Le grand cercle

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Un Noël au coin du feu, une famille unie, une relation fusionnelle entre un grand-père et son petit fils qui défie la mort, que demander de plus

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Pour être court, ma profession consiste à conduire des trains qui roulent vite. Mes passions sont la lecture et l'écriture. J'aime les histoires ou l'on s'évade de ce monde normalisé et monotone  [+]

Image de Printemps 2021

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Petit, je détestais l'hiver. Une fois passées les fêtes de Noël et la nouvelle année, la vie me semblait en suspens jusqu'au printemps. Le soleil agonisait, comme si la mort l'avait soufflé d'un coup de blizzard telle une bougie sur un gâteau d'anniversaire. Dans ma tête d'enfant, c'était la grande faucheuse qui apportait la froide saison. Elle transformait les forêts en déshabillant les arbres qui finissaient par ressembler à des squelettes s'affrontant sur un champ de bataille. Les animaux disparaissaient, plus d'insectes et presque plus d'oiseaux courageux. Les rares humains qui s'aventuraient dehors se cachaient sous des capuches et activaient le pas pour vite se réfugier dans leurs chaumières. Mais le pire pour moi, c'était mes parents qui voulaient que je reste enfermé toute la journée dans la maison. Alors, tel un prisonnier dans ma chambre, je me collais régulièrement devant la fenêtre glacée qui finissait par s'opacifier sous la chaleur de mon souffle. Je restais des heures à guetter dehors, pour voir si je voyais passer la gardienne des enfers avec sa grande lame brillante faire sa moisson de vie. Bien heureusement, je ne l'ai jamais aperçue ! Les légendes racontent qu'elle ne vient pas pour rien et qu'il vaut mieux ne pas la rencontrer.

L'hiver qui commença en décembre 1962 fut particulièrement rigoureux. Pour les fêtes de fin d'année, on se retrouva chez mes grands-parents maternels. J'étais content d'être à nouveau en présence de mon papy Raymond. Il m'appelait toujours « Mon p'tit bouchon ». Il m'adorait et m'emmenait partout avec lui. Du coup, même si j'étais en vacances, je me levais tous les matins de bonne heure afin de partir avec lui à la laiterie du village. Je tenais fièrement le bidon métallique en trottinant à ses côtés. J'aimais les odeurs de l'endroit. On y restait un quart d'heure, parfois plus quand il y avait des potins à colporter, mais en rentrant, mes habits sentaient bon la vache pour le reste de la journée.

La veille de Noël, mon papy remarqua mon tempérament mélancolique. Il me retrouva devant la fenêtre de la chambre et m'entoura de son bras.

— Tu guettes le père Noël, p'tit bouchon ? J'ai cru voir passer une ombre près de l'horizon. C'est peut-être lui !

— Non papy, j'aime regarder tomber la neige, mais je suis triste de voir que l'hiver est venu et qu'il a tout gelé. Il a mutilé les arbres et fait fuir les animaux. L'année dernière, il avait même tué un oiseau, il était prisonnier de la glace, le pauvre !

— Il est peut-être parti de sa belle mort et c'est un hasard si c'est arrivé durant la froide saison.

— De sa belle mort ! Pourquoi dis-tu ça, papy ? Ce n'est pas beau la mort !

— Quand je dis « belle mort », je veux dire que son heure était venue, qu'il était vieux et fatigué.

— Je n'aime pas la mort.

— Mais elle fait partie du grand cercle. Il y a autre chose après.

— Le grand cercle, papy ?

— As-tu remarqué, p'tit bouchon, que tout suit le schéma d'un cercle ?

— Non.

— Quand tu respires, tu inspires puis tu expires. La nuit, tu dors puis le jour, tu te réveilles. Il y a l'hiver, le printemps, l'été puis l'automne. La naissance puis la mort. Tout n'est qu'un éternel recommencement. La vie, c'est comme une journée. Quand on arrive au soir et qu'on est fatigué, on est content de s'endormir paisiblement pour se reposer du travail accompli. Et le lendemain, on recommence une nouvelle journée.

— Donc tu penses qu'après la mort, on renaît ?

— Je l'espère p'tit bouchon. Je l'espère.

— Et toi papy, tu te sens fatigué ?

— Un peu, mais parlons d'autre chose, si tu veux bien, demain c'est Noël, il va falloir préparer des choses pour le gros bonhomme rouge.

— Quoi ?

— On va lui faire des gâteaux, car il est très gourmand et on posera un verre de lait accompagné d'une clémentine.

— Ouais. Moi je vais lui faire un joli dessin, pour lui dire que je l'aime !

