13
min

Le dandy et le nez de robinet grand débit.

Image de Julien Sama

Julien Sama

7 lectures

0

Voici une déclaration d 'amour à la haine ! La belle putain qui nourrie de son sein sans jamais voir son lactose se tarir ! Je suis un cyborg moléculaire, agencé d'ADN recomposé ! Quand cela a t-il commencé déjà ? Oui bien sûr, c'était un mardi, oui le mardi 4 septembre.

Mardi 4 septembre :

je me lève, le brouillard entoure mon corps et mes intestins me lancent. Lancinante douleur constituée de fineS aiguilles. Je suis toujours dans mon vingt mètre carré. Les murs d'abord d'une blancheurs immaculés se sont teintés de gris. Le plafond était lézardé à cause de l'humidité. Mon proprio (quel enfoiré celui la, radin d'asiatique !), devait le réparer depuis une éternité, « je passe la semaine prochaine, la semaine prochaine monsieur », c'était le résultat de la première conversation téléphonique. « Je vous envoie quelqu'un » était le résultat du deuxième appel. Le troisième appels ? Rien, juste des bips en boucle et une messagerie à chier ! Enfin... Je prend un thé, (si on peut appelé du thé en sachet du thé, merde industrielle, ersatz de thé à la menthe ! ). « Ding ! » le micro onde qui me sert à chauffer mon eau retentit. J'avale ma tasse, deux-trois biscottes au miel du Midi-Pyrénées, je décolle. Enfin je m'enfonce, aller réceptionner des appels téléphoniques pour « une marque de téléphonie mobile » c'est se lobotomiser 7h par jours.

10H : café. Vos collègues vous raconte leurs histoires de cul, enfin ceux qui ne sont pas marié. Moi je me tais, j'ai pas baisé depuis 2 ans, parfois je mens ça sauve les apparences.

Midi : je vais au petit carrefour du coin dépenser mes tickets restaurant du mois, pour manger de la merde : une petite salade parisienne Sodébo, un caprice des dieux, et une pink lady. Je varie, parfois je prend un éclair au chocolat à la place de la pomme.

Le soir dans le tram un mec bourré drague la jolie brune à coté de moi, personne ne bite que dalle. Il pue le chien mouillé, son visage Rubicon est surmonté d'une paire de lunettes de soleil. Le dragueur sous koenigsbeer commence par le sempiternel mot du looser : « Mademoiselle ». Échec cuisant, la brune mi-hautaine, mi gêné, ne daigne pas répondre. Il lui pose une main sur la cuisse, elle le gifle. Un homme courageux essaye de s'interposer, l'alcoolique l'insulte, après cinq minute d'une véhémence dégueulasse, courageux mais pas téméraire l'homme se rassoit en baissant les yeux. Remotivé par sa supériorité psychologique, le Casanova en carton caresse les cheveux de la femme. Elle le gifle de nouveau, il la gifle aussi, lui plotte les seins, le tram s'arrête. Il sort tout ragaillardit, exécute une courbette devant moi : « bonne soirée, MONsieurs ». Je baisse la tête, rouge de honte, il disparaît. Je me retourne vers la brune, ses yeux sont hagards, quelques larmes roulent sur son visage. Tous les passagers ont la tête baissés. Je lui aurait bien malaxé la poitrine moi aussi à cette petite pute, Quelle idée aussi de mettre des jupes si courtes ? Ça allume puis ça joue les farouches ! Je l'envie finalement ce connard...

Une fois chez moi je regarde un DVD que j'ai acheté lors d'une promotion, 5 DVD pour le prix de 30 euros à la Fnac. Le film c'est « Lolita » de Kubrick. Je me masturbe un petit coup sur Youjizz, hop tout sur le sopalain. Je devrais peut être rappelé mon ex ? Je n'ai plus les images de son visage quand j'essaye de me branler avec mes souvenirs... je m'endors.

Mercredi 5 septembre :

4h du mat' mes voisins gueulent, ils semblent frapper quelque chose, mon réveil est un électrochoc. Ils doivent encore jouer à un de ces jeux en ligne de merde ! Je met mes boules caisse, il faudrait vraiment que je leur dise de se calmer. Saloperie de collocation étudiante ! Ils font beuverie sur beuverie en ramenant des thons à leur soirée, faut vraiment pas avoir d'estime de soit !

