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le marin pêcheur qui se faisait capturer par les sirènes du Pacifique

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Elena Hristova

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Extérieur jour, vue sur bateau de pêche.
Est-ce un bautier de Barfleur ou une barque catalane ?
Qu'importe, ce qui compte c'est le marin pêcheur qui va avec..
Mon Dieu, ce qu'il est irrésistible ce marin pêcheur, le rêve de toutes les sirènes du Pacifique !
Qui ne connaît son chapeau de paille et ses lunettes de soleil anti-éblouissement féerique ?
Mais ces deux accessoires de déguisement charmants pourraient-ils vraiment le protéger de toutes les créatures suspectes d'origine merveilleuse qui rôdent autour de lui et trouvent toujours une bonne excuse pour venir l'embêter?
Ce n'est pas la première fois que le brave capitaine roule sur les flots de l'océan. C'est un homme courageux qui ne craint point les gros poissons, sauf les Vishnu qui se font passer pour des divinités suprêmes et lui arrachent toujours les belles murènes sous le nez. Or, selon une source anonyme qui a été récemment reprise par le Ministère de la Marine, il n'y a que les murènes qui savent comment s'y prendre pour faire jouir un marin pêcheur trois fois de suite sans jamais se fatiguer ; ceci rien qu'en le caressant avec leurs longues nageoires magiques.
Il repense encore avec un sourire béat à l'espèce rare qu'il avait pêchée le mois dernier. Une belle sauvageonne, mi-femme mi-poisson, dotée d'une fantastique paire de mamelons qui ressemblaient étrangement à ceux de Kate Upton. Et je ne parle même pas de ses tentacules baladeurs qui peuvent atteindre des profondeurs anales infinies. Notre amateur d'eau salée pense naïvement pouvoir un jour les oublier, mais son cul en deuil les réclame encore avec insistance. Il a beau maîtriser tous les instruments à fond et connaître par cœur le code international de gestion de sécurité à bord il ne peut rien contre les bonnes prises irrésistibles. Car autant le dire tout de suite, il y a pire encore que les murènes.
Victime de sa beauté méridionale, pas une nuit ne se passe sans que notre Ulysse ne se fasse visiter dans sa cabine par quelque sirène de passage spécialisée dans les massages intégraux bandants en milieu marin. Souvent elles agissent à plusieurs ( le plus souvent à deux ou à trois), de sorte qu'il ne puisse avoir aucune chance de leur échapper. En fait, cela commence toujours par le même rituel, les assaillantes se faufilent dans son lit sur la pointe des nageoires et lui arrachent les couvertures avec des petits cris triomphants qui laissent présager toutes les jouissances à venir. Paniqué, notre homme se relève en sursautant et tente désespérément de recouvrir ses parties intimes, mais que pourrait-il faire contre ces voraces déesses de l'océan réputées pour avoir le feu au cul et les nageoires palpitantes? En deux temps trois mouvements les belles intruses le bousculent sur le lit et le ligotent avec une corde rouge 100 % polyester qu'elles ont eu la chance de trouver à bord du bateau en arrivant.
De sorte qu'il se retrouve allongé tantôt sur le ventre tantôt sur le dos, complètement immobilisé, à la merci de leurs moindres caresses, qui ne se font point attendre. En réalité aucun homme, (qu'il soit capitaine, mousse, matelot, ou un autre expert marin), ne peut résister aux merveilleux traitements de ces professionnelles de services à la personne. D'autant plus qu'elles savent exactement comment le rendre dingue, tout en alternant les caresses subtiles et les pressions intenses. Ce n'est pas la première fois que ces petites dévergondées lui mettent la main aux fesses, mais cette fois-ci elles vont très loin avec la raie. La première se met à la caresser langoureusement en l'effleurant de sa longue queue émoustillante. Puis elle lui assène quelques coups de nageoire, histoire de l'échauffer un peu et s'allonge sur lui en se frottant délicatement le derrière à ses lombaires dans un va et vient délicieux qui s'éternise; elle profite au passage pour lui aspirer les deux lobes à la fois, en lui chuchotant des mots affolants qu'il vaudrait mieux ne pas répéter.
En guise de dessert elle s'attaque au fruit interdit et commence à le mordiller avec une avidité non feinte. Mais dans sa cruauté la petite friponne se retire juste avant que son soumis n'accède à la jouissance suprême, tout en prenant un vilain plaisir à le tourmenter. En effet, la victime se révolte, réclame ardemment sa ravisseuse en se tordant d'impatience, comme un petit diable qui sent soudain ses couilles s'embraser « Ooooh, aaaah.. ouaaah...c'est cela oui, ouiii... Ne me lâchez pas la manivelle brave fille, sinon vous allez finir par m'assommer !» Mais cette salope de sirène rit de son impuissance et l'abandonne sur les lieux sans même se retourner. Heureusement, la deuxième participante à cette opération, qui a l'air beaucoup plus gentille et compatissante, profite de cette occasion en or pour poursuivre le travail engagé par sa collègue sans cœur. Elle reprend donc dans sa bouche le fruit rejeté et se met à le réconforter du mieux qu'elle peut. Finies les morsures cruelles, le temps des suçons interminables est enfin arrivé.. jusqu'à ce que la victime ne fonde de jouissance.
Mais la grande pénétration reste encore à venir et nos deux aventurières en rut se mettent à réclamer leur part avec insistance. Deux petits nids chauds et généreusement mouillés se contractent à l'unisson, impatients d'être servis et resservis. Le risque de jouissance lactée est imminent. Y a-t-il d'autres matelots à bord pour prêter main forte et aider à mener à terme cette initiative fort stimulante et louable? Combien de queues bien dressées faudrait-il en tout pour combler ces créatures marines insatiables ? Mais comme personne ne répond à l'appel, notre pêcheur ligoté juge enfin nécessaire de se mutiner. Au lieu de subir des attaques luxurieuses en permanence il se sent enfin autorisé à ravir à son tour de nouveaux territoires sans forcément culpabiliser. Il inspire un grand coup, mobilise tous ses démons intérieurs et arrache d'un geste la corde rouge qui le tient prisonnier. Et c'est là qu'il se réveille en sueur, bien allongé sur le pont de son bateau et constate avec soulagement qu'il a toujours sur lui son chapeau de paille et ses lunettes noires anti-éblouissement féerique. L'espace d'un instant notre pêcheur se demande ce qu'il serait devenu sans ses accessoires fétiches qui, une fois de plus, lui ont sauvé l'honneur, tout en le préservant de séismes charnels abusifs.

