Le goût des bonnes choses

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Aspirant écrivain, je tente de capturer l'état de la société à travers des tranches de vie couchées sur papier. (N'hésitez pas à lire celles qui ne sont pas en compétition, ce n'est pas  [+]

Image de Printemps 2020

Il y a la queue aux rayons des substituts, comme toujours. J’ai beau avoir privilégié le début de semaine pour faire mes courses, ça ne change rien. Les rayons sont remplis le lundi soir et douze heures plus tard, les meilleurs produits sont déjà partis. Il n’y a déjà plus de steaks végan, plus de brochettes de légumes, plus de seitan, plus de tartares d’algues. Le temps que les familles devant moi se servent, il ne restera plus que la Pâte. Je ne parle pas des tagliatelles, spaghettis, et autres délicieuses pâtes italiennes.
Non.
La Pâte.

Le succès agro-industriel inégalé des cinq dernières années. Le produit phare de la multinationale Vertlait. Il y en a de toutes les couleurs, du naturel (couleur beige jaunâtre) au violet fluo. Dans tous types de contenants : en pot, en tube, en sachet unique, en conserve. Il y a l’embarras du choix. Ils en ont même fait en concentré triple, pour les fins de mois : un cm dans une casserole d’eau et vous pouvez servir une soupe pour trois personnes. Goût bœuf-carotte, chinois épicé, marché provençal ou ketchup-piment. Il parait même qu’ils seraient en train d’en tester des sucrées pour en faire des glaces et sirops. On ne sait pas ce qu’il y a dedans, la liste des ingrédients change régulièrement. Une vidéo tournée par des activistes infiltrés dans les usines de production montrait des cuves remplies de vers de farine, de sauterelles, d’araignées, entassés sur des carcasses de porc. La caméra remontait la chaîne de production et l’on voyait la bouillie successivement malaxée, réchauffée puis mélangée aux émulsifiants, colorants, exhausteurs de goût avant d’être versée dans des presses à mouler pour prendre la forme de steaks, d’escalopes ou de cuisses.

Après la publication de la vidéo, les ventes avaient chuté. Il y avait eu quelques manifestations devant les usines et les supermarchés, puis la marque avait été rachetée par l’entreprise Verlait, quelques têtes avaient sauté et nous avions repris les chemins des rayons. Il faut dire que la Pâte coûtait deux fois moins cher qu’un kilo de riz ou qu’un sac de pommes de terre. Dans leur vidéo, les activistes parlaient de légumes et de circuit court. Ils étaient bien gentils, mais ça coûtait une douille ! Je n’avais ni les moyens de m’acheter des légumes bio, ni la main verte. Après la troisième année à gratter la terre du jardin sans jamais déterrer une carotte, j’ai laissé tomber l’idée d’une autosuffisance alimentaire. Je ne cultive que des plantes aux jolies fleurs.

J’approche enfin des rayons. Comme je m’y attendais, plus rien de bon ! Je prends deux tubes de sauce verte que le gamin aime bien, une sauce épicée et deux cents grammes de Pâte goût dinde. Après ce plat, le môme réclame toujours un dessert et aujourd’hui je veux lui faire un gâteau maison.
Je remonte l’allée principale en essayant d’esquiver la foule. Un homme de dos qui parle au téléphone en plein milieu du flot se retourne et me rentre dedans
— Attention !
— Excusez-moi, je…

J’arrête mon excuse. C’est un Argenté. Un privilégié. Un petit chanceux qui n’a pas tous les avantages mais qui en a déjà plus que nous, les sans bracelets (les « sans-bras » comme disent les Dorés). Il doit avoir vingt ans, et l’arrogance de ceux qui en ont le double. Après avoir constaté mes poignets nus, il me dépasse comme si je n’existais plus et se dirige vers le carré boucherie.
Le petit con.

Je ne peux m’empêcher de le suivre du regard tandis qu’il passe commande. Du museau, des tripes de porc et des oreilles de veau. Le salaud ! Je salive en voyant les morceaux passés par-dessus le comptoir puis m’en vais vers les caisses en me répétant mon mantra pour ces occasions. À sa place je serais lassée. Les Argentés n’ont droit qu’aux abats. Le vrai luxe c’était d’être un Doré, mais un Doré, je n’étais pas prête d’en croiser au supermarché !

C’était l’alliance au pouvoir des Verts et des Coureurs qui avait inventé ce système. Les Coureurs étaient les partisans de La République En Course, une scission qui trouvait que la marche n’allait pas assez vite. Ils avaient remporté les élections présidentielles en 2027 au lendemain de la Grande Disette, une année noire où les pénuries de nourriture s’étaient conjuguées aux catastrophes climatiques. Ils s’appuyaient sur les Verts pour gouverner et ensemble avaient trouvé un compromis : un changement de paradigme radical en faveur de la Terre, qui en même temps, préservait la compétitivité internationale de la France.
En clair, du vert partout, oui, mais pas touche aux entreprises.