Le reste de la journée est normal, ennuyante de banalité. Ah si ! Je suis fier de moi, j'ai envoyé chier une vieille radasse en lui disant d'aller se faire enculer ! D'abord je bégayait, mais ensuite je l'ai crié tout a fait clairement ! ça détend, mais heureusement que l'appel n'était pas enregistré. Sans ce job que ferais je ?

Jeudi 6 septembre :

j'ai rêvé que j'étais dans un jardin, un chien du style boxer aboie de manière belliqueuse, il a l'air pugnace, il se rapproche de moi, fait de petit bond, il gueule de plus en plus fort, ses ambitions deviennent clair : il veut me mordre, il veut me tuer ! Alors je cherche à m'enfuir mais tout mon corps est paralysé... le furieux canidé se jette sur moi puis s'écroule dans un gémissement. Je ferme les yeux comme si je ne voulait pas savoir ce qui allait advenir ensuite. J'entends des cris de chien battue à mort et lorsque j'ouvre les yeux le corps de mon agresseur gît sur l'herbe. Son corps s'évade, inerte, d'un costume de crocodile en plastique vert. A côté, un jeune garçon blanc, un maillet en bois dans la main droite me scrute. Ses yeux bleu était d'une puissance ahurissante ! Je me suis réveiller sans savoir si j'observais mon sauveur ou mon bourreau. Quoi qu'il en soit j'étais en sueur, mes cheveux laissaient tomber des gouttes de transpiration nauséabondes sur un traversin jaunit. J'ai passé ma journée collé à une humeur morose, les cheveux mal coiffés, la chemise slim celio à moitié boutonnée.

De loin je vis Alvina me regarder, elle m'adressa un sourire qui absorba toute ma morosité. Je me sentit léger, tellement léger qu'à la pause de midi j'ambitionnais de tenter ma chance avec elle. Son amie était partit plus tôt, elle attendait seule sur la terrasse, sirotant un café crème. D'abord je suis passé a coté d'elle la peur au ventre, je n'ai pas réussi à m'arrêter. Puis prenant mon courage à deux mains je suis revenu à la charge, en avant soldat ! Elle m'a regardée étonné quand je l'ai abordé, elle a rit quand je lui ai dit qu'elle me plaisait en tremblotant, si seulement cela c'était arrêté là. Je n'ai pas réussi à me taire, je lui ai balancé que je l'aimais depuis longtemps, elle a rigolé de plus belle. Elle m'a rétorqué que l'on était plus à l'époque des romantiques, qu'il fallait d'abord ce connaître, échanger. Elle a sorti les mots qui ont achevés mon âme. « puis que ferai je avec un looser comme toi, on a rien en commun, j'ai plus d'ambition dans ma vie que de finir avec un type comme toi. Le prend pas mal hein ? ». J'ai réussi à lui répondre merci, et j'ai balbutié bonne journée. En rentrant au boulot je suis passé devant un gamin noir, 5 ans tout au plus, qui tenait la main a son père : un golgoth, le gamin répétait « nitendo, nitendo » comme une incantation. Ça à provoqué comme une cassure au sommet de mon crâne. Les tremblements de ma main n'ont pas cessé jusqu'au soir. Sur le chemin du retour, je suis passé prendre une bouteille de william peel d'un litre au carrefour city de mon quartier. Je l'ai enfilé avant de me couché, mon sommeil fut lourd et agité, le réveil fut nauséeux, j'ai vomis deux, trois fois avant d'aller bosser.

