Le fauteuil d'Eros

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Image de Été 2020

Je suis en ville pour la journée. À la recherche du vêtement ou de l’objet que je n’ai pas encore, en quête d’un peu de plaisir superflu. Je flâne le long de la rue principale, le cœur léger, l’esprit vagabond. Dans la vitrine d’une boutique, un fauteuil éveille en moi des penchants fétichistes. La vision du cuir m’hypnotise, me plonge dans un état second. L’objet devient accessoire de fantasme. J’imagine un homme allongé nu contre le cuir du siège. Je suis nue moi aussi. Je m’empale sur son sexe, derrière la vitrine de cette rue très passante. C’est intense, mon cœur palpite, l’intérieur de mes cuisses est moite, je dois faire quelque chose pour me soulager, apaiser l’envie qui pulse sous ma petite culotte, me soustraire aux passants qui m’entourent, à l’animation de la rue, à la circulation, au bruit. M’isoler, absolument. Emporter avec moi l’image excitante de ce fauteuil, si tentateur, mais hors d’atteinte, derrière la paroi de verre. Je regarde autour de moi, dans l’urgence. Apaiser la brûlure du désir, vite. Mon regard s’arrête sur une façade. Celle d’un hôtel. Demander une chambre, tenter de rester calme face au réceptionniste, inscrire un nom et un prénom, n’importe lesquels, sur le registre. Gravir la série de marches jusqu’à l’étage avec fébrilité. Verrouiller la porte derrière moi, me mettre nue. Arracher le couvre-lit en même temps que les draps. M’allonger enfin pour plonger mes doigts dans mon sexe impatient, palpitant, suintant. Me caresser partout, sans relâche, me faire du bien, crier, gémir, haleter. Convulser sous les assauts du plaisir. Me sentir apaisée enfin. Perdre la notion du temps. Vouloir quitter la chambre mais ne pas en avoir la force. M’abandonner au sommeil puis à nouveau mes doigts qui se glissent, comme aimantés, entre mes cuisses, qui fouillent ma chatte et qui la sondent, qui remuent doucement, les gémissements sourds qui s’échappent de ma bouche, ma main qui caresse l’intérieur de mes cuisses, mon ventre, mes seins, qui laisse sa trace humide et brillante sur ma peau nue et réceptive. Mais cela ne suffit pas. L’image du fauteuil me nargue à distance, elle s’impose à moi, elle m’obsède, je suis nue sur le lit, je ne sais plus quoi faire. Si je quitte la chambre, mes pas me mèneront malgré moi jusqu’à la vitrine, pour l’apercevoir. Je ne contrôlerai plus rien. Je pousserai peut-être la porte de la boutique, en faisant tinter le petit carillon qui signalera ma présence. Mon cœur s’emballera lorsque la vendeuse s’approchera de moi le visage souriant. Je lui rendrai son sourire, un peu gênée, tout en sachant qu’à ce moment-là, il me sera impossible de renoncer et de faire demi-tour. Je sentirai mon visage rosir, en imaginant qu’elle peut lire en moi chacun des fantasmes qu’a suscités la vision du fauteuil. J’improviserai, je n’aurai pas le choix, tout plutôt que de subir ce silence pesant autour de nous. Mon regard errera d’un meuble à l’autre pour fuir le sien, en évitant soigneusement le fameux fauteuil, pendant que je ferai un effort surhumain pour garder mon calme et établir un début de contact verbal. Après l’échange des banalités d’usage, il me faudra m’en approcher, et l’affronter. Encaisser l’afflux de nouveaux fantasmes. En boucle. Tout en essayant de maintenir une sérénité de façade pendant qu’une nouvelle bouffée d’un désir impérieux parasite à nouveau mon cerveau et mes sens. La femme de la boutique demande si elle peut m’aider mais elle ignore qu’elle ne peut rien pour moi. Elle voit un fauteuil vide, à quelques mètres d’elle, sur