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Le dernier discours d'un condamné

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Benjamin Sibille

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Toute histoire commence un jour, quelque part. La mienne ne connaîtra pas de fin, la faute à un début médiocre.

Je m’appelle Alexandre, j’ai 28 ans, et une longue vie derrière moi. Moquez-vous et souriez, tant que vous le pouvez. J’ai l’habitude qu’on me traite d’adolescent « attardé » et m’accuse de faire dans le « théâtral ». Ce soir, de toutes façons, je me serai tué et rira bien qui rira le dernier.

Si Hugo avait daigné se pencher sur mon sort, il m’aurait sans doute appelé « Alexandre le Petit », par dérision d’un homme qui maîtrisait encore ses classiques. J’aurais chéri ce nom comme un grand honneur, car il aurait été la preuve irréfutable que quelqu'un, un jour, ait fait l’effort de se détourner un bref instant de son chemin pour attarder ses pensées sur moi.

Je sens poindre en vous de la pitié. Je la vomis. Vous qui me lisez n’espérez pas m’arracher un peu de ce bon sentiment dont vous êtes si avide : je ne vous ferai pas la grâce de me laisser aimer ou compatir. Vous n’aurez rien de moi si ce n’est en me lisant de devenir les complices du meurtre que je prépare ainsi.

Moi aussi j’ai beaucoup lu. Je vous ai bien dit que ma vie avait été longue. J’ai lu plus que vous ne pouvez l’imaginer. J’ai lu avec gloutonnerie plus que gourmandise, jusqu’à l’agonie. Et chaque soir, comme celui-ci, je régurgite, mêlés de bile, les mots dont je noircis mes cahiers, après m’en être empiffré toute la journée.

Vous n’avez pas idée de ce qu’est ma vie, car elle n’y ressemble en rien (à la vie !). Plutôt, vous ne le savez que trop bien, car elle est ordinaire, misérable, comme la vôtre, sans doute, si vous en êtes encore à perdre votre temps sur ces lignes... Mais jamais vous ne voudrez l’admettre, car on ne s’aventure pas en ces chemins impunément. J’y aime d'ailleurs ma solitude.

Je ne suis pas un de vos « cas cliniques », n’en déplaise aux psychologues. J’ai eu une enfance heureuse, du moins j’en ai eu tous les signes apparents. Je ne cochais ni la case des parents absents, ni celle du Gavroche de HLM et cités. Je n'ai en commun avec les misères du Tiers Monde que les quelques vacances familiales passées dans des résidences touristiques de luxe ultra sécurisées. Mes parents m’ont aimé, je crois.

Ils m’ont en tout cas accompagné depuis mes premiers pas et je ne me suis jamais senti grandir dans l’ombre d’un frère aîné préféré : il n’y a pas là d’explication.

Il est vrai que leur amour était égal, mais plat. Nos échanges se limitent à peu, ils sont généralement sans chaleur et s’éteignent d’eux-mêmes, sauf parfois quand je leur crie dessus. Je crois pourtant que de tout cela je suis comptable, j’en assume du moins la responsabilité : s’il y a une personne à haïr ici, n’espérez pas que cela soit un autre que moi.

Je vous sens venir, à m’imaginer déjà en une sorte de « Tanguy » sous antidépresseurs. N’y comptez pas. Je ne vis plus chez eux depuis longtemps même si mon incapacité à trouver un travail m’oblige souvent à « revenir » dans cette demeure familiale que j’ai toujours eu du mal à appeler « maison ». Si je vous parle de mes parents, c’est simplement pour vous donner un fil à suivre, en partant du commencement, qui est d’ailleurs bien près de la fin. Mes parents sont les seuls êtres qui ont jamais réellement compté, essentiellement parce que je me disais que je leur importais, à leur manière. Ils ont toujours, du reste, compté peu, comme d’ailleurs la plupart.

Je suis asocial mais j’ai des amis. J’ai cru même un temps pouvoir m’en faire une famille. J’y ai réussi ! Nous avons désormais les mêmes rapports insipides et sporadiques qu’avec mes parents. Je pourrais aussi vous parler de mon frère, je n’en ai pas envie. Certains disent que je n’aime pas les gens, d’autres trouvent que je ne m’aime pas assez et que là réside la racine de tous mes problèmes. Moi je me dis parfois que les autres pourraient eux aussi un peu m’aimer...

