Le Déluge

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Journaliste de carrière de l'Île Maurice qui espère pouvoir faire lire ses poèmes et autres écrits en prose  [+]

Image de Automne 2020

Le tonnerre gronda si fort qu’il fit trembler tout l’air de Fond-du-Sac. Un manteau sombre et gris recouvrait le monde depuis trois jours déjà et le rideau de pluie constant était si violent qu’il piquait la peau de ceux qui étaient obligés de l’affronter. Il était cinq heures déjà et le soleil était levé. Mais il était impossible de le voir. On ne l’avait pas vu depuis trois jours. En plein été, la température avait chuté drastiquement, si tant qu’il était aussi difficile de se réveiller le matin qu’en hiver. Même les coqs qui normalement annonçaient sans faille le retour du soleil s’étaient avoués vaincus ; on ne les avait pas entendus depuis le début du déluge et les autres oiseaux qui remplissaient les matinées et les fins d’après-midi de leurs piaillements s’étaient également tus. Seules les pétarades de la pluie battante emplissaient désormais l’air.
Suresh regardait par la fenêtre de sa maison, mais il ne parvenait pas à y voir grand-chose. La pluie avait vraiment pris corps et empêchait de voir à plus de trois mètres devant soi. Normalement, il aimait la musique des gouttes qui crépitaient sur les quelques feuilles de tôle qui constituaient sa maison, mais ce vacarme bourdonnant semblait avoir envahi ses oreilles et l’empêchait de trouver le sommeil une fois la nuit tombée. La pluie l’agressait depuis trois jours au lieu de le bercer.
Il rapprocha son visage de la vitre pour tenter de percer la pluie du regard. Il ne vit que son reflet, sa moustache grasse, ses yeux aux orbites profondes et à la pupille noire qui brillait et les rides qui enferraient son regard. Et derrière le reflet, le déluge. Il n’y avait rien à faire sinon attendre que cela passe de toute façon.
La couverture d’étain se mit à sautiller sur la casserole. Suresh se détourna de la fenêtre pour aller éteindre le réchaud. Il enleva la couverture et souleva délicatement la casserole, se protégeant les doigts à l’aide d’un torchon à carreaux, avant d’en verser le contenu dans une théière. Suresh prit son temps pour verser l’eau, la théière se trouvant au milieu d’un bric-à-brac d’ustensiles en tous genres entassés sur la table en formica qui servait de plan de travail. La vapeur qui s’échappa durant ce transfert lui monta au visage, une douce chaleur qui lui rappela celle du soleil.
Suresh recouvrit la théière et, abandonnant l’idée de vaincre la pluie du regard, s’assit sur le tabouret qui se trouvait au milieu de la maison, à côté de la petite table ronde qui portait le téléviseur. L’ampoule suspendue au-dessus par son fil électrique baignait cet espace d’un halo de lumière jaune feutrée. En temps normal, la lumière du soleil aurait inondé la pièce, la réchauffant également. Mais Suresh devait se contenter de cette lumière fébrile. Il fallait attendre de toute façon. Rien d’autre à faire.
Une fois qu’il eût bu son thé, il enfila ses bottes et son pardessus et se saisit de sa pioche avant d’ouvrir la porte d’entrée. Le vent lui arracha la porte des mains et elle alla se fracasser dans un tonnerre de tôle contre la paroi de la maison. Suresh grommela des insultes dans sa moustache et sortit remettre la porte à sa place. Il devait plisser les yeux face à l’assaut constant de la pluie. Il prit un fragment de parpaing qui trainait et le balança contre la porte. Ça tiendrait.
Suresh s’éloigna de la maison, ses bottes s’enfonçant dans la boue à chaque pas. Il devait se voûter et rentrer le cou entre les épaules, comme une tortue humaine, pour minimiser les effets de l’averse. Mais il parvenait quand même à avancer. Le bruit de l’eau qui rageait dans le canal non loin de là se faisait plus intense au fur et à mesure qu’il avançait.
