6
min

Le clapotis de ma mémoire

604 lectures

75

Qualifié

Il est une plage à quelques encablures de Castel Meur et du gouffre de Plougrescant, située sur la commune de Gouermel. L’endroit est lugubre, désolé, aucune habitation. De la lande, de la lande dans un fatras chaotique de rochers de granit. La mer y est toujours froide, vraiment très froide, et une épaisse couche de goémon recouvre la grève.

De quinze kilomètres à l’intérieur des terres, les cultivateurs venaient y chercher le varech nécessaire à la fertilisation de leurs champs. Durant ce printemps 44, dès potron-minet, Le Rochois, premier charretier de la ferme de Keravel, partait avec la charrette attelée, accompagné d’un ou deux ouvriers agricoles chargés de râteaux et de fourches à gerber. Charretée faite, ils n’étaient de retour qu’à la nuit tombée, non sans avoir amassé chacun un grand sac de coquillages ; coques, palourdes et ormeaux que les femmes faisaient revenir en ragoût le soir même. Ils n’avaient pas oublié de capturer des « dormeurs », ces crabes dont ils suçaient les pattes et mangeaient chair et corail avec délice. Une épaisse tranche de « pain plié de Morlaix » recouverte de beurre salé et une bolée de cidre complétaient le repas.
La Bretagne était pauvre en ces années d’occupation, mais personne ne connaissait vraiment la faim.

Toutefois, quand le jour du Seigneur arrivait, après avoir rempli leurs devoirs religieux à l’église du village sous le regard bienveillant de Sant Erwan, le saint Patron du pays, les jeunes de la région, garçons et filles, disparaissaient subitement pour se retrouver sur cette plage délaissée de Gouermel. Là, ils se baignaient, plaisantaient, se courtisaient, improvisaient des fest-noz qui soudaient leur identité culturelle au rythme de leurs pas frappant le sol. L’eau y était glaciale mais ils fuyaient la génération de leurs parents qui eux, préféraient Trestel, une plage de sable fin, blanc, sans algues, distante de peu de kilomètres et qui enchantait les bambins constructeurs de châteaux de sable.

J’oublie de dire que Gouermel n’était pas un endroit tout à fait désert. Il y avait la cabane. La cabane de la Mère Françoise ; Soizic pour les amis.
C’était un débit de boissons, ou considéré comme tel. Une taverne aux planches disjointes où l’on servait du cidre à la bolée et du « lambig », une sorte de calvados qui brûlait en descendant comme un galet au fond de l’estomac. Parfois on pouvait y consommer quelques crêpes salées mais là, pas question de passer commande, c’était selon l’humeur de la tenancière et encore, pas pour n’importe qui.

Mais qui était Soizic ? Une veuve ? Comment était-elle arrivée là ? Je ne l’ai jamais su.
Tout ce que je sais, c’est qu’elle portait fièrement la coiffe du Trégor à deux cornes pointant vers chacune de ses épaules et qu’elle rajustait constamment son chignon. Je sais aussi qu’elle était complice et confidente de tous ces jeunes qui venaient se baigner sur sa plage.
Soizic était accueillante et large d’esprit.

Le soir venu, elle plaçait des lampes à pétrole devant chacune des fenêtres de sa taverne, peut-être pour éloigner les korrigans mais surtout pour signaler sa position à quelques pêcheurs attardés en mer. C’était aussi à l’intention des clients du soir.
Et depuis la fin de l’année 41 elle en recevait, des visiteurs nocturnes...

Des jeunes gens de dix-huit, vingt ans venus des alentours se serraient autour d’une table, une bolée devant eux. Une bougie vacillante burinait leurs mines de conspirateurs résolus. À voix feutrée, ils refaisaient le monde en commençant par la Bretagne. Ils parlaient de nationalisme, du gouvernement provisoire, d’Olier Mordrel fondateur de Breiz Atao, des héros brezhoneg... Le combat des trente, la duchesse en sabots, la chouannerie, Messire Bertrand Du Guesclin.
GAST !... Ah ça non, pas celui-là, Du Guesclin n’était qu’un traître vendu aux Francs !