Il y avait eu un Grand Débat, puis un Grenelle qui avait accouché du GPOERHD21, le Grand Plan d’Orientation pour une Économie Responsable Humaine et Durable du XXIe siècle, décliné sur quinze points. Le premier point portait sur la natalité et se basait sur une étude suédoise publiée en 2025, démontrant qu’un enfant de moins équivalait à cinquante-six tonnes de CO2 économisées par an. Il fallait donc encourager les Français et surtout les Françaises à enfanter moins. Comprendre pas du tout.

Au début c’était soi-disant expérimental, mais ça faisait bien 3 ans que l’expérience durait.

C’était simple, il y avait deux types de bracelets. Or et Argent. Ces bracelets RFID étaient reconnus dans le pays entier, aussi bien dans les administrations publiques que dans les entreprises partenaires. En fonction des secteurs, le scanner de bracelets avait été parfois recommandé, souvent imposé aux commerçants. Chaque bracelet portait en lui l’identité du porteur et le scan par la machine affichait sa photo. De sorte qu’il était impossible d’utiliser un bracelet volé.

Ceux en argent étaient destinés aux adultes de plus de 20 ans sans enfants. L’État récompensait leurs efforts en subventionnant leur logement, réduisant leurs cotisations sociales et leurs impôts et en garantissant un traitement préférentiel dans les recours administratifs. S’ajoutaient à cela les privilèges accordés par les entreprises, notamment celles du secteur assurantiel ravies de la réduction du risque de vie. Pour les salariés : meilleurs postes et donc meilleurs salaires. Pour les clients : club VIP, services privilèges, réductions ciblées. Les porteurs de bracelets avaient même droit à une voie d’autoroute réservée !

Les bracelets en or étaient remis par des huissiers de l’état à la sortie des opérations de vasectomie et de ligature des trompes. Là on ne parlait plus d’effort, mais de sacrifice héroïque. Les avantages étaient ceux des argentés mais en mieux.
Il y avait également des rumeurs d’un bracelet d’une troisième couleur, plus coté que l’or, mais personne n’en avait jamais vu.

Moi, j’étais une sans bracelet, une Sanbra, une pondeuse, une irresponsable. J’étais enceinte du môme depuis quatre mois quand le projet de loi avait été présenté. La télé de la maternité avait diffusé le discours du ministre du développement durable. Il parlait de révolution, de responsabilité collective, d’une nouvelle humanité. Hébétée sous médicaments je n’avais pas compris grand-chose si ce n’était que ma vie venait de sérieusement se compliquer. Plus d’allocations familiales, plus de dégressivité de l’impôt, plus d’aides pour les crèches. René m’avait serré la main en me chuchotant qu’on s’en sortirait.
Il m’avait quitté un an après pour Sandy.

Il ne l’a pas fait pour l’argent. Il avait un bon salaire. Nous nous foutions d’avoir une grosse voiture ou de gagner dix minutes sur la route. Nous avions la même assurance et malgré ma fécondité nous avions gardé nos bonus. Nous nous étions installés en campagne et j’avais démissionné de mon boulot pour m’occuper du gamin. Nous faisions même encore l’amour une à deux fois par semaine.

Ce qui nous manquait c’était la viande.

Seuls les bracelets y ont droit.
Les Dorés peuvent manger de tout.
Les Argentés ont droit aux abats.
Les Sanbras comme nous se contentent de fond de veau et de cubes de bouillon.

Sandy est une Argentée. Elle a dix ans de moins que moi, donc treize de moins que René. C’est une blonde, un peu chétive qui baisse les yeux quand on lui parle. Elle n’est même pas jolie et c’est ce qui me fait le plus mal. J’aurais préféré que René me quitte pour une pimbêche refaite, experte du Kama-sutra qui l’emmènerait prendre de la coke sur la côte espagnole. J’aurais pu le traiter de gros porc immature et j’aurai gardé ma dignité. Elle n’est même pas méchante. Elle accepte de garder le gosse et s’assure que René me règle la pension alimentaire. Insupportable.

Elle est bonne cuisinière. C’est comme ça qu’elle l’avait eu. À une fête des voisins de notre ancien immeuble. La seule Argentée de la communauté. Elle avait ramené du chou farci à la queue de bœuf, des os à moelle, des rognons de veau à la confiture d’oignons. René s’était jeté sur les os et quand il s’était tourné vers moi, tout sourire, me tendant son trophée, j’avais eu envie de pleurer. Dans ses yeux brillait l’étincelle que je cherchais à rallumer depuis l’accouchement.