Quand il arriva à son champ de légumes, il laissa échapper une pétarade de ses lèvres. L’eau allait tout noyer. Déjà, la terre était saturée et n’absorbait plus rien. Les bringelles [1] étaient encore loin d’être prêtes, les calebasses non plus. Il ne pouvait pas récolter. Il fit quelques pas, s’approchant de la berge du canal. Il donna un petit coup de pioche et souleva une motte de terre. Il s’accroupit pour prendre un oignon entre les mains. Il le lava avec l’eau de pluie et la retourna pour l’examiner. Il y avait comme une couche de moisissure noire qui était apparue à certains endroits. Il jeta l’oignon à terre, où il s’enfonça dans le sol ramolli. C’était fichu. Il y avait de fortes chances qu’il ne puisse rien récolter. Ça allait faire mal cette fichue pluie.
Suresh se releva et regarda vers le canal. Il n’avait jamais encore entendu un bruit pareil s’échapper de son ventre. À cette distance, il couvrait même celui de la pluie. Il s’approcha de quelques pas de plus et quand il fut au bord, il se pencha : le canal pourtant profond était presque rempli à ras bord. Suresh écarquilla les yeux et observa l’eau un instant. Il lui semblait pouvoir voir monter le niveau. Quel malheur ! Il avait choisi de planter ses légumes là à cause de la proximité du canal et désormais, cette proximité devenait une malédiction.
Il se retourna pour regarder son champ inondé, puis de nouveau le canal. Il leva la tête vers les cieux, exposant son visage aux assauts de la pluie. D’un geste sec, il brandit sa pioche en direction du ciel, menaçant les intempéries ; puis il la balança dans le canal. Suresh quitta le champ sans se retourner.
De retour à la maison, il enleva ses bottes boueuses et suspendit son pardessus au clou qui se trouvait sur la porte. Il ralluma le réchaud et y replaça la casserole avant de reprendre son poste sur le tabouret. Le regard noir, il fixait les flammes bleues du réchaud. Que pouvait-il bien faire face à l’eau du canal ? Il n’y avait rien à faire. Qui pourrait l’aider ? Personne, certainement. Qui pourrait faire un miracle et sauver ses légumes ? Qui pourrait lui assurer ces revenus qu’il perdrait ? À moins… Les yeux de Suresh s’illuminèrent. Il se rua à l’autre bout de la pièce, vers sa couche, souleva la vieille éponge qui lui servait de matelas, fouilla un instant parmi les tas d’objets qu’il y cachait pour enfin en sortir ce qu’il cherchait : un téléphone portable.
Il se laissa tomber sur la couche et maintint son pouce sur le bouton, comme Anil le lui avait appris au moment de le lui offrir. Il avait bien essayé de lui expliquer qu’il n’en avait pas besoin, mais son fils avait tout de même insisté : il lui devait bien cette modeste marque de reconnaissance pour tous les sacrifices qu’il avait consentis pour son éducation.
Suresh perdait patience. L’écran demeurait noir. C’était quoi son problème à ce téléphone ? Il le secoua dans l’espoir d’y voir poindre une étincelle de couleur. En vain. Anil lui avait bien promis de passer lui expliquer comment bien l’utiliser, mais il n’avait jamais trouvé le temps. Suresh comprenait que le bureau exigeait beaucoup de lui ; c’était bien pour cela, pour lui éviter le travail des champs, qu’il s’était cassé en deux après tout. Il laissa tomber le téléphone sur le matelas, dépité.
Il se leva et regarda autour de la pièce, l’air de se demander ce qu’il allait bien pouvoir faire désormais. C’est alors qu’il vit : l’eau s’infiltrait sous la porte. En deux bonds, il se retrouva les pieds nus dans la flaque d’eau qui grandissait. Il ouvrit la porte et vit de l’eau sale, boueuse, à perte de vue. Le canal avait fini par déborder et était parvenu jusqu’à sa maison en quelques minutes à peine.
Suresh prit rapidement une décision : il n’allait pouvoir contacter personne et il fallait se débrouiller. Il courut derrière la maison et revint avec un sac de raphia rempli de sable sur l’épaule. Il le jeta devant la porte. Il répéta l’opération une bonne douzaine de fois, jusqu’à avoir construit un petit barrage en demi-cercle devant la porte. Heureusement qu’il conservait ce sable, avec quelques autres matériaux, pour quand il aurait les moyens de se construire une maison en béton.