Ces soirs-là, autour de la table il y avait de solides gaillards, des habitués : le Rochois, fils d’un riche fermier, Louarn, valet de ferme qui faisait également commerce de peaux de renard, Kikon le boiteux qui devait sa jambe folle au sabot d’un cheval, l’Antoine qui tenait le moulin à marée sur la ria, et puis celui qu’on appelait l’Irlandais parce qu’il était roux, bien que ni lui ni ses aïeuls n’aient jamais mis les pieds dans ce pays, mais peu importe.
Leur stratégie au départ du conflit avait l’avantage de la simplicité. Dans un premier temps ils soutiendraient l’envahisseur Teuton, puis ensuite, ils se faisaient fort d’obtenir l’autonomie de la Bretagne au sein d’un Grand Reich. Leurs chefs en avaient obtenu l’assurance des autorités d’occupation.
Et après... tout serait possible pour leur chère bannière herminée.
Le Germain venait de leur prouver sa confiance en leur distribuant quelques armes. Des mitraillettes de paras anglais « Sten » prises à la résistance et des grenades à manche.

Oh, ma doué beniguet ! Portés par leur foi en la Bretagne, ce vieux pays de leurs pères, ils ne se doutaient pas qu’il s’agissait de collaboration et donc de trahison.
Pour eux, les bretons qui avaient « passé l’eau », comme on disait à l’époque de ceux qui avaient rejoint la perfide Albion, avaient renié leurs racines. Quant aux membres des réseaux de résistance, eux, se battaient pour garder le joug de servitude français qui pesait sur leurs épaules. Ces jeunes utopistes ne savaient pas que l’Histoire est implacable, elle ne permet pas que l’on se trompe de camp.

Et puis un jour, après le Débarquement du 6 juin 1944, ce fut la grande débandade. À ce petit jeu, peu importe qui a raison ou tort, quand on gagne on est un héros, quand on perd on est un félon. Dès lors, en Bretagne comme d’ailleurs partout en France, tout le monde devint résistant du jour au lendemain et ceux qui avaient commercé avec le boche, en bonne intelligence, étaient les plus acharnés à vouloir prouver leur patriotisme.
Les conjurés se débarrassèrent de leurs armes dans ce bras de mer appelé « Le Jaudy », là où la vase peut atteindre deux mètres de profondeur. Des armes qui d’ailleurs ne leur avaient jamais servi, elles portaient seulement l’odeur du varech et le poids de leur infamie. Cette poignée de jeunes hommes idéalistes se dispersa en se promettant de se retrouver dans un premier temps en Irlande, puis ensuite en Argentine. Ils avaient de sérieux contacts à l’étranger, un solide réseau allait les prendre en charge, ou tout du moins le croyaient-ils.
Bien évidemment, ils étaient connus, fichés, et des combattants de leur âge, de leur village, leurs camarades de classe chez les sœurs Sainte Catherine de l’Enfant Jésus, avec brassard, béret basque, armes au poing, vinrent encercler les fermes de leurs parents. Ils bousculèrent famille et personnel, les plaquèrent contre le mur de la salle commune où peu de temps auparavant trônait la photo du Maréchal Pétain, entre la planche à pain et le crucifix.

Les mailles du filet étaient lâches, par chance le Rochois réussit à passer au travers. Certains de ses amis ayant fait le choix de rester à la ferme virent leurs vingt ans stoppés net contre le talus de leur champ par une rafale de pistolet-mitrailleur. Eux qui avaient commencé à étudier l’espagnol dès l’année 36, au début de la « guerra civil española » et qui rêvaient de Pampa. C’est vrai qu’ils connaissaient le cul des vaches aussi bien que les gauchos argentins.
Le Rochois s’enfuit loin, très loin, enfin presque... Jusqu’à Paris. C’est là qu’il se cacha sous un faux nom, Monsieur Brunet, me semble-t-il.

Et la mère Soizic, me direz-vous ? Bah, elle l’a échappé belle.
Elle aussi fut inquiétée et malmenée par les nouveaux héros, les libérateurs de la Patrie, elle qui, dans sa baraque, recevait aussi bien les résistants que les nationalistes. La difficulté avait consisté à ce qu’ils ne se rencontrent jamais, ce qu’en fin de compte elle avait merveilleusement réussi à faire.
Sacrée Soizic, va !
Mais finalement, qui peut dire où était son mensonge et qui peut prétendre à une quelconque vérité ?

