Le gendre

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J'aime lire, oui, c'est certain, mais j'aime aussi donner, partager et explorer l'humain. J'adore savourer l'instant présent, le vivre intensément. J'aime aussi m'évader, loin, car des rêves, j'en  [+]

Image de Hiver 2018

Vincent doit venir à 17 heures pour le thé, et à 17 heures nous devrons donc tous être au garde-à-vous. Marie tient à nous le présenter officiellement, en bonne et due forme. On doit être prêts, on doit être impeccables, on ne doit pas avoir fait une tarte à la rhubarbe, Vincent n’aime pas, et je dois être gentille, a-t-elle tenu à préciser au cas où je n’aurais pas compris que le on me concernait exclusivement. C’est dommage, aujourd’hui nous ne pourrons pas aller sur la terrasse, comme avec les autres, le temps s’est gâté, il y a un petit vent glacé qui vient du nord. D’après Marie, Vincent est un homme formidable, on va l’adorer, il est exceptionnel. Oui, comme tous les autres prétendants au poste. Je ne veux pas jouer les mégères mais, franchement, c’est le sixième qu’elle nous présente et ils étaient tous insipides, d’une bêtise crasse parfois et pas un seul n’était beau. Je ne sais pas ce qu’elle leur trouve, elle les choisit mal, elle ne sait pas les garder non plus. Au téléphone, elle m’a dit expressément de bien me tenir, deux fois. Ça va, nous ne recevons pas le roi de Prusse, je serai comme d’habitude, je n’ai jamais roté ni mis les doigts dans mon nez que je sache. En voilà des façons de parler à sa mère ! Même mon mari s’en est mêlé car Michel m’a redit la même chose il y a cinq minutes. Quelle image ils se font de moi ! Lâchez-moi la grappe, je suis une grande fille !

Tiens, j’entends sa Clio qui se gare dans la cour. Oui, c’est bien elle. Elle a laissé l’autre conduire sa voiture. Jamais su s’imposer, Marie. Il est drôlement grand cette fois, un fil de fer et barbu. Ils piquent quand ils disent bonjour et il y a souvent un truc collé dans les poils, un machin qui rancit et se racornit et qu’il faut faire semblant de ne pas avoir vu même si ça me soulève le cœur. Ils ont beau sourire, c’est dégueulasse. Au moins, celui-là il est bien habillé, parce que les trois ou quatre derniers, les pseudo-artistes ou les hippies, ils piquaient les yeux. Il est plutôt correct. C’est le mot le plus poli qui me vient en tête sur le perron tandis que Michel l’accueille à bras ouverts. Michel et Marie me font des yeux noirs comme si je n’aurais pas dû le dire. Vincent l’a bien pris, lui. J’aurais peut-être dû dire « chic » ou « élégant », un truc de ce genre. J’aurais pu, c’est vrai.

Bon, je vais mettre l’eau à chauffer pendant que Marie lui fait visiter la maison. Il boit quoi celui-là, du thé ou du café ? C’est bête, j’aurais dû demander avant. Je n’y retourne pas, tant pis. Je vais mettre un peu de tout sur le plateau et il choisira. J’espère qu’il ne va pas me demander du café et du sucre bio comme le premier. Parce que Marie a eu sa période macrobio à la fac, elle en est revenue, fort heureusement, depuis qu’elle est à son compte. C’était pénible le coup des graines germées à tout va, on avait l’impression de bouffer les bourres de poils du chien.

— Alors, thé ou café ? Rien, vraiment ? Vous ne voulez pas de la chicorée quand même ? Parce que je n’en ai pas. Non, rien, sûr ? Ben alors, asseyez-vous sur ce canapé, vous me donnez le tournis à fureter partout. Les photos aux murs, elles ne vont pas bouger, vous savez, vous aurez tout le temps de les regarder tout à l’heure. Maintenant, on va parler.

Michel me fait un signe de la tête, il est fâché. On aura tout le temps de commenter les photos après, non ? D’abord, on fait connaissance. Dans l’ordre. Question de cohérence. Mais puisque Michel ne veut pas que je fasse la causette, très bien, je vais le laisser se débrouiller tout seul, le temps de revenir avec ma tarte.

— Pomme-rhubarbe ! dis-je de retour au salon. C’est de saison. Rassurez-vous, il n’y a pas beaucoup de rhubarbe car Marie m’a dit que vous n’aimiez pas. C’est celle du jardin, je l’ai cueillie cet après-midi, elle est meilleure qu’en supermarché. Goûtez au moins... Sinon, vous trierez. On a un chien, ce n’est jamais perdu chez nous.

Marie est toute droite, on dirait qu’elle a avalé un parapluie. Qu’est-ce qu’elle a ? Peut-être qu’elle aurait préféré qu’on aille sur la terrasse comme pour les autres.

— Je pensais qu’on pourrait s’installer dehors comme d’habitude, mais ça s’est pas mal assombri. Vous nous avez apporté l’orage. Il aurait fallu venir plus tôt, à 16 heures. Il faisait très beau à 16 heures.

Michel me coupe. De toute façon, j’avais fini. Il veut se renseigner sur le métier de Vincent, ses parents, ses goûts, ses projets. Vincent est interne à l’hôpital Necker. Il loue près de la tour Montparnasse. Il aura bientôt fini son internat. Bientôt, ça veut dire quoi ? Ça lui fait environ quatre, cinq ans de plus que Marie, ça.

— Je compte m’installer à la campagne, quitter Paris, quand j’ouvrirai mon cabinet. J’aime la vie rurale. Je viens d’un petit village du Gers et je veux retourner dans ce coin-là. Je me vois au milieu d’un vallon dans une maison à un étage, avec un très grand jardin, de grands arbres, un portique, un tas de sable... et Marie pourra faire son petit potager.

Ma fille et mon mari se lancent des œillades comme si c’était une bonne nouvelle à savourer, mais moi je ne peux pas laisser passer :

— Et vous, vous serez dans le hamac ?

Il n’y a pas de « nous » dans ses projets, il a seulement dit « je », « je compte », « je veux », « je me vois »... Il a dit que Marie s’occuperait du potager et des mômes. Magnifique ! Monsieur est trop bon. Il ne parle évidemment pas de barbecue, lui, comme tous ceux qui rêvent de quitter la ville et de recevoir des amis dans un esprit de détente. Ben non, un médecin, tu penses, il ne sera jamais à la maison que pour jouer les maîtres de maison d’apparat, toujours épuisé par ses journées à rallonge, et c’est Marie qui gèrera le quotidien pour lui, à distance, en épouse dévouée. Il va en faire une boniche. Merde, toutes ces années d’études pour en arriver là. Puis, c’est super glamour tout ça. Lui, ce sera le grand homme qu’elle admire, j’imagine. Il n’a pas parlé mariage. Les autres, des fois, ils l’ont fait. Certains parlaient de voyages et de choses un peu fumeuses aussi. Chacun son style.