Quand il rentra, l’eau de la casserole bouillait de nouveau. Il était complètement trempé, n’ayant pas eu le temps d’enfiler son pardessus. Il versa l’eau de la casserole dans la théière, espérant que le thé serait buvable après une seconde infusion. Il garda le réchaud allumé pour se réchauffer les mains et tira le tabouret pour s’asseoir à côté quand le thé fut prêt.
Il le sirota en gardant les yeux rivés sur la fente entre le linteau et la porte. Il laissait la chaleur de la boisson se répandre dans sa gorge et son ventre, puis tout son corps, alors même que la tasse lui réchauffait les doigts. Lorsqu’il finit sa deuxième tasse, ses vêtements étaient moins trempés. À certains endroits, ils n’étaient plus qu’un peu humides. Alors qu’il commençait à se détendre, il vit ses pires craintes se confirmer : l’eau commençait de nouveau à s’infiltrer.
Il alla ouvrir la porte. Les sacs de sable avaient absorbé toute l’eau qu’ils pouvaient et commençaient à en laisser passer. Suresh pouvait voir plusieurs filets d’eau qui suintaient des sacs en raphia pour se déverser sur le seuil de la maison. Mais ce qui l’inquiéta surtout, ce fut de voir que l’eau était montée presque à hauteur du barrage improvisée. Devant lui détendait un vaste étang et l’herbe que cette nouvelle masse d’eau avait engloutie ne parvenait même plus à pointer le bout de son nez à la surface.
Ne sachant trop que faire, Suresh donna un petit coup de pied à un des sacs de sable pour en vérifier la solidité. Le raphia se déchira sous le coup pourtant bénin et le sable alourdi d’eau se répandit. Il avait dû pourrir à force d’être exposé aux intempéries pendant des années. Ce sac éventré provoqua une réaction en chaîne ; les sacs tombaient ou se déchiraient les uns après les autres, invitant l’étang à s’engouffrer dans la maison. Il le fit sans hésiter, sans égard pour Suresh, coulait autour de ses chevilles pou vite recouvrir tout le sol de la maison.
Suresh regardait tour à tour l’intérieur et l’extérieur de la maison. Il n’y avait désormais que peu de différence ; l’intérieur faisait également partie de l’étang. Suresh vit son tabouret travers la pièce en flottant. Son matelas s’était également défait de son lieu fixe pour vagabonder autour de la pièce. L’eau lui arrivait alors jusqu’aux genoux.
Il se saisit de la casserole, la plongea dans l’eau qui envahissait la maison avant de la jeter à l’extérieur. Il répétait le geste aussi rapidement qu’il le pouvait, luttant contre l’ogre qui n’arrêtait pas sa pénétration pour autant. Pour chaque casserole d’eau qu’il enlevait, l’étang en faisait entrer dix avec une aisance moqueuse. Suresh fut bientôt à bout de souffle et la sueur se mélangeait à l’eau de pluie sur son front. Il s’appuya sur ses genoux, haletant, pour tenter de reprendre son souffle. Il fit voltiger la casserole par la porte. ll n’y avait rien à faire de toute façon.
Las, il éteignit le réchaud, repoussa la télé vers le bord de la petite table ronde où il s’assit en position du lotus. Il ne prit pas la peine de fermer la porte cette fois-ci et regarda la pluie qui pavanait son triomphe à l’extérieur. Il n’y avait rien à faire, sinon attendre que cela passe de toute façon. Alors, Suresh attendit.
Le portable se trouvait sans doute sous l’eau et devait être inutilisable. Quand cela passerait et que le niveau de l’eau aurait baissé, il irait au village pour trouver un téléphone. Il appellerait Anil. Bien obligé. Ce serait la première fois qu’il l’appellerait au secours. Il savait qu’il n’abusait pas. Certainement.
