Le coiffeur de balai

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Vous n’arrivez pas à trouver votre voie ? Envisagez la vocation de coiffeur de balai ! Cette histoire loufoque, amusante et romantique saura vous

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Je vous souhaite une excellente journée  [+]

Image de Printemps 2020

Il est toujours compliqué de commencer une histoire par le début. Souvent, on ne se rend compte de rien avant la troisième péripétie.
C’est comme ça que ça s’est passé pour mes parents. Quand ma mère est tombée enceinte, ils ont réalisé comme un électrochoc qu’il était trop tard, que l’histoire avait déjà commencé. Mes parents étant des héros, ils firent ce qu’il fallait faire : ils se marièrent et six mois plus tard mon grand frère venait au monde.
À ma naissance, mon père décida d’abandonner son travail pour s’occuper des enfants. Il était fabricant de billards à réaction et même s’il ne se plaignait jamais, on pouvait voir que son métier lui manquait un peu. Il prit cependant sa nouvelle position très au sérieux et devint un expert pour changer les couches, talquer les fesses et s’occuper de la maison. Son talent était tel que des couples faisaient parfois une centaine de kilomètres pour que mon père change la couche de leur enfant.
Ma mère était fossoyeuse de mouche. À l’époque, il s’agissait d’un métier qui rapportait gros : on venait d’inventer la tapette électronique à huit vitesses et les mouches tombaient comme des… c’était une hécatombe. Il y avait donc une très forte demande en fossoyeurs de mouche. Malgré cela, ma mère parvenait à se démarquer du lot : elle proposait des cercueils de première qualité en bois de cerisier et elle était en contact avec un groupe de pleureuses pour rendre les enterrements plus mélodramatiques. De plus, ma mère était quelqu’un d’ingénieux : elle réinvestissait tous ses profits dans une société de papier collant tue-mouche appelée « Colin Max & fils ». Elle engrangeait de cette manière des profits conséquents et put payer à moi et mon frère des études de qualité.
Notre enfance commençait donc sous les meilleurs auspices et nous vécûmes sans manquer de rien pendant longtemps.

Les premiers problèmes arrivèrent quand j’eus dix-sept ans. Les mouches furent déclarées espèce en voie de disparition et ma mère fut forcée d’abandonner son métier.
N’ayant plus de revenu fixe, il fallut faire des économies. Mon frère dut renoncer à ses études d’avocat et se rabattit sur des études pour devenir une carotte. Moi-même, je devais revoir mes ambitions à la baisse et je décidais d’opter pour la carrière de coiffeur de balais.
Seulement voilà, mon moral avait été très impacté par notre revers économique et je me mis à mal tourner. Je ne me présentais pas aux cours, je passais mes journées à glander en fumant ma pipe à savon et je redoublais deux fois mes dix-sept ans.
Mes parents pensaient qu’il s’agissait d’une situation temporaire et décidèrent de me laisser le temps de m’habituer. Mieux : ma mère retrouva un métier et devint plombier pour aquarium. C’était une position intéressante et tout le monde se réjouit de cette bonne fortune.
Sauf moi.
Je ne présentais aucun signe d’amélioration. Je restais dissipé et bon à rien. Je me rappelle qu’à cette époque, mes parents se réunissaient souvent dans le salon pour réfléchir à mon cas. Mon père remplissait sa pipe à savon de shampoing et l’allumait. Il prenait quelques bouffées puis soufflait un troupeau de petites bulles. Ma mère faisait des cocottes en papier et les faisait pondre pour qu’on puisse avoir des œufs frais au petit déjeuner. Tous deux s’inquiétaient. Ils avaient souvent pensé à m’emmener chez le médecin, mais n’arrivaient pas à s’y résoudre, craignant que j’attrape une maladie dans la salle d’attente.
La situation était insupportable et il fallait trouver une solution.