— Oh non, madame. Moi, dans un hamac ? Ça ne risque pas ! Non, je me projetais simplement, je pensais que ce serait une occupation charmante pour Marie pendant que je serai au cabinet.

Évidemment, avec le mot « charmante » et « cabinet », Michel ne peut s’empêcher de glousser. Sur les jeux de mots, mon mari a toujours quatre ans d’âge mental, c’est touchant et un peu affligeant à la longue. Moi, mes dents grincent, mais Vincent n’a pas fini.

— Et je crois que Marie aimerait avoir des enfants. N’est-ce pas, ma douce ? D’où le bac à sable, ajoute-t-il.

Il espère probablement nous acheter avec le coup des enfants. Je ne suis pas pressée d’être estampillée grand-mère. Croit-il vraiment qu’il va m’amadouer avec ce genre d’appât ? Et, au fait, merci, j’avais compris pour le bac à sable, ce n’était pas la peine d’enfoncer le clou. Marie lui sourit comme une dinde. Elle ne voit pas qu’il va lui pourrir son avenir. Garde-chiourme parmi les plans de haricots verts et les rangs de radis, génial, très épanouissant ! Il va la faire rêver. Mon mécontentement doit se lire sur mon visage parce que Marie me dévisage.

— Ce n’est qu’un projet Maman, vole-t-elle au secours de son amoureux, nous aurons tout le temps d’en reparler. Entre nous, assène-t-elle sur un ton qui ne me plaît pas du tout, j’aime bien l’idée de rester à la maison pour m’occuper de nos futurs enfants, ne peut-elle s’empêcher de compléter pour flatter l’ego de son mâle dominant.

Et moi qui ai passé ma vie à lui apprendre comment devenir autonome ! Je serre les dents à nouveau. Elle renchérit :

— Je ne te demande pas ton avis.

D’accord, ma fille, je prends note.

— Si Vincent a vu ça avec toi, je ne dis plus rien, c’est son choix. Je ne cherche que ton bonheur, ma chérie, tu le sais. Je suis ta mère.

Sauf que s’il meurt, ma cocotte, tu mangeras ton pain noir, tu seras sans travail avec ta marmaille à nourrir et ta baraque à payer ! Bon courage, ma chérie ! Tous mes vœux !

La conversation continue sans moi et me prouve que Vincent est un homme rétrograde, un bonnet de nuit soporifique, un être savant et cultivé, certes, mais pas si brillant que ça, il est bête, sans humour, un fat, qui n’a – qui plus est – pas assez d’éducation pour faire l’effort de goûter la part de tarte qu’il a dans son assiette. Je l’avais bien servi pourtant, avec une cuillère de crème fraîche sur le dessus, tout comme il faut, tradition normande oblige. Il m’ennuie. Marie ne sera pas heureuse avec lui, je le sais, un pressentiment, non, une conviction. Je ronge mon frein.

Au dehors, le vent souffle tellement fort maintenant que l’on entend les volets claquer contre les murs de la terrasse. Quelque chose de volumineux passe devant la porte-fenêtre et vient heurter le mur dans un bruit de violente secousse. Nous sursautons tous.

— Michel, le parasol s’est arraché ! Vite, va le rattraper avant qu’il ne casse quelque chose !

C’est moi qui ai crié alors que j’étais en train de me faire la réflexion deux secondes avant de ne plus me mêler de ce qui se passait autour de moi. C’est tout le temps comme ça, on se laisse distraire et on oublie ses engagements.

Michel se redresse comme une flèche. Il observe par la porte-fenêtre le parasol qui est emporté par les bourrasques et qui danse une drôle de valse frénétique de toute l’ampleur de sa large jupe de bal, avant de se rabattre avec violence contre la vitre de la cuisine – qui manque d’ailleurs d’éclater sous la force de l’impact. Michel réagit enfin. Depuis les canapés, nous le voyons se précipiter vers le garage puis sortir pour tenter d’attraper, tant bien que mal, l’objet si farouche qui lui résiste. Michel a peur de se faire embrocher par le piquet, il pare les coups avec ses bras ou attrape le vide, en jeune premier maladroit qui ne sait comment amadouer sa belle sauvageonne. Le parasol rebondit dans tous les sens, guidé par un vent furieux et imprévisible qui s’engouffre dans la toile. Si Michel ne se lance pas enfin, cela risque de devenir un bal sanglant. Nous regardons la scène depuis les canapés, silencieux, le souffle coupé, paralysés, cependant que se fraie un chemin dans ma mémoire un petit film muet monté en boucle dans lequel Loïe Fuller fait virevolter les voiles de sa robe à l’infini. Je ne contemple pas une lutte mais un ballet, si beau de simplicité et d’évidence, dans lequel la nature se révèle dans la fougue de sa douce sauvagerie. Il n’y a pas de place pour l’homme ici, c’est une danse solitaire, indomptée, pure. Michel devrait s’incliner humblement et regarder lui aussi le vent du nord dont la furie devient envoûtement, se laisser subjuguer par le spectacle.

Mais Marie me sort de ma torpeur, elle est affolée. Je réalise avec brusquerie, encore étourdie, la violence de ce vent et comprends qu’il m’a hypnotisée. J’en reste sidérée tandis que je vois dans un mouvement flou Marie se lever à son tour puis ouvrir la porte-fenêtre du salon pour pouvoir refermer les volets. Le souffle du vent la rejette, la plaque vers l’intérieur ; il ne veut pas d’elle. Son corps léger comme le roseau tente, nerveux, de résister aux rafales qui soudent les vantaux au mur. Les muscles bandés comme un arc, elle y parvient tout de même et nous nous retrouvons alors tous les trois plongés dans le noir. Le charme est rompu, définitivement rompu ; je reviens à moi, presque déçue de ce retour à la plate réalité. Au dehors, la colère de Dieu siffle contre Michel resté seul dans la tourmente de cette danse infernale. Quand Marie allume le plafonnier, nous nous retrouvons plongés dans une atmosphère sinistre aux airs de veillée mortuaire, faits comme des rats.

— Je vais fermer les autres volets donnant sur la terrasse, Maman, ça vaut mieux. Après, j’irai aider Papa à rentrer les meubles de jardin, ça devient vilain. Dis donc, c’est une vraie tornade qui nous arrive ! Je n’avais jamais vu ça.
— Tu veux de l’aide ? demande Vincent.
— Non, reste-là, Mamour, je n’en ai pas pour longtemps.

« Mamour » ? La mièvrerie horripilante du surnom me raidit. Et pourquoi il resterait là à ne rien faire Mamour ? Il n’est pas manchot, si ? Il fallait dire oui, Marie, c’est dangereux pour toi dehors. Marie me regarde comme si j’avais parlé. Je n’ai rien dit, je n’ai même pas bougé. Elle reste figée, on dirait qu’elle veut me donner une instruction, quelque chose dans ses yeux a brillé, une impression de malaise, peut-être de reproche, mais elle a probablement changé d’avis car elle a quitté le salon en vitesse sans un mot.