Alors qu’il formulait ainsi sa stratégie, la pluie se calma petit à petit ; l’épais rideau presque métallique se transforma en un mince filet d’eau qui bientôt disparut tout à fait. Du vacarme sur les feuilles de tôle, on était passé au silence le plus total, sans l’intermédiaire de la douce musique que jouait la pluie quand elle était d’humeur bienveillante. Les oiseaux n’osaient pas encore sortir de leurs abris, craignant une feinte habile avant un retour en force de la pluie. L’air, lourd de silence, opprimait les tympans presque autant que le vacarme du déluge.
C’est alors que Suresh sentit un chatouillement humide à son gros orteil. Il fut étonné de voir que l’eau était montée jusqu’à la hauteur de la table. Il déplia les jambes et sauta dans l’étang sale. Le matelas, le tabouret, quelques boîtes de conserve vides, quelques vêtements aussi, flottaient tout autour. Il s’y fraya facilement un chemin vers la porte. À l’extérieur, le ciel reprenait des forces. Le bleu s’affirmait de plus en plus, le soleil chassait les nuages qui disparaissaient peu à peu. La chaleur du soleil sur sa peau lui fit du bien. Il fallait qu’il en profite.
Il bondit et s’agrippa au toit de la maison. Il s’y laissa pendre un instant, pris trois petites inspirations rapides, puis se hissa sur la maison à la force des bras. La tôle était encore trempée, mais plus pour longtemps avec un tel soleil, même si l’eau continuait de montre malgré tout. Suresh enleva sa chemise mouillée. Il regarda autour de lui : l’eau, boueuse, moche, à perte de vue. Il était seul. Alors, il défit son pantalon et le laissa choir autour de ses chevilles. Il ferma les yeux et inspira profondément, comme s’il voulait attirer les rayons du soleil dans ses poumons.
Sur ce promontoire de tôle qui avait été sa maison, nu, Suresh évalua les dégâts. Les récoltes étaient foutues. Le canal avait tant débordé qu’il avait pris possession de tout ce territoire, de toutes les plaines, de tous les champs. En fait, sa maison se trouvait désormais au beau milieu du canal. Le canal avait englouti toute la terre, il n’avait plus de berge et n’avait donc plus de fin. Il espérait que ceux qui élevaient des poules dans la région avaient eu la bonne idée de les libérer avant que la terre ne se métamorphose en eau. Sinon, il fallait espérer que ces poules savaient nager. Il regarda en bas et vit que l’eau avait complètement recouvert la porte et se trouvait à quelques dizaines de centimètres du toit. Son letchier provin, qu’il avait planté il y avait cinq ans, ne laissait plus dépasser que quelques feuilles hors de l’eau pour respirer. Il imagina les poules nager autour de ses branches, rejointes par les tanrecs qui devaient bien se débattre avec leurs petites pattes pour pouvoir avancer dans l’eau. Sans doute y avait-il aussi des chiens dans ce nouveau monde. Il y avait des chiens partout à Fond-du-Sac. Les tanrecs devaient se méfier. Mais il devait bien y avoir des tilapias qui nageaient également au milieu des branches du letchier et des autres arbres. Ce serait bête de se contenter de leur ancien territoire étriqué quand le monde leur appartenait désormais. Les poissons côtoyaient les mammifères et oiseaux dans ce nouveau monde. Tilapias et poules étaient sans doute engagés dans une danse aquatique à l’instant même. Et les poissons de haute mer ? Qui, qui pouvait savoir si les rivières n’étaient pas également sorties de leurs lits et qu’avec l’océan et les canaux, s’était ligué contre la terre ? Cela voudrait dire que des vieilles rouges nageaient également autour de lui. Est-ce que les chiens errants sauraient les chasser ? Dommage qu’il n’ait pas de canne à pêche à portée de main.
Il inspecta de nouveau les alentours, s’attendant presque à voir un des habitants du village approcher dans une pirogue. Une pirogue qui naviguait au milieu des champs de légumes, voilà qui serait un spectacle. Mais non, rien. Il était seul. Il regarda de nouveau en bas. Le niveau d’eau avait encore monté. Il haussa les épaules. Ça ne pouvait pas continuer éternellement après tout. Suresh s’allongea. La tôle chauffée lui brûla un peu le dos, mais cela ne le dérangeait pas. Il avait eu sa dose de froid et entendait profiter du soleil. Il ferma les yeux et fit un large sourire à l’attention de personne. Il n’y avait rien à faire sinon attendre que cela passe de toute façon.

