LE CONFINEMENT À KINSHASA PARTIE 2

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Jeune congolais , juriste en formation, amoureux de la lecture et de la littérature! Vaillant combattant contre l'injustice , passioné par la culture, polyglotte, activiste social  [+]

La ville glissait dans la nuit par une soirée fraiche étoilée. La chaleur fit sa journée brulant les riches de GOMBE et les pauvres mal aimés de la cité! C’était un certain vendredi plongé dans le doute et l’incertitude de cette malvenue, d’un bout à l’autre de KINSHSASA les langues se déliaient au sujet du confinement total, la peur d’un côté, l’inexactitude de l’autre, émotionnaient les millions de cœurs de la capitale. Comme les soirées étaient toujours sombres, celle-là finissait au claire des lumières car l’inattendue se matérialisait en son contraire, rien ne se perdait, rien ne se créait, tout était intact pour ce moment vespérale. En effet, le gouverneur de la ville province de KINSHASA annonçait solennellement le report du confinement général, en justifiant cette ineptie par des répercussions économiques et sécuritaires qui seraient causées en appliquant cette méthode préventive. Il s’agissait de la bêtise du siècle au niveau international, un peu plus bas au niveau national les lucides évoquaient la pire faute de l’existentialisme congolais, nombreux furent surpris pourtant il ne le devrait pas! C’était au Congo ou l’on aurez vu tout et rien à la fois! La prise de cette mesure prouvait à suffisance que les leaders politiques ne garantissaient rien pour le peuple, celui-ci devait s’apitoyer sur les hésitations hiérarchiquement puissantes de ses amateurs! Donc la ville ne se retrouverait plus en confinement général et même si le contraire était envisageable avec quoi devrait elle y faire face? Les décisions manquaient de substantialité faute du fréquent mimétisme non rentable pour lequel le peuple congolais avait durant six décennies était le prototype absolu. Le vent soufflait à basse vitesse, les rues se vidaient de sa population ,un klaxon par ici ,une insulte par là, dans les fonds des rues, rentraient des femmes vendeuses accompagnées de leurs enfants, épuisés du poids de la journée, les professionnels d’ambiance et ces demoiselles de joie méditaient amèrement le calvaire avenir, les pères de famille s’empressaient pour regagner leurs paisibles demeures. Telle une octogénaire sur son lit d’agonie la mégapole attendait la libération de son dernier souffle pour s’éteindre à jamais dans un amalgame qui laisse à désirer ! Mais hélas, cela se voulait impossible puisse qu’on y avait l'habitude d’y reporter même les dates d’élections ! Quoi d’autres de moins sérieux pourrait étonner et encore pire affecter les vies de ces million d’habitants. Tout était fait en un instant, les efforts conjugués pour éclaircir la vérité! La dialectique entrait en transe, elle se trémoussait, se déhanchait et finissait par séduire le peuple kinois. La bonne nouvelle tombait du haut du gouvernorat, c’était mis de cote ce fameux confinement général! Aux allures animales, sans maitrise ni maturité, elle se lâchait pour ovationner la désuétude de cette mesure, du rondpoint Huilerie jusqu’à la TSHANGU, à l’image de la célébration de la victoire d’une coupe du monde, la ville célébra ce soulagement .Mais pourtant elle n’était pas seule, la maladie, elle, circulait et continuait à se propager, n’avait-elle pas appris la nouvelle ? Ça justifiait que tout le monde n’était pas soumis à ces mesures règlementaires .Toute fiévreuse, prête à reconquérir un amour du passé le CORONA avançait, caressait et embrassait! De l’autre bout du tunnel la ville se réveillait en joie et allégresse. Certains disaient que les noirs ne pouvaient point en succomber, les kinois s’empoisonnaient d’une plante à pouvoir curatif dont la saveur est d’une amère description, tout cela dans le but de s’immuniser davantage ! On n'avait plus confiance aux dirigeants, encore plus à l'homme blanc, le peuple d’abord avait choisi KONGO BOLOLO, c’est avec mort dans l’âme et toute l’amertume du monde que les millions d'âmes été vouées aux flammes de l’enfer, mais pourtant le Congo était déja par terre.
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