Vincent, lui, fixe ses pieds. Je ne dis rien, moi, je me tiens bien, comme convenu je le regarde poliment, j’attends qu’ils reviennent, bien élevée, sage, exemplaire. Il se met à observer le salon, ses yeux retombent comme il se doit sur le mur de la cuisine, celui qui est couvert de photos. Il a les idées fixes ce Vincent. Et donc il se lève pour y revenir, bien sûr.

— Il y a toute une vie sur ce mur. Si vous saviez...

Je ne sais pas pourquoi je me suis sentie obligée de dire ça. Je devrais me taire. Il s’est approché et me tourne le dos. Il détaille maintenant chaque photo du regard, absorbé. On dirait un flic qui cherche à établir le lien psychologique entre le présumé coupable et sa victime. Je préfère le rejoindre, son inquisition me met mal à l’aise et je n’ai pas envie qu’il juge notre famille sur des apparences.

— Là, nous étions dans les gorges du Verdon. C’est magnifique. Vous connaissez ? Marie avait dix ans, pas plus. Elle était mignonne, hein ? Elle l’est toujours. Ses cheveux devenaient blond platine l’été quand elle était enfant, ma petite scandinave. Sur celle-là, c’est Michel, mon frère et moi, au mariage de Lionel, un cousin. Ça n’a pas tenu longtemps. Ce portrait, ici, date de la première année d’université de Marie. Elle avait pris la pose. Jolie, non ? J’aime beaucoup cette photo. Une vraie pin-up. Je l’ai en plus petit dans mon portefeuille.
— Et là ? C’est qui ? me demande Vincent en désignant une photo où une fillette de six ans se tient aux côtés d’un garçon du même âge, tous les deux debout dans un lit dévasté sur lequel ils viennent d’interrompre une bataille d’oreillers.

J’ai horreur qu’on fouine dans ma vie privée.

— Là, c’est Marie et Manu.

Je m’arrête, quelque chose vient de se nouer dans ma gorge, dense, énorme, il faut que je le recrache. Je sais parfaitement que je ne peux pas en rester là. Je devrais me taire, je ne le sais que trop.

— Elle ne vous en a pas parlé, n’est-ce pas ? Emmanuel était son frère jumeau.
— Était... répète instinctivement Vincent qui n’ose pas poser la question qui lui brûle les lèvres.

Il me regarde avec pitié. Ce genre de regard gluant est insupportable, il passe sous la peau et vous contamine de l’intérieur sans que vous ne puissiez rien faire.

— En hébreux, ce prénom veut dire « Dieu est avec nous ». Il est aux côtés de Dieu maintenant. C’est une des dernières photographies que j’ai de lui. Je ne peux pas l’enfermer dans un album. Une bagarre entre frère et sœur... J’aurais préféré quelque chose de plus tendre... C’est comme ça.

Vincent ne dit rien. Il se recueille. J’ai envie de le gifler. Que sait-il d’Emmanuel ? Il y a deux secondes, il ne savait pas qui c’était. Je déteste cette compassion de circonstance ! Je voudrais garder pour moi ce qui cogne dans mon corps, j’essaie de la comprimer, je lutte, je sais déjà que je vais lâcher, je sens déjà la fissure s’ouvrir en moi.

— Nous avions loué une petite maison au bord d’un lac. Il y avait un ponton en bois au fond du jardin. Il nous servait de plongeoir et de plage. En milieu d’après-midi, Michel est parti faire un tour à vélo. Tous les trois nous sommes allés nous baigner. Marie et son frère jouaient dans l’eau pendant que je lisais. Ils se chamaillaient, s’éclaboussaient, s’attrapaient, se faisaient couler, criaient, ils étaient insouciants, dorés, beaux, chevelus, braillards, deux enfants. Moi, j’avais les pieds dans l’eau et la tête dans la fiction de mon livre, comme aspirée. Je ne les entendais plus. À un moment, j’ai été surprise par le silence. Marie se dorait sur sa serviette à côté de moi. Manu n’était pas là. Disparu. Je n’ai rien vu. J’ai plongé, je n’ai rien vu. Quand j’ai regardé Marie droit dans les yeux, je n’ai rien vu. Elle restait hébétée avec ses grands yeux écarquillés et attendait que je fasse quelque chose. J’ai cherché, j’ai crié, je ne sais plus ce que j’ai fait, mon cerveau s’est déconnecté. Quand ils ont fouillé les fonds, ils ont retrouvé le corps dans les roseaux, à quelques mètres du ponton. Il était juste à côté de nous, mon petit garçon, mon bébé, ma chair, mes entrailles. Je n’avais rien vu. Marie n’a jamais pu nous dire ce qui s’était passé. Le psychologue non plus, il n’a jamais réussi à lui rendre la mémoire de ce jour-là. Il a fallu essayer d’apprendre à survivre à ça ensemble. Elle et moi, nous avons laissé mourir Emmanuel, nous ne l’avons même pas entendu nous appeler. Il a dû le faire pourtant... Je n’ai rien vu.
— Je suis désolé. C’est affreux.

Vincent est décomposé.

— Cette photo me fait mal, mais elle est la preuve qu’il a existé. Des fois, je ne sais plus s’il a existé, on dirait un cauchemar, alors je ne sais plus ce qui est vrai, il y a juste des photos. C’est très dur de ne plus pouvoir en parler. Parler, c’est le faire revivre aux autres, c’est terrible. Ce silence, à chaque réveil, ces mots que l’on ne doit pas dire, ces pensées que l’on doit garder pour soi, ces visions qui doivent rester enfermées, c’est au-delà de ce que l’on peut humainement endurer, mais on le fait parce qu’on n’a pas le choix. Pardon, oubliez ce que je viens de vous dire, je n’aurais pas dû vous confier tout cela, c’est à nous, rien qu’à nous, entre nous, ça ne doit pas sortir d’ici. Promettez-le-moi. Je n’aurais rien dû vous dire.
— Vous pouvez avoir confiance en moi. Secret médical. Je comprends.
— Non, vous ne comprenez pas, vous ne comprenez rien du tout, pauvre idiot. Vous êtes à mille lieues de comprendre ce que l’on vit quand on doit enfouir un drame aussi horrible, quand on ne peut pas parler et que ça vous mange de l’intérieur, jour après jour !
— Je ne le vis pas, c’est vrai, mais je sens votre souffrance et je compatis de tout cœur, me chuchote-t-il en me regardant droit dans les yeux.
— Ne me parle pas comme à une demeurée ! Emmanuel n’est rien pour toi. Tu viens seulement de le découvrir alors remballe ta compassion et oublie ce que je viens de te dire !

C’est sorti tout seul. Il n’a pas le droit d’entrer dans mon histoire, encore moins de faire celui qui comprend, dégoulinant de bons sentiments. J’ai hurlé si fort que manifestement je lui ai fait peur.