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Corps & Âme · il y a
Hou la la ! Vous êtes décidément une coquine ! J'ai quelques petits poèmes que j'hésite à mettre en ligne... Mais je crois que je vais le faire...
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Utilisateur désactivé · il y a
Très sympa :)
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Ronan K · il y a
Quelle imagination... une fable des plus originales pour cette incursion érotique.
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Elena Hristova · il y a
Merci beaucoup pour votre passage Ronan!
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Alexandre Legrand · il y a
Bonsoir,
Beau rêve érotique

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Elena Hristova · il y a
Merci beaucoup pour votre passage Alexandre!
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Graloup · il y a
Réponse pour "le jardinier..."Merci pour votre commentaire. J'avais commencé à faire de mon jardinier un descendant de Dracula qui égorgeait tous les SDF de la ville et buvait leur sang. A la fin, il se faisait piéger par un flic déguisé en SDF. ça correspondait sans doute davantage au "noir" proposé, mais je n'ai pu me résoudre à publier ce texte, tant le personnage me faisait horreur. J'aime votre nouvelle érotique dans laquelle sirènes et murènes nous enchaînent. Je me suis permis avec "les rêveries d'une promeneuse sous la terre" d'écrire une version très "hard" d'Alice au pays des Merveilles". cordial salut
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Elena Hristova · il y a
Merci d'avoir pris du temps pour visiter le capitaine, je suis ravie. Puis cette promeneuse sous la terre cela me travaille!
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Isabelle Lambin · il y a
Je comprends mieux pourquoi certains hommes aiment être marins ;o)
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Lepetitclown · il y a
Il y a de bien jolis poissons à bord de ce bateau ;-)
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Elena Hristova · il y a
Merci beaucoup pour votre passage cher petit clown, je me sens vraiment honorée!
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Claude d'Aix · il y a
Avec de telles images marine , voilà que la quille de mon bateau s’enfonce vers des abysses insoupçonnés mais délicieux.
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Elena Hristova · il y a
Mais tout le plaisir est pour moi Claude, merci d'avoir pris du temps pour me lire, je suis touchée
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Lionel Conseil · il y a
Merci, pour ce voyage sensuel au pays du plaisir. Dans ce rêve maritime, comment résister à l'appel charnel que provoque cette horde de sirène. Comme la houle, les "va et vient" de votre récit, ne sont pas sans rappeler ce merveilleux mouvement perpétuel qu'engendre l'amour.
Tout est pimenté de jeux de mots, jeux de mains, et pour finir de jeux de bouche ...
La bouche... quoi de plus naturel pour donner le tHon à un récit si suave ...
Bravo !!!

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Elena Hristova · il y a
Mais tout le plaisir est pour moi Lionel, le va -et-vient des jeux qui rendent les gens heureux, merci pour intervention spontanée, je suis comblée.
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Jipébé · il y a
C'est un plaisir pour vous, nous dites-vous, Elena, de nous divertir, c'est peut-être ce même genre de plaisir que nous, nous avons eu à vous lire, merci.
( désolé, j'ai répété deux fois le mot plaisir (et maint'nant ça fait 3 j'arrête

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Elena Hristova · il y a
Non mais surtout n'hésitez pas à poursuivre avec le plaisir, je serai toujours prenante de toute façon..
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