Quelque dix ans plus tard le Rochois revint au pays, il n’y avait aucune ombre de rancœur ni de ressentiment dans son comportement. Sur la plage de Gouermel il tenait un très jeune garçon par la main, Soizic était là, sur le pas de sa taverne, son antique châle noir en fil de soie des Indes posé sur ses épaules. Comme d’habitude, de ses mains boudinées, elle rajustait son chignon et arrangeait sa coiffe.
Le petit garçon refusa de l’embrasser. C’était une grosse et vieille femme qui piquait à cause de sa barbe et de sa moustache. De toute façon, le gamin était venu sur la plage pour faire un mur qui arrêterait la marée montante. Un jour, il réussirait à l’aide de galets et d’algues mélangés à du sable. Chaque année suivante, durant les vacances d’été, il revenait en Bretagne et améliorait sa technique.

Ce jour-là, ce que se sont dit Soizic et le Rochois, il ne le sut jamais, le couple se parlait dans un langage hermétique dont il ne comprenait qu’une dizaine de mots et de plus, il s’en moquait éperdument.
Soizic mourut dans l’année.

Aujourd’hui le Rochois repose dans la chapelle familiale de Notre-Dame de la Pitié, avec seulement une petite plaque de granit rose de Ploumanac’h indiquant les dates de sa naissance et celle de sa mort. C’est suffisant pour une boîte ronde de vingt centimètres de haut contenant trois ou quatre cents grammes de cendres placée dans une urne funéraire.

Mais, allez donc faire un tour sur cette plage de Gouermel par la route des ajoncs, aujourd’hui il y a de nombreuses résidences principales et secondaires et la baraque de Soizic est en dur. La dernière fois que j’y suis allé, on y servait une nourriture de piètre qualité, des pizzas surgelées entre autres.
Les propriétaires n’ont jamais entendu parler de l’ancienne tenancière, l’établissement ayant été vendu et revendu à maintes reprises. Néanmoins, il y a une terrasse où vous pourrez déguster une bouteille de cidre bouché en regardant les quelques barcasses échouées sur la grève. À la suite des marées noires, le goémon a beaucoup diminué mais il revient peu à peu.
Au loin, votre regard sera capté par cet amoncellement de roches granitiques orangées que les plus fortes tempêtes n’ont jamais réussi à dompter.

Mais attention, si vous vous baignez, la mer y est toujours froide, vraiment très froide.

PRIX

Image de Eté 2016
75

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Chateaubriante
Chateaubriante · il y a
la mère Soiz qui servait pas de cervoise ; l'Histoire telle qu'elle était ; depuis, l'amer a gagné en degrés
·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
C'est fini de te moquer de mes productions !
·
Image de Chateaubriante
Chateaubriante · il y a
jade eau reu
·
Image de F. Gouelan
F. Gouelan · il y a
Je suis venue lire à nouveau.
Oui, la mer est froide et les espoirs de ces utopistes Bretons s’emmêlent de trahison jusqu'à faire des nœuds.

·
Image de Loodmer
Loodmer · il y a
Souvenirs d'enfance sur fond de guerre, avec toutes les composantes d'une France divisée,
·
Image de JACB
JACB · il y a
la plage de Gouermel en héritage pour ce petit garçon. J'espère que plus qu'un mur de sable et de varech à disputer aux vagues , son papa lui aura confié les pages de sa jeunesse. C'est un très bon moment de lecture, merci Alain.
·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Oui JACB, sans volonté consciente il lui a fait parvenir une ou deux pages de l’histoire de la Bretagne.
Des pages événementielles qui percutent l’histoire de France, des pages qu’il n’est pas encore de bon ton d’évoquer.