— Emmanuel est à moi. Vous n’avez pas le droit de penser à lui. Et ne vous avisez pas d’en parler avec ma fille.
— Mais...
— Je vous l’interdis, vous m’entendez !

Vincent s’est ratatiné dans le divan. Il attend le retour de Marie et de mon mari. Il croit probablement qu’ils vont pouvoir le délivrer de ce lourd silence. Il se leurre car l’entendre penser me dégoûte et je ne veux pas en supporter davantage.

— Le plus dur, Vincent, n’est pas le deuil, cela remonte à vingt ans, on finit par se résigner, on devient mauvais, détestable, mais on survit. Ce qui est insurmontable, ce dont on ne revient jamais, c’est de ne pas comprendre et d’imaginer... tout le temps... des choses immondes... sans limites... sans morale... sans relâche... et de devoir se taire... Je me torture un million de fois alors que mon fils est calme, loin de ces horreurs grouillantes qui me traversent le corps, les vers l’ont mangé depuis longtemps, lui.

Il me suffit de regarder Vincent pour comprendre qu’il s’accroche à l’espoir que Marie va revenir dans le salon et le faire sortir de là tout de suite. Je ne veux pas qu’il s’en tire à si bon compte. Il est médecin, il est censé rendre la vie plus douce, il doit savoir affronter la souffrance humaine, cela fait partie de sa fonction, eh bien qu’il assume le choix qu’il a fait.

— Vous dites que vous comprenez...
— Je... Je ne sais plus. Je ne savais pas... Je... bredouille-t-il, effondré.

Il fait des gestes empotés maintenant. Grotesque.

— Le pire est de rêver la nuit, de revoir mes deux enfants jouant dans l’eau, si beaux, de voir dans un angle mort Marie faire couler mon fils qui se débat silencieusement, pas par jeu, consciemment, elle sait ce qu’elle fait et regarde si je lis toujours. Son œil est noir tandis que mon fils m’implore sans un bruit, en martyr, sauf que je continue de lire et que je ne viens pas l’aider, je laisse Marie le tuer, je le laisse mourir, je n’entends rien et ne vois rien. Ce cauchemar, c’est ce que je dois garder pour moi, ce contre quoi je dois lutter tous les jours et ce combat-là, docteur, il m’empêche de respirer depuis vingt ans parce que je sais que j’ai enfanté un monstre qui s’est débarrassé du poids de sa conscience en effaçant cet acte amoral de sa mémoire.

Vincent a tout entendu, il est pétrifié. Je ne reconnais plus son visage, il est devenu terreux, j’en devine le mélange d’affliction, de peur et de dégoût.

— Vincent... Eh oh ! Vincent ?

Il ne réagit pas.

Le vent redouble au dehors. La porte du garage claque. Michel et Marie reviennent, décoiffés, hilares, contents d’avoir sauvé ce qui pouvait l’être. Des biens pourtant, ce ne sont que des biens, il ne s’agit pas de vies humaines. Ils rient aux éclats, soulagés d’avoir sauvé les meubles et d’être enfin revenus à l’abri.

— C’est l’apocalypse dehors ! Il fait meilleur ici ! dit Michel en s’affalant sur un des canapés.

Les yeux exorbités, Vincent regarde Marie comme si elle lui faisait horreur, il passe devant elle en faisant un écart quand elle tente d’attraper son bras, il ne ralentit pas, il sort, il prend la Clio de Marie, il se fiche de la tempête, il se fiche de savoir ce qu’en pense Marie, il s’enfuit. On n’entend plus que le souffle de la tempête maintenant et ma fille reste inerte, blême. Et lentement, elle se tourne vers moi, l’œil mauvais, son visage est dur, haineux. Et la colère lui rend un peu de ses couleurs mais ses yeux sont restés noirs de jais, ils me fustigent.

— Maman ! Que lui as-tu dit ? Dis-moi ! Je veux savoir ! hurle-t-elle.
— Oh, je ne sais plus trop, de tout, de rien, j’ai improvisé. Ne me regarde pas comme ça. Tu sais, il est assez torturé ton copain, je ne le voudrais pas comme médecin. Sincèrement, je préfère le savoir loin de nous. Sans regret !

Marie fulmine. Les voilà qui se renferment tous les deux, tout raides. La soirée promet d’être gaie.

— Allez, zen, ne t’inquiète pas ma chérie, je te raccompagnerai chez toi après le dîner, on a tout le temps. J’irai même avec toi récupérer la clé de ta Clio si tu veux. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour toi ? Dites, tous les deux, on ne pourrait pas rouvrir ces volets finalement ? C’est sinistre ici. Vous êtes lugubres, deux vraies têtes d’enterrement.

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Joue-flue · il y a
Chapeau...
J'arrive après la course, j'aurais aimé participer aux votes moi....

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Valérie Labrune · il y a
C'est gentil. Merci d'être venu lire ce texte, justement, après les votes.
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Ginette Flora Amouma · il y a
Un style alerte qui renforce le coté inattendu de la chute .
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Valérie Labrune · il y a
Merci Ginette. Je suis heureuse que ça vous ait plu.
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Pinky · il y a
Une histoire géniale et très bien écrite. On s'identifie facilement au ressenti de la mère vis à vis du gendre, mais la suite est à tomber par terre!!!!
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Valérie Labrune · il y a
Ravie de ce ressenti Pinky. Merci !
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Sophie Debieu · il y a
Merci pour ce texte riche en émotions, avec des personnages auxquels on s'attache vite; drôle et virevoltant, triste et désarmant, bravo
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Valérie Labrune · il y a
Je suis très heureuse que cette nouvelle vous plaise, Sophie.
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Sophie Debieu · il y a
Je vous invite à lire "choc" si ce n est fait et si cela vous tente :)
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Manita · il y a
Un grand Bravo !
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Valérie Labrune · il y a
Merci beaucoup.
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Geny Montel · il y a
Toutes mes félicitations, Valérie !
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Mireille Béranger · il y a
Je découvre ce récit grâce à la liste des lauréats du Grand Prix d'Hiver.
Cette histoire est géniale... Au début, elle est drôle, tellement drôle... Mais tout bascule... Et, en même temps que la tempête sur la terrasse, le drame enfoui refait surface... Cependant, je persiste à croire que la maman a, comme elle le dit si bien, tout improvisé... Auquel cas, cette nouvelle, écrite tambour battant, est encore plus drôle... Certes, peut-être pas pour Marie !
Toutes mes félicitations, Valérie, pour ce Prix amplement mérité.
Il est un peu tard pour voter... Mais je vote quand même...