La vérité c’est que l’un et l’autre ne m’intéressent pas. Si vous suivez encore, c’est que quelque part, vous aussi, le nuage noir et épais d’une éternelle morosité vous habite. Je n’ai pas besoin de m’expliquer si vous avez déjà connu l’ennui de devoir faire semblant de vous intéresser à autrui. Je ne parle pas de faire semblant comme tous les autres, en ne pensant et parlant au final que de vous : non. Je parle de voir l’être humain, à commencer par vous-même, comme un parasite, dont l’excrétion est la vie. Tout ce qui m’entoure (et il n’y a pas de raison que ce soit pour vous différent) est si vain, si vide : d’un vide envahissant qui vous sort par tous les trous, pardonnez-moi l’expression.

Je ne trouve pas de travail, cela ne veut pas dire que je ne travaille pas. J’enchaîne stages et CDD. J’ai fait de bonnes études. Je suis employable, du moins sur le papier. J’ai dû pourtant toujours écourter mes expériences... Aujourd'hui on ne vire plus: on cesse de renouveler.

Ce n’est pas qu’on ait jamais exigé de moi des compétences, ce n'est plus le cas pour la plupart des emplois, surtout dans ma branche : « le pipeau ». J'ai même rarement entendu parler d'un poste ou carrière nécessitant le moindre effort ou investissement réels ; mais l’intérêt ostentatoire - les plus excités diront l’enthousiasme - est lui toujours vu comme un minimum exigible. Cela ne me convient pas.

Après tout c’est bien moi qui vend mon temps contre un appart’ miteux, des pâtes à la sauce industrielle, un abonnement netflix et quelques week-end à rentrer ivre à 4h du mat’ par-ci, par-là. Il est vrai que je change parfois le décor de cette déprime quand j’arrive à prendre sur moi de me réserver un billet de train ou d’avion, pour aller faire la même chose ailleurs. Pourquoi donc alors continuer à m’en faire, au final ? Mes parents ont de l’argent. Comme je l’ai dit, ils tiennent à moi.

Vous avez peut-être déjà compris que je ne vous parlerai pas d’amour. Cette histoire, l’histoire de ma vie en est vide. Parfois, je me dis qu’il est triste qu’on puisse me résumer en deux pages : je vous garantis pourtant que vous avez droit à la version longue. Quelle en est la trame ? À vous de me le dire.

Tout ce que je sais c’est que j’écris au jour le jour ce récit sans sens et sans fin.
Est-ce que j’en veux à la société ? Vous me connaissez maintenant : est-ce que j’ai réellement l’air de vouloir quoique ce soit ? J’ai plutôt l’impression que c’est la société, elle, qui m’en veut ; me veut. Travail, famille, ennui, tout n’est qu’obligations : obligations de désirer et de vouloir. Moi je voudrais juste qu’on me foute la paix.

C’est peut-être pour cela que je lis autant...

Allons bon! On n’est pas dans « Mme bovary ». Si je lis c’est parce que la vérité c'est que s’échapper comme cela est sacrément plus plaisant que tout ce que ce monde a à offrir, et bien plus facile que de se droguer jusqu’aux yeux, et vous le savez très bien. Le courage n’est pas notre première qualité...

Alors je m’enfuis, mais je ne sais toujours pas de quoi. C’est peut être ça le problème finalement. En tout cas j’en ai les yeux rivés sur la ligne d’arrivée finale, celle où on s’arrête tous, où tout s’arrête. J’ai tous les jours ainsi des envies folles de vous battre au sprint du dernier 100 mètres...

Encore une fois pourtant, alors que je prends mon élan, un léger obstacle se dresse sur ma route, et fait dérailler tous mes plans, je n’ose pas dire mes rêves. C’est toujours le même individu qui me bloque le passage, tout tremblant et grelottant d’espoirs puérils. Plein de lâcheté et vitalité.

Le stylo m’en tombe des mains. La vie en profite pour me ressaisir au collet.

Je crois que ça va mieux. Oui, tout va aller, tout peut aller. Pourquoi ne pas même essayer de sortir, s’aérer la tête, rencontrer des gens, rencontrer des filles, peut être la fille, chercher un travail, vivre...
Est-ce que vous arrivez encore à croire à toutes ces conneries ?
À demain alors.