·
Image de Gwen2914
Gwen2914 · il y a
Rectificatif, je me suis baignée cet été dans le Finistère et en Île. et Vilaine après une randonnée à pied et c'est bien bon.
·
Image de Gwen2914
Gwen2914 · il y a
Très beau texte, émouvant .Tout est bien décrit, simplement, des expressions, des mots, des lieux qui me font revivre les propos de mon papa, de mon cousin.....souvenir, souvenir. Je me note la plage de Gouermel qui sait par un détour en Bretagne j'irai à sa découverte avec une baignade. Sur ce point, vous poussez un peu, je m'y baigne en Bretagne (22 et 29 pour les départements). Merci pour ce beau texte et ce partage.
·
Image de Sylvie Franceus
Sylvie Franceus · il y a
Ici, même le clapotis est froid... vraiment froid... merci... je me suis laissée portée par votre récit sur la plage de Gouermel... les pieds dans l'eau de la mer froide... vraiment froide... les yeux fixés dans ceux de Soizic... votre texte lu à voix haute prend une teneur supplémentaire... celle d'un conte, sarcastique... mais un conte quand même... vous savez, la coiffe à deux cornes de Soizic me fait penser au chapeau à deux bonjours que portaient les femmes en Bourbonnais.... le bonjour traduit le bord du dit chapeau... on l'appelle aussi le " biche tout de suite " parce qu'on peut s'embrasser sans enlever sa jolie coiffe de mousse blanche et de paille... on dirait un joli beignet ficelé par un ruban noir... si noir...
merci

·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Mais ce n'est pas un conte, je pense que vous avez compris que le petit garçon, c'est moi.
·
Image de Sylvie Franceus
Sylvie Franceus · il y a
Ce n'est pas un conte.... mais ça pourrait .... parole de sylvie.... je sais que ce n'est pas un conte... parce que c'est marqué " histoire " dans le rectangle au dessus du titre de votre... histoire.... et oui, j'avais compris que l'ancien petit garçon, c'est vous.... mais dites moi... est ce que le mur fabriqué avec des galets, des algues et du sable... est ce que ce mur a fini par arrêter la marée ?
·
Image de Claudine Brossard Marchal
Claudine Brossard Marchal · il y a
Une sacrée plume, Le Braz n'est pas loin. Le Trégor fut aussi un haut lieu de la Résistance où beaucoup de ceux que nos puissants nommeraient des moins que rien ont perdu la vie pour "une certaine idée de la Fance".
·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Le Braz ? Vile flatteuse...
;-)))
Le Trégor c'est aussi Ernest Renan.

En effet, beaucoup ont perdu la vie pour "une certaine idée de la France". 
Avez-vous vu le film « Lacombe Lucien » ?
Comment un jeune garçon, même sans être idéaliste, bascule dans la collaboration.
Pour une jeunesse passionnée, politisée, l'époque était propice à un engagement d'un côté ou de l'autre.
La France a honte de cette partie de son histoire. Le collaborationnisme ou tout simplement l'attitude atone de la population sont occultés des livres d'histoire.
Ne nous voilons pas la face, les héros de la patrie se sont surtout révélés après le débarquement.

·
Image de Claudine Brossard Marchal
Claudine Brossard Marchal · il y a
Avez-vous lu "La chaise n°14" un roman de Fabienne Juhel sur les méfaits de ces résistants de la dernière heure du côté de Saint Brieux ?
·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Saint Brieuc avec un C. SVP. ;-)
Je viens de lire le résumé du livre. Intéressant en effet.

·
Image de F. Gouelan
F. Gouelan · il y a
Un sujet sensible. Un récit captivant.
·
Image de Luc Michel
Luc Michel · il y a
Un monde totalement inconnu pour moi, (je suis allé deux fois seulement en Bretagne et j'avais bien aimé) qui s'efface peu à peu des mémoires...vraiment très intéressant, j'ai beaucoup apprécié votre récit bien construit, empreint de nostalgie et d'amour pour votre beau pays. Je ne savais pas que la collaboration en Bretagne pouvait se penser comme un espoir pour ceux qui prônent l'indépendance. Actuellement ce mouvement existe t-il encore ? (celui de l'indépendance, je veux dire).
·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Ecoutez Gilles Servat jusqu'au bout, il va vous en dire plus que moi.
https://www.youtube.com/watch?v=W1DUjvfn-RU

·
Image de deleted
Utilisateur désactivé · il y a
Ah la Bretagne! C'est beau et votre texte me donne envie d'y retourner!
·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Merci Epitaph,
Je pense que ce texte qui débute mon livre : « Le clapotis de ma mémoire », ne peut toucher qu’un petit nombre de lecteurs et pourtant, je peux vous dire qu’en privé, il est contesté jusque dans ma famille. Un récit totalement authentique qui aborde un sujet encore très sensible de nos jours, la collaboration en Bretagne.

