LE CONFINEMENT À KINSHASA PARTIE 4

il y a
2 min
66
lectures
3

Jeune congolais , juriste en formation, amoureux de la lecture et de la littérature! Vaillant combattant contre l'injustice , passioné par la culture, polyglotte, activiste social  [+]

Le temps avançait sans s’arrêtait, les pages de la vie se tournaient, des mains tremblantes de cet attristé confiné. Jusque-là tout était comme d’habitude, jusqu’au moment où ce héraut annonçait de la visite pour moi. Incrédule envers les canulars, cette visite de retard, me redonnait le sourire aux lèvres, la paix dans mon être et la force pour le reste. La pendule affichait cinq heure du soir, incessamment on sombrait dans le noir, mais la lumière de ma vie, des abyssales de son existence m’éclairait de sa présence. Elle était là, elle! SORAYA .La vérité est une fatalité, dans ce confinement on se manquait tout bonnement. Je n’étais pas triste même si le CHRIST viendrait un jour comme un voleur. Ensemble, on s’éloignait de la maison familiale, pour passer nos instants à l’écart aux abris de tous regards curieux ou envieux qu’il soit. Elle me disait, pour sortir de chez elle, le mensonge lui prêtait ces ailes, dans cette mascarade j'étais sensé lui dispenser des explications sur des matières non comprises! Oh copine soumise! Comme le voulait la vérité, la distance entre nos habitations respectives n’était pas si longue, on vivait tous deux, dans les faubourgs de KINSHASA et déjà nos cœurs avaient destinée commune. J’ai à mon imagination encore, une fille de teint claire qui aimait son père dont la vie m’érigeait en repère, elle était d’une taille moyenne, sans exprimer de haine, elle m’observait sans peine. On bavardait de tout et de rien, les mots manquaient d’utilité, c’est pourquoi nos yeux communiquaient. D’un air sérieux, je lui disais : «Comme au crépuscule la nuit envahit le jour, à toi je serai pour toujours». A ces mots, elle s’adonnait au creux de mes bras, je comprenais maintenant le pourquoi du mal du mâle. Je zigzaguais dans la vingtaine, flétri dans cette quarantaine nos sentiments réciproques emportaient l’un dans l’autre, je n’imaginais pas un instant ma vie sans elle et pour cela je remerciais l’Eternel. L’amour avait raison, on quittait la maison, sur mon avenue nous étions peu, elle et moi faisions deux qui s’aimaient et se chérissaient. Les battements de nos cœurs rythmés à nos pas, quand une autre passée je ne la regardais pas! Ainsi paisiblement nous longions la quatrième rue, elle habitait le quartier d’en face, de l’autre côté de la colline, elle n’avait rien à me dire, mes yeux pouvaient le lire. C’était une aubaine dans cette période malsaine d’avouer quelle m’aime. La tête sur mes études, les yeux sur ma béatitude, voilà toute mon attitude. Dans un monde en guerre face à un ennemi invisible, la paix me revenait et elle était visible... Serré l’un contre l’autre, nous avancions en silence vers notre lieu de séparation, je souhaitais que ces instants durent, mais je n’avais pas pourtant compétence, dans mon intérieur j’écoutais la sentence qui tombait en disant : «Qu’il fallait avoir peur pour une chèvre dans le repaire d’un lion», mais, mes angoisses d’avant étaient causées par ces êtres de nature féminine, formant en moi des sentiments d’égarements que d’humiliations...Ainsi la nuit tombait et l’aventure s’étiolait.
3
3

Un petit mot pour l'auteur ? 1 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Benjamin'S Monam's
Benjamin'S Monam's · il y a
Je suis fier de toi mon frère. courage et surtout aller toujours de l'avant

Vous aimerez aussi !