérable et la gloire d'être seul. Regards dévorés du feu de la démence, bouches naïves. Encore enfants, eux ! C'était leur jour. Leur jour de fête. Sourires, bouches fendues. Tout ‘frémir' d'espoir. Tout ‘frémir' de béatitude. La joie éclatait dans leurs prunelles, au moins pour ceux qui avaient encore un regard, fût-il aveugle. C'était leur jour. Leur jour de paix et de gloire. C'est pour eux que ça brillait, les niaiseux. Ils y croyaient ce soir au crépitement de leur cœur. Ceux qui le pouvaient tenaient un cierge et devaient l'allumer à la flamme de leur voisin en un baiser de lumière, mais leur main tremblait, on le voyait à la clarté vacillante des flammes. Leurs abattis chahutaient dans les stalles. Leur chair se défaisait dans la plus parfaite dysharmonie. Mais ils n'en avaient cure, c'était aujourd'hui leur revanche. Ils étaient ici pour apprendre au monde la crainte de Dieu. Le royaume des Cieux passait par eux, c'est par eux, grâce à eux, qu'on pouvait le gagner. Notre bonheur serait à la mesure de la compassion respectueuse qu'on pouvait leur témoigner. Ils étaient un passage obligé vers le ciel. Ah ! Ils se rengorgeaient tout à coup. Ils étaient les représentants sur terre de la miséricorde divine, les envoyés de Dieu qui nous annonçaient un monde meilleur et plus doux, plein d'harmonie et de fruits, un monde où la lumière serait éternelle, les chaires nimbées de grâce et les esprits inondés de clairvoyance.

 

Mais surtout, ils étaient les témoins de l'amour de Jésus-Christ, descendu nous sauver. Eux, ils étaient sauvés avant l'Heure, ils en avaient la quasi certitude, ils en avaient assez bavés sur terre, ils avaient payé leur tribut, le paradis leur était acquis, mais vous, vous qui comptez nos abattis, nos doigts, nos plaies et nos verrues, vous qui nous observez avec, sinon de la commisération, du moins avec de la condescendance mêlée à de la pitié, VOUS, il va falloir le mériter ce ciel, et croyez nous, il est grand temps de vous ressaisir et de craindre Dieu comme nous l'admirons. Sans rancune ni révolte. Âmes ingrates, la vie vous a vernies, mais à peine si vous songez au rédempteur le temps d'une vague aumône. Un petit repentir et vous replongez dans le luxe et la luxure, plaisirs qui nous sont refusés, Dieu soit loué. Nous sommes peut-être des crabes rampants, des créatures repoussantes, mais nous avons l'âme pure. Voilà ce qu'ils criaient, tous autant qu'ils étaient. Il y avait là tout le petit peuple du couvent dont les sœurs avaient la charge pour tenter de les réintégrer au monde, mais aussi pour leur frayer la voie vers le Ciel. Nous étions dans la dernière léproserie de France...

 

L'orgue retentit. Deux par deux, les sœurs sortirent de la sacristie, vêtues de longues robes blanches dont les grains rêches s'irisaient comme neige au soleil. Elles avancèrent les mains jointes, allant se placer face au premier rang des invalides, à leurs pieds, dans une attitude de totale humilité. Tout d'abord, je ne compris pas. C'est Mouf qui comprit la première et contint sa surprise en retenant une exclamation. Chaque religieuse s'était agenouillée devant un infirme et lui lavait les pieds après les lui avoir baisés. L'orgue s'était tu. On n'entendait plus que le froissement des étoffes et, de temps en temps, le clapotis de l'eau dans les récipients que tenaient les servantes. Ici, dans la nef, on retenait son souffle. Nul n'aurait songé à parler. Les yeux des fidèles étaient poignants de dignité. Jeudi Saint de lumière ! Ils y croyaient, eux, à l'espoir. Leur chair s'auréolait de gloire. Ils y croyaient à la rédemption.

 

Je n'étais guère porté à ces cérémonials religieux ; Mouf pas davantage. Et pourtant, nous étions plein d'admiration pour ces humbles servantes qui se prosternaient devant de plus humbles qu'elles. Elles avaient choisi d'illuminer l'église comme on illumine une âme : en niant l'obscurité. L'église n'était qu'une nef de feu. Une myriade de joies. Aveugles... transfigurés ; disgraciés... transfigurés ; ils étaient tous transfigurés. Et nous aussi. Un court instant, je pris la main de Mouf... Un court instant, je n'eus plus peur de l'amour. Mouf était aussi belle que les yeux des pauvres.