Vendredi 7 septembre :

j'ai passé ma journée vaporeux, comme entouré de coton, je ne percevait plus rien de ce qui m'entourait, comme si tout était impalpable. Les autres me parlait je répondait docilement, j'ai vu au loin Alvina parler à ses connasses de copines, puis j'ai observé sur le visage de tous mes collègues comme un sourire moqueur résultant de ses commérages. Je sentait mon corps tanguer, ma conscience me larguer. Tous des cons ! Le long des couloirs blanc et neutres tachetés de plante verte, de machine a café et de portes transparentes, je faillit tomber. Je me raccrochait à la bonbonne du distributeur d'eau. J'ai ensuite passé une éternité aux toilettes, à contempler la porte grise espagnol, j'ai dégueulé jusqu'à la bile. J'ai ensuite lâché le trône de mes troubles, exhorté à sortir par une chasse d'eau défaillante. Tout les sons qui sortait des gueules béantes déformé par ma vision bancale, ressemblait à des rires gras est agressifs. J'ai alors couru à travers ces mêmes couloirs mornes et uniformes d'entreprise asceptisé, pour faire comme l'éclair traversant un corps pour retrouver la terre : j'ai pris le chemin le plus court jusqu'à chez moi.

Il c'est alors passé quelque chose de troublant dans ma douche. Sous l'assaut des gouttes, mon esprit se disloquait, tout doucement quelque chose grandissait à travers mes entrailles, je me suis tordu, j'ai contorsionné ma carcasse pour trouver une position qui pourrait me soulager. Rien à faire, la douleur grandissait déchirant l'entre de mes maux. Avant de m'évanouir, j'ai vu dans le miroir deux mains sortant de ma gorges, écarter mes mâchoires, mes souffrances étaient alors à leur paroxysmes. En m 'éveillant, j'avais la face au sol, à demi noyé dans une eaux où semblait flotter une silhouette humaine dépecée, qui se désintégrait dans l'eau de la douche. Je me suis alors relevé pour couper l'eau et relever la bonde. J'ai regardé cet être désintégré, disparaître par le trou d'évacuation, je l'ai entendu lutter dans le siphon puis plus rien. Je me suis diriger vers mon lit et j'ai dormis. J'ai dormis sous les hurlements de mes voisins faisant la fête. Je sais maintenant ce que j'ai à faire.

Samedi 8 septembre :

Je prend mon petit déjeuné sur la terrasse du café en face de chez moi, mon portable sonne, c'est le boulot, je n'ai aucune envie de répondre, alors je ne répond pas. Je déguste mes deux pains au chocolat. Souvent je les ouvres en deux pour prendre uniquement des petits bouts de chocolat ; mon café est serré, le jus d'orange frais est revigorant, je suis ressourcé. Une fois rassasié, je me dirige en voiture vers Brico dépôt, j'y achète un nez de robinet grand débit, un tuyau d'arrosage, un sac de plâtre de 5 kilos, une petite bassine, de la peinture blanche mat et une rallonge. De retour chez moi j'ai sonné chez mes voisins. Un jeune trapu mais court sur patte, au cheveux long m'a ouvert. Me permettant ainsi de voir ce qui se trouvait sur leur mur mitoyen du mien. Je l'ai baratiné en lui annonçant qu'entre voisin on devrait se connaître pour s'aider un peu ou boire un verre, afin de faire connaissance. Mi étonné, mi méfiant, il me dit qu'il n'était pas contre, mais, que ce ne serait sûrement pas pour tout de suite. Ce sera même pour jamais mon petit, comme si partager un verre avec de jeune soûlard sur fond d'électro ça pouvait me ravir ! Bref, maintenant je savais qu'un meuble télé était collé contre le mur nous séparant, ce qui cacherai la première partie de mon plan.

A partir du lundi 9 septembre :

Grâce à youtube j'ai appris les rudiments du crochetage. Je suis d'abord passé à la pratique sur des cadenas, puis je me suis acheter différentes serrures qui m'ont permis de me perfectionner en moins de deux semaines. Il faut dire que je passait plus de 8 heures par jour à m'entraîner. Pour le boulot j'ai prétexté un burn-out, ce qui ne fut pas très difficile à faire avaler, surtout après mon comportement du 7 septembre. C'est hallucinant le nombre de chose que l'on peu faire lorsque l'on ne travail plus. J'ai été à la mer me baigner, je me suis inscrit à une salle de sport. J'avais la vie la plus banal du monde, parfois je me faisait un ciné, ou un thêatre. Ce calme plat me fit rappeler qu'il était temps de passer à la deuxième partie de mon plan.