PRIX

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Chateaubriante · il y a
on se demande pourquoi, la vie ? on se demande comment, la vie ? puis on range les questions et on sort prendre l'air, ne serait-ce que pour regarder la vie des autres, entendre leurs "pourquoi ?", regarder leurs "comment ? " on verra ça demain ou bien après-demain
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gillibert · il y a
Ne vous complaisez pas dans ces pensées, s'il vous plaît, ,même à la place d'un autre: essayez de décrire la prochaine fois les rêves d'un homme heureux. La déprime généralisée de notre jeunesse, victime de la mode crée et soigneusement entretenue par nos média m'ennuie, mais je vote car votre texte est habile et bien écrit,
Je vous invite à lire "des dieux et des chefs" et "le haubois" en compétition

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Keita L'optimiste · il y a
Mes trois voix sont pour vous.veuillez en revanche faire pareil pour moi sur le lien ci-dessous https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/apparait-maintenant o
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Benjamin Sibille · il y a
soyez optimiste sundjata
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AKM · il y a
Une belle écriture que j'encourage avec mes 3 voix
Je vous invite à lire ma nouvelle

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Benjamin Sibille · il y a
merci et c'est fait
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Dimaria Gbénou · il y a
Bien toujours bien. Il est très bien écrit. Mes voix. Je vous invite à lire mes textes :
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/malchance ( en finale)
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/achou-lamour-empoisonne

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Teddy Soton · il y a
Touchant bravo +5
A mon tour je vous invite à découvrir Frénésie 2.0

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Benjamin Sibille · il y a
lu et approuvé!
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Teddy Soton · il y a
Merci beaucoup :)
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RAC · il y a
Bien construit, progressif et concluant. Bravo ! A bientôt sur ma page !
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Benjamin Sibille · il y a
ça sera un plaisir, j'espère partagé
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RAC · il y a
j'espère aussi !!!
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Danielle Battaglia · il y a
Mon soutien pour votre texte bien mené
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Benjamin Sibille · il y a
merci beaucoup
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Amelia Pacifico · il y a
Le déroulement de ces pensées, leur matière et l'impact sur le lecteur réussissent à faire oublier des phrases parfois un peu alambiquées. J'ai apprécié ma lecture !
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Benjamin Sibille · il y a
toujours heureux de partager avec vous mon alambic
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Bruno Teyrac · il y a
Un peu à l'image que je me fais du "dernier homme" de Nietzsche, un personnage en qui toute volonté de vivre (et de puissance) s'est éteinte, au point d'avoir la lâcheté de continuer à être lâche et de faire semblant, comme pour s'excuser de vivre encore un peu plus. L'homme dépouillé de toute valeur. Un portrait triste mais bien brossé. Mes voix.
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Benjamin Sibille · il y a
merci beaucoup de votre appréciation très juste

effectivement, mais ne sommes nous pas tous les derniers hommes
et où est donc zarathoustra? Sans doute seul dans la forêt parmi les bêtes

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Isabelle Lambin · il y a
Il n'est pas très folichon votre personnage. Tout n'est pourtant pas si noir que cela. Le verre si on y regarde bien n'est pas à moitié vide mais à moitié plein. Où est le mal d'y croire ? Ça rend la vie plus douce, non ?
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Benjamin Sibille · il y a
douce comme le pays des lotophages? quand mon mère est à moitié vide j'ai malheureusement tendance à m'y noyer
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Isabelle Lambin · il y a
Oui, je comprends, mais garder l'espoir de jours meilleurs permet de ressortir la tête de l'eau plus rapidement, enfin c'est mon point de vue
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Guy Pavailler · il y a
Un éloge funèbre à lui même. Si on considère les derniers mots comme une fin fermée. La fin d'un désabusé.
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Benjamin Sibille · il y a
c'est tout à fait ça
merci de m'avoir lu si attentivement et apprécié avec justesse

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David Bogatirsky · il y a
Bravo Benjamin ! Très beau texte. Mon soutien.
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Benjamin Sibille · il y a
merci beaucoup, ça réconforte
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Silvie DAULY · il y a
Ce texte très bien écrit déshabille jusqu'à l'os les mensonges sur lesquels se fonde notre (souvent) misérable petite vie. J'aime votre ton décapant, à rebours de notre époque où l'on nous vend à grands coups de coaching et de pseudo-spiritualité du bonheur obligatoire dégoulinant de mièvrerie. Bravo Benjamin, gardez cette salutaire authenticité. Pourriez-vous aussi me donner votre avis sur "Que ma joie demeure"? A bientôt. Amicalement.
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Benjamin Sibille · il y a
c'est fait et apprécié

content si j'ai pu un peu contribuer d'originalité. Mais triste est toujours le chant solitaire

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Camaru · il y a
J'aime l'adresse directe au lecteur pris à témoin mais aussi à partie. J'aime ce côté provocateur et désabusé qui finit quand même sur une (petite) touche positive. A demain alors...
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Benjamin Sibille · il y a
si j'y suis encore!
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Benjamin Sibille · il y a
merci de vos compliments
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Orkanta · il y a
Et chaque jour, un nouveau jour...
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Benjamin Sibille · il y a
et oui
jusqu'à la fin