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Valérie Labrune · il y a
Votre lecture m'enchante Automnale. Merci pour votre retour très investi et votre soutien.
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Denys de Jovilliers · il y a
Je viens seulement de lire votre nouvelle au déroulement implacable ! Terrible histoire, très bien écrite et qui tient en haleine jusqu'à la chute. Bravo !!!
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Valérie Labrune · il y a
Merci Denys de ce retour qui me fait très plaisir.
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Tranquillou974 · il y a
Au combien désolée, Valérie, d'avoir découvert votre nouvelle trop tard :(( Mea maxima culpa !
Toutes mes félicitations et le meilleur pour vous à l'occasion de l'année 2018,
Tranquillou974

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Valérie Labrune · il y a
C'est très gentil et, dans ma grande clémence, je vous pardonne.
Euh, sérieusement, merci beaucoup Tranquillou !

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Tranquillou974 · il y a
Ouf ! Votre grande clémence me rassure, Valérie :)
Et maintenant, direction votre page pour découvrir la 8ème merveille du monde !
Bien à vous et au plaisir de partager avec vous lectures et commentaires,
Tranquillou974

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Francine Lambert · il y a
Très heureuse que votre nouvelle soit lauréate Valérie, sincères félicitations !
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Valérie Labrune · il y a
Je suis contente de partager ce plaisir avec toi alors. Merci Francine.
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Francine Lambert · il y a
Joyeuses fêtes Valérie !
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Odile Duchamp Labbé · il y a
Voilà une jolie Victoire. Félicitations!
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Jean-Luc Ithié · il y a
Félicitations pour cette belle victoire !
Au plaisir de vous lire...

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Valérie Labrune · il y a
Merci beaucoup Jean-Luc.
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Sabrina Ouznani · il y a
Je découvre votre texte tardivement félicitations :)
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Valérie Labrune · il y a
Merci El bathoul.
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Donald Ghautier · il y a
A mon tour d'applaudir, Valérie. Je sais, tu es timide, mais ta nouvelle m'a vraiment beaucoup plu et je suis très content pour toi. Par contre, je ne sais pas si ton gendre va apprécier.
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Valérie Labrune · il y a
Toute ressemblance avec des personnes ayant existé serait purement fortuite et involontaire.
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Viviane Fournier · il y a
Bravo Valérie..ravie pour toi
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Valérie Labrune · il y a
Merci beaucoup Brocéliande. C'est sympa.
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Chantal Sourire · il y a
Bravo mérité !
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Valérie Labrune · il y a
Un grand merci Sourire ! Perso, je n'en reviens pas, mais ça fait super plaisir.
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Angel · il y a
Félicitations.
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Jean Calbrix · il y a
Félicitations, Valérie !
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Valérie Labrune · il y a
Merci beaucoup Jean.
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Fred Panassac · il y a
Félicitations Valérie ! Malgré tous mes passages sur le site pour lire tous les finalistes, ta nouvelle était passée à l’as ! À une prochaine fois et tout d’abord pour lire Le Gendre !
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Valérie Labrune · il y a
J'en ai moi-même loupé plein -dommage !- car le rythme est très soutenu entre la finale Hiver 2018, le concours pour les 40 ans du RER, le concours sur le thème de l'autre côté et le petit dernier sur la brume que je ne fais plus que survoler comme je peux. Dur dur de tout suivre.
Merci pour ton soutien Fred !

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Fred Panassac · il y a
...et en plus j’avais le peaufinage de mon conte de Noël pour le calendrier de l’Avent ! Mais voilà c’est fait, il vient de paraître avec le premier épisode, les suivants paraîtront jusqu’au 24 !
http://jeunesse.short-edition.com/blog/il-faut-sauver-noel-1-1

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Valérie Labrune · il y a
On va finir par devoir se doper pour suivre le rythme sur Short...
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Fred Panassac · il y a
Si c’est au chocolat c’est sans danger pour les neurones (bien que pour le foie...)
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Bernard Boutin · il y a
Félicitations pour votre nouvelle justement récompensée Valérie !
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Valérie Labrune · il y a
Ca fait bien plaisir. Merci Bernard.
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Isabelle Lambin · il y a
Félicitations Valérie ! :o)
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Valérie Labrune · il y a
Merci Isabelle. Te voilà aussi à l'honneur avec le travail d'illustration de "Nadia" par Bertrand. Bravo à vous deux !
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Isabelle Lambin · il y a
Merci, Valérie :o)
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Valérie Labrune · il y a
Merci Patricia !
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Miss Free · il y a
Félicitations Valérie, contente de retrouver votre texte parmi les lauréats !
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Valérie Labrune · il y a
Moi itou bien sûr ! Merci MissFree.
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Jeanne · il y a
Toutes mes félicitations ma chère Valérie pour ces lauriers ainsi que cette Recommandation estampillée SE.
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Valérie Labrune · il y a
Ca fait super plaisir. Merci de venir partager cette joie avec moi, Jeanne.
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Alice Merveille · il y a
Ouiiiiii... Bravo Valérie !
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Valérie Labrune · il y a
Merci Coco. Tu viens de traduire ce que je me dis à moi-même: "Yeesss !"
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Alain Chenoz · il y a
Bravo Valérie, on peut encore continuer à te tutoyer dis ?
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Valérie Labrune · il y a
Je vais te répondre comme François Mitterand à un de ses (futur ex-)ami :
"Oui, vous pouvez continuer à me tutoyer."
Plus sérieusement : "Merciiii !"

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Abi Allano · il y a
Felicitations Valérie. C'est bien mérité, je suis sincèrement contente pour toi!
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Valérie Labrune · il y a
C'est sympa Abi. Un grand merci.
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Ratiba Nasri · il y a
Félicitations Valérie pour ce prix mérité. Bonne journée !
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Valérie Labrune · il y a
Merci Ratiba. Bonne journée à vous aussi.
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Valérie Labrune · il y a
Quoi? Quoi? Quoi? "Lauréate" ?
Ah oui quand même! Ca fait un choc.
Yeessssssssss !

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Steph · il y a
Ohlala... Pour ma part, je vais imaginer que le jumeau bien vivant débarque cinq minutes plus tard en lançant : " Désolé pour le retard j'ai manqué quelque-chose ? " Parce que sinon c'est trop triste ! :-(
Le huis clos fonctionne parfaitement, tout le monde est détestable à souhait, l'ambiance est glaçante. Bravo. Mes votes et bonne chance pour la finale.

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Valérie Labrune · il y a
Merci pour votre soutien. Toute interprétation est possible. La vôtre serait sympa en effet pour "adoucir" l'atmosphère.
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Steph · il y a
Loin de moi l'idée de dénaturer votre œuvre. Juste un besoin primaire de jeune maman de se protéger des angoisses que crée votre histoire. ;-)
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Valérie Labrune · il y a
Non, non, ne vous méprenez pas, je le prends très bien. Cette multiplicité des interprétations était intentionnelle face à une histoire très dure. Je suis contente de voir que ça passe.
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Steph · il y a
Alors je conserve ma fin ! ;-)
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Sandra Dulier · il y a
Quel portrait ! J'ai apprécié ce paysage changeant et tourmenté. Je vous invite à découvrir Boréale. http://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/boreale
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Bernard Boutin · il y a
Un récit dont la première partie est réjouissante.
On croit en premier lieu, que le personnage de la mère est juste un peu possessive et qu'elle veut ce qu'il y a de mieux pour sa fille.
La deuxième partie est glaçante, car on se rend compte qu'elle est à jamais malade d'un drame survenu vingt années plus tôt, et que son histoire sème le doute sur le personnage de sa fille.
Une nouvelle originale très réussie.
Bravo Valérie.