On descendit retrouver le reste de la famille dans la salle à manger. Maman discutait avec mamie et pleurait. C'était la première fois que je la voyais aussi triste. Dès qu'elle me vit, elle sortit un mouchoir et fit semblant de se moucher en s'essuyant les yeux avant de serrer papy dans ses bras. Mamie me regarda la gorge serrée. Mon grand-père se dégagea rapidement. « Allez p'tit bouchon, suis-moi dans la cuisine, on va préparer les gâteaux ! Mais avant, lave-toi les mains ». En lui donnant la main, je remarquai que la sienne était très maigre. Sa peau était transparente, ses os étaient apparents et l'on voyait ressortir ses veines qui semblaient contenir un sang presque noir. Je n'avais jamais remarqué qu'elles étaient comme ça auparavant. Il me versa dans une jatte la farine, la levure, le sucre et la poudre d'amande. Après avoir ajouté les œufs et le beurre fondu, il me demanda de mélanger le tout avec mes petites mains. Ensuite, il étala et aplatit la pâte à l'aide d'une bouteille en verre faisant office de rouleau pâtissier. Il sortit son couteau fétiche et déplia la lame. Il me le tendit et me dit « Vas-y, à toi de jouer ! Tu vas dessiner la forme de tes biscuits. Tu fais ce que tu veux, sapins, étoiles, chaussettes, tout ce qui te passe par la tête ! ». J'adorais faire des sapins. Cet arbre me semblait être le plus fort de tous. Malgré ses toutes petites feuilles et ses épines, l'hiver n'arrivait pas à le mettre à nu ! De plus, une fois par an, il était érigé tel un totem au centre de notre salon en offrande pour le père Noël. En échange, celui-ci nous amenait plein de cadeaux. Cette année-là, j'attendais avec impatience un tout nouveau jouet le « Magic Screen ». Une tablette avec un écran blanc pourvu d'un contour en plastique rouge avec deux molettes rondes placées en bas lui permettant de faire bouger un point qui dessine. Pour effacer le dessin, il suffisait de retourner l'écran et de le secouer. Les dessins étaient souvent carrés et étranges. Les gamins de maintenant trouveraient ça tellement ridicule face à leurs tablettes dernier cri ! Mais pour moi, à l'époque, c'était digne du tout dernier ordinateur à la mode.

On fit cuire les biscuits et l'on en mit une dizaine dans une assiette que l'on plaça près du sapin. Je partis chercher la clémentine et le verre de lait pour les poser près de l'offrande. Mon papy Raymond prit son couteau et commença à couper un autre fruit en deux. Il vida la chair qu'il me donna à manger. Sur la première moitié, il avait pris soin de garder le petit fil blanc se trouvant au milieu des quartiers. Sur l'autre partie, il fit un trou rond sur le haut de la demi-sphère. Il me dit « P'tit bouchon, je vais te montrer comment fabriquer une bougie naturelle parfumée ». Il partit chercher une bouteille d'huile spéciale lampe. Il versa le liquide dans la demi-clémentine du bas jusqu'au trois quarts. Il me dit « On va laisser la peau du fruit et la mèche absorber l'huile et on l'allumera tout à l'heure ». On déposa la drôle de lampe au milieu de la table et l'on commença l'apéritif. Ce soir-là, papy parla de la guerre et raconta ce qu'il avait vécu. Je savais qu'il avait fait la Seconde Guerre mondiale et qu'il avait été fait prisonnier dans un camp dans l'est de la France. Mais normalement, il n'en parlait jamais. Il a beaucoup pleuré. Il nous a raconté l'histoire de son meilleur ami emprisonné avec lui dans la même cellule. Il a dit qu'un jour les nazis fouillèrent leur chambre et trouvèrent les cigarettes que papy avait cachées. Son ami René a immédiatement dit que c'étaient les siennes. Papy a voulu rétablir la vérité en protestant, mais il reçut immédiatement un coup sur la tête qui lui fit perdre connaissance. Ce fut la dernière fois qu'il vit son ami René. Papy ajouta qu'il ne fumait même pas et il pleura de plus belle. Cela m'attrista de le voir culpabiliser ainsi. Il s'en aperçut et arrêta immédiatement de raconter son histoire. Il me dit en sanglotant « P'tit bouchon, il est temps qu'on allume cette bougie » puis il me tendit son briquet Zippo. C'était la première fois que j'avais le droit de jouer avec le feu. Mes parents n'osèrent pas contredire grand-père. Je pris mes deux mains pour faire rouler la petite roue frottant sur la pierre afin de créer l'étincelle allumant la mèche. Je tenais le briquet à bout de bras, par peur de mettre le feu à mes habits. Je l'approchai doucement de la mèche. Celle-ci crépita le temps qu'elle se vide de son eau puis elle s'enflamma comme une bougie. Je refermai le briquet et le tendis vers papy. Il me dit « Tu vois ce briquet, je l'ai eu quand je suis parti pour la guerre, alors j'y tiens énormément ». Je regardai papa qui me fit un clin d'œil. J'examinai à nouveau le briquet et le dessin qui était gravé sur sa face avant. C'était un aigle royal avec écrit en dessous « 24e RI ». Je l'ai ensuite redonné à papy en lui disant « Il est beau ton briquet, mais je ne veux pas que tu sois triste papy ». Il posa le chapeau de notre lampe sur la bougie. Au bout de quelques minutes, le salon sentait bon la clémentine et le sapin. Nous commençâmes à manger, mamie avait cuisiné une pintade qui avait mijoté dans une sauce à base de bière et de sucre roux. Pour le dessert, nous mangeâmes le restant des gâteaux. Mamie et maman débarrassèrent la table. Nous avons ensuite joué à des jeux de cartes le restant de la soirée. Étant pressé de découvrir mes cadeaux, je demandai à partir me coucher. Papy m'accompagna dans la chambre, nous regardâmes encore une fois la neige tomber par la fenêtre. Il me dit :