Celle-ci arriva un beau jour, alors que je me promenais dans une rue. Je flânais, nez au vent, mes pensées dirigées vers le ciel. Tout à coup, je ne sais pas trop comment, je ne sais pas trop sur quoi, mais je trébuchai. Secouant frénétiquement les bras, je tentai vainement de rester debout. Je faisais de si grands gestes qu’on me prit pour un artiste de rue et on commençait déjà à me lancer des pièces. Heureusement, je portais un chapeau, du coup les gens savaient où jeter leurs pièces.
Malgré mes efforts, je perdis l’équilibre et tombai amoureux.
Elle avait des cheveux couleur d’arc-en-ciel, un sourire à se damner, des yeux couleur de miel, et un élégant petit nez. Elle avait une façon de regarder les gens qui les faisait se sentir à la fois importants et faibles. Elle ne parlait jamais pour ne rien dire et parvenait malgré cela à parler souvent. Ses gestes étaient l’exemple même de la grâce et je ne comprenais pas comment j’avais pu vivre jusqu’alors en ignorant son existence. La boutique dans laquelle elle travaillait était pourtant située à deux cent quarante-deux pas de chez moi, c’était tout près.
Je restais hébété pendant une heure, à regarder bêtement la vitrine, interdit. Ce fut sans doute à ce moment précis que je me rendis compte de la vacuité de mon existence. Cela devait faire deux ans que j’avais passé à repousser le moment d’être heureux. Il était encore temps de prendre ma vie en main ! Sans trop savoir ce que je faisais, je rentrai dans la boutique.
Ce fut sans doute l’acte le plus téméraire de ma vie. Après le moment où j’ai mangé un yaourt périmé. Le problème était que je n’avais pas prévu la suite. Je restais dans l’entrée, embarrassant tout le monde. Surtout moi.
— Bonjour monsieur, je peux aider ?
Je sursautai.
La personne qui m’adressait la parole était une femme de mon âge environ. Elle tenait la caisse et semblait beaucoup s’amuser de mon air perdu. Comme je ne faisais pas un geste, elle répéta sa question :
— Je peux t’aider monsieur ?
— Non… Enfin oui. C’est quoi cette boutique ?
Elle éclata de rire. Je pense que j’étais la première personne qui demandait cela.
— Nous sommes coiffeuses de balais. C’est sur l’enseigne.
Elle eut un geste amusé pour désigner la devanture.
— Ah… Et vous vous appelez comment ?
— Moi, c’est Leslie.
— Ah… Et ?
Elle arqua un sourcil. Visiblement, quand j’avais dit « vous », elle n’avait pas compris que je voulais dire « toi et la déesse aux cheveux arc-en-ciel ». À tous les coups elle avait un nom de déesse. Comme Junon, ou Anubis. Mais je ne savais pas comment faire comprendre subtilement à Leslie que je voulais connaître le nom de sa collègue. Je décidais alors de taper sur la caisse en code morse la phrase « comment s’appelle ta collègue ? »
— Elle s’appelle Gaia.
Le nom d’une déesse ! J’y voyais un signe du destin ! Notre union était donc écrite dans les étoiles ! Il fallait à présent que j’attire son attention ! J’en étais à ce stade dans mes rêveries quand Leslie demanda :
— On se serait pas déjà vu quelque part ?
— Ça m’étonnerait, je n’y suis jamais allé.
Elle réfléchit un instant en se grattant le menton, puis claqua des doigts.
— Mais si ! Sur le trombinoscope ! Tu es inscrit à la fac de coiffeurs, non ?
— Ah… Si… Un peu.
— Moi aussi ! Je n’ai pas encore mon diplôme, j’dois terminer mon année.
Elle mit alors un doigt sur son menton, dans un air songeur.
— Par contre, je t’ai jamais vu en cours.
— Ah…
— Tu devrais venir. Si tu veux avoir une chance de gagner le tournoi intercontinental des coiffeurs de balais ! C’est qu’ils sont doués les autres.
Je ne prenais même plus la peine de répondre « Ah… ». Mes yeux s’étaient déjà détournés de Leslie pour se retourner vers ma déesse. Au milieu du bruit des battements de mon cœur, il me parvenait vaguement une voix qui continuait son soliloque :
— … respecté de tous les autres coiffeurs de balais.
— Pardon ?
— J’te pardonne.
— C’est gentil.
— J’suis pas rancunière.
— Qu’est-ce que tu viens de dire avant ça ?
— Le champion du tournoi intercontinental des coiffeurs de balais est respecté de tous les autres coiffeurs de balai. Pourquoi ?
Ce fut à ce moment que se forma dans ma tête un plan génial, digne d’un savant sous endomorphine : j’allais gagner le tournoi international des coiffeurs de balais et grâce au prestige que cela me rapporterait, Gaia saurait que j’existe !