 

Il n'y a qu'à elle que pareille cérémonie pouvait être offerte, il n'y a qu'avec elle que je pouvais assister à pareil cérémonial. Celui-ci convenait à sa pureté que rien n'entamait, ni la condescendance, ni l'oblativité. Elle était saisie par la disgrâce du monde sans toutefois en être altérée. Le spectacle de ces parias ne l'affolait guère. Il ne la révoltait pas davantage. Il y avait dans son regard qui suivait chaque geste avec la plus grande attention, un infini respect qui n'était ni de la bonté ni de la charité, mais de la dignité.

 

La cérémonie durait. C'est qu'il y en avait, des pieds à baiser, des mains à rassurer... Nous suivions les gestes lents de ces femmes qui exprimaient la compassion. Elles ne sentaient pas les regards posés sur elles. La vie pour elles, la vie terrestre n'avait pas d'importance. Elles y avaient renoncé en prononçant leurs vœux. Il y avait dans cela une très grande solennité, en même temps qu'une profonde sérénité. A mes côtés, Mouf était comme une évidence. J'ai peut-être même dû lui donner l'impression que je l'aimais. Et moi, je trouvais le repos. Qui ne croyait pas au hasard aurait pu se demander par quel chemin nous nous étions retrouvés là. Infirmes les plus hideux, amants les plus ensorcelés, religieuses les plus humbles, nous étions dans la même nef : ‘l'illusion' qui appareille demain, tout à l'heure, jamais...

 

Comme pour honorer le matin qui se levait, l'orgue reprit un choral flamboyant, aux grands jeux. La cérémonie était finie. Il y eut un vaste mouvement de foule, totalement désordonné. Chacun se pressa, autant qu'il le pouvait, vers la sortie. Plaies et béquilles, tout le monde se retrouva dans la cour sous le parvis des étoiles. On alluma des bûchers. On rit. On forma des grappes humaines autour des flammes. On but aussi. Quelques-uns ébauchèrent des pas de danse. Un lépreux vint rire à deux pouces du visage de Mouf ; on ne voyait que son nez ravagé et son regard enivré. Il l'invita à danser, puis passa son chemin sans même attendre la réponse. De petites farandoles de boiteux se formèrent et s'élancèrent entre les torches et les tables, jusqu'au moment où une voix dans la foule rappela que « quand même » c'était la semaine-Sainte et qu'il faillait « faire pénitence »... De toute façon, il était temps de nous séparer. Nous nous glissâmes dans le long long corridor qui menait à notre escalier. Seules de grandes colonnes de fumée s'accrochaient encore à l'aube naissante...

Nous regagnâmes notre cellule. Je m'en voulais un peu d'avoir emmené dans cette randonnée improbable, Mouf, ma ravissante compagne, dont les yeux en forme de nef étaient à eux seuls un voyage.

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Hélène CUINIER · il y a
je vous découvre par hasard en ce jour de l' Assomption, et je me dis encore une fois que la Providence ne fait pas trop mal les choses...quelle belle et prenante évocation d'une célébration du jeudi saint...avec les plus pauvres des pauvres, les plus affligés, les plus rejetés...c'est vraiment un très beau message... une belle plume, pleine de détails et d'images que je savoure pleinement. Je m'abonne à votre page.
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Pierre-Yves Poindron · il y a
Bonjour Hélène, cela me fait toujours extrêmement plaisir d'avoir un commentaire sur "La Nef des miséreux", qui est un texte que j'ai écrit d'un seul jet il y a longtemps, tout comme "Le Marin et la vieille" (je procède autrement aujourd'hui). Vous serez peut-être étonnée de lire que je suis totalement athée. Mais l'on peut être athée sans être anti-clérical, déplorer l'intolérance des religions et respecter ceux qui croient. Pour moi, l'athéisme est une éthique, à l'image de celle d'Albert Camus qui, à mes yeux, demeure indépassable (mais il faut se méfier de ce genre d'affirmation). Un grand merci pour votre commentaire qui me touche. Je vais évidemment aller sur votre page, mais je suis assez lent, d'autant que je ne lis pas sur écran (sauf des textes très courts). Donc mon retour risque d'être assez lent. Bien à vous. Pierre-Yves
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Hélène CUINIER · il y a
MERCI pour ce beau retour. J'en suis d'autant plus admirative!
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Viviane Fournier · il y a
Oui, oui je re-aime et c'est trop bien !
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Pierre-Yves Poindron · il y a
Un grand merci Viviane. Je suis content de retrouver les auteurs que j'apprécie.
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Daniel Nallade · il y a
Un bon retour !
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Françoise Cordier · il y a
Je fais un peu redémarrer aussi la machine en redisant combien j'ai aimé ce texte magnifique
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M. Iraje · il y a
Heureux de voter à nouveau symboliquement pour cette nouvelle que j'avais énormément appréciée.
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Pierre-Yves Poindron · il y a
Merci, votre vote me touche profondément. Je suis moi aussi heureux de retrouver les auteurs que j'apprécie.

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