— Holà ! Tu vois là-bas, au loin, cette ombre à l'horizon ? C'est peut-être le père Noël qui arrive !

— Non papy, je ne vois rien.

— Si, entre les deux arbres là !

— Non désolé, je ne le vois pas.

— Ce n'est pas grave, je suis sûr qu'il va venir. Tu es tellement gentil.

— J'espère bien qu'il va venir ! J'ai été sage toute l'année. Je suis fatigué. Bisous, je vais me coucher, à demain, je t'aime papy.

— Tu as raison, moi aussi je suis très fatigué. Bisous, passe une bonne nuit.

Il tira les doubles rideaux et me borda dans mon lit. Il m'embrassa et descendit retrouver le reste de la famille. Je dormis d'un sommeil agité, comme tout enfant impatient d'un prochain réveil d'abondance. Mais quelque chose me réveilla au milieu de la nuit. Machinalement, je regardai par la fenêtre et là, je vis une ombre ! Pas celle du père Noël, mais l'autre, celle qui amène l'hiver. Elle semblait partir vers l'horizon. Elle était accompagnée d'une autre personne beaucoup plus petite. Elle portait une grande robe noire flottant dans le vent et elle tenait un grand bâton dans sa main gauche. Avant de disparaître à l'horizon, la personne à qui elle donnait la main se retourna et fit un signe d'au revoir. Le jour me semblant encore loin, je me suis recouché et j'ai dormi jusqu'au chant du coq. Au réveil, j'avais tout oublié. Excité, je me suis levé comme une furie et j'ai foncé en direction du sapin. J'ai vu le verre de lait qui avait été bu et l'assiette de gâteau presque vide. Une dizaine de cadeaux attendaient leurs propriétaires. Au moins cinq étaient pour moi. J'appelais « Maman... Papa... Mamie... Papy... Réveillez-vous ! ». Mon père arriva en premier équipé d'un appareil photo suivi de maman.

— Tu as été gâté, on dirait !

— Oui papa, j'en ai cinq ! Tiens, celui-là est pour toi.

— Tu n'as qu'à faire un tas pour chacun de nous, ajouta maman.

— Oui, ça va aller vite, on va attendre papy et mamie.

Soudain, mamie cria !

— Au secours, André, viens vite ! Raymond ne se réveille pas !

Mamie venait d'appeler papa. Papy Raymond était mort durant la nuit. Mon père alla chercher le médecin du village qui ne put rien faire à part constater son décès. J'ai quand même ouvert sans entrain mes cadeaux de Noël au soir de ce funeste 25 décembre 1962. J'ai bien eu la « Magic Screen » qui ne m'a amusé que peu de temps, j'ai aussi eu des figurines de Mickey, mais deux autres paquets avaient été emballés à la va-vite. Dans le premier, je trouvai le briquet de papy et dans le second, je vis son couteau fétiche. Quand j'y repense aujourd'hui, je suis persuadé que c'était lui que j'avais vu partir avec la grande faucheuse cette nuit-là. Il s'était retourné pour me dire au revoir.

Maintenant, c'est moi qui suis vieux et fatigué. J'ai vu partir mamie, papa, maman puis Christiane ma femme. Je sens que ce soir, ça sera mon dernier Noël, je suis las et je n'ai plus envie de continuer ma route. J'ai une dernière chose à transmettre avant de partir. J'ai gardé la vieille maison familiale que papa et maman avaient eue en héritage. Ce soir, c'est le réveillon et quand je vois Jonathan, mon petit-fils, devant cette fenêtre, je me revois enfant. Alors, je place mon bras autour de ses épaules et je lui parle du grand cercle. Je lui propose de venir faire des biscuits pour accueillir le père Noël. Maintenant, je sais que ça sera moins dur pour lui quand je partirai !