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[1] aubergine.

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Lyne Fontana · il y a
Une ambiance intéressante et bien restituée.
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Doria Lescure · il y a
récit bien écrit et construit, sur un sujet plutôt bien porté par ce personnage qui lutte dans la mesure de ses maigres moyens contre les ravages d'une inondation. L'ambiance est bien posée et l'inexorable situation monte au même rythme que le niveau de l'eau. Le personnage est stoïque, et porte bien cette histoire simple qui fonctionne.
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Ronnie Antoine · il y a
Merci pour ces commentaires encourageants.
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Alicelemerle · il y a
sympa -
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Keith Simmonds · il y a
Mes voix pour cette œuvre diluvienne, déconcertante et empreinte de tristesse, Ronnie ! Une invitation à venir accueillir “L’Exilé” qui est en compétition pour le Grand Prix Été 2020. Merci d’avance! https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/lexile-1
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Guy Aïchouba · il y a
Triste histoire qu'on lit avec plaisir. Mais on se sent mouillé ensuite. Cela rappelle, hélas, certaines réalités. Et puis en plus, à mon avis, on doit être en Inde. Ou pire encore, au Bangladesh.
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Ronnie Antoine · il y a
Eh bien non! Nous sommes à l’Île Maurice...
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Julien1965 · il y a
Très bon texte qui m'apporte le bain de fraîcheur dont j'avais besoin. C'est surtout très bien écrit, de belles descriptions et c'est avant évident qu'il y a eu beaucoup de travail en amont. Alors merci pour ce partage !
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Ronnie Antoine · il y a
Content que ce texte vous plaise!
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Marie Quinio · il y a
Superbe !! Je reconnais bien là les sensations terribles des montées des eaux et des ravines qui débordent en un clin d'oeil... Magnifique description de la nature contre laquelle l'homme ne peut rien quand elle se déchaine... et de cet homme courageux mais qui sait se résigner, sur son île (et son île/toit de maison)
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Ronnie Antoine · il y a
Merci ! Vous vivez la même chose fréquemment à la Réunion?
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Ginette Flora Amouma · il y a
La description par étapes de ce que peut être la mousson apportant des pluies torrentielles qui du jour au lendemain anéantissent le travail d'une vie .
Le texte est soigneusement structuré , en trois temps : l’attente , la pluie , le déluge puis le chaos final .
L'écriture est précise , se développe en accentuant les détails et les actions du personnage.
Une chronique d'un jour de pluie .

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Ronnie Antoine · il y a
Chez nous, les drains sont si mal agencés et entretenus qu’il y a des accumulations d’eau et des inondations à chaque pluie. Ce que je décris peut arriver même avec des pluies d’été modérées... et merci pour l’attention que vous portez au travail sur la structure.
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Mireille Bosq · il y a
Nous entrons petit à petit dans un paysage lointain très bien décrit. Un homme seul, face aux éléments hostiles, accepte ce qui ne peut être ni contrôlé ni évité. La passage de la pirogue laisse entrevoir l'endroit géographique. Le sujet des inondations est de plus d'actualité. Le texte touche.
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Ronnie Antoine · il y a
Le passage de ma pirogue d’indique pas que Fond du Sac se trouve près de l’océan. Il s’agit plutôt d’un délire de Suresh ici. Ravi que mes mots aient pu vous toucher!
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Paul Jomon · il y a
Ce texte a la précision d'un documentaire. C'est aussi un récit de courage et de résilience face à une calamité qui en emporterait plus d'un. Un état d'âme ou d'esprit à saluer, à rattacher probablement à tout un rapport à la vie inconnu sous nos latitudes.
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Ronnie Antoine · il y a
Je ne sais pas si ce rapport à la vie soit représentatif de l’état d’esprit de mes compatriotes. La plupart se mettent en colère quand de tels épisodes se produisent. Mais il est vrai qu’on en vient à accepter de plus en plus l’inévitabilité des inondations du moment qu’il pleut quelques heures.

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