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Valérie Labrune · il y a
Merci beaucoup pour ce commentaire investi Bernard. J'en suis très touchée.
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Utilisateur désactivé · il y a
Oh ! Quelle histoire... Je n'arrive toujours pas à démêler le vrai du faux. Très bien écrit : je les voyais tous les 4 dans le salon.
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Valérie Labrune · il y a
Merci Arlette de ce retour et pour votre soutien.
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Emmanuelle Solac · il y a
Oups, quelle horreur ! Mais aussi quelle jubilation à assister à cette machiavélique machination ! La perversion - ou la douleur ? - dans toute sa splendeur. On ne saura jamais la vérité, et c'est tant mieux car le récit se lit ainsi à plusieurs niveaux. Me donneriez-vous votre avis sur La force du lien ?
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Valérie Labrune · il y a
Merci beaucoup Emmanuelle.
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Utilisateur désactivé · il y a
Que de rebondissements , j'ai été surprise jusqu'à la fin! J'ai beaucoup aimé ce personnage anti-héros de la mère, forte et vulnérable, odieuse et touchante. Sans compter des touches d'humour très subtiles, en gros: très beau texte.
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Valérie Labrune · il y a
Vous me comblez de joie. Merci pour ce retour Laura.
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Filomène · il y a
Belle écriture! on est pris par l'histoire et par le comportement jusqueboutiste de cette mère. Bonne chance!
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Valérie Labrune · il y a
Merci Filomène pour votre soutien.
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Jean Calbrix · il y a
Un belle écriture pour une nouvelle qui nous secoue ! Bravo, Valérie ! +5
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Valérie Labrune · il y a
Merci beaucoup Jean d'être venu me lire à votre tour. Contente que ce texte vous plaise.
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Klelia · il y a
Même si on peut excuser le comportement de cette mère qui souffre d'une mort mystérieuse on ne peut que compatir au malaise d'un futur gendre et à son horrible doute ! Quelle scène !!!!
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Valérie Labrune · il y a
Merci Klelia de votre retour.
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Didier Caille · il y a
Une lourde ambiance et un récit bien mené :) et si le coeur vous en dit je vous invite à découvrir mon univers http://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/les-plumes-du-plaisir?all-comments=true&update_notif=1512411494#fos_comment_2269162, belle journée.
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Valérie Labrune · il y a
Merci Didier. Je vais faire un tour...
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Ratiba Nasri · il y a
Une histoire bouleversante et bien construite. La mère un peu folle qui réussit à faire fuir Vincent en racontant le drame familial qui laisse planer le doute sur... bravo ! +4 voix. Bonne chance pour la finale !
Une invitation à soutenir ma nouvelle 'Le tisseur de rêves' en finale du Grand Prix.
http://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/le-tisseur-de-reves-1 Merci.

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Valérie Labrune · il y a
Merci beaucoup Ratiba. Je prends note de l'invitation.
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Ratiba Nasri · il y a
Merci Valérie, c’est sympa !
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Angel · il y a
Mon soutien, pour ce très bon récit.
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michel jarrié · il y a
Une tranche de vie bien menée.Bonne suite..
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Valérie Labrune · il y a
Merci Jarrié pour ce retour et vos encouragements.
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Philou · il y a
Je vote avec plaisir pour votre texte, beaucoup de sus pense et d'émotion, une écriture fine.
Philou

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Valérie Labrune · il y a
Merci beaucoup Philou.
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Chantal Sourire · il y a
J'ai apprécié l'ambiance qui s'alourdit jusqu'à l'insoutenable et je me pose des questions. La mère dit-elle la vérité ou simplement sa vérité à elle ou encore veut-elle garder sa fille pour elle seule? Une belle folie familiale en tous cas...Mon vote
Je suis en finale avec une nouvelle, le refuge, si le cœur vous en dit...

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Valérie Labrune · il y a
Merci Sourire pour ce retour et pour votre vote.
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Sylvie Neveu · il y a
Pfffff..... sacrée histoire et j'aime beaucoup votre écriture !
C'est rude et tragique et ça grince et c'est un bon moment de lecture alors merci !
Je vous soutiens

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Valérie Labrune · il y a
Merci Lafée pour votre enthousiasme et votre soutien. Ca me fait très plaisir.
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> Mila < · il y a
Joli découverte. Merci, vous avez mes voix !
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Nualmel · il y a
Affreux juste affreux ce texte. Où est le vrai ? Qui est folle ? Affreux. Ben bravo. C'est réussi, Valérie...
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Valérie Labrune · il y a
Un joli merci pour me faire pardonner alors, Nualmel.
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Dolotarasse · il y a
Je l'avais loupé ce texte. Du suspense, de l'humour, tout pour enchanter le lecteur. Et le suspense continue avec la chute.
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Valérie Labrune · il y a
Je suis ravie que ce texte vous plaise Dolotarasse.
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Marie Dauvers · il y a
Effarant ! Et fort bien écrit !
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Valérie Labrune · il y a
Merci d'être venue me lire Marie et de ce retour qui me fait très plaisir.
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Moniroje · il y a
1° partie, je suis la mère
2° partie: l'horreur!!!

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Valérie Labrune · il y a
Un résumé éloquent ! Merci Moniroje.
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Viviane Fournier · il y a
Impressionnant ..j'ai lu sans penser à rien, entraînée par les secrets de famille qui ferment la vie ou la glissent vers autre chose ...c'est juste un texte formidable parce qu'on en ressort touchée et marquée ...et l'écriture, la vraie, c'est une empreinte au coeur..enfin, je le vis comme ça ..bravo Valérie
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Valérie Labrune · il y a
Je suis très touchée par ce retour Brocéliande. Mille mercis.
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Viviane Fournier · il y a
c'est juste sincère ...Belle soirée, Valérie
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Silvie DAULY · il y a
Vous peignez avec une grande justesse les déchirements familiaux et l'enfer que cette mère porte en elle. Bravo pour ce ton authentique, Valérie. Si vous le souhaitez, venez découvrir ma nouvelle la plus récente, "la cage dorée".
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Valérie Labrune · il y a
Merci beaucoup Silvie. Je prends note de l'invitation.
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Geny Montel · il y a
Bravo pour cette finale Valérie !
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Valérie Labrune · il y a
Merci Geny.
Ton poème "Sortie de l'eau" a l'étoffe d'une oeuvre lauréate. Je croise les doigts pour toi mais ça me semble très bien parti...