Mardi 23 septembre :

Attendant que mes deux enculés de voisin partent, je fumais mon cigarillo tranquillement assis sur mon siège curule, déniché dans une salle des ventes pour cinquante euros. J'écoutais Eric Dolphy (stockolm session) distraitement, me concentrant sur un bruit de porte qui tardait à venir. Le clac et les bavardages enroulés de rire gras furent mon signal de départ. Je pris ma perceuse pour faire dans le mur mitoyen un trou à raz du sol, d'une largeur assez grande pour faire passer mon tuyau. Cela me pris à peine 10 minutes. Je ne put réprimer un cri de joie de circonstance. Une heure plus tard ils rentrèrent, mon coeur ne cessa de palpiter sous la peur d'être découvert, ce qui ne fut pas le cas ahah ! Il ne me restait plus qu'a attendre le jeudi et les fêtes étudiantes pour la troisième partie de mon plan.

Jeudi 24 septembre :

Mon réveil à sonné 7h, le début d'une longue attente. Il faut que je me vide l'esprit j'essaye leur méditation guidé allongé sur mes tapis perses. Les écouteur coincés dans la conque de mes oreilles. j'expire et relâche chacun de mes muscles... Puis fait chier !! j'ai tenu 10 minutes puis j'ai basculé mes écouteurs sur mon Iphone, j'ai rencontré cette journée avec « paint in black » dans les oreilles. Je suis sortie prendre mon café chez « Monsieur caféine », le serveur est un brave type qui a de la mémoire, il ne me demande plus pour la commande. Il m'apporte directement mon café serré et ses deux sucres, avec un petit chocolat au amande de chez lavazza. Le temps est un sacré farceur, il ne passe jamais rapidement les heures précédents un grand événement. Sentant le stresse monté, j'ai eu comme une envie de dépense pour y parer. J'ai commencé par le coiffeur au coin de ma rue, ou plutôt ma coiffeuse. Qu'est ce qu'elle est bonne ma coiffeuse, elle a faillit tourner dans un film de cul d'ailleurs. C'est pas moi qui le dit, c'est elle. Elle m'a avoué avoir été blessé lorsqu'on lui a a proposé une possibilité de carrière dans ce domaine. Bah, aujourd'hui dans quoi d'autre peux réussir une belle femme à part la pub, la télévision, la mode, ou le porno ? C'est un cadeau empoisonnée à notre époque que d'être une belle femme. Enfin ces yeux bleus profonds, cachés derrière deux grands hublots vous regarde toujours avec un pétillement taquin presque enfantin. C'est tout a fait délicieux, presque bandant. Elle digresse de la pluie et du beau temps à sa famille qui a la fibre musicale. Elle est intelligente, trop peut être pour être coiffeuse. Lorsque la conversation c'est sclérosé sur son petit ami, j'ai abandonné la partie.

A midi j'ai manger au restaurant du boucher. Seul bien sûr, je fais la plupart des choses en solo, je préfère c'est moins contraignant, il y a moins de débat interminable et minable. Le serveur est un trentenaire un peu hipster, petite barbe grise bien taillé, qu'importe les détails, son maillot vert est comme sa salade césar : à chier. Par contre ses frites maison et son faux filet... un arc en ciel pour les papilles !

14h : je me rend au centre commerciale du coin pour me racheter un tas de fringue. Un beau costard et une paire de chaussure feront l'affaire en faite. Après avoir fouillé dans tous les magasins standards, c'est à dire : Brice, Célio, Armand Thierry, ou encore Devred, H&M, je finis par sortir excédé. Tout est trop commun, rien est unique, que de l'uniforme, que de la fringue pour le pauvre modeste, ou de l'étudiant formaté ! Alors je prend le bus et je me rend dans un vrai magasin : Hugo boss. Les vendeurs en costume sont avenant et souriant, en un rien de temps je repars avec un Costume uni coupe Extra Slim Fit en pure laine vierge : « Rocco/Wyatt » (725 euros) , une Chemise Slim Fit à motif en coton : « Jenno » (135 euros) et une paire de Chaussures à lacets en cuir lisse : « Carmons » (320 euros). Maintenant habillé, j'ai sorti de ma petite boite en fer mes petites douceur pain d'épice enfermés, un petit café crème arôme parfum des enfer. Le cigarillo complète ma panoplie de Dandy, je m'assoit sur les bord du fleuve. Ma vu se pose sur les différents arbres qui habillent la rive d'en face. Des bateaux rempli de touriste passent et repassent, on entend d'ici le guide présenter la ville. Quel pitié que de découvrir une ville comme des milliers d'autres touristes avant soit ! Le tourisme démocratisé, c'est la mort du bon goût et de l'aventure, la vraie ! C'est la preuve que le système contrôle tout les aspects de notre vie. Ils méritent tous de mourir ces incapables, on change pas un système de deux cent ans, on le détruit ! Que l'univers engloutisse cette perle bleu, qu'un trou noir l'absorbe, comme un sopalin l'eau renversé. L'humain a vécu trop longtemps, il est temps de disparaître brutalement comme la réalité accumulée.

