Le jour, où l'amour est né.

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Quand les voix sont contraint de se taire. Il reste à ceux qui ne sont pas tenu à l'obligation de se soumettre de les libérés. Ainsi se propagera l'écho vers les sommets dans l'espoir qu'un jou  [+]

Un jour de semaine en 2017 , je me lève vers 7heure un jour de congé. Allume une clope, regarde mon chat qui dort encore et me connecte à Facebook. Une alerte messager apparaît, je touche l'écran tactile et c'est ton surnom sans visage que j'aperçois.

Mon coeur se comprime d'un seul coup.
Tu me demande à me voir.
J'hésite, je sais trop bien le pourquoi. La panique m'envahit, les mots se bousculent dans ma tête.
Tu m'as fait mal et a faillit rompent à tout jamais le lien qui nous unis.

Nous avons un interdit de contact en dehors des heures règlementaires. pourquoi diable, tu te risque les ennuis en enfreignent un fois de plus les règles carcérales. Il n'est pas encore l'heure de contacter qui que ce soit.

C'est le jour des visites à la prison.

Je me remet les idées en place et attends le bon moment pour me rendre à l'établissement et demander à te parler.

En attendant, je bouillonne comme tout mère qui s'énervent contre un enfant désobéissant. Sauf que là, tu n'est pas mon enfant. Tu es même beaucoup plus âgé que moi. Avec toi, c'est moi l'adolescente.

J'arrive au parloir et ne manque pas de te dire que tu as un front de tête de mulet de m'appeller de cette façon à voix basse. Ce qui ne manque pas de t'irriter au plus au point.

Tu commence à me faire un de tes sermons. Le genre de sermon que tu fais quand tu es de mauvaises fois.

Je m'enfonce un instants sur la chaise du parloir et te regarde à travers la vitre du cubicule faire tes gesticulations insensées. Les gardiens viennent te dire de te calmer ou c'est le trou à rat qui t'attend.

Tu finis par te calmer et tu continue ton sermon à voix plus normal, mais avec un regard dominateur que je connais trop bien. Je te laisse parler, mais en dedans de moi, je fais semblant de me faire boxer sans me défendre. En fait, je me prépare à te mettre un knoc-out percutant.

Et voilà, je t'assène le coup de grâce qui te jette presque à terre. Tu ne dis plus rien et c'est mieux ainsi. Je te dis que je reviendrai quand tu sera de meilleurs humeurs et revenu à de bon sentiments.

Il me rappel une semaine plus tard en s'excusant sincèrement. C'est la première fois qu'il s'excuse ainsi. Trois mois plus tard, il sort de prison. Aujourd'hui, nous sommes mariés.

Nous nous sommes rencontré lors d'une séance citoyens et prisonniers qui vise la réinsertion sociale des détenus.
Au début, nous avons été à l'aise l'un envers l'autres. Comme si nos deux univers était compatibles dans leurs différences. Deux électrons contraire mais qui tient l'élément en place.

C'est fou comme une simple rencontre dans une prison lors d'un échange citoyens et détenus peut aboutir à l'amour véritable.

Je ne crois pas que notre histoire finira de sitôt. C'est le destin qui le décidera.
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