lequel je vois moi un couple nu qui s’agite et gesticule, le sexe de l’homme remplit celui de la femme assise à califourchon sur ses cuisses, la femme monte et descend sur lui, plus ou moins lentement, l’homme gémit doucement pour l’encourager et l’inciter à aller plus ou moins vite. Lorsqu’elle se retourne pour regarder dans ma direction, je reconnais mon visage, mes cheveux noirs ébouriffés, mon buste, mes petits seins, ronds et fermes. Elle s’interrompt un court moment pendant que nos regards se jaugent. Elle semble me dire : « Je vois bien que tu meurs d’envie d’être à ma place… » Elle peut lire à livre ouvert ce que je ressens. Malgré tout j’essaie de rester impassible face à la vendeuse pendant que l’intérieur de mes cuisses devient marécage. Je désigne l’objet de ma convoitise, j’essaie d’ordonner des mots pour composer une phrase et demander son prix mais le fauteuil n’en a pas fini avec moi. Il use de son pouvoir pour me faire perdre pied et m’attirer jusqu’à lui. La vendeuse ne comprend rien, elle me regarde hébétée. Elle doit penser que je suis folle. Je me détourne d’elle pour me rapprocher du fauteuil. Je caresse du plat de la main le cuir rugueux, j’ai envie de le confronter à mon sexe, je veux qu’il devienne accessoire de plaisir. Je fais abstraction de la boutique autour de moi, de la vendeuse, des passants, de l’autre côté de la vitrine. Je me débarrasse de ma jupe, de mon pull. De mes sous-vêtements. Je suis soulagée de me retrouver nue. J’approche lentement de l’objet. Je prends place sur le siège à califourchon. Un gémissement de bien-être s’échappe de ma bouche au contact délicieux du cuir contre mon sexe, un contact rêvé que je salue comme il se doit. Je me plaque au maximum contre l’assise, avant de laisser ma chatte aller et venir à sa guise sur le cuir. Je l’accompagne de savants mouvements de bassin, plus ou moins lents, le cul tendu, les reins cambrés. C’est tout ce dont j’ai toujours rêvé. Ma chatte est trempée, ma main qui s’intercale pour la caresser est trempée, le cuir du siège est trempé, c’est ce plaisir que mon corps réclamait et que je lui offre, sans aucune pudeur. Et seul compte ce plaisir. Le fauteuil et moi ne faisons plus qu’un. L’image de mon plaisir se démultiplie dans les miroirs, il remplit tout l’espace, mes gémissements l’encouragent, l’accueillent, l’accompagnent. Jusqu’à l’explosion finale, indécente et violente qui me fait convulser. Une main se pose sur mon épaule. Je sursaute. Retour brutal à la réalité. À l’immobilité, dans la boutique. Au silence pesant. Une question se faufile jusqu’à mon cerveau. « Tout va bien ? » J’acquiesce dans un réflexe de survie, je réponds par une autre question. « Combien, pour le fauteuil ? » La vendeuse me regarde, avec une moue embarrassée. Sur un ton désolé, elle m’assène que l’objet de mes fantasmes n’est plus à vendre. Quelqu’un l’a réservé. Sa réponse m’anéantit. Je trouve encore la force de demander qui, d’insister pour qu’elle me donne l’adresse ou le téléphone de l’acquéreur, j’ajoute que c’est vital pour moi, tout en ayant conscience du fait qu’il n’est question que d’un siège. Je m’enlise, irrémédiablement. Elle me confirme, une dernière fois, sur un ton ferme, qu’elle ne peut rien pour moi. Je quitte la boutique comme une somnambule. Il y a un café, juste en face. Je pousse la porte vitrée avant de choisir une table du regard et de m’y installer. Je dois reprendre mes esprits, retrouver un peu de lucidité. Peut-être quitter la ville par le prochain train. Me soustraire à l’emprise que le fauteuil a sur moi. Je commande un café puis un autre. Je devrais fuir mais je