Je suis tellement de bonne humeur que je décide d'appeler une pute. Cent roses pour une heure, c'est pas très cher, si on compte le nombre de rendez vous avant d'arriver au même résultat avec une femme lambda, pour une prestation banale en plus ! Le rapport qualité prix revient à la prostitué sans aucun doute. Quand je sort les noix complètement desséchées, il commence à faire sombre. Je pourrait prendre le tram pour retourner chez moi, mais me mélanger au fourmillement populaire m'insupporte. C'est leur odeurs et leur visages de gens normaux qui me fais vomir, j'ai envie de les gifler, de les mordre, de me repaître de leur faux espoir pour les humilier.

Une fois chez moi il ne me reste plus qu'à attendre que mes deux proies sortent se saouler, comme la majorité de la population étudiante le jeudi soir. Vers 21h j'entends leur porte s'ouvrir, des voix qui se distinguent de plus en plus nettement puis se dissipent. Je prépare tout le matériel pour ma performance. Je prend la rallonge dont je coupe un des deux bout pour en dénuder les fils. Je branche mon tuyau au robinet de ma cuisine. Les préparatifs terminés, j'ai attendu. Encore cette redécouverte de la présence du temps, quel connard celui la ! Je me suis assoupis un peu, chose étrange car deux heure avant l'excitation gardait mes orbites grand ouvert.

vendredi 24 septembre :

Vers cinq heure du mat', les deux jeunes enveloppes qui se bousculent, tanguent et se cognent dans les escaliers, me mette sur le qui vive. Dans moins d'une heure le coté somnifère de l'alcool prendra effet, une heure encore à attendre. Je les entends se parler, ils doivent se fumer une dernière clope. Encore une demi heure. Je tends l'oreille, je reconnaît le bruit du clic clac qui grince. La soudaine avance qu'ils prennent sur ce que j'avais prévu me rend euphorique. Voilà ! Plus un bruit tout le monde c'est endormis. Encore quelque minute pour être sûr. Tic tac, tic tac, c'est l'heure ! Je prends le tuyau, le glisse à travers le trou que j'ai percé, j'ouvre le robinet, l'eau coule ! Je la laisse couler pendant une heure, une heure sans qu'un seul bruit ne semble s'échapper. Je la laisse couler 30 minutes de plus histoire d'être sur d'avoir le niveau qu'il faut. Je retire le tuyau, prend la rallonge, je branche un bout, et glisse tout doucement le bout dénudé à travers le mur jusqu'à la pataugeoire que je viens de créer chez mes chers voisins. Il n'y a plus qu'à attendre qu'ils se réveillent.

Je m'endors tranquillement, la troisième partie de mon plan exécuté il ne me restait plus qu'à patienter.