·
Image de Alain Adam
Alain Adam · il y a
Mon vote solidaire et enthousiaste!
·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
De retour d’un long périple, je découvre votre vote et vous en remercie.
·
Image de Lulla Bell
Lulla Bell · il y a
C'est une région que je ne connaissais pas mais grâce à vous, elle me devient plus familière. Je retrouve votre plume assurée, votre humour ou plutôt non, cynisme qui ne me déplaît pas. A chaque région son histoire, guerre ou pas. Beaucoup de force dans vos écrits !!
·
Image de Bertrand
Bertrand · il y a
un formidable sens du récit
qui accompagne un récit fort
dans une Bretagne entre terre et mer
petites et grandes trahisons^^+1

·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Bertrand,
Le jour où ma plume aura la puissance de ton crayon, je serai content de moi.
Merci.

·
Image de Bertrand
Bertrand · il y a
tu peux Alain
tu es un grand conteur^^

·
Image de Emma
Emma · il y a
J'avais lu ce bon texte lorsqu'il a été publié, je reviens bien tard pour voter ! J'ai retrouvé mes souvenirs de gamine finistérienne à travers votre récit. Mon grand-père allait à la grève chercher du goěmond. Quand j'étais petite je voyais ces chevaux attelés aux charrettes, sur la plage à marée basse, avant que les tracteurs ne remplacent l'animal.
Breizh atao... malheureusement est toujours vivace. Publie des articles nauséabonds. Ce ne sont plus les mêmes. Ce sont des gens d'extrême droite qui ont repris ce nom. Les idéaux conduisent parfois à de mauvais choix.
J'aime beaucoup la qualité de votre écriture.

·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Merci Emma, la petite fille d’un goémonier ne peut que toucher mon cœur et son être exhaler l’air iodé venu du large.
·
Image de Emma
Emma · il y a
Oh mais non ! Petite fille de paysan ! Qui allait a la grève une ou deux fois par an pour le goémond ! Ici dans le pays Léonard, à 10 km de la mer à peine, on est de l'argoat, pas de la mer...
·
Image de Philshycat
Philshycat · il y a
Très bien écrit !!
Mes textes en lice, votes bienvenus !
L'avenir de la justice http://short-edition.com/oeuvre/tres-tres-court/reecriture
:Portrait dramatique :http://short-edition.com/oeuvre/poetik/jocaste

·
Image de Naliyan
Naliyan · il y a
Un texte intéressant avec une écriture vive et dense. Un bon moment en Bretagne!
·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Merci Naliyan,
Votre commentaire me motive pour une prochaine présentation d’un autre extrait de mes clapotis de ma mémoire.

·
Image de Bisaigue12
Bisaigue12 · il y a
Alors le globe-trotter a posé son sac sur le Trégor ? une forte identité ces bretons, qui conduit quelque fois au border-line. kenavo!
·
Image de Vivian Roof
Vivian Roof · il y a
Je né pa émer du tous mai si tu donne dé sou je veu bien voté
·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Sal lot, tu peu te braussé.
·
Image de Vivian Roof
Vivian Roof · il y a
Dans le sens du poil, alors !
·
Image de Beryl Dey Hemm
Beryl Dey Hemm · il y a
L'Histoire passe sur une plage de rocs de granit durs qui eux demeurent... J'aime bien...
·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Merci pour votre appréciation mais si vous aimez bien, concrétisez par un vote. ;-)
·
Image de Parice
Parice · il y a
Autre histoire et autre ambiance que "chien" mais tout aussi sympa ! j'aime !!!!
·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Merci Parice, pour te remercier, un jour, je te présenterai l’Ankou.
·
Image de Miraje
Miraje · il y a
Comme une vague de nostalgie qui ramène les souvenirs sur la grève.
(Tu peux, si tu le souhaites, me retrouver cette saison derrière ma main .... http://short-edition.com/oeuvre/poetik/dans-l-ombre-de-ma-main)