Après cela, nous avions déménagé, mais le ver était dans l’intestin. J’ai fait semblant pendant quelques semaines de le croire lorsqu’il invoquait des réunions à rallonge, mais je voyais les taches de gras sur sa chemise et sentait les effluves de viande grillée dans son écharpe. Un soir où l’odeur de sauce moutarde ne faisait aucun doute, je l’ai confronté. Il a farouchement nié, puis a avoué. Le lendemain, j’étais seule avec le mioche.

Quand je pense que c’est lui qui le voulait, ce gosse !

Je n’en peux plus de ce môme. Avec ces yeux fatigués, ces questions incessantes et son odeur de choux qui le suit partout. Lui, la Pâte, il adore. C’est toujours à travers les gosses qu’ils nous font bouffer leurs saloperies. Il l’a connue à la cantine. J’ai tenu deux ans avant de la servir à la maison. Il n’a jamais senti l’odeur d’une viande grillée, n’a jamais découpé la croûte caramélisée d’une côte à l’os pour en révéler le rouge fondant. Il ne connait pas le goût du jus de viande naturel, sans rehausseur, sans colorant. Il ne saurait pas saisir la nuance entre la saveur légèrement sucrée du tartare et la rondeur tonique d’une viande marinée. Il ne connait rien de ce qui est bon, et j’en ai marre de devoir me battre pour le lui apprendre. Je n’ai pas non plus les moyens d’acheter du bio alors je mange ce qu’il mange.
Comme ces plats, ma vie est devenue une routine sans saveur. J’ai repris un temps partiel dans une administration locale depuis quelques mois. Je me lève le matin, prépare le gamin, le conduis à l’école, vais au travail, rentre à seize heures, prépare le goûter, récupère le gamin, lui donne sa tablette puis je vais m’occuper du jardin. Il s’y trouve les seules couleurs qui égaient ma vie en ce moment. Des fleurs bleues, blanches, pourpres. J’ai eu du mal à les faire grandir, mais à présent ça y est, elles sont belles, mûres, étincelantes. Elles incarnent mon nouvel espoir.

C’est un jour spécial aujourd’hui et pour l’occasion j’ai fait un dessert maison. Sur le même modèle que la Pâte, qui ne devrait pas trop perturber le gamin, j’ai mixé les feuilles du jardin, avec du sucre, des épices et du miel. Je ne peux pas goûter, mais ça sent bon et c’est coloré. Je suis sûre qu’il va aimer.

— C’est pour moi ?
— Oui c’est pour toi, c’est ton dessert.
— Tu veux goûter ?
— Non c’est tout pour toi. Tu aimes ?
— Hmm, oui, c’est bon. Pourquoi tu ris maman ?
— Oh pour rien. Parce que tu manges avec appétit. Alors c’est pas meilleur que les desserts de la cantine ça ?
— Euh, j’sais pas !
— Comment ça tu ne sais pas ? Des fleurs du jardin, avec du miel sauvage, c’est quand même mieux que du jus de larves non ?
— Euh, oui, c’est m...

La cuillère tombe sur le sol. Il est saisi de convulsions. Je me lève, contourne la table et m’approche de lui. Je le soulève puis m’assois sur le canapé et allonge sa tête sur mes genoux. J’essaye de lui caresser le front malgré sa tête qui bascule violemment de gauche à droite.

— Doucement, ça va aller. Ne résiste pas. Laisse-toi partir.

Je le serre contre moi, accompagnant ses convulsions par le balancement de mon corps. Ça y est, c’est fini. Son corps ne bouge plus. Les yeux clos, le visage paisible, on dirait qu’il fait la sieste. Des miettes du dessert badigeonnent ses lèvres qui virent déjà au bleu. La salive fait briller les morceaux de pétales de fleurs et de fruits. Il y a beaucoup de couleurs. Entre la Belladone, la Daphnée rose, et l’Aconit, je ne savais pas laquelle était la plus puissante, alors j’ai tout mis.


**

La garde à vue n’a duré que 24 h. Alors que je m’endormais enfin, on m’a secouée, mis dans une voiture puis transférée au siège du conseil régional où j’ai été introduite dans le bureau du délégué territorial du ministère de l’écologie. C’était un homme sévère, au regard dur, mais quand la porte s’est refermée derrière moi, il m’a souri. Lui aussi s’est mis à parler de nouvelle humanité, de nouveau paradigme et d’évolution, et comme à la maternité, je n’ai pas compris. À un moment, un homme en costume à queue-de-pie décorée d’une écharpe aux couleurs vertes, était entré, il avait posé sur le bureau un coffret de bois poli puis était reparti sans un mot.

