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Daldalen Seh

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Le journal d’Ariel



<< cher journal, en ce jour de vendredi 23 décembre 1803, je vais revoir mon père demain à la première heure depuis son départ pour Londres, il y a fort longtemps. Mère dit qu’il nous a quittés pour vivre une nouvelle vie loin de la terrible responsabilité de père de famille, mais je n’en crois pas un mot. J’ai toujours eu le souvenir de jouer avec lui et ma grande sœur au Ouija lors des nuits de pleine lune. Alice, elle, n’a peur de rien, même pas des esprits que l’on n’essayait d’invoquer. Contrairement à moi qui étais aussi naïve qu’un enfant croyant a tout ce que l’on pouvait lui faire croire. Mon père a de longs cheveux blonds en brosse épaisse et son regard glacial. La mâchoire toujours un peu tendue même lors d’un sourire. De loin, il rappelait aux paysans de la campagne : une brute avec son grand gabarit et son épaisse barbe de bucheron. C'était qu’un ours au grand cœur me disait souvent Alice.



La nuit tomba, et le sommeille commença à domptait mes paupières alors je partis dormir. Pourquoi revenir après tant d’années ? Cette question rongeait de plus en plus la curiosité d’Alice, croyant en son retour la venue de mauvais présages. Peut-être a-t-elle peur de devoir encore vivre la perte d’un être cher. En tout cas, j’espère qu’elle ne lira jamais ce journal, elle qui ne montre jamais d’émotion croyant être un signe de faiblesse.



La nuit était glaciale et la lueur de la lune créa des ombres terrifiantes me faisant rappeler les comptes d’horreur que récitait ma mère pour que ma sœur et moi ne dépassions pas les frontières du village. L’air froid me coupa le souffle engendrant de la bue sur les abords de la fenêtre. Mon instinct me disait de jeter un œil hors de ma couette, mais mon imagination fit le tri de mes peurs. Tic-tac, tic-tac, faisait le bruit de l’horloge dans la pièce du dessous. Le son était si puissant qu’on aurait dit qu’il était emprisonné dans ma tête. Mon ouïe était si forte que le moindre écho faisait battre mon cœur. Il n’y a pas de doute, je n’étais pas seul dans cette sombre pièce. Mais qui cela pourrait-il être ? Un esprit qui fut invoqué par notre faute ou seulement ma sœur voulant me piéger ? Je sentis une sueur froide coulée le long de mon dos et l’adrénaline s’en para de mon corps. Seul mon esprit était assez éveillé pour me faire voir la vérité en face et me donner le courage d’aller affronter mes craintes. J’enlevai la couette et alla regarder par-dessus mon épaule. Rien... Rien que des ombres en forme de démons. Mon esprit reprit son calme et je retrouvais la chaleur de ma couverture.





Je m’endormis dans la plus grande paix, toutefois ma mère poussa un horrible cri. Mon corps était paralysé par la peur, mais l’envie d’aller voir me prie la tête. Alors que les pires scénarios envahissaient mon être, les hurlements s’étaient arrêtés et des pas lourds venaient vers ma direction. La porte s’ouvrît délicatement comme si la chose ne voulait pas m’alertait. Un pied à la fois, il rentra et je le vis, c’était un homme aussi grand que mon étagère et musclé comme un bœuf. Il tira mes longs cheveux et me traina le long des escaliers, la douleur était la seule chose à laquelle je pensais ; le reste m’échappa. Pendant un moment d’inattention je me remis sur pied, tremblante je fuis pour rejoindre Alice, mais sans aucune chance, l’homme me prit par le bras et me jeta à travers la rampe d’escalier. Soudain, l’horreur confuse de mon esprit se précisa en une vive réalisation du danger que je courais. Je vis à terre un bout de boit d’escalier cassé et je m’en servis pour l’assommer en le frappant sur la tête, mais l’homme se releva comme si de rien et me donna un coup déstabilisant. Il me prit et m’emmena en direction de la forêt, j’ai pu voir ma mère sortir en larme de la maison. Son visage était en sang et avait le crâne perforé, je l’entendis hurler mon nom. <<Ariel>>, dit-elle d’un air désespéré. Je ne pouvais pas apercevoir le visage de l’homme, mais il santé l’alcool à plein nez et saignait abondamment. J’ai d’abord cru qu’il s’agissait de mon coup, mais mon instinct me disait plus tôt que c’était un choc plus violent, sans doute celui de ma mère essayant de se débattre.



Une fois au cœur de la forêt, il m’attacha autour d’un arbre, prit une pelle et fit un trou dans la terre. J’ai bien cru que ce fût la fin et que j’allais mourir ainsi. Cependant, je me souvenu que j’avais encore mon petit journal dans ma poche. L’homme à la grande barbe était assez loin et assez soul pour que, non sans peine, je puisse écrire l’histoire depuis le début. Alice, ce journal t’ai destiné. Je n’aurais jamais cru décéder ainsi, cependant la mort nous atteint tous. Veille bien sur mère. Si tu lis ces lignes, c’est que j'ai disparu, tué par un individu n’ayant aucun contrôle sûr lui-même. Père sera déjà revenus, alors passe-lui le bonjour et raconte-lui tout ce qu’on avait prévu de faire avec lui.

L’homme s’avance vers moi, il est déséquilibré et enlève mes liens, mais il n’a pas vu que j’écrivais. Je regardai ses yeux persans et je compris que nous connaissons cette personne, c’est >>.






Alice finit de lire le vieux journal de sa sœur et le déposa sur la table de chevet.

<<c’est comme ça que fini l’histoire de cette Alice ? >>, dit la mère.

<<oui mère>>.

<<mais pourquoi cette histoire a une fin aussi abrupte >>, dit-elle d’un air étonné.

<< parce qu’Ariel n’a pas pu le finir ! >>, je lui ai répondu.

<< mais qui est donc cette Ariel dont tu as l’habitude de parler avec ton père ? >>.

<< c’est quelqu’un que tu as déjà connu >>.

Je me levai de ma chaise et quitta la pièce en fermant la porte derrière moi.

<<qui était cette personne au grand gabarit ? >> me demandai-je à voix haute.

Cette question, je me la suis posée sans cesse depuis sa disparition l’an dernier.

<< si seulement je l’avais vu, si seulement tu avais fini cette dernière phrase, si seulement mère ne perdit pas la mémoire, si seulement père arriva plus tôt ! >>

<< mais voila ! >>

<< et s’il s’agissait de père ! >>

<< ce maudit journal, il le veut, il le cherche, le faire disparaitre pour mieux faire passer le deuil de sa fille, dit-il souvent de façons précipité. >>

<< non ! impossible, pas lui, pourquoi lui ? >>

A ce moment-là, jetais perdu dans mes propres pensées perdues, je ne savais pas qui cela pouvais être.

 Était-je devenu aussi folle que ma mère ! Je me souvenu de quelque chose, entre chaque page il y avait toujours le même message décrit, je ni pris guère attention en croyant qu’Ariel l’écrivais à chaque fois qu’elle perdait son petit livre pour mieux le retrouvais une seconde fois perdu.

<< les choses sont parfois plus proches que l’on ne le pense ! >>

 

 

 

 





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