Le réveillon est fini, Jonathan est couché et ses cadeaux sont en place pour son réveil. Je suis fatigué, mais content du travail accompli, je peux maintenant m'endormir paisiblement.

Je pense avoir rêvé de la grande faucheuse. Elle venait me chercher dans mon lit. Elle m'a tendu la main et je l'ai prise. En la touchant, j'ai senti ses veines en relief et ses os. Elle ressemblait comme deux gouttes d'eau à celle de papy. J'ai levé les yeux pour regarder son visage et là, j'ai vu papy Raymond. Il m'a souri et il m'a dit « je viens pour t'accompagner, mon p'tit bouchon ». Je l'ai suivi, comme quand nous allions chercher le lait au village et je lui ai demandé « Et pour toi papy, qui est venu te chercher ? ». Il m'a souri encore plus intensément et m'a répondu « Mon meilleur ami René, bien évidemment ! ».
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Mikky MUANDALI · il y a
Je revote ! Bravo pour ce macaron Frédéric !
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Poline Pereira · il y a
A mon tour de vous donner mes 5 voix. Je ne vous remercie pas de m'avoir humidifié les yeux! :) Les souvenirs sont toujours émouvants quand ils sont dits avec les mots de l'amour! Bravo. :)
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Frédéric Gérard · il y a
Merci d'être passé me lire, votre texte est aussi très émouvant, il m'a beaucoup touché. 😉
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Sylvie Neveu · il y a
Je vous remercie, Frédéric, parce que j'ai eu, tout le long de votre histoire, le sentiment d'être dedans, je veux dire dans chaque instant, dans chaque émotion et ça m'a secouée comme quand on plongeait la main dans le sac de billes ( le tissu, c'était un vieux torchon mais ça m'était bien égal ) . Et puis votre écriture. Elle dit tout bien comme il faut. Oh oui, alors
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Frédéric Gérard · il y a
Un grand merci pour votre élogieux commentaire qui me fait grandement plaisir. Je suis content que mon texte vous ait plu. Au plaisir de vous lire également Sylvie.
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Eva Dayer · il y a
Le télé écran, je l'ai connu aussi ...
Un beau récit émouvant et douloureux.

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loup blanc · il y a
c'était éparant ce télé cran
au débuy c'était des dessons en noir et blanc , dans les années 70 et puis vcers la fin des années 90 ily a eu des "télé-écran" en couleurs , mais çà n'a pas eu beaucoup de succés ,car trés cher et limité dans les coloris !!
c'est un jouet rare , désormais mais on en trouve encore dans les vide-greniers !!!

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Frédéric Gérard · il y a
Merci d'être passé et de votre soutien 😀
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loup blanc · il y a
le "magic screen " c'est épatant , il y avait un nom en français " le télé-écran "!! un jeu formidable pour apprendre à dessiner !! il me semble que cela existe encore ,dans le années 2000!!
les tabmettes pour les miots , cela ne leur apprend rien , sauf d'appuer sur un bouton vert ou bleu !!
c'est navarnt , !!Quand ces minots auront 70 ans da,s 50ans , ,j'espère qu'il regretteront ces jouets d'enfants des anées 60, comme les "Méccano" voire même les " lego "!!
ce sont aujourd'hui es adultes qui fabriquent des décors incroyablre ,an des concours ,à la tv !!
n croit rêver !! brlle écvovation de s Noels d'autrefois !!

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Frédéric Gérard · il y a
Oui, ma fille aussi à aussi connu cette fameuse tablette, on en trouvait encore sur les marchés dans les années 2010. Indémodable. Merci de votre commentaire . 😉
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Maryse WEISSER MACHER · il y a
De l'émotion ...
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Constance Delange · il y a
Tendre et douloureux ce texte éveille l'émerveillement et les terreurs des enfants, bravo
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Frédéric Gérard · il y a
Merci de votre gentillesse. Bon dimanche.
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Virgo34 · il y a
Beaucoup d'émotion. Bonne finale !
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CATHERINE NUGNES · il y a
Magnifique histoire de vie et de mort. La fin de vie est bien racontée , j'espère que pour mon époux c'est son Papa qui est venu le chercher . Bonne finale . Vous avez mes voix. Merci pour le plaisir de cette lecture.
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Frédéric Gérard · il y a
Merci pour votre commentaire. Je suis sincèrement désolé pour votre époux et j'espère qu'il est en bonne compagnie là ou il se trouve.

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