Le délégué l’avait ouverte. La boîte contenait un bracelet que j’avais d’abord pris pour de l’argent avant que le délégué le prenne pour me montrer de près la mention « PLAT999 ». Du platine pur !
Il a fallu qu’il me l’enchâsse au poignet pour que je comprenne enfin que je n’allais pas en prison et que mes oreilles se débouchent. Oui la rumeur était vraie. Il existait un troisième niveau de bracelet. Créer pour récompenser les actes de bravoure et de dévouement écologiques. Nous étions dix en France à en porter. Lui-même n’était qu’un Doré. Je venais d’économiser près de 4480 tonnes de CO2 à moi toute seule. Le gouvernement partageait ma détermination, mais ne pouvait en faire la publicité. Ici étaient des papiers m’obligeant à la confidentialité. Si je dévoilais cet échange, je perdrais le bracelet et serais poursuivi pour homicide volontaire, si je restais sage, l’affaire serait classée comme un accident malheureux. Je signais et j’étais libre.

Je suis à la maison et n’en reviens toujours pas. C’est la même maison, mais tout a changé. Le frigo est plein, le congélo également. La bouchère ne m’a pas crue. Elle m’a obstinément présenté ses tripes à la provençale, jusqu’au moment où son scanner l’a obligée à ravaler sa fierté. Je l’ai forcée à me servir ses plus beaux morceaux. La jalousie des pondeuses de la queue aurait pu me noyer si je ne m’en étais goulûment délectée. J’en ris en me resservant mon troisième verre. Je me suis dressé une table dehors face à mes plantes, j’ai débouché ma meilleure bouteille de vin, un Cahors rouge de 1986 qui ira parfaitement avec ce qui grille sur le feu.

Je hume à nouveau la fumée qui s’échappe du barbecue et glousse comme une enfant. Une côte de 500 grammes de blonde d’Aquitaine millésimée 2000. Le platine me donne droit à un morceau d’exception gratuit par mois.

Je sais déjà ce que je prendrais le mois prochain.
René adore le bœuf de Kobe.

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Caroline Bonnet · il y a
Ça ne se lit pas, ça se dévore ! Au vu du résumé, j'avais un peu peur : les sociétés de caste en SF, c'est vraiment trop vu (j'ai une grande fille de 18 ans à la maison qui en a lu ad nauseam). Mais l'humour constant de votre nouvelle m'a emmenée du début à la fin d'une seule traite (et bravo pour l'inventivité de l'écriture sur le thème de l'alimentation). Un sujet sérieux traité avec brio.
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Yannick BARBE · il y a
Épouvantablement drôle, bravo !
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Jean-Jacques Bouchabke · il y a
Bravo pour la nouvelle ! J'aime le style direct et le thème. De la part d'un doré ;-) végétarien
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Domi Roca · il y a
L'alimentation est et reste un sujet préoccupant. J'ai dévoré votre nouvelle ! Bravo !

Je suis encore imprégnée de "A l'ombre de Staline" et du peuple russe affamé, réduit au cannibalisme.

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Mape Writing · il y a
J'ai ris, j'ai été écoeuré par la mort de l'enfant, admiratif de votre style d'écriture simple et très efficace.
J'ai beaucoup apprécié ce moment. Je ne savais pas que la viande pouvait déclencher une telle folie !
Peut être que votre monde est aux antipodes du mien, que je vous invite à lire si l'envie vous prend : Les Lois de la flore
Bravo pour ce texte :)

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Denis Crozet · il y a
Ce qu'on attend d'une nouvelle. Qu'elle vous attrape et vous mette une grande baffe dans la g... Ce qu'on attend de la SF : une intrigue originale, qu'on ne trouverait pas ailleurs. Seul bémol, la mort d'un enfant laisse toujours (et celle-là !) un goût amer. Mais la nouvelle peut aussi se la permettre, on n'a pas le temps de juger les personnages.
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Nicolas Auvergnat · il y a
Oscurio, votre regard est juste, votre plume précise... Faire aussi bien que vous, humm, il va falloir travailler !! Très belle, très UTILE écriture.
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Christian Pluche · il y a
Bravo pour votre texte qui m'a fait pensé à "soleil vert"... en pire ! Un texte lauréat qui le mérite, avec quelques clins d’œil bien vus. Je vous invite à partager un thé au "Café Flore" sur ma page...
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Julien1965 · il y a
Superbe texte. Je me suis régalé et je vous félicite !
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coquelicot Coquelicot · il y a
tout a fait immoral et terrifiant !

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