Un matin, en faisant sa toilette, ma mère s’étonna de ce que quelqu’un avait fait une coupe afro à tous les cotons-tiges. Elle découvrit ensuite que le même quelqu’un avait fait des bigoudis à sa brosse à dents et fait des nattes au balai.
Cela faisait une semaine que j’avais repris mes études là où je les avais laissées. Je travaillais à longueur de journée et je partageais mes soirées entre des devoirs supplémentaires (je coiffais jusqu’aux brosses à cheveux) et la rédaction de poèmes. En voici un échantillon :

Gaia. Gaia Gaia
Quand je te vois, je pense à toi.
Tes ciseaux sont vraiment très beaux.
Et quand j’aperçois ton peigne, mon cœur saigne.

Car jamais homme ne fut plus amoureux que moi ! Des roses me sortaient des narines et il fallait que je me mouche constamment pour que personne ne s’en rende compte. Cet amour constitua une source de motivation inestimable : je ne sautais plus aucuns cours et dans les six mois qui me séparaient du tournoi des coiffeurs, je fis des progrès immenses. J’appris à faire des chignons aux serpillères, à utiliser les teintures pour les gens qui aiment que leur balai ait un aspect plus aventureux, je découvrais les joies de la permanente et rapidement, je coiffais aussi les moustaches. Je n’avais jamais assez de laque sur moi et je gardais constamment un sèche-cheveux et un fer à friser dans ma sacoche banane. Je développais aussi des techniques secrètes : par exemple, je pouvais connaitre le nombre de dents d’un peigne rien qu’en le soupesant. Mieux ! je pouvais préciser combien de canines, combien de molaires et s’il lui restait encore des dents de sagesse. Mes professeurs en restaient pantois. Comment un incapable comme moi avait-il pu progresser si rapidement ?
Mes parents étaient très fiers de mon regain de motivation. Même mon frère qui poussait dans le jardin fut mis au courant de mes progrès et il orangit de plaisir.

Si je n’osais jamais retourner à la boutique où Gaia travaillait, j’allais souvent voir Leslie pour lui poser discrètement des questions au détour d’une conversation :
— J’aime le chocolat. Dis-moi, quel type de chocolat aime Gaia ?
Ou encore :
— Le ciel est beau. Comme les yeux de Gaia. Dis-moi, tu sais quel est le nom du parfum qu’elle met ?
Elle ne comprenait pas du tout mon petit jeu, mais mes questions l’amusaient beaucoup. Elle éclatait de rire, avait un sourire moqueur, mais avait tout le temps la réponse à mes questions. Elle était sans souci et nous finîmes par devenir de bons amis. Elle était toujours gaie et elle me donnait un coup de main en cours d’alchimie capillaire où elle avait un talent naturel. Je l’invitais parfois à la maison pour qu’elle donne son avis sur la tête de mes cotons-tiges. Leslie avait l’œil pour le détail et parvenait toujours à trouver les défauts qu’il fallait corriger. Par exemple, elle remarqua que mes raies sentaient le poisson. Quand elle ne put plus voir aucune tare dans mes œuvres, elle continua de m’aider en me prêtant ses balais pour que je puisse m’entrainer dessus.