13h : je me réveils sous le bruit de deux gros « boums », provenant de l'autre coté du mur blanc lactescent. Un sourire s'installe donc dès mon réveille. J'ai réussi ! Deux corps doivent reposer à demi immergés! Youhou !! ahah ! Les enculés sont éliminés ! Mais je n'ai pas pris le temps de me réjouir, il fallait que je poursuive mon plan, la cinquième partie était délicate. J'ai débranché ma rallonge puis crocheter leur porte. Une fois à l'intérieur de leur appartement je pouvait voir de mes yeux le résultat de mes manigances : magnifique, réellement sublime Parrhassius aurait aimé ! Par contre la décoration de leur appartement était comme je le pensais : d'un mauvais goût évident. Des écharpes de club de foot accrochées sur les murs, un canapé qui avait du être fait avec de vieilles chemises hawaïenne, une table basse en verre agrémentée de cercles de tasses de café, de bières vides et de deux cendriers Bacardi farci de mégots et de cul de joint. Bon il faut se mettre au boulot. J'ai commencé par essorer la pièce, puis j'ai séché les deux corps au sèche cheveux, durant tout le temps de l'opération leur portable n'ont pas cessés de sonner. Leurs sonneries c'étaient du vieux hip hop insupportable, j'ai finis par les dépouiller de leur batterie. J'ai rebouché le trou du mur preuve de mon crime avec du plâtre, j'ai attendu en lisant un bouquin : « Samarcande » d'Amin Maalouf. Une fois sec j'ai poncé le plâtre jusqu'à le rendre plat, puis j'ai repeints pardessus. Je suis ressortit j'ai refermé leur porte, pour finir par me réfugier dans mon appartement. En fumant mon Paz Wilde je savourait le silence de l'instant, pas une seul seconde je n'ai eu de remord, finalement ce n'est pas destructeur de tuer un de ses semblables (deux en l'occurrence). L'être humain passe son existence à se fixer des limites, des lois restrictives stupides ! Le vivre ensemble ? Comme si ça avait marché un jour. Je repensait a ces deux corps morts et inertes, finalement c'est vrai nous ne sommes que de la matière animé par des pulsars électriques. En rêvassant sur les fines fibres de protéines filées, misent en lumière par ce soleil de la fin septembre je me recentrait. La sixième et dernière partie était simple mais il fallait être efficace. Je mis mon grille pain sur six minutes, puis j'ai ouvert la vanne de ma bouteilles de gaz en grand. Je n'emporte rien j'ai mué. En fermant ma porte je regarde celle de mes défunts voisins avec fierté. Je fuis en marchant doucement, dans la rue le soleil réchauffe ma face, je suis sur la route, une longue route : celle de la haine salvatrice.

J'ai bien du faire cent mètres quand retentit l'explosion. Il ne me restera plus qu'à jouer les innocents devant la police, jouer les victimes, ça je sais faire. En réfléchissant un peu je me dis que ce n'était peut être pas nécessaire de reboucher et repeindre le trou vu que l'explosion allait tout soufflé. Puis j'aurais pu créer l'explosion dans l'appartement de mes voisins, ça m'aurait évité des soupçons... l'élément chaos de mon plan c'est moi. Les alarmes des voitures et les gens qui fuient en criant de peur, tout ce désordre , c'était munificent !

16H : Il est temps maintenant de passer au cas Alvina, je me sens tellement pleins d'idées, j'en suis excité comme un gosse ! Décidément tuer est bien plus palpitant que de baiser...

20h : j'attends paisiblement chez ma belle proie. Je ne pu m'empêcher de me verser un verre de Lavagulin, elle a du goût cette catin.

21h30 : je discerne le bruit d'une clé dans la serrure, elle rentre n'allume aucune lumière, je la voit se stopper. Ce pourrait t-il qu'elle m'est entendu ? Toujours est-il qu'elle ressort sans refermer la porte derrière elle. 20 minute se passe alors je vais voir, si la proie ne vient pas à moi j'irai à elle ! Au moment de passer la porte je découvre une silhouette, mon corps se met à trembler, je sens un flux d'électron le traverser. Mes muscles se contractent, entravant mes mouvements, mes neurones finissent par être dépassés : c'est le black out.

22h30 : Lorsque je sors de mon absence, je suis attaché sur une chaise, Alvina m'observe. Son sourire est un sourire de triomphe. Elle prend un fil à découpé qu'elle glisse autour de ma gorge, aucun mot n'a été échangé, elle le sert de plus en plus jusqu’à couper ma trachée et l'aorte, elle n'aura décidément aucun cri, ça la ferait jouir. Dans un silence perturbé par des bruits de jet de sang, ma coquille c'est vidée de ses pulsar électrique et de tous ses atomes, je suis mort.
0

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lire la charte

Pour poster des commentaires,