choisis de rester. Renoncer au fauteuil est au-dessus de mes forces. De la table que j’ai choisie, j’ai une vue imprenable sur l’entrée de la boutique. Les heures passent, les clients s’enchainent, dans la boutique, à l’intérieur du café. Ma présence se noie dans l’ambiance des conversations. La salle se vide ou se remplit, au rythme de la journée qui défile. Je finis par avoir faim. Je commande un sandwich. Pendant que je le déguste à petites bouchées, je remarque une camionnette, qui manœuvre pour se garer. Un homme en sort. Je le suis du regard, captivée. Je le regarde pousser la porte de la boutique. Sa silhouette imposante se soustrait à ma vue, un moment. J’en oublie mon sandwich. Je me concentre sur la vitrine du magasin mais je ne vois rien. Il finit par réapparaitre, suivi par la vendeuse. Elle maintient la porte de la boutique ouverte, je le regarde sortir, le fauteuil à bout de bras. Il se retourne vers la jeune femme pour la saluer. Elle lui répond par un sourire. Je comprends qu’il faut que j’agisse avant qu’il soit trop tard. J’abandonne un billet de vingt euros sur la table pour régler mes consommations, à côté de mon sandwich, à demi entamé. Je me précipite à l’extérieur du café, le cœur battant, comme si ma vie dépendait de mon potentiel à réagir. L’homme a ouvert les battants arrière du coffre de sa camionnette, le fauteuil attend patiemment d’être rangé, je m’approche, en prenant sur moi pour afficher un visage calme et avenant. L’homme se retourne, il me regarde, avec une expression étrange au fond du regard. Étonnée plus qu’effrayée. Cette fois-ci je trouve immédiatement mes mots, je montre le fauteuil, j’explique que je l’ai remarqué aussi. Peut-être avant lui. Sans insister trop pour ne pas le braquer. Je lui dis qu’il me le faut, quel que soit le prix qu’il demandera pour me le céder. Ma détermination l’amuse puis le touche, je peux le lire dans son regard, qui va de mon visage au fauteuil, du fauteuil à mon visage. Il essaie de comprendre ce qui peut me lier à l’objet. Il est trop tôt pour lui parler du pouvoir que le fauteuil a sur moi, c’est beaucoup trop intime, il ne comprendrait pas. Mais lui, pourquoi a-t-il cédé à l’envie de l’acheter, à un prix conséquent ? Il me révèle qu’il est peintre, il me dit qu’en regardant le fauteuil, des images se sont imposées à lui. Celle d’une jeune femme, posant pour lui, nue. La douceur de sa peau contre le cuir du siège. Contraste saisissant, émouvant. Inspiration sensuelle pour des toiles à venir. Il était dans le creux de la vague, il s’est senti pousser des ailes. Il est impatient de ramener le fauteuil chez lui, pour l’intégrer à son univers. Il ajoute encore que la fille qu’il a vue me ressemble. Il a perçu sa réserve, mais aussi son besoin et son envie de lâcher prise, jusqu’à l’impudeur. Il veut traduire tout cela sur ses toiles. Décliner à l’infini le rapprochement de la peau et du cuir, la confrontation de la chair et de l’objet, accessoire de plaisir à part entière. Traduire son émotion en tableaux. Comme une obsession, qui se décline à l’infini. Pour laisser s’exprimer et se confirmer sa sensibilité d’artiste. Je l’écoute avec attention. Avec émotion. Je le regarde hisser le fauteuil à l’arrière de sa camionnette puis refermer doucement les portes sur lui. Je ne manifeste aucune inquiétude. Ce fauteuil est comme un lien entre nous. Un lien qui m’a fait me rapprocher de cet homme. J’entre à sa suite dans le café. J’ai accepté sa proposition de boire un verre. Je me sens en confiance. Nous faisons connaissance, indifférents aux clients qui nous entourent. C’est comme si nous étions seuls. Sa