Et le tournoi arriva.
Les quatre coiffeurs retenus lors des présélections (dont moi) se retrouvaient dans un octogone pour disputer l’épreuve finale. Chacun des candidats devait coiffer un balai en utilisant un autre balai, tout en étant assis en équilibre sur un troisième balai. Le champion serait celui dont les trois balais seraient les mieux coiffés. La foule était en délire. Il faut dire que cette épreuve était rediffusée sur toutes les chaines de télévision et sous-titré dans toutes les langues, y compris le braille.

Inutile de vous préciser que j’avais les mains moites. L’adrénaline montait et descendait dans mes veines et mon cœur faisait un bruit de maracas.
Mais maintenant était le moment où Gaia entendrait parler de moi ! Et puis mes parents, mon frère la carotte et Leslie croyaient en moi ! Je pouvais réussir ! Je devais réussir !
Je décidais de faire des anglaises au premier balai, des dreadlocks au deuxième et quant au dernier… J’allais colorer ses poils comme un arc-en-ciel en hommage à ma déesse ! L’arbitre tira un coup de pistolet en l’air et on entendit les trois coups : l’épreuve pouvait commencer !
Sous les hurlements de la foule, nous nous mîmes à l’ouvrage.
Il fallait rester concentré à tout instant : tout d’abord pour ne pas faire un coup de ciseau de travers, mais surtout, il fallait éviter de tomber de son balai. J’essayais de ne pas écouter le commentateur qui commença par remercier les croquettes pour cactus Cactimiam’ de sponsoriser ce tournoi. Tout en maintenant mon équilibre, j’appliquais un mouvement de rotation horizontale à mes hanches pour coiffer le balai sur lequel j’étais assis. Le secret résidait dans le détail et j’essayais de ne pas faire de faux mouvement. Cela était d’autant plus difficile que la foule commençait à lancer des pétards sur les candidats qu’ils n’aimaient pas. Bientôt, j’entendis un hurlement suivi d’un bruit mat. Un de mes rivaux venait de tomber : nous étions plus que trois.
Dans un mouvement trop violent du bassin, un candidat brisa le balai sur lequel il était assis, ce qui lui valut d’être disqualifié. Nous n’étions plus que deux.
Le commentateur était en train de couiner d’enthousiasme. Afin de faire grimper encore l’audimat, il se mit à narrer le parcours de moi et de mon rival, démontrant à qui l’écoutait encore que nous étions voués à nous affronter.
Afin d’éviter la pluie de pétard qui venait de redoubler, moi et mon rival faisions le tour de l’arène à petits bonds. Je parvenais tant bien que mal à avancer les coiffures de mes balais, mais je prenais du retard. Il fallait que je trouve un moyen de conclure !
Je ne pouvais que trouver une solution. J’avais passé des nuits blanches pour arriver aussi loin, j’avais posé tellement de questions à Leslie ! Dans un moment qui dura une éternité, je me vis devant Gaia, portant haut la coupe du tournoi, et elle, souriante et… Mon amour guidait mon bras, mes muscles se tendirent et même les pétards rebondissaient sur mon corps d’athlète. Un flot de roses jaillit de mes narines et je saisis la plus belle d’entre elles pour la mettre dans les poils de mon balai.
Le commentateur, devant mon geste téméraire et splendide, s’étrangla avec son micro. Sous les applaudissements de la foule, j’exhibais mon chef-d’œuvre. Le jury fut unanime : j’étais le meilleur coiffeur de balai de ma génération, un prodige parmi les prodiges, je méritais la coupe et… je n’apercevais pas Gaia dans la foule.

On me remit un balai en or, je serrais sans conviction des mains, attendant avec impatience le moment où je pourrais m’éclipser de cet octogone étouffant pour retrouver ma déesse. Je regardais sans voir, j’écoutais sans entendre et les secondes prenaient une allure d’éternité. Je me voyais déjà en voyage de noces avec Gaia. Nous irions dans un endroit exotique, comme au rayon fruit du supermarché par exemple. Ou j’avais toujours eu envie de visiter la maison des voisins… Et cette cérémonie qui n’en finissait pas !