·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Une vague de nostalgie qui en se retirant, dialogue avec les galets.
·
Image de Denis Lepine
Denis Lepine · il y a
belle mémoire et belles descriptions à travers cette époque, j'ai voté, je vous invite à découvrir mon texte de chanson: 'dans mon cahier' sur: http://short-edition.com/oeuvre/poetik/dans-mon-cahier
·
Image de Jeanne
Jeanne · il y a
Une histoire qui s'écoule au fil de l'eau, de la mémoire de l'auteur… qui à travers ce tableau dépeint un pays de caractère, des personnages hauts en couleur. Un récit qui fleure bon la Bretagne du passé, la Bretagne du présent, un fleuron qui abrite les Côtes d’Armor, une appellation de rêve, à sa seule évocation fait chavirer le cœur et le corps.
Pays de Merlin, de Viviane, Du Guesclin et autres seigneurs bon teint, un écrin pour lequel une gente dame, célèbre reine, comtesse, duchesse au cœur d'or a donné son âme, ses amis soulevé des montagnes.
Tous pour un et un pour tous pour la Bretagne aux frimas, au climat vivifiant, tonifiant. Des "clapotis" qui donnent envie d'aller sur cette plage, même si l'eau y est froide…. Pour éviter l'hydrocution, les frileux peuvent toujours affronter l'onde en combinaison intégrale et y trouver le Graal enfoui, enlisé, gisant au fond depuis des années, qui sait ! À cœur vaillant rien d'impossible !

·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Merci Dame Jeanne,
Peut-être pourrons-nous nous rencontrer au salon du livre de Paris sur le stand Short Edition de 16h30 à 18h30 ?

·
Image de Papivol95
Papivol95 · il y a
Une histoire bien écrite, dans une période sombre de l'histoire du monde, sans porter de jugement. Qui quand on commence à la lire, on va jusqu’au bout. Que les embruns marins de Bretagne, vous emmène à la victoire.
·
Image de Claudine Lehot
Claudine Lehot · il y a
Je suis Normande mais pas raciste, j'adore aussi la Bretagne... Ici, les grandes marées me manquent. votre histoire est superbe !
·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Merci Claudine, je ne suis qu’un exilé échoué sur une grève parisienne qui ne capte plus l’odeur de l’iode marine.
·
Image de RALETTE
RALETTE · il y a
"La BRETAGNE, ça vous gagne !", dit le slogan publicitaire. Je souhaite que vous, vous concouriez pour la gagne !

Arlette BONNET

·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Merci ma chère Arlette, mais dites-moi, à votre retraite, avez-vous bénéficié d’une retraite chapeau ?
·
Image de BLUE PARROT
BLUE PARROT · il y a
Après "CHIEN", est-ce encore le temps de chien qu'il fait souvent en BRETAGNE (... les clichés ont la vie dure !) que tu as voulu évoquer dans ce récit ?
C'est une vieille carte "postalgue" de la BRETAGNE que tu nous adresse là !

Goélands, goémon, manque plus que le GAULT et MILLAU !
Et ne rougis pas si l'on te fait des compliments pour ce récit, cela n'arrangerait évidemment pas les marins si tu "piquais un phare" !...
Amitiés,
"BP" (... et non "TOTAL", pour ne pas rappeler la marée noire qui a souillé ces si belles cotes)

·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
BP, même si tu insistais, je ne te garderais pas un chien de ma chienne. ;-)
·
Image de GIGIdu41
GIGIdu41 · il y a
La BRETAGNE a été de tous les temps une grande terre d'histoire(s). Et quand je dis "de tous les temps", je n'évoque pas... le pluvieux !
Moi, la BRETAGNE, c'est ainsi que je la vois : "Mouettes et chants d'onde amère, îles et ailes s'aiment !".

Je vais faire moi aussi un peu de régionalisme. Car si le Nord-FINISTÈRE prétend être "le Pays des Abers" (l'Aber WRAC'H, l'Aber BENOIT et l'Aber ILDUT), en BERRY, nous avons aussi des Abers : l'Aber RICHONNE, l'Aber HOUETTE et l'Aber NACHE !...