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Geny Montel · il y a
C'est gentil Valérie, je te remercie sincèrement. Bonne soirée à toi.
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Brune Hilde · il y a
Diabolique! Tu nous laisses le choix et c est ça qui est diabolique. J ai été happée.
+5

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Valérie Labrune · il y a
Wouah! C'est moi qui le suis à mon tour par un tel éloge Brune. Merci !
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Arlo G · il y a
Mes votes renouvelés. "Sur un air de guitare est en finale du prix hiver catégorie poésie. Je vous invite à venir le visiter si vous le souhaitez .http://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/sur-un-air-de-guitare-1
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Joëlle Brethes · il y a
Bis et bises...
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Robert-Haïtam Péaud · il y a
Un plaisir renouvelé, félicitations! Pour info, mon poème 'Dès les premières lueurs du jour' se trouve aussi en finale!
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Valérie Labrune · il y a
Merci beaucoup Haïtam. Je prends note de ce poème...
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Donald Ghautier · il y a
Une nouvelle réussie. Mes votes, Valérie.
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Valérie Labrune · il y a
Merci beaucoup Donald d'être venu me lire. Contente que cette nouvelle te plaise.
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Abi Allano · il y a
Une place en finale bien méritée. Bravo et bonne chance Valérie !
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Valérie Labrune · il y a
Merci beaucoup Abi pour ce soutien.
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Miss Free · il y a
Prenant et troublant. Libre à nous d'imaginer ce qui a pu se passer réellement.
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Valérie Labrune · il y a
Plaisir partagé Miss Free. Merci !
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Teddy Soton · il y a
Vous tenez le lecteur en haleine jusqu’a la fin du récit, bravo mes voix.
Avez vous lu ma Frénésie ?

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Valérie Labrune · il y a
Merci Teddy.
Non, en effet, car j'ai encore pas mal de textes à aller voir. J'irai sous peu, promis.

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Teddy Soton · il y a
Merci Valérie, j'ai hâte de connaitre votre avis :)
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Alice Merveille · il y a
Mon bis pour cette histoire troublante !!
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Jipe GIRAULT · il y a
Comment garder sa fille, ou se venger ? Drôle au début lourd à la fin, judicieux dosage. Je vote bien sûr.
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Valérie Labrune · il y a
Merci pour votre commentaire et votre vote Jipe.
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Utilisateur désactivé · il y a
Bonjour, je lis votre histoire pour la première fois (pour les concours je fais souvent des 2emes lectures) Bref ! Elle déménage celle là !! +5 car j'ai vraiment aimé, c'est si bien écrit que tout se mélange, humour ( souvent ), tensions max et suspense. En tout cas, elle les choisit mal ses fiancés ...mais la belle -mère....Ouffa ! comme disent les Italiens. Bravo et bonne chance.
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Valérie Labrune · il y a
Ce retour me fait très plaisir. Contente que le texte vous plaise aussi Untrucbadour.
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Flore Anna · il y a
Mes voix renouvelées, bravo et bonne chance.
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Zou zou · il y a
re +5 ! Sur ma page , si vous les aimez , mes ' vendanges tardives ' , merci !
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Pascal Depresle · il y a
Bonne chance Valérie, Isabelle a tellement bien tout résumé.
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Valérie Labrune · il y a
Merci pour votre soutien Pascal.
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Isabelle Lambin · il y a
Votre récit est prenant et l'angoisse monte tout au long du récit. Marie a-t-elle réellement tué son frère ? Sa mère a-t-elle assisté à l'impensable sans réagir ? Ou alors, serait-ce la mère qui aurait tué son fils devant sa fille ? Que s'est-il vraiment passé ? Angoissant !
Bonne chance Valérie :o)

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Valérie Labrune · il y a
Merci pour ce commentaire qui résume si bien le champ des possibles. Je laisse bien sûr Isabelle à chacun d'interpréter.
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Alain Chenoz · il y a
J'avais raté ce petit bijou anthropologique, c'est réparé...
Tu m'as fait passer un bon quart d'heure Valérie ;-)
Un scénario à la Bacri.

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Valérie Labrune · il y a
Cette comparaison est très flatteuse. Waouh ! J'en rougis. Mais je reconnais avoir effectivement recherché ce ton grinçant chez mes personnages.
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Mome de Meuse · il y a
Toutes mes voix à nouveau pour cette superbe nouvelle. Bonne chance Valérie.
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Valérie Labrune · il y a
Merci beaucoup Mome.
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Nadine Gazonneau · il y a
Mes votes confirmés avec plaisir . Bonne chance .
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Valérie Labrune · il y a
Plaisir partagé Nadine !
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Patricia Burny-Deleau · il y a
Votes confirmés avec plaisir !! Bonne chance !
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Valérie Labrune · il y a
Merci Patricia.
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Doria Lescure · il y a
et revoici mes voix pour votre gendre !!!!
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Valérie Labrune · il y a
Je viens de voter pour les autres finalistes et ai découvert juste à l'instant que j'en faisais partie aussi... Coooool !
Merci Doria.

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Doria Lescure · il y a
oui ! c'est fou ce que ça fait plaisir et en ce qui vous concerne, c'est fort mérité !
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Valérie Labrune · il y a
Et vice versa Doria.
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Isabelle Is'Angel · il y a
J'ai adoré .... !!!
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Joëlle Brethes · il y a
C'est magnifique, Valérie. J'ai adoré la verdeur rebelle de la maman du début du texte avec la même intensité que je l'ai plainte au moment du récit du drame. Puis est venue horreur ! Comme Mome, je me pose quand même la question de savoir la part de vérité dans l'accusation de cette femme possessive et aigrie par la perte d'un de ses enfants. Un sentiment fort de culpabilité (après tout, elle était là et n'a rien fait !) la pousse sans doute à rejeter la responsabilité de cette mort dramatique et peut-être évitable. En ce sens, le cauchemar récurent que vous évoquez autorise toutes les hypothèses, même les plus monstrueuses...
Bravo !

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Valérie Labrune · il y a
Si vous avez senti la part d'ambiguïté que j'ai voulu instaurer dans cette histoire dont le cynisme tourne au malaise, c'est que j'ai réussi ce que je voulais faire passer. Me voilà un auteur comblé. (Je sais, on peut dire "auteure" mais je n'aime pas.)
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Joëlle Brethes · il y a
Moi non plus je n'aime pas "auteure" et je n'aimerais pas davantage "autrice" ;-)
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Mome de Meuse · il y a
Voilà une nouvelle superbe, Valerie. Tout pour figurer à la première marche du podium, sincèrement.
La première partie est délicieusement féroce et on est d'emblée aux côtés de cette femme qui n'a guère envie de devenir grand-mère pas plus que belle-mère. On rit sans retenue. Et puis le récit bascule avec l'orage . Et on entre en empathie totale avec cette mère brisée.... Jusqu'au final... Où l'ambiguïté laisse le lecteur dans une incertitude angoissante ( qui est le monstre? La fille ? La mère ? )
J'ai adoré de la première à la dernière ligne et j'ai relu avant de voter, juste pour le plaisir.