présence en face de moi me fait perdre la notion du temps. Elle m’apaise. Il est tard lorsque nous nous décidons à quitter le café. Nous marchons en silence jusqu’à sa voiture. Il finit par me proposer ce que je n’aurais jamais osé demander. Une invitation chez lui. J’accepte sans tergiverser. C’est la suite logique de notre rapprochement. J’oublie qu’un appartement m’attend, quelque part, que j’avais peut-être un train à prendre pour retrouver des obligations, des amis. Je deviens nomade, mais libre aussi de changer le cours de ma vie parce brusquement je me sens sans attaches. Je m’ancre à cet homme, que je viens de rencontrer mais que j’ai le sentiment de connaitre depuis toujours. Dans la voiture nous restons silencieux pendant qu’il conduit. Nous roulons à travers la campagne. Je regarde son visage de profil. Il affiche une sérénité de façade, j’essaie moi aussi de paraitre sereine, mais nos deux corps sont si près, le fauteuil si proche de nous, à l’arrière de la voiture. Nous arrivons enfin à destination. Il me fait visiter sa maison, meublée de bric et de broc, me présente différentes chambres à l’étage. Il précise que je peux choisir celle qui me convient pour m’y installer. Les armoires débordent d’édredons confortables et de linge de lit. Il y a une serre, de taille imposante, attenante à la maison. Nous sortons le fauteuil de la voiture pour lui trouver une place à l’intérieur de la serre. Il dit : « Je dois m’absenter quelques heures, je vous laisse faire connaissance… » C’est un peu comme si nous formions un trio, lui, le fauteuil et moi. Il s’efface, pour me laisser profiter pleinement de l’objet. Je le regarde s’éloigner. J’aime bien sa corpulence, ses épaules, sa nuque. Je me demande s’il a réellement quelque chose de prévu ou s’il a juste décidé de rouler pendant des heures pour que je puisse laisser libre cours à cette envie qui m’obsède de plaquer l’intérieur de mes cuisses contre le cuir brut. Il fait chaud dans la serre, j’observe le fauteuil un long moment. J’ai le souffle court, mon cœur s’emballe. J’ôte mes vêtements un par un, d’abord très lentement, puis avec fébrilité. J’allonge mon corps enfin dénudé contre le cuir rugueux. Je me love dans cet écrin de volupté fantasmée, l’inclinaison du siège est idéale, tout est si parfait que je pourrais croire que je suis en train de rêver, que rien de ce qui m’entoure n’est réel : l’immensité de la serre, la beauté des plantes qui l’occupent, son silence apaisant, sa chaleur. Mon corps et le fauteuil, qui ne font plus qu’un, dans une communion sensuelle. J’ai besoin de vérifier la matérialité de ce que je vis, avec mes mains, avec mes doigts, de caresser mon corps et le cuir du fauteuil jusqu’à l’excès. Mes cuisses s’ouvrent largement pour laisser mes doigts se glisser en moi. La serre se remplit de mes gémissements. Je me sens libre de jouir sans pudeur, autant de fois que j’en ressens l’envie. Puis de m’endormir, repue, contre le cuir accueillant. Lorsque je reprends conscience, je devine une présence, à quelques mètres de moi. Mon hôte est de retour, debout, concentré, face à une toile posée sur un chevalet. Il immortalise le duo que nous formons, le fauteuil et moi dans l’opulence de la serre. Une débauche de vert, et au centre du tableau, l’ébauche d’un corps féminin, nu, abandonné au sommeil. J’ai envie que cet homme me rejoigne dans notre fantasme commun. Je me lève pour m’approcher de lui. Je caresse son torse à travers le tissu fin de sa chemise, son visage se détourne du tableau pour se pencher vers le mien et chercher mes lèvres pour m’embrasser, ses bras enlacent ma taille. Confirmation