Très amicalement,
GIGI

·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Et dans les Côtes d’Armor, l’Aber nique. ;-)
·
Image de Guy Bellinger
Guy Bellinger · il y a
Très intéressant ce texte qui parle de gens dont je n'avais jamais entendu parler, des militants indépendantistes bretons qui s'étaient alliés avec les nazis. Quoi que ça ne m'étonne pas que de braves gens aient pu ainsi se fourvoyer (car quid de la Bretagne indépendante si Hitler avait gagné ?). D'autres qu'eux , selon le principe "Les ennemis de mes ennemis sont mes amis", se sont alliés avec le Diable (des Irlandais, dont John Casement, des Africains, des Arabes, les pays qui soutiennent AL Qaeda ou Daesh, sans soupçonner que Satan dévore ses propres adorateurs). Très évocateurs également ces "Clapotis de la mémoire", qui décrivent si bien la Bretagne d'il y a trois quarts de siècle, rude et dure à ses habitants, dont le mode de vie s’estompe dans la mémoire collective...
·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Oui Guy,
Il parait que pour dîner avec le Diable il faut une longue cuillère…
Celle des indépendantistes était trop courte.

·
Image de Léo du Puits
Léo du Puits · il y a
Passer d'Hitler à Al Qaïda en une phrase et sans sourciller, il faut le faire ! Il est intéressant de considérer les "méchants" comme des satanistes, après tout, Hollywood nous l'a bien enseigné, ce qui n'est pas blanc est noir, et inversement ! Qui a besoin de nuances dans un monde binaire.
·
Image de Dololi
Dololi · il y a
Je suis entrée dans ton histoire, j'étais si bien qu'elle aurait pu être plus longue sans m'ennuyer. Bravo! Lolita.
·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Merci Lolita, j’espère que la lecture de cette nouvelle a fait parvenir une petite odeur iodée jusqu’à chez toi.
·
Image de Keith Simmonds
Keith Simmonds · il y a
Sympathique et plein de suspense! Bravo! Mon vote! Mon poème,UN LINCEUL BLANCHI, est en FINALE pour le Prix Haïkus d’Hiver 2016 et il est le préféré de la plupart de mes lecteurs. Il ne nous reste que quelques heures avant la finale. Alors, je vous invite à venir le soutenir si le cœur vous en dit, merci! http://short-edition.com/oeuvre/poetik/linceul-1
·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
C'est fait depuis longtemps mon cher Keith.
·
Image de Keith Simmonds
Image de André Pelletier
André Pelletier · il y a
J'aime bien Alain. C'est plaisant à lire et le suspense dure jusqu'à la fin. Encore bravo et bone chance pour le prix !
·
Image de Pascale De Felice
Pascale De Felice · il y a
Merci pour ce clapotis ! Ce récit sans jugement, sans parti pris mais terriblement émouvant et qui interroge tout comme la chanson de J.J Goldman...

{Né En 17 à Leidenstadt}

Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt
Sur les ruines d'un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j'avais été allemand?

Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance
Nourri de rêves de revanche
Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d'un torrent

Si j'avais grandi dans les docklands de Belfast
Soldat d'une foi, d'une caste
Aurais-je eu la force envers et contre les miens
De trahir, tendre une main

Si j'étais née blanche et riche à Johannesburg
Entre le pouvoir et la peur
Aurais-je entendu ces cris portés par le vent
Rien ne sera comme avant

On saura jamais c'qu'on a vraiment dans nos ventres
Cachés derrière nos apparences
L'âme d'un brave ou d'un complice ou d'un bourreau?
Ou le pire ou le plus beau?
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d'un
troupeau?
S'il fallait plus que des mots?

En savoir plus sur http://www.paroles-musique.com/paroles-Jean-Jacques_Goldman-Ne_En_17_a_Leidenstadt-lyrics,p3261#AXvDE3y9hMqIeUsJ.99

·
Image de ODO
ODO · il y a
C'est très bien écrit et finalement difficile de porter un jugement sur une période de l'histoire qu'on a heureusement pas vécu.
Mais face à des choix à un moment donné et dans un contexte particulier, qu'aurait on fait ?
Bonne chance à toi Alain !

·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
C’est ça ODO, pour nous, natifs de l’après-guerre, nous aurons vécu dans une tranche de l’histoire de France exceptionnellement calme (sociale et militaire). Le plein emploi et pas d'Indochine ni de guerre d'Algérie, une chance inouïe ! Pas de choix difficile à faire alors que l’avenir est incertain pour les petits enfants des soixante-huitards.
En sommes-nous tous conscients ?