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Valérie Labrune · il y a
Je ne sais que dire tant je suis émue... Merci bien sûr... mais c'est si dérisoire.
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Utilisateur désactivé · il y a
Formidable ! Un vrai roman. Que dis-je : un vrai film.
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Valérie Labrune · il y a
Merci beaucoup Vivian d'être venu me lire.
Contente que ce récit t'ait plu.

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Utilisateur désactivé · il y a
Vraiment.
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Chantane P. · il y a
Agréable moment de lecture, j'ai beaucoup aimé , votre histoire est prenante bravo
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Valérie Labrune · il y a
Merci beaucoup Chantane de ce retour très positif.
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M. Iraje · il y a
Une première et dernière rencontre qui ne manque pas de brio ... Une montée en puissance progressive qui accroche le lecteur par la ... rhubarbe ...
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Valérie Labrune · il y a
Je suis très touchée Miraje par ce commentaire élogieux. Que dire ? Euh... Merci !
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Max Delvo · il y a
On comprends à travers votre récit, l'impact que peut avoir un tel drame dans la vie d'une famille; le réalisme dans lequel vous détaillée la souffrance de cette mère est frappant; vous êtes arrivée à transmettre cette douleur aux lecteurs, en partant d'un instant à priori sans surprise. C'est une réussite qui mérite d'être primée; Félicitation je vous offre mes 5 points !
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Valérie Labrune · il y a
Un grand merci Max pour ce retour tout en sensibilité. Vos compliments me font rougir.
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Francine Lambert · il y a
Une histoire finement construite qui nous mène par des chemins inattendus à une chute équivoque, énigmatique même . . . Le personnage de la mère est particulièrement réussi, il m'a fait sourire au début puis s'est avéré beaucoup plus retors qu'il n'y paraît ! Très bon récit, bravo Valérie !
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Valérie Labrune · il y a
Ce retour me touche beaucoup Francine. Merci.
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Ghislaine Barthélémy · il y a
J'ai adoré cette histoire qui fait la part belle à l'ambiguïté. Un scénario qui monte en puissance, un personnage trouble et inquiétant...vraiment vous m'avez tenue en haleine du début à la fin... bravo !
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Valérie Labrune · il y a
Ouh là ! J'en rougis de plaisir.
Ce retour élogieux me va droit au cœur Ghislaine.

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Eva Dayer · il y a
Un récit qui prend aux tripes, on passe du sourire au malaise... Elle est difficile à vivre, cette belle-mère !
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Valérie Labrune · il y a
Merci pour ce retour Eva.
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Anne-Marie Mpeye · il y a
Un récit grinçant ... et une question intéressante : y a -t-il ou non manipulation de la part de cette femme, et si manipulation il y a, jusqu'où va-t-elle ? Beau travail en tout cas :-)
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Valérie Labrune · il y a
Tout tient en effet dans cette ambiguïté. Cette femme est-elle un personnage dérangeant ou dérangé ?
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Alice Merveille · il y a
Tout d'abord j'ai beaucoup ris... ensuite un peu moins ! Récit mené avec brio jusqu'au malaise final : j'adore !
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Valérie Labrune · il y a
Plaisir, euh... plutôt malaise... euh... enfin, on va dire "connivence partagée" Coco. Merci !
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Keith Simmonds · il y a
Une histoire bien écrite, prenante et inquiétante ! Mes votes !
Une invitation à découvrir “Gros père Noël” et “Bonheur des enfants”
si le cœur vous en dit. Merci d’avance et bonne journée !

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Valérie Labrune · il y a
Un grand merci Keith pour ce commentaire et vos votes.
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Valérie Labrune · il y a
Merci beaucoup Iméar pour votre commentaire et vos voix.
J'ai beaucoup aimé aussi votre histoire à qui j'avais donné mes 5 voix.

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Valérie Labrune · il y a
C'est l'esprit. Merciiii !
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Patricia Burny-Deleau · il y a
Sur une corde raide à la limite de la raison !! Pauvre famille !
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Valérie Labrune · il y a
Bien résumé. Merci de ta lecture Patricia.
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Geny Montel · il y a
On comprend maintenant pourquoi Marie est tout le temps quittée... Quelle mère diabolique !
Un récit puissant, un scénario à la Hitchcock qui me plaît beaucoup !

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Valérie Labrune · il y a
Merci beaucoup Geny pour cette référence qui n'est pas des moindres. Mince alors, le grand Hitchcock en personne ! Je suis flattée.
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Geny Montel · il y a
Un de mes réalisateurs/scénaristes préféré !
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Robert-Haïtam Péaud · il y a
Une histoire décoiffante et sombre dans laquelle on cherche la part de vérité. J'aime beaucoup. Mes votes..
Si vous avez un moment: ' Dès les premières lueurs du jour' poèmepour le Prix Hiver.
http://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/des-les-premieres-lueurs-du-jour

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Valérie Labrune · il y a
Merci beaucoup pour votre retour sensible Haïtam.
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Wall-E · il y a
Quelque part, cette mère est touchante et je la comprend. Je sais que certains ne seront pas de mon avis mais son fils est mort et elle a le droit de garder ça pour elle et de demander à son futur gendre de ne pas en parler à sa fille. De toute façon, celle-ci le lui dira bien un jour ou l'autre, donc ce n'est pas si grave.
Le décor est bien campé et l'histoire servie par des personnages plus vrais que nature. De plus, vous avez su éviter tous les clichés, ce qui n'est pas chose aisée, alors bravo.
Je vote, bien entendu.
Au plaisir,
Wall-E

Image de Valérie Labrune
Valérie Labrune · il y a
A moins qu'elle n'ait fait que mentir ?
Au choix.

Image de Wall-E
Wall-E · il y a
Je n'avais point pensé à cela, allons bon, c'est une possibilité, bien entendu.
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Abi Allano · il y a
Une sombre histoire vraiment inquiétante. Excellent +5!
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Valérie Labrune · il y a
Merci pour ce retour qui me touche beaucoup Abi.
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Doria Lescure · il y a
Voilà un récit très bien construit avec des personnages denses et particulièrement bien décrits. On sent monter tout doucement la folie dans cette histoire où le drame est profondément ancré et où un secret de famille est le lien toxique entre les personnages. Chère Valérie pour ce très bon moment de lecture, voici mes voix !
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Valérie Labrune · il y a
Je suis très touchée Doria. Merci.
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Arlo G · il y a
Bonne nouvelle écrite avec brio. Dure, dure l'ex future belle mère!!!
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Valérie Labrune · il y a
Merci beaucoup Arlo. Contente que la nouvelle te plaise.

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