Je me revois en train de courir dans la rue. J’avais réussi à m’échapper de la cérémonie pendant un moment d’inattention. J’avais le balai en or dans les mains, la preuve que j’étais le meilleur. Mon sourire était à son zénith. Enfin Gaia allait savoir ! Je ne faisais pas attention aux feux tricolores et manquai de me brûler plusieurs fois. Mais plus rien n’avait d’importance que la boutique à deux cent quarante-deux pas de chez moi ! Je pressais l’allure et j’arrivais enfin en vue de la vitrine.
Un destin facétieux semblait veiller sur moi, car ce fut ce moment que Gaia choisit pour sortir de son salon de coiffure. D’un geste d’une infinie délicatesse, elle ébouriffa ses mèches multicolores. Était-ce un signe ? Dieu favorisait-il mes espérances ? Ou alors était-ce un parfait hasard ? J’allais me prosterner à ses pieds quand j’aperçus Leslie. Elle s’approcha doucement de Gaia, passa sa main autour de sa taille et l’embrassa. Ce fut alors que je me rendis compte que je n’avais jamais demandé : « est-ce que par hasard Gaia est gay ? »
Je les regardais alors qu’elles s’en allaient.
— T’étais pas au tournoi ?
— Il fallait bien que quelqu’un tienne la boutique. Alors, ton ami a gagné ?
Leslie eut un clin d’œil complice.
— Il les a coiffés au poteau ! C’était splendide ! Tu aurais…
Elles étaient à présent trop loin pour que je les entende.
Au moins, dans toute cette affaire, j’avais gagné un balai en or. C’est pas mal. Au moins, grâce à ça, le sol brillera. Et puis ça irait bien dans le salon à côté de ma collection de thermos en peluche.
Je sortis ma pipe à savon. Je pouvais apercevoir la cohorte de mes fans qui venaient vers moi comme une vague. Ils souriaient, ils me glorifiaient, ils voyaient en moi le prophète du ciseau… Mais tout ceci me paraissait ridicule. Cela semblait une farce élaborée réalisée par un dieu oisif, un canular sans partie génitale ni tête.
Ce fut à ce moment que se forma dans ma tête un plan génial, digne d’un savant sous endomorphine : je voulais éviter que quelqu’un répète ma gaffe. J’allais écrire cette histoire.

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Fred Panassac · il y a
Bravo Théophile pour votre Prix du Jury bien mérité pour ce conte qui fait réagir les zygomorphes !
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RAC · il y a
Fabuleuse histoire. J'ai fait le plein d'allusions entre le Réel & l'Absurdie !
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Denis Crozet · il y a
Ce texte me fait penser à Boris Vian, aux dadaistes, à Raymond Devos... Le burlesque installé dans le quotidien. Des répliques qui tombent toujours un peu à côté. Un récit qui divague. De très bons jeux de mots et des figures de style originales, Bravo.
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Michèle Dross · il y a
Bravo pour cette histoire abracadabrantesque!
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Lyne Fontana · il y a
Félicitations !
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Joëlle Brethes · il y a
Félicitations : j'ai eu le fou-rire chaque fois qu'un balai m'est tombé sous les yeux !...
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Lyne Fontana · il y a
Renouvelé !
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Cyrille Conte · il y a
Des tresses sur les balais, des fleurs dans les narines et l'amour comme moteur à cette histoire qui finit en eau de boudin pour le malheureux coiffeur, mais en éclats de rire pour le lecteur ravi. Bravo Théophile et bonne finale.
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Yankee-Alpha · il y a
Juste déjanté comme j’aime! Et une histoire pourtant d’une mélancolie infinie qui perce sur les derniers mots. Très fort!
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Ombrage lafanelle · il y a
C'est très drôle, j'ai lu le texte d'une traite en retenant mon souffle. Elle est très originale et pétillante cette histoire. Coiffeur de balais, fallait y penser! Et à la fin, ben elle lui a mis une carotte Gaia 🥕

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