·
Image de Vivian Roof
Vivian Roof · il y a
Alain, tu as de la chance d'être né en 1789... Pile poil !
·
Image de deleted
Utilisateur désactivé · il y a
Merci pour cette lecture : tous les vieux "cons" et "connes" dont je fais partie, se retrouvent ici, avec des souvenirs similaires... Mon vote en vous souhaitant bonne chance.
·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Allons Annelie, vous n’en êtes pas là, enfin… pas encore malgré votre coté bancale souffrant par malchance d’un Alainbago comme vous l’avez déclaré sur mon excellente nouvelle « CHIEN » dont je recommande la lecture à tout le monde.
:-)

·
Image de Pierre Privat
Pierre Privat · il y a
Ce clapotis berce doucement notre mémoire d'enfant que le temps a enfoui peu à peu, et fait ressurgir des bruits, des lumières, des voix, des regards, des odeurs, des sentiments qui nous ont tous, un jour ou l'autre, marqués pour la vie. Merci Alain pour ces impressions qui revivent sous ta plume...
·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Oui Pierre, les clapotis de notre mémoire se font entendre au fur et à mesure que l’on avance en âge et que l’on acquiert un peu plus de compréhension, de tolérance… de sagesse peut-être ?

Merde ! Je suis en train de parler comme un vieux con. :-)

·
Image de Noelle Lischetti
Noelle Lischetti · il y a
On sentirait presque "l'histoire vécue" avec les mots bien choisis pour décrire ce qui fut certainement une réalité ou une réalité certaine. C'est très joliment raconté. Tu peux compter sur mon vote !
·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Merci Noëlle, je te ferais bien la même réponse qu’à Flocal.
J’ai voulu décrire la difficulté de garder son équilibre lorsque l’on traverse une période trouble.

·
Image de Flocal93
Flocal93 · il y a
On sent l'homme qui a passé une grande partie de sa Bretonne de vie à défendre ce que d'aucuns appellent "le mal" en donnant un éclairage nouveau, celui des âmes perdues par un jugement faillible... Avec toi, je me sens comme Christophe Colomb, je découvre l'Armorique !
·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Merci de ton passage Flocal, tu as bien sûr compris que cette histoire (vraie) me touche de très près.
·
Image de Osolaris
Osolaris · il y a
Une très belle histoire d'une histoire, offerte. Bravo Alain, mon vote !
·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Merci O’Solaris. Un « bravo » venant d’une poétesse pour un texte aussi pragmatique équivaut à une médaille.
·
Image de Osolaris
Image de Claude Moorea
Claude Moorea · il y a
Assurément un très beau texte qui met en lumière le passé par très net des "breiz atao". Une page d'histoire certes mais avant tout une histoire racontée avec beaucoup de finesse et de sensibilité, sans manichéisme ni jugement de valeur, avec humanité, Mon vote admiratif.
·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Ne soyez pas trop indulgente, Claude. Effectivement, je m’abstiens de tout jugement, l’époque était bien trop perturbée pour être rationnelle. Souvenez-vous de Lacombe Lucien...
·
Image de Patricia Burny-Deleau
Patricia Burny-Deleau · il y a
Un texte prenant, qui met en lumière le côté sombre, non pas de la force mais de l'homme. La région est magnifiée ,les personnages très forts. Je vote.
·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Merci Patricia.
Figurez-vous qu’au large de la plage décrite, il y a des phoques et bébés phoques ?
Rassurez-vous, il n’y a pas de braconnier.
http://short-edition.com/oeuvre/poetik/bebe-phoque-fuit

·
Image de Patricia Burny-Deleau
Patricia Burny-Deleau · il y a
Merci du renseignement. Cela doit être magnifique et attendrissant !
·
Image de Vivian Roof
Vivian Roof · il y a
Merci pour ce beau texte, vrai, nature, profond et sensible ! Mon vote, avec enthousiasme !
·
Image de Alain de La Roche
Alain de La Roche · il y a
Merci vieux brigand. Fais moi penser à envoyer des chocolats à ta femme. ;-)
·