immédiate de la compatibilité de notre désir et de l’envie de le satisfaire. Je l’aide à se déshabiller avant de l’entrainer par la main jusqu’au fauteuil. Il joue le jeu, il donne l’impression de se laisser guider mais en fait c’est ce qu’il a toujours voulu, lorsqu’il m’a vue pour la première fois derrière la vitrine de la boutique de déco, lorsqu’il m’a invitée à boire un verre, puis à le suivre chez lui. Je l’invite à s’allonger dans le fauteuil, je veux lui faire ressentir tout le plaisir éprouvé au contact du cuir contre ma peau. Son dos se plaque contre l’inclinaison du dossier, ses fesses se collent contre le cuir de l’assise, pour communier avec l’objet. Cuisses écartées, les jambes de part et d’autre du siège, les yeux mi-clos. Je lui accorde quelques secondes de plénitude en solo, avant de m’empaler sur son sexe érigé. Je reste un long moment immobile, mon regard rivé au sien. Avant de me pencher vers lui, pour l’embrasser à pleine bouche. Les mains agrippées au fauteuil, mon corps s’anime au-dessus du sien, alchimie excitante entre la chair, le cuir et la peau, il se déhanche, va et vient, se déchaine, au rythme des gémissements qu’il provoque. Les mains viriles s’agrippent à mes hanches, au cuir de l’objet. Le buste bien droit, je me cramponne aussi au siège pour extorquer à mon partenaire tout le plaisir possible, le contact du cuir contre mes paumes est jouissif. Le fauteuil est acteur à part entière de notre plaisir. Je coulisse sur le sexe érigé, l’intérieur de mes cuisses est trempé, le pubis et le ventre de l’homme inondé de mes fluides, l’humidité s’insinue entre son cul et le cuir du siège, pour sceller la communion de notre trio. Il fait chaud dans la serre, la sueur coule sur mon visage et sur mon buste, sur mes seins et sur mon ventre, mes mains secouent le fauteuil pour lui extorquer encore plus de sensations. Plus rien d’autre n’a d’importance que ce sexe qui me remplit. La jouissance explose dans mon ventre, entre mes cuisses, le corps de l’homme s’électrise en même temps que le mien, je m’agite frénétiquement au-dessus de lui, pantin de chair incontrôlable, je gémis sans retenue, mon cul se plaque contre son ventre, mes reins se creusent pour continuer de ne faire qu’un avec lui, pour rester soudée à lui le plus longtemps possible, indéfiniment. L’apaisement succède au déchainement. Mon corps se love contre celui de mon partenaire. Mélange de bien-être, de peaux, de cuir, de jouissance et de sueur. Abandon total. Sérénité. Je me dis intérieurement que le bonheur est là, dans cette serre, avec cet homme, avec ce fauteuil qui est le lien entre nous, je me dis qu’il y aura d’autres rapprochements, aussi intenses que celui-ci. Je ne demande rien de plus, rien de moins. Je me sens pleinement heureuse et comblée pour la première fois de ma vie.

Pendant plusieurs semaines, il m’interdit l’accès à son atelier, puis un jour, il m’annonce qu’il a un cadeau pour moi, pour nous, pour fêter notre rencontre. Il noue un foulard autour de mes yeux avant de me guider à l’intérieur du lieu où il s’enferme plusieurs heures par jour. Lorsqu’il défait le foulard, je suis éblouie par la toile qui s’offre à ma vue et qui occupe toute la surface d’un mur. Elle nous représente, lui et moi, côte à côte devant la vitrine de la boutique, avant notre rencontre, regardant un couple qui nous ressemble étrangement. Nos doubles sont nus, la femme est lovée contre l’homme allongé, leurs deux corps s’imbriquent parfaitement, dans cet écrin de cuir brut qui a donné son nom au tableau : « Le fauteuil d’Éros ».


FIN

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