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Le docteur Robert smith

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Les mains rougies et enflées par le froid, la petite fille se hissa sur la pointe des pieds,sa petite bouille s' écrasa sur la vitre de la boutique. Son soufle imprégna d'un voile la vitrine ,qu'un revers de sa manche essuya aussitôt. Son regard émerveillé, ne savait plus où se diriger, vers les oursons en peluche ,ou les poupées aux yeux dormeurs,dans de jolies dentelles ,ou ce berceau en rotin où dormait un poupon,vêtu d'un lainage bleu.Son manteau était si rapiécé,les couleurs si defraichies qu'il était impossible de savoir ,si,ce fût un manteau taillé un jour, ou une sorte de pièce de tissu ,de lainage grossier,fort mal taillé. Un homme de haute taille,coiffé d'un haut de forme, contemplait lui aussi la belle vitrine.Mais ,des coups d oeils furtifs,s'évadaient vers la gauche.Il ne cessait de regarder ce manteau en pièces rapportées, usé, et ces petits godillots bien trop grands,pour cette petite poupée, ou ces petites boucles rousses qui encadraient son joli visage poupin ,s 'échappant de son bonnet tout mité.Alors cet homme saisi sous ses bras la petite enfant, tout engourdie par le froid,et la soulevant dans les airs,elle fût ainsi beaucoup plus à l'aise pour contempler toutes ces merveilles.Ses yeux s'agrandissaient davantage ,elle secouait ses jolies boucles,elle souriait puis tendit son doigt vers le couffin d 'osier où dormait le joli poupon.Alors le grand monsieur au chapeau haut de forme la reposa au sol ,et lui demanda "comment t 'appelle tu jolie demoiselle?"L'enfant dans un grand sourire lui répondit "Clémentine monsieur."Fort bien Clémentine tu vas m 'attendre là ,ne bouge pas je reviens dans quelques instants". L'homme de haute stature s'engouffra dans l 'echoppe de jouets,pour réapparaître dix minutes plus tard ,tenant dans ses puissantes mains un énorme paquet.Puis il prît la petite clémentine par la main et lui demanda ,le lieu où la déposer. "J' habite chez ma grand mère monsieur à la sortie de la ville,la dernière ferme,où l'on élève des poules,ma grand mère vend les oeufs et de l' oie pour Noël ".La petite fût hissée par le cocher,dans la calèche et le cheval trotta vers la sortie du bourg. Arrivés à la ferme ,le grand homme saisi la petite par dessous ses épaules et l 'amena dans ses bras jusqu au porche ,évitant que la fillette ne marcha dans le chemin boueux,et ne finisse par attraper un mauvais rhume.La vieille femme accueilli sa petite fille et le grand homme de la ville ,les fît entrer et leur servit un bon lait de poule.Après avoir longuement discuté avec cette pauvre très pauvre vieille femme ,le grand homme avait pris sa décision. Pendant tout ce temps Clémentine babillait avec le plus beau poupon qu il n'eût été donné de voir.La semaine suivante le docteur Robert Smith, c 'etait rendu au cabinet de son ami le juge ,William Davenport ,pour entamer une procédure d' adoption ,sur la personne de la petite Clémentine o'filbeen, sa grand mère et le docteur Robert Smith s'étaient entendus entr 'eux
quet lorsque celle ci serait morte et enterrée la petite Clémentine serait orpheline.

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