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Marine Didier · il y a
Au top, au sommet, plus haut c'est les étoîles
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Benjamin Sibille · il y a
et plus dure sera la chute
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Vincent Spatari · il y a
Désespéré et beau...
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Benjamin Sibille · il y a
voire désespérément beau, mais je n'ai pas cette prétention
désespéré en tout cas que tous n'aient pas été de votre avis

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Nicolasalt · il y a
Histoire intrigante, bonne chance pour le concours !
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Benjamin Sibille · il y a
au plaisir de vous intriguer
et perdu malheureusement :(

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Hermann Sboniek · il y a
Bonjour Benjamin. Un peu désabusé votre texte !! Autobiographique ??
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Benjamin Sibille · il y a
comme contemporain de notre époque orpheline de tout ce qui vaut, sans doute. on écrit rarement au fond pour ne rien dire.
mais factuellement non

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Eddy Riffard · il y a
Je vous découvre avec ce texte qui augure bien du contenu de votre page.
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Benjamin Sibille · il y a
n'hésitez pas à lire les autres! sans me vanter c'est assez éclectique
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Sonia Pavlik · il y a
Beau texte Benjamin, très dur mais avec une porte à la fin. Je pense en effet que beaucoup de lecteurs peuvent se reconnaître ! + 3 voix !
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Benjamin Sibille · il y a
merci à vous; et à demain alors...
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Benjamin Sibille · il y a
si vous souhaitez lire une autre oeuvre, ici de science fiction, vous serez peut être intéressés par https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/le-triomphe-du-droit-de-lhomme, en lice d'un autre concours

également d'autres textes publiés auparavant sur le site... Merci à tous de votre fidélité et intérêt

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Alice Merveille · il y a
Un texte qui percute et qui bouscule... on a envie parfois de prendre de la distance mais on y revient... comme un boomerang...
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Benjamin Sibille · il y a
attention à ne pas s'en étourdir
merci!

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Lydia Le Fur · il y a
Good luck pour votre nouvelle. ;-)
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Danielle Battaglia · il y a
Bonne chance pour votre joli texte !
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Ginette Vijaya · il y a
La confession de ce siècle ; Il n'y a qu'une société ; et il y a une place pour chacun de nous ; Il faut la trouver , c'est ce qui cause cette hébétude .
Qui sommes -nous ? et que sommes -nous ?

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Benjamin Sibille · il y a
et pourquoi sommes nous?
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Chantal Sourire · il y a
Dur dur en ce début d'année que je vous souhaite néanmoins joyeuse, je vote pour le réalisme brut du texte !
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Benjamin Sibille · il y a
et la santé surtout!
merci à vous et très bonne année

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Laurent duchene · il y a
Texte un peu noir,mais avec une sortie à la fin.Il reste quelques raisons de vivre quand même.Beaucoup de lecteurs vont sans doutes(comme moi...) s'y reconnaître un peu....
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Benjamin Sibille · il y a
l'enfer c'est peut être nous même finalement
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Téa Citron · il y a
Une lente dérive sur une mer d'huile, calme et glauque. Heureusement, il y a un port à l'arrivée. Merci pour cette lecture dans laquelle beaucoup de lecteurs verront le reflet de leur vie.
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Benjamin Sibille · il y a
les marins ne se morfondaient-ils pas au port, en rêvant le soir, collés à leur femme, de la tempête?
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Mapie · il y a
un joli style, texte prenant; je vote et j'espère que le personnage va trouver le chemin de la vie
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Benjamin Sibille · il y a
si son absence de dieu le veut
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Jacques Franchino · il y a
Un texte "renversant" : très bien écrit, il prend à rebrousse-poil l'"enthousiasme" et les "bons sentiments" habituels. C'est au final réjouissant et rafraichissant.
Cela me fait penser à un dessin vu il y a quelques temps : Snoopy le chien, et un petit garçon. Ils sont tous deux assis sur un embarcadère, face à la mer. Le petit garçon pense à haute voix: "Et dire qu'un jour on va mourir !" Et Snoopy lui répond: "Oui, mais tous les autres jours on va vivre"...

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Benjamin Sibille · il y a
au plaisir de vous refroidir
merci du snoopysme! ^^

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Weber-Services · il y a
Bonjour, Je découvre sans aucun sentiment ce texte qui ne m'a procuré que le loisir de passer 5 minutes à lire plutôt qu'à me morfondre.
Bref, j'ai adoré, je me suis vu ; j'ai survécu.

