LE GARDE (d'après Maupassant)

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Charles Dubruel grand-père, passionné de littérature et particulièrement de Maupassant  [+]

Je possédais une ferme en Touraine
En octobre, j’y passais deux semaines
Pour chasser. Mon garde, le père Cuvelier
Était terrible aux braconniers.
Je le logeais au-dessus de l’écurie
Avec son neveu Henri,
Une sorte de chenapan
De quatorze ans.

Pendant mes séjours,
Une vieille femme de Tours,
Nommée Honorine,
Venait faire la cuisine.

J’allais la saluer à mon arrivée.
Elle bavardait avec Cuvelier
Qui semblait mal à l’aise, préoccupé.
-On a colleté dans vot’ bois
M’annonça-t’il, et voici le braconnier.
J’ai failli l’ tuer tant j’ l’ai tapé
Et en poussant Henri devant moi.
Il cria : « Petit vaurien, demande pardon
À monsieur de Courson. »
Mais Henri s’enfuit en ricanant.
Et de dépit, en passant devant
L’écurie, y mit le feu.

Cuvelier saisit son fusil et réussit
À rattraper son neveu.
Il épaula et tira.
Le gamin s’écroula.

Je parus comme témoin au procès,
Par miracle, Cuvelier fut acquitté.
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