Mes 3 voix pour vous.
A la prochaine,

Vincent.

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Benjamin Sibille · il y a
veni vidi vici du coup
merci à vous

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Pauline Zemoon · il y a
Bravo et merci Benjamin pour ce texte !
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Eric Chomienne · il y a
Vivre pour non vivre, c'est minéral. Nous ne sommes que des pierres servant à construire la société. Après l'âge de la pierre taillée, de la pierre polie, voilà l'âge de la pierre plate qui sert à faire des murs qui emmurent les murmures et les cris. Etre une pierre sculptée voilà l'éternité!
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Benjamin Sibille · il y a
l'âge de la pierre qui roule comme l'avait prophétisé les rolling stones (qui ne s'arrêtent plus jamais semble t-il)
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Joce · il y a
La fin est rassurante. Ouf !
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Benjamin Sibille · il y a
ne vaut-il pas mieux parfois une vraie fin? merci de votre lecture
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Constance Delange · il y a
La lucidité est un vilain défaut! Tragique et tellement vrai ce texte est comme un couteau bien aiguisé
bravo

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Benjamin Sibille · il y a
ravi et très ému qu'il ait pu vous toucher
c'est sorti tout seul pour ainsi dire

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Keith Simmonds · il y a
Une superbe plume pour cette histoire captivante qui nous tient en haleine
du début jusqu'à la fin ! Mes voix et bonne chance, Benjamin !

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Benjamin Sibille · il y a
merci beaucoup, comme toujours, pour votre soutien!
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Patrick Gibon · il y a
on se croirait un peu dans un film en noir et blanc d' Alain Tanner, genre "Charles mort ou vif", une analogie bien sûr pas la même époque et pas le parcours de monsieur D dans ce chef d'oeuvre, la noirceur et le nihilisme ici est assumé jusque l'humour noir de la dernière phrase. bel ouvrage!
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Benjamin Sibille · il y a
une comparaison très flatteuse; ravi que vous ayez pu trouver de l'intérêt à ce texte. merci de votre lecture!
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JACB · il y a
Bravo pour cette "confession" qui prend à partie le lecteur pour qu'au moins un regard s'accoche à l'existence insipide de votre personnage. C'est un très bon texte et dans le ton et dans la forme .*****
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Benjamin Sibille · il y a
une inspiration d'un soir de spleen parisien
ce n'est pas du saint augustin ou du rousseau c'est sûr mais il y a peut être quelque chose à prendre sur l'époque, j'espère!

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JACB · il y a
j'espère ne pas vous importuner en vous sollicitant pour mes trois femmes.
il me tiendrait à coeur d'avoir votre soutien Benjamin pour:
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/la-femme-est-l-avenir-de-l-homme# en finale de la DDHU.
Merci et bon bonne chance

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Aurélien Azam · il y a
J'aime beaucoup le ton de ce récit ! Et contrairement à Caroline, la claque, j'ai envie de la donner à ton narrateur ^^
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Benjamin Sibille · il y a
tant qu'il y a de l'émotion il y a un bon fond ^^
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Felix Culpa · il y a
Un très beau récit, fort et percutant ! L'histoire d'une vie pas si vide que ça écrite par une belle plume, un talent prometteur ! Je m'abonne et je vous donne 3 voix.
Merci de lire mon premier texte en concours !

https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/les-droits-de-lame

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Benjamin Sibille · il y a
merci beaucoup; surtout pour votre partage
j'espère ne pas vous décevoir à l'avenir

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Caroline Rota · il y a
"Tout ce que je sais c’est que j’écris au jour le jour ce récit sans sens et sans fin." .... Ma claque du jour, je l'ai pris en pleine poire, votre texte, tellement j'aurais pu l'avoir écrit, à une époque, et aujourd'hui encore parfois ! Benjamin, toutes mes voix et mon badge de fan de votre écriture, souple, fluide et envoûtante... J'espère que vous irez très loin !
Je vous invite, pour un sourire ou un soutien peut-être, à découvrir "Mr Butt a disparu" dans le Grand Prix Hiver 2019... A bientôt :)

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Benjamin Sibille · il y a
je passe sans faute et ne peux vous dire à quel point je suis touché de compliments sans doute pas entièrement mérités
celui que je garde et chéris est que vous ayez pu vous sentir communier avec ce texte, qui donc nous unit

merci beaucoup!

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Caroline Rota · il y a
Dans un tout autre genre, peut-être aimerez-vous découvrir L’absence, dans les TTC ? https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/labsence-6
Je vous souhaite une belle fin d